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Home| Social / RH| Réforme des retraites| Dépêche n°685523

Réforme des retraites : les organisations de policiers et de pompiers appellent à la mobilisation, les gendarmes prudents

Les syndicats de police et de pompiers, interrogés par AEF info, expriment leur opposition au projet de réforme des retraites annoncé par la Première ministre mardi 10 janvier 2023. S’ils conservent les spécificités dérogatoires des agents actifs, ils sont en effet concernés par le report de deux ans de l’âge de départ à la retraite. La plupart appellent à rejoindre le mouvement interprofessionnel du 19 janvier. Les associations de gendarmes, elles, attendent d’en savoir plus sur cette réforme, qui sera présentée en Conseil des ministres le 23 janvier.

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Une militaire de la gendarmerie et une fonctionnaire de police (photo d'illustration) Préfecture de la Charente-Maritime

L’annonce de la réforme des retraites suscite des remous chez les policiers et les sapeurs-pompiers professionnels. Plusieurs organisations annoncent se joindre aux mobilisations prévues le 19 janvier (lire sur AEF info). Chez les associations de gendarmes, la réforme ne suscite pas d’opposition, mais "une vigilance particulière". "Les militaires et les fonctionnaires en catégorie active, comme les policiers ou les sapeurs-pompiers, dont les métiers sont plus dangereux, pourront continuer à partir plus tôt" à la retraite, a déclaré la Première ministre Élisabeth Borne lors de la présentation de la réforme, mardi 10 janvier 2023 (lire sur AEF info). Ces agents ne sont pas pour autant exemptés de changements puisque, comme l’a indiqué le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini, le projet est celui d’une "évolution symétrique des paramètres entre le régime général et celui de la fonction publique" (lire sur AEF info). Ce qui implique donc un "recul progressif de l’âge d’ouverture des droits", comme pour l’ensemble de la population.

ce que prévoit la réforme

 

Le gouvernement a annoncé que les fonctionnaires de la catégorie active se verront appliquer le report de l’âge légal de départ à la retraite de deux ans, comme leurs collègues non actifs, soit par exemple à 59 ans à partir de 2030 pour les policiers et les pompiers. Les durées de service minimales requises pour bénéficier d’un départ anticipé (portées de 15 à 17 ans et de 25 à 27 ans lors de la réforme Woerth de 2010 mais préservées par la réforme Touraine de 2014) restent inchangées, y compris pour les militaires. Par ailleurs, la portabilité des droits en service actif est validée par le gouvernement, ce qui signifie qu’en cas de sortie de ce statut, les droits ne seront pas perdus.

Dans la police, la colère monte

Les organisations syndicales de policiers réaffirment leur opposition à ces annonces. Comme déjà en décembre dernier, quand, en pleines élections professionnelles, Gérald Darmanin avait indiqué que les policiers allaient devoir travailler "un peu plus", comme l’ensemble des Français (lire sur AEF info), ou plus récemment lors de la réunion de rentrée avec le ministre de l'Intérieur, mardi 3 janvier 2023 (lire sur AEF info).

L’opposition à la réforme était l’un des piliers du "mariage" de ces 13 organisations de la CFE-CGC et de l’Unsa en septembre dernier (lire sur AEF info)Alliance et l’Unsa police appellent, mercredi 11 janvier, à rejoindre la mobilisation nationale prévue le 19 janvier, mais attendent des communications précises du gouvernement sur les policiers : "J’ai l’impression que tout n’est pas tout à fait défini pour notre institution. Le ministre nous a dit que le statut spécial des actifs serait sauvegardé. Si c’est le cas, je ne vois pas pourquoi on parlerait d’augmentation de durée", estime le secrétaire général d’Alliance, Fabien Vanhemelryck. "On attend la semaine prochaine pour voir le ministre et avoir le positionnement du gouvernement pour les policiers", complète Olivier Varlet, secrétaire général d’Unsa.

Comme les autres syndicats, ils insistent sur la pénibilité et la dangerosité du métier, qui seraient incompatibles avec un recul de l’âge de départ. "C’est un métier dangereux, on ne peut pas faire un copier-coller sur le système de Monsieur tout le monde. Aujourd’hui, on laisse la possibilité aux collègues de partir à 52 ans, mais beaucoup poursuivent déjà jusqu’à 56-58 ans, au vu du contexte économique", explique Fabien Vanhemelryck. Des actions exclusivement policières pourraient aussi être menées : "On peut mettre le système en croix facilement", fait-il valoir. "La réforme est rejetée par la population. Si le gouvernement se met à dos les forces de sécurité intérieure, ce sera compliqué pour lui", ajoute Olivier Varlet.

Autre membre du bloc syndical, Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers, indique que l’opposition "passera par une épreuve de force, dont les modalités sont à définir par le bloc". "Il est hors de question que les policiers travaillent plus. Leur intégrité physique est exposée tous les jours. Ce n’est pas réaliste de faire des interpellations ou de la police secours à 60 ans."

Côté FO, Unité SGP police prévoit aussi de participer à la manifestation du 19 janvier. Et envisage des "préavis de grève" chez les personnels administratifs, explique le secrétaire général Grégory Joron. "Les grands principes sont maintenus : cinq ans de bonifications et le calcul des pensions sur les six derniers mois, mais on va avoir le même recul que le régime général. Notre but, c’est de maintenir l’âge limite du corps des actifs à 57 ans", poursuit-il.

Déjà, Alliance et Unité ont demandé le report du premier CSA de réseau de la police nationale depuis les élections de décembre, prévu le 19 janvier. D’autres actions pourraient voir le jour avant cette date. C’est en tout cas ce que souhaite Alternative police (CFDT), qui appelle à une mobilisation immédiate : un "service minimum" en intervenant uniquement sur appel pour les urgences, un arrêt des rédactions de contravention, la mise "en attente" des procédures judiciaires en cours, le refus des dépassements horaires, etc. "Depuis 1990, on nous a rallongé de dix ans la durée de travail. Où iront les actifs en fin de carrière ? On nous dit qu’on adaptera leurs missions pour davantage d’administratif. Sauf que la tendance est dans la substitution des actifs par des administratifs pour remettre les actifs sur la voie publique. On risque une dégradation du service public", expose le secrétaire général Denis Jacob.

Pour les pompiers, une réforme "totalement délirante"

Du côté des sapeurs-pompiers professionnels, tous les syndicats interrogés se disent "contre ce report de l’âge légal de départ à la retraite". À l’heure actuelle, il est de 57 ans, mais serait porté progressivement à 59 ans. Pour Sébastien Delavoux, responsable des pompiers à la CGT Sdis, cette réforme semble "totalement délirante" et s’apparente à "un projet purement comptable". Même son de cloche pour Xavier Boy, président de FA/SPP-Pats, qui juge que "57 ans, c’est déjà beaucoup". "Je vois mal tout un équipage d’un fourgon composé de pompiers âgés de 59 ans", renchérit Christophe Sansou, secrétaire général FO Sis.

Pour les deux derniers syndicalistes, ce report de l’âge légal pose de véritables problèmes d’organisation : "Les possibilités de reclassement pour les pompiers sont moindres que dans d’autres professions. Les aménagements sont quasi inexistants", explique Xavier Boy. "Dans le Tarn-et-Garonne, il y a 120 pompiers professionnels, 30 dans les bureaux, quinze pour répondre aux appels d’urgence, dont trois en inaptitude opérationnelle. On ne pourra pas mettre tout le monde derrière un ordinateur. Que fait-on des autres ?", s’interroge Christophe Sansou qui appelle plutôt à une "amélioration du système actuel".

Même si, comme le revendiquaient les organisations syndicales, le gouvernement a annoncé l’instauration d’un dispositif de portabilité des droits acquis en service actif, tous les représentants interrogés "appellent à rejoindre la manifestation du 19 janvier". Au-delà de cette date, Christophe Sansou, secrétaire général FO, "n’exclut pas une manifestation à part". Une réunion est prévue jeudi 12 janvier dans le bureau national du syndicat pour fixer les modalités de leur participation à la journée du 19 janvier.

Des Gendarmes aussi prudents que vigilants

Les réactions du côté des gendarmes sont plus mesurées. David Ramos (lire sur AEF info), vice-président de l’association professionnelle nationale militaire GendXXI, juge cette réforme "acceptable" mais indique qu’il sera "attentif au travail parlementaire". L’association Gendarmes et citoyens estime pour sa part "prématuré" de se prononcer sur la réforme. "Le sujet est vaste et nous récupérons encore des éléments en plus de sonder nos camarades pour mesurer le ressenti, notamment de la base, en gendarmerie."

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