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EPE Panthéon-Assas : "Nous allons demander à sortir de l’expérimentation au début de l’année 2024" (Stéphane Braconnier)

Près d’un an après la création de l’EPE université Panthéon-Assas, son président Stéphane Braconnier annonce à AEF info, fin décembre 2022, que l’établissement demandera sa sortie de l’expérimentation début 2024. Il précise qu' "une réflexion sera lancée pour voir quels diplômes passeront en diplômes de grand établissement". Il revient également sur l’acquisition par l’université d’un immeuble de 3 500 m2 qui ouvrira à la rentrée 2024 et augmentera la superficie du centre Assas de 15 %. Quant au projet immobilier qui doit accueillir à moyen terme Sorbonne université et Panthéon-Assas sur la parcelle de Censier, il craint que "le projet soit en train de s’enliser" du fait de "lourdeurs administratives". Autres sujets évoqués : ses propositions dans le cadre d’un rapport sur le sport pour France Universités et l’arrivée de Jean-Michel Blanquer au sein de la faculté de droit.

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Stéphane Braconnier, président de l'université Panthéon-Assas. Droits réservés - DR

AEF info : Près d’un an après la création de l’EPE, comment avance sa mise en place et les projets communs avec le CFJ, l’Efrei, l’Isit et l’Irsem ?

Stéphane Braconnier : En à peine un an, nous avons réussi à donner corps à cet EPE, qui se matérialise dans la vie de tous ses établissements membres. Ainsi, dès cette rentrée, tous nos étudiants disposent d’une carte d’étudiant unique, et nous avons déployé un logo commun à tous les établissements-composantes sur les différents campus de l’EPE. Les diplômes sont également signés par le président de l’université Panthéon-Assas. En matière de recherche, l’ensemble des doctorants des établissements-composantes sont intégrés aux écoles doctorales de l’université. Dans le domaine de la formation, des diplômes qui fonctionnaient ont été repris, mieux intégrés, notamment le diplôme juriste-linguiste avec l’Isit. D’autres diplômes vont être créés.

À côté de cela, la partie institutionnelle de l’EPE a été enclenchée : les directeurs des établissements-composantes participent activement au CA de l’université et vice-versa ; des représentants des établissements-composantes participent aux autres conseils (CR, Conseil des études) ; et le comité de coordination – réunissant le président de l’EPE et les directeurs des établissements-composantes – se tient toutes les six semaines.

Ensuite, nous déployons d’autres projets. Je pense notamment au partenariat stratégique avec l’INA, institut qui a vocation à devenir établissement-composante de l’EPE au moment de la sortie de l’expérimentation et qui amène des perspectives porteuses dans le domaine des médias, de l’information et de la communication. Il y a aussi tout ce qui se fera dans le cadre de la nouvelle accréditation et de l’évaluation vague D sur les formations : nous allons enrichir notre offre de formation traditionnelle d’un certain nombre de formations nouvelles, destinées à préparer les étudiants aux grands enjeux du monde contemporain, notamment dans le domaine du numérique.

Nous avons également un projet d’école de journalisme sur notre campus de Maurice avec le CFJ, l’école W, et menons une réflexion sur les formations dans le domaine de la legal tech sur le campus de Singapour. Ces projets aboutiront plutôt à l’horizon 2024-2025 et viennent construire progressivement le projet stratégique de l’université Panthéon-Assas, autour des disciplines fondamentales que sont le droit, les sciences économiques, la gestion et l’information-communication.

AEF info : Quel est le calendrier de sortie de l’expérimentation ?

 

"En matière de formation, [le statut de grand établissement] nous permettra de choisir ce qui doit rester dans le champ des diplômes nationaux et de faire passer d’autres diplômes dans le champ des diplômes grand établissement."

 

Stéphane Braconnier : Nous allons demander à sortir de l’expérimentation au début de l’année 2024, pour devenir un grand établissement. L’ampleur des projets communs que nous avons initiés depuis la création de l’EPE suffit, selon moi, à justifier cette sortie. Notre université présente toutes les caractéristiques de ce que peut être un grand établissement : un établissement concentré sur des disciplines très complémentaires les unes des autres, avec une unité de site extrêmement forte.

Nous allons d’ailleurs renforcer cette unité de site avec l’acquisition d’un immeuble de 3 500 m2 rue Notre-Dame-des-Champs, mitoyen du centre Assas, et qui va permettre d’augmenter la superficie du centre Assas de 15 % à compter de 2024. Un autre motif justifie de demander la sortie de l’expérimentation début 2024 : cela permettra de faire coïncider l’évaluation de l’établissement liée au contrat quinquennal avec l’évaluation de sortie de l’expérimentation, toutes deux menées par le HCERES.

L’atterrissage sur un statut de grand établissement nous permettra de mettre en adéquation le statut juridique avec l’identité de l’université et ouvrira de nouvelles perspectives, sans objectif a priori. En matière de formation, cela nous permettra de choisir ce qui doit rester dans le champ des diplômes nationaux et de faire passer d’autres diplômes dans le champ des diplômes de grand établissement, avec le grade attaché à ces diplômes. Ma position a toujours été claire : l’objectif n’est pas de créer un grand établissement pour sélectionner en première année ou augmenter les droits d’inscription, ce qui est d’ailleurs impossible s’agissant des diplômes nationaux. En revanche, une réflexion sera lancée pour voir quels diplômes passeront en DGE (diplômes de grand établissement).

AEF info : Comment votre EPE, qui est une alliance entre le public et le privé, est-il perçu à la fois par les autres universités, le ministère et le monde socio-économique ?

Stéphane Braconnier : L’EPE Paris Panthéon-Assas – qui agrège autour d’une université publique ancienne, à l’histoire forte, des écoles privées – est à l’image de ce qu’est aujourd’hui l’ESR français, il marche sur deux jambes : un volet public très fort, avec des universités qui font de la formation initiale et continue et sont des opérateurs importants de la recherche ; et à côté de cela, des grandes écoles, qui pour certaines ne font que de la formation et qui, pour beaucoup d’entre elles, font également de la recherche. Cela explique que notre modèle soit admis et accepté, compris par l’écosystème de l’enseignement supérieur, nos partenaires et le ministère.

Ce dernier voit d’ailleurs d’un assez bon œil cette expérimentation un peu originale, car nous nous plaçons dans cette logique d’établissements qui doivent agréger des compétences, disciplines complémentaires au service d’un projet stratégique. La question de la cohabitation entre des écoles privées et une université publique n’est pas un sujet idéologique. La preuve, nous allons accueillir à terme l’INA, un grand Epic, qui incarne l’État et le service public. On ne crée par l’EPE pour faire, ou surtout défaire, ce que l’université Panthéon-Assas fait depuis des décennies. Au contraire. L’EPE est un outil de consolidation.

AEF info : Sur le volet immobilier, pourriez-vous préciser le projet autour de l’acquisition des locaux situés rue Notre-Dame-des-Champs ? Par ailleurs votre établissement doit bénéficier du réaménagement du campus de Censier, laissé vacant par Paris-III. Comment avance ce projet et quel en est le calendrier ?

 

"Nous espérions voir aboutir [le projet de Censier] à échéance de six ans et je crains que le projet soit en train de s’enliser […], à cause de lourdeurs administratives."

 

Stéphane Braconnier : Sur le projet Notre-Dame-des-Champs, nous avons saisi une opportunité. L’université va devenir propriétaire de cet immeuble, à la faveur d’un financement en fonds propres (30 % du montant), d’un emprunt contracté auprès de la Banque des territoires (55 %) et d’une participation de l’État (15 %).

Nous avons été très accompagnés par l’État dans ce projet, tant sur le principe de l’acquisition que sur une partie du financement. Le ministère de l’ESR a saisi l’importance cruciale que revêtait cette acquisition immobilière pour l’université Panthéon-Assas et comment cet immeuble s’insère dans notre stratégie de développement. Ces nouveaux locaux ont notamment vocation à accueillir tout ce qui tourne autour du droit des affaires (diplômes, learning center) et de la relation avec le monde socio-économique (formation continue et Fondation), à compter de la rentrée 2024-2025.

L’opération Censier est quant à elle plus lointaine, avec un futur bâtiment qui a vocation à accueillir Sorbonne université et Paris Panthéon-Assas sur une surface plus importante – de l’ordre de 12 000 à 15 000 m2 en ce qui concerne notre établissement. Cela correspond précisément au déficit de surface constaté par notre SPSI et l’État ; déficit qui nous oblige à prendre des locations privées dans plusieurs endroits de la capitale. Il faut également noter que nous avons un taux de densité étudiante parmi les plus élevés à Paris. Ainsi, ces mètres carrés sont pour nous extrêmement précieux.

Nous espérions voir aboutir ce projet à échéance de six ans et je crains que le projet soit en train de s’enliser pour deux raisons principales. D’abord, à cause de lourdeurs administratives et d’interface entre l’État et la Ville de Paris, qui grippent le projet, en dépit du volontarisme de l’Epaurif. L’autre raison est que Paris-I va s’installer provisoirement à Censier, ce qui n’est pas de nature à nous rassurer sur la libération prochaine du bâtiment. Tant que le bâtiment est occupé, les travaux de désamiantage et les travaux préliminaires ne peuvent pas commencer. J’ajoute que le départ de Paris-I est également conditionné à la livraison du campus de La Chapelle qui, s’il prend du retard, reporte par ricochet notre installation à Censier. L’effacement de perspectives concernant Censier nous empêche donc de nourrir notre projet stratégique d’un projet immobilier qui aurait permis une réorganisation complète de l’université.

AEF info : Au niveau RH maintenant, quel bilan tirez-vous des quatre chaires de professeur junior ? Quels profils avez-vous recrutés et êtes-vous satisfaits de l’attractivité du dispositif ?

Stéphane Braconnier : C’est tout d’abord un dispositif attractif pour les équipes de recherche. Il suscite un réel engouement. Je le comprends, car cela permet de recruter des professeurs juniors sur des thématiques innovantes, et ainsi d’alimenter de manière positive le projet stratégique de notre établissement sur des sujets comme la legal tech, les fake news, la santé environnementale ou encore le traitement mathématique et statistique du risque. Ce dispositif nous permet de recruter des experts nationaux ou internationaux.

Il suscite également un engouement des candidats. Nous avons bien entendu reçu moins de candidats que sur des postes "classiques", ce qui est assez logique car le point d’équilibre du candidat idéal à la CPJ n’est pas un profil courant. Il faut trouver des candidats ayant une expérience suffisante dans des domaines innovants. De plus, ces chaires sont ouvertes sur des thématiques assez nouvelles. Quand on parle de legal tech par exemple, doit-on recruter un juriste, un économiste, ou un profil qui est dans la tech ? De fait, lorsque se dessine le profil, le vivier se réduit un peu. Ainsi, les recrutements se font peut-être à un rythme un peu plus lent que les recrutements classiques, car on essaie de trouver des profils suffisamment expérimentés pour alimenter une vraie recherche et animer une chaire. Car un professeur junior est avant tout un chef d’orchestre, pas un exécutant : c’est à lui de construire sa chaire, d’utiliser au mieux, notamment, les crédits versés par l’ANR.

Nous avons déjà fait aboutir trois recrutements, et le quatrième devrait se faire dans les semaines à venir. Il s’agit plutôt de Français, âgés d’une quarantaine d’années, qui ont une forte expérience à l’étranger. On a aussi des profils plus classiques, puisque nous avons recruté une maîtresse de conférences en droit public ou encore un postdoc à fort tropisme international.

Nous participons également à la troisième vague des CPJ et avons programmé sept dossiers sur les trois prochaines années.

AEF info : Pour ce qui est des appels à projets, votre projet Excellences n’a pas été retenu dans le cadre de la 2e vague. Allez-vous retravailler le projet et candidater à la 3e vague ? Par ailleurs, avez-vous déposé un projet dans le cadre de l’AAP ASDER, et sur quoi porte-t-il ?

Stéphane Braconnier : Nous avons fait porter par notre projet Excellences '"Renaissance" le financement d’axes stratégiques pour l’EPE, en ligne avec ceux de nos CPJ, notamment legal tech, risques et menaces informationnelles. Il y a donc une grande cohérence. "Renaissance" doit accompagner et faciliter la transformation profonde de l’établissement et cela correspond précisément à ce pour quoi a été conçu Excellences : apporter des fonds pour construire des projets durables et pérennes. Le jury a jugé très positivement la partie scientifique de "Renaissances".

Il nous a en revanche été demandé de préciser des éléments ayant trait à la gouvernance et à la question des financements (chiffrage, utilisation et monitoring des fonds). Nous sommes en train de corriger cela, d’enrichir le projet pour le déposer à nouveau dans le cadre de la troisième vague. Il ne s’agira pas d’une copie conforme du "Renaissance 1", et ce ne sera pas non plus une version modulée par les observations du jury. D’autant qu’un certain nombre d’actions listées dans le projet initial ont d’ores et déjà été mises en œuvre par notre établissement, en particulier la mise en place des collèges de formation et de recherche. Cela donnera lieu à un projet plus musclé sur le plan institutionnel, encore plus en phase encore avec les préoccupations d’intégration et d’innovation disciplinaires de notre établissement.

Nous avons également déposé un projet dans le cadre de l’appel à projets d’ASDESR pour développer la formation continue : Assas executive.

AEF info : Avez-vous rendu votre plan de sobriété énergétique et êtes-vous inquiet quant aux impacts de la hausse des prix de l’énergie sur la santé financière de votre établissement ?

Stéphane Braconnier : Nous avons rendu notre plan de sobriété et l’avons transmis à l’État à la fin de l’année. Nous allons d’ailleurs au-delà de ce qui était demandé, avec 12 % d’économies d’énergie d’ici à 2024, permises par des mesures sur le chauffage, l’isolation, les impressions, etc. Nous avons mené un travail important et collaboratif avec les étudiants, animé par notre chargé de mission à la performance environnementale. Ce plan de sobriété a été précédé, au printemps 2022, par l’adoption à l’unanimité par tous les conseils centraux de l’université, d’une feuille de route environnementale. Ainsi, nous avions anticipé un certain nombre de sujets, ce qui a facilité l’élaboration de notre plan.

Nous avons cependant du mal à chiffrer le coût supplémentaire que la hausse des prix de l’énergie pourrait représenter pour notre établissement, car nous ne disposons pas de contrats pluriannuels négociés. Dans le budget primitif 2023 tel qu’il a été adopté, nous avons donc formulé des hypothèses situées entre 12 et 15 % d’augmentation des dépenses de fonctionnement liées à l’énergie. Pour l’instant, ce n’est pas de nature à nous mettre en déficit.

AEF info : Votre établissement a récemment procédé à un recrutement qui a fait parler de lui et provoqué une levée de boucliers d’une partie de la communauté universitaire (lire sur AEF info) : celui de l’ex-ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Comment analysez-vous cela et comment s’est passée son intégration ?

 

"Qu’on reproche à Jean-Michel Blanquer de rejoindre son administration d’origine dans les conditions prévues par les textes en vigueur et qu’on laisse entendre que cela aurait été imposé par je ne sais pas quelle force immanente, est très problématique. "

 

Stéphane Braconnier : Il n’y a pas eu de "levée de boucliers" de la communauté universitaire. Plutôt un procès d’intention, parfaitement malvenu, initié en dehors de la communauté universitaire, à partir d’informations totalement fausses. Qu’on reproche à Jean-Michel Blanquer de rejoindre son administration d’origine dans les conditions prévues par les textes en vigueur et qu’on laisse entendre que cela aurait été imposé par je ne sais quelle force immanente, est très problématique.

Il faut en effet vraiment mal connaître l’université pour imaginer qu’on puisse imposer à des universitaires de recruter parmi eux quelqu’un dont ils ne voudraient pas. Or, il n’y a pas eu d’opposition à ce recrutement au sein du département concerné. Jean-Michel Blanquer était d’autant plus légitime à rejoindre notre université qu’il est docteur de notre établissement, qu’il y a assuré des enseignements et qu’il est agrégé de droit public. Son intégration s’est remarquablement bien passée. Il assure des enseignements en première année de licence et en master, et fait partie des effectifs de l’université comme n’importe quel autre professeur. Et je crois pouvoir dire que les étudiants sont particulièrement satisfaits de ses enseignements, de sa présence et de sa disponibilité.

C’est un excellent recrutement, car notre collègue est un spécialiste de droit comparé, constitutionnaliste reconnu dans son domaine. Il apportera beaucoup à l’université. C’est également toujours valorisant pour un établissement de recruter une personnalité qui a exercé des fonctions aussi éminentes que celles qu’il a occupées, notamment dans une perspective internationale. En effet, on sait que les grandes universités allemandes ou américaines valorisent beaucoup ce type de profils dans leurs effectifs.

AEF info : Vous êtes chargé de rédiger un rapport pour France Universités sur la pratique sportive et le sport de haut niveau, qui doit être rendu en janvier. Quelles pistes proposez-vous dans ce travail ?

Stéphane Braconnier : Ce travail se structure en deux volets : l’un portant sur la manière dont les universités peuvent accompagner les sportifs de haut niveau pour améliorer leurs performances et, au-delà, en augmenter le nombre ; le second s’intéresse aux moyens d’améliorer la pratique sportive des étudiants à l’université. Pour cela, j’ai procédé à une multitude d’auditions depuis six mois : fédérations sportives, grands acteurs du sport (CNOSF, ANS, Insep…) et réalisé une grande enquête auprès des universités. Ce rapport ne sera pas rétrospectif, car le bilan est assez partagé, à savoir que les sportifs de haut niveau sont aujourd’hui insuffisamment accompagnés par les universités via des dispositifs structurants, et que les étudiants font moins de sport à l’université qu’ils en font au lycée.

Le déficit d’équipements est également patent. Je travaille sur plusieurs leviers, dont deux me paraissent assez emblématiques. Sur le sport de haut niveau, je propose que les universités soient à la pointe sur la création d’un campus numérique donnant la possibilité aux sportifs de s’inscrire dans toutes les disciplines, notamment dans celles qui ne sont enseignées qu’à l’université : médecine, droit, anglais, sciences du management, etc. Aujourd’hui, la difficulté majeure des sportifs de haut niveau est qu’on les enferme trop souvent dans certaines disciplines par facilité : en Staps par exemple, ou en école de commerce, car on se dit qu’elles sont plus agiles. Il est évidemment nécessaire d’associer l’Insep à ce projet, comme opérateur et gestionnaire de la partie sportive, tandis que les universités, via une cheffe de file, pourraient en piloter le volet académique.

Pour la pratique sportive des étudiants, je propose un plan pluriannuel de rééquipement des universités. Il faut également insister sur les équipements de proximité (parcours santé, salles de fitness, terrains de basket de trois par trois). L’État pourrait réabonder le plan de 5 000 équipements sportifs piloté par l’ANS afin d’y intégrer les universités.

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