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"Les années 2015 à 2022 ont été les huit plus chaudes jamais enregistrées" (OMM)

De 2015 à 2022, les huit dernières années ont été les années les plus chaudes jamais observées, annonce l’Organisation météorologique mondiale ce 21 avril 2023, à la veille de la journée de la Terre. Parmi les données à retenir : la perte d’épaisseur des glaciers atteint 30 mètres en cumulé depuis 1970 et le taux d’élévation du niveau moyen de la mer a doublé entre les périodes 1993-2002 et 2013-2022. En Europe, le service pour le changement climatique Copernicus a souligné le 20 avril que le territoire est celui qui se réchauffe "plus rapidement que n’importe quel autre continent".

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Les huit dernières années ont été les années les plus chaudes jamais observées, annonce l’Organisation météorologique mondiale Unsplash - NOAA

À la veille de la journée de la terre, le 22 avril, l’Organisation météorologique mondiale publie ce jour l’état mondial du climat en 2022, relevant que les huit dernières années ont été les huit années les plus chaudes jamais enregistrées.

2022, 5e ou 6e année la plus chaude

Parmi elles, 2022 a été la cinquième ou sixième année la plus chaude, ses températures étant supérieures de 1,15 °C (1,02 °C à 1,28 °C) par rapport aux températures de l’ère préindustrielle (1850-1900). Et ce, dans un contexte de refroidissement dû à La Niña pour la troisième année consécutive. "Un tel épisode triennal de la Niña ne s’est produit que trois fois au cours des 50 dernières années", relève l’OMM.

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote — ont atteint des niveaux records en 2021, dernière année pour laquelle des valeurs consolidées sont disponibles. Celles de CO2 ont ainsi atteint 415,7 ppm (ce qui équivaut à 149 % des niveaux préindustriels), celles de méthane 1 908 ppb (262 % des niveaux préindustriels) et celles de protoxyde d’azote 334,5 ppb (124 % des niveaux préindustriels).

L’OMM ajoute que les niveaux de ces trois gaz à effet de serre "ont continué à augmenter en 2022" et que la progression annuelle de la concentration de méthane entre 2020 et 2021 a été la plus forte jamais enregistrée", atteignant 18 ppb. En 2020, les chercheurs du Global Carbon Project alertaient sur le fait que la concentration de méthane dans l’atmosphère suivait une trajectoire "incompatible" avec l’accord de Paris (lire sur AEF info).

Perte "beaucoup plus importante" des glaciers

L’un des enseignements de ce rapport est que les glaciers de référence (sur lesquels des données d’observations à long terme sont disponibles) ont connu une variation de leur épaisseur moyenne supérieure à –1,18 m entre octobre 2021 et octobre 2022. Il s’agit d’une perte "beaucoup plus importante que la moyenne des dix dernières années".

Par ailleurs, "six des dix bilans de masse annuels les plus négatifs jamais enregistrés (1950-2022) se sont produits depuis 2015" et "la perte d’épaisseur cumulée depuis 1970 s’élève à près de 30 mètres". Le rapport rappelle que selon le Giec, "les glaciers ont perdu globalement plus de 6 000 Gt de glace sur la période 1993-2019", soit un volume d’eau "équivalent à 75 lacs de la taille du lac Léman, le plus grand lac d’Europe occidentale".

Tandis que le contenu thermique des océans a atteint un nouveau record en 2022, l’OMM note que "58 % de la surface des océans a connu au moins une vague de chaleur marine" l’an dernier. Pour mémoire, "environ 90 % de l’énergie piégée dans le système climatique par les gaz à effet de serre se retrouve dans les océans, ce qui atténue quelque peu les hausses de température, même les plus fortes, mais présente des risques pour les écosystèmes marins".

Hausse du niveau de la mer

Le niveau moyen de la mer à l’échelle du globe a également continué à augmenter en 2022, et le taux d’élévation du niveau moyen de la mer a doublé entre les périodes 1993-2002 et 2013-2022, passant de 2,27 mm à 4,62 mm par an.

Sur la période 2005-2019, la perte totale de glace terrestre provenant des glaciers du Groenland et de l’Antarctique a contribué à hauteur de 36 % à l’augmentation du niveau de la mer, et le réchauffement des océans (par le biais de la dilatation thermique) à hauteur de 55 %. Les variations de la réserve d’eau terrestre y ont de leur côté contribué pour moins de 10 %. Ainsi, tant la chaleur des océans que le niveau de la mer atteignent des niveaux record, "et cette tendance se poursuivra pendant plusieurs siècles", rappelle l’Organisation météorologique mondiale.

À noter que la glace de mer en Antarctique est tombée à 1,92 million de km2 le 25 février 2022, soit le deuxième niveau le plus bas puisque ce record a depuis été battu en février 2023 — l’étendue de glace de mer y étant cette année 34 % inférieure à la moyenne pour un mois de février (lire sur AEF info).

Sécheresse généralisée en Europe

Pour ce qui est de l’Europe, Copernicus a rappelé le 20 avril que les températures y augmentent "deux fois plus vite que la moyenne mondiale, plus rapidement que sur n’importe quel autre continent". Le rapport souligne notamment que "la moyenne pour l’Europe pour la dernière période de cinq ans était d’environ 2,2 °C au-dessus de l’ère préindustrielle (1850-1900)".

2022 a ainsi été la deuxième année la plus chaude sur le continent, de 0,9 °C plus élevé par rapport à la période 1991-2020. Mais, l’été a été le plus chaud jamais enregistré, avec +1,4 °C de plus que la moyenne sur cette même période 1991-2020. "L’un des évènements les plus marquants de l’année a été la sécheresse généralisée : 63 % des cours d’eau européens ont connu des débits inférieurs à la moyenne. En outre, "le débit des cours d’eau en Europe a été le deuxième plus faible jamais enregistré, marquant la sixième année consécutive avec des débits inférieurs à la moyenne".

Quels impacts ?


À l’été 2022, la surmortalité liée à la chaleur en Europe a dépassé les 15 000 décès au total en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en France et au Portugal, évalue l’OMM. Mais là n’est pas le seul impact du réchauffement climatique observé. Au Pakistan, les inondations de l’été 2022 ont fait plus de 1 700 victimes et entraîné le déplacement de huit millions de personnes. À l’été 2022, la Chine a, elle, connu la vague de chaleur la plus étendue et la plus longue depuis le début de ses relevés nationaux. En Afrique de l’Est, plus de 20 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire, en raison notamment de la sécheresse (les précipitations y ont été inférieures à la moyenne pendant cinq saisons des pluies consécutives, ce qui ne s’est pas produit depuis 40 ans). En Somalie par exemple, la sécheresse a entraîné le déplacement de près d’1,2 million de personnes ont à l’intérieur du pays au cours de l’année. Au total, près de 10 % de la population mondiale (768 millions de personnes environ) étaient en situation de sous-alimentation en 2021, pour la majorité en Asie et en Afrique.

"stress thermique très fort"

En raison des vagues de chaleur extrêmes de l’été, le sud de l’Europe a connu un nombre record de jours de "stress thermique très fort". L’Europe connaît une tendance à la hausse du nombre de jours d’été marqués par un "stress thermique fort" ou "très fort", et en Europe du Sud, il en va de même pour le "stress thermique extrême". Les nombreux feux de forêts ont aussi engendré des émissions de CO2 "record", atteignant un niveau que le continent n’avait pas connu depuis 2007. "La France, l’Espagne, l’Allemagne et la Slovénie ont connu leurs plus fortes émissions estivales dues aux feux de forêt depuis au moins 20 ans, le sud-ouest de l’Europe ayant été le théâtre de certains des plus grands incendies jamais enregistrés en Europe."

Les Alpes européennes "ont battu des records de fonte des glaciers en raison d’une combinaison de faible enneigement hivernal, d’une intrusion de poussière saharienne en mars 2022 et de vagues de chaleur entre mai et début septembre". Copernicus complète : "Le manque de neige en hiver et les températures estivales élevées ont entraîné une perte record de glace des glaciers dans les Alpes, équivalant à une perte de plus de 5 km3 de glace." "En Suisse, les glaciers ont perdu 6 % de leur volume de glace entre 2021 et 2022 – et un tiers entre 2001 et 2022", ajoute l’OMM. "Pour la première fois dans l’histoire, aucune neige n’a survécu à la saison de fonte estivale, même sur les sites de mesure les plus élevés, et il n’y a donc pas eu d’accumulation de glace fraîche. De nouveaux records de température ont été relevés au sommet du Mont-Blanc."

Changements "radicaux" en Arctique

Les changements climatiques les plus "radicaux" ont été observés en Arctique, poursuit Copernicus, où les températures augmentent "beaucoup plus rapidement que dans la majeure partie du reste du globe". Le Svalbard a par exemple connu "l’été le plus chaud jamais enregistré", avec des températures supérieures de 2,5 °C à la moyenne dans certaines zones. Globalement, 2022 a été la sixième année la plus chaude jamais enregistrée pour l’ensemble de l’Arctique et la quatrième année la plus chaude pour les zones terrestres de l’Arctique.

Le Groenland a également connu des conditions climatiques extrêmes, notamment une chaleur et des précipitations exceptionnelles en septembre, mois durant lequel les températures ont été supérieures de 8 °C à la moyenne, et "les plus élevées jamais enregistrées". L’île a été touchée par trois vagues de chaleur.

énergies renouvelables en Europe


En 2022, l’Europe "a reçu la quantité de rayonnement solaire de surface la plus élevée depuis 40 ans", indique Copernicus. Ainsi, "la production potentielle d’énergie solaire photovoltaïque a été supérieure à la moyenne sur la majeure partie du continent". Par ailleurs, la vitesse moyenne annuelle du vent sur les terres européennes en 2022 était "pratiquement égale à sa moyenne sur 30 ans". Elle a cependant été "inférieure à la moyenne dans la majeure partie de l’Europe occidentale, centrale et du nord-est, mais supérieure à la moyenne dans l’Europe orientale et du sud-est". La production potentielle d’électricité à partir de l’éolien terrestre a donc été "inférieure à la moyenne dans la majeure partie de l’Europe, en particulier dans les régions centrales méridionales".

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