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Manuel Tunon de Lara : France Universités doit "porter la voix des universités sans n’être que la voix des présidents"

"Jouer à l’extérieur" : c’est le défi de France Universités, estime Manuel Tunon de Lara, son président, qui quittera ses fonctions le 15 décembre 2022. "Si j’ai un conseil à donner, c’est de porter la voix des universités sans n’être que la voix des présidents", ajoute-t-il, estimant que la conférence commence déjà "à sortir du petit cercle de l’ESR". Il plaide aussi "pour une collaboration plus poussée avec la Dgesip et la DGRI sur les données" et pour plus de transparence pour "mieux défendre ensemble la cause des universités". Quant aux futurs COMP, ils devraient se conclure "sur la base du volontariat" mais avec un audit préalable de l’IGESR. Un regret ? Que "les échanges avec les organismes n’aient pas été aussi loin [qu’il l’aurait] voulu". Enfin, il évoque son expérience de président et assure qu’il essaiera "de continuer à servir la cause de l’ESR, d’une manière ou d’une autre."

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Manuel Tunon de Lara, président sortant de France Universités Droits réservés - DR - © Arthur Pequin / université de Bordeaux

AEF info : Après deux ans à la tête de la CPU, devenue France Universités en janvier 2022 (lire sur AEF info), quel regard portez-vous sur le positionnement de la conférence, en tant qu’interlocutrice du ministère parmi d’autres conférences, comme Udice et l’Auref ?

Manuel Tunon de Lara : La trajectoire de fond de France Universités est le reflet de la transformation des établissements. Si l’on regarde derrière nous, la CPU a été créée par le ministère et a d’abord été présidée par le ministre. Puis il y a eu la loi LRU, une période charnière, en 2007-2008, où la CPU, inscrite dans le Code de l’éducation, bascule dans un rôle d’accompagnement des établissements dans leur autonomie. Les créations de la Curif (aujourd’hui Udice) et, en réaction, de l’Auref ont eu lieu, à mon sens, dans une période de turbulences autour des projets PIA et des idex notamment. Ces associations ne sont pas des conférences mais des groupes de présidents avec lesquels nous avons eu de très bonnes relations ; les écarts des positionnements antérieurs sont, je crois, des épiphénomènes d’un système en train de changer et d’assumer son autonomie.

 

"Il s’agit désormais d’assumer que nous ne sommes pas un club de dirigeants mais un corps intermédiaire dont le rôle est d’incarner l’Université avec un grand U, dans toute la diversité des établissements."

 

Ces dernières années, une majorité d’établissements – pas tous, il est vrai – se sont pris en main, se sont fixé des objectifs, ont établi une feuille de route. La création de France Universités a été une étape supplémentaire dans cette trajectoire. Il s’agit désormais d’assumer que nous ne sommes pas un club de dirigeants mais un corps intermédiaire dont le rôle est d’incarner l’Université avec un grand U (qui englobe des membres qui ne sont pas des universités), dans toute la diversité des établissements.

France Universités est l’interlocutrice du MESR, évidemment, mais aussi des autres ministères, du Parlement, des politiques et du grand public. C’est dans ce cadre que la représentation unifiée des établissements d’enseignement supérieur prend tout son sens. Nous commençons à sortir du petit cercle de l’ESR et nous sommes beaucoup plus sollicités qu’auparavant : nous sommes souvent auditionnés par le Parlement, nous avons travaillé avec Bercy sur France Relance, avec le Premier ministre sur la gestion de la crise, avec la ministre du Travail sur l’insertion, nous avons des chantiers avec la ministre de Sports, etc. Je pense que c’est aussi l’effet de notre changement de nom, qui nous rend plus lisibles et qui rend plus facile le fait d’incarner l’université en dehors de l’ESR. Le seul point noir, c’est l’absence de relation avec le ministère de la Santé – c’est quand même un problème – et, dans une moindre mesure, avec l’Agriculture et la Culture, qui jouent aussi un rôle dans l’enseignement supérieur.

Nous sommes donc au début d’une nouvelle transformation que j’espère en profondeur, mais je reste prudent et modeste car France Universités n’a qu’un an : il ne faut pas baisser la garde, et il faut faire en sorte que cela ne soit pas qu’un changement de nom. France Universités doit aider ses membres à remplir leurs missions en étant plus autonomes, par exemple en formant les présidents tout au long de leur mandat, et pas seulement au début.

AEF info : Vous avez fait également récemment évoluer les statuts de France Universités. Qu’est-ce qui change et pour quelles raisons ?

Manuel Tunon de Lara : Il s’agit d’adapter notre organisation interne à cette transformation et de se professionnaliser encore davantage. Nous avons décidé de nous recentrer sur nos trois missions "régaliennes" à travers trois conseils ouverts à tous les présidents, et qui remplacent les commissions permanentes actuelles : la formation, l’insertion professionnelle et la vie universitaire ; la recherche et l’innovation ; les personnels et les moyens. D’autres commissions thématiques continueront de fonctionner (santé, transition écologique, numérique, relations internationales…) et d’autres se constitueront de manière ponctuelle, en fonction des besoins, parfois sous la forme de groupes de travail. Nous devons aussi injecter plus de transversal dans nos travaux, c’est essentiel pour les affaires européennes et le numérique.

Statuts, déménagement, secrétaire général…

 

Dans le cadre des nouveaux statuts qui s’appliqueront pour la première fois lors du renouvellement des instances le 15 décembre, le conseil d’administration compte toujours 17 membres, mais répartis différemment :

  • trois membres du bureau (comme auparavant),
  • trois présidents ou présidentes des trois nouveaux conseils qui remplacent les 7 commissions, et qui seront élus par l’assemblée générale, alors qu’auparavant les présidents de commission étaient élus au sein de chacune d’entre elles.
  • 11 membres élus par l’assemblée générale (au lieu de 7).

Par ailleurs, France Universités est en train de recruter un secrétaire général, pour seconder le ou la délégué(e) général(e), fonction aujourd’hui assurée par Marie-Cécile Naves, depuis le départ de Guillaume Bordry. Les missions du SG seront de "contribuer au bon fonctionnement interne de France Universités : l’animation du travail de l’équipe permanente de France Universités (cabinet, conseillers, chargés de mission, consultants, équipe de communication, équipe administrative) et le soutien à la gestion de l’association dans l’ensemble de ses dimensions (cadre administratif, juridique et financier, ressources humaines, locaux)".

Enfin, autre changement : France Universités, contrainte de quitter son siège historique du 103 boulevard Saint-Michel (ainsi que tous les autres occupants, dont l’Amue), s’installera au printemps prochain dans de nouveaux locaux parisiens, situés dans le quartier de l’Opéra.

AEF info : Avec bientôt un an de recul, et 10 mois après le début du nouveau quinquennat, estimez-vous que les propositions que vous avez présentées dans le cadre de l’élection présidentielle ont porté leurs fruits (lire sur AEF info ici et ici) ?

Manuel Tunon de Lara : Je pense que les propositions que nous avons portées correspondaient aux attentes de la majorité des établissements de France Universités et nous ne sommes pas tombés dans un travers ancien, celui du consensus mou. Nous y avons beaucoup travaillé, et sans doute que certaines de ces propositions n’étaient pas du goût de tous les membres, mais elles ont eu une certaine force. Je pense qu’elles ont fait bouger un peu les lignes et que nous avons été écoutés, voire entendus, puisque le président de la République en a repris certaines – nous attendons maintenant leur concrétisation – et que l’une des nôtres, très active à France Universités, a été nommée ministre…

 

"Sur la collaboration avec les organismes, je trouve que les relations et les échanges n’ont pas été aussi loin que je l’aurais voulu."

 

AEF info : Y a-t-il des sujets sur lesquels vous êtes moins satisfait du résultat, ou sur lesquels vos attentes ou vos objectifs n’ont pas été atteints ?

Manuel Tunon de Lara : Sur la collaboration avec les organismes, je trouve que les relations et les échanges n’ont pas été aussi loin que je l’aurais voulu. Nous étions partis, au début du mandat, avec l’objectif de co-construire une feuille de route, mais nous n’avons pas réussi à mettre le sujet du rôle des organismes et des universités sur la table, ou alors par à-coups, au gré de rivalités qui n’ont pas de sens et sans vraiment de ligne directrice. D’où notre demande de clarification sur le rôle de chacun faite à l’État. Certes, nous nous voyons très régulièrement avec les présidents d’organismes et Udice, mais nous avons avancé plus lentement que prévu, sauf avec certains organismes comme Inria ou Inrae.

Le travail engagé par la ministre, soutenu par le président de la République, nous met sur la bonne voie. Nous attendons désormais, si j’ai bien compris, un feu vert opérationnel, avec la mise en place des deux fameux groupes de travail. Même si Antoine Petit estime qu’il n’y a pas de complexité dans les UMR (lire sur AEF info), il faudra simplifier la gestion de la recherche dans notre pays.

L’IGESR propose trois scénarios dans son rapport : dans le premier, on ne change rien mais on travaille mieux ensemble ; dans le deuxième, l’université du site est chargée de la gestion de la recherche ; et dans le troisième, les organismes de recherche sont des agences de moyens dont le personnel serait transféré aux universités. Le 2e scénario semble être une bonne base pour avancer, peut-être avec des sites propices à une expérimentation.

AEF info : Dans votre relation avec le MESR, voyez-vous des marges de progrès ou d’évolution ?

Manuel Tunon de Lara : Autant nous avons eu des difficultés à travailler avec le précédent cabinet – avec des discours différents selon les interlocuteurs au ministère –, autant les relations sont aujourd’hui bien meilleures.

 

"Nous sommes dans un entre-deux dans nos relations avec les directions générales."

 

Mais je trouve que nous sommes dans un entre-deux dans nos relations avec les directions générales. Ces relations sont privilégiées, mais nous devrions partager davantage nos diagnostics et les données consolidées sur l’ESR. Ces données sont indispensables pour argumenter, décider, et mieux défendre ensemble la cause des universités. Si elles n’existent pas, alors il faut faire des enquêtes. C’est ce que nous avons fait sur différents sujets, comme récemment sur le coût de l’énergie.

Si l’on veut que les universités soient autonomes, il faut pouvoir, par exemple, regarder ensemble les données financières. Tout le monde peut comprendre que certains établissements aient besoin de plus de soutien financier pour répondre à des difficultés particulières. Ceux qui ne le comprennent pas, qu’ils soient au ministère ou dans les établissements - ils sont minoritaires - ne s’inscrivent pas, selon moi, dans une démarche d’autonomie. Je rappelle que lorsque quelques universités ont eu un rattrapage de dotation l’an passé, il a suffi d’expliquer les raisons et les critères pour qu’il n’y ait plus de contestation. Certes, il y a toujours le risque d’une "prime aux mauvais gestionnaires", mais les difficultés sont plus souvent structurelles, cela s’explique et demanderait surtout un accompagnement.

 

"Certes, les établissements vont se comparer, mais ce serait plus vertueux de partager les informations et d’être transparent."

 

Une autre crainte est que les établissements se comparent. On discute souvent des principes d’attribution de certains crédits ou dotations, en amont, avec les directions générales, mais nous n’avons jamais (ou très rarement) la copie finale de la répartition que nous découvrons a posteriori, comme récemment sur les aides pour financer l’inflation énergétique. Ça n’est pas normal. Certes, les établissements vont se comparer, mais ce serait plus vertueux de partager les informations et d’être transparent. Par ailleurs, qu’il s’agisse de procédures ou des moyens, on ne peut pas caler l’ensemble du système sur les cas extrêmes : il y a des établissements plus ou moins avancés dans l’autonomie ou plus ou moins en maîtrise, ou plus ou moins en difficulté, mais il faut se mettre d’accord sur les bases.

C’est pour cela que je plaide pour une collaboration plus poussée avec la Dgesip et la DGRI sur les données. Il faut franchir une étape et l’assumer.

AEF info : Dans ce contexte, comment appréhendez-vous les futurs contrats d’objectifs, de moyens et de performances, qui faisaient partie des propositions que vous avez portées ?

Manuel Tunon de Lara : Nous sommes en effet très favorables au COMP, mais il ne faut pas que ce soit un contrat "croupion", qui soit la poursuite du DSG actuel et qui ne représente qu’un pourcentage insignifiant de nos budgets. Il ne faut pas non plus que l’on bascule sur un financement à la tête du client. Pour que ce soit un vrai contrat, prospectif et avec des moyens, il faut de la transparence et une évaluation plus adaptée qu’elle ne l’est aujourd’hui.

 

"Pour que ce soit un vrai contrat, prospectif et avec des moyens, il faut de la transparence et une évaluation plus adaptée qu’elle ne l’est aujourd’hui."

 

C’est une opportunité unique d’avoir enfin un véritable dialogue stratégique qui porte sur l’ensemble des missions, mais aussi sur les particularités de chaque établissement : le rôle joué en recherche avec une stratégie partagée avec tel ou tel organisme, les objectifs de formation de certaines filières ou liées au territoire, la stratégie immobilière, ou des actions plus spécifiques, comme l’accueil de sportifs de haut niveau. Il doit y avoir une véritable partie "moyens" dans un tel contrat et il faut être ensuite en mesure de rendre des comptes.

Je pense qu’il faudrait que cela se fasse sur la base du volontariat et qu’en amont, l’IGESR vérifie que les établissements volontaires soient mûrs, comme elle l’a fait pour les RCE et la dévolution du patrimoine. Il faut également que cela se construise avec les organismes de recherche, c’est indispensable : on ne peut pas envisager que le COMP de l’université Paris Cité se fasse sans l’Inserm, par exemple. Il ne faut pas se tromper de registre, et je comprends que le ministère prenne son temps avant de lancer les premiers contrats.

AEF info : Personnellement, comment avez-vous vécu ces deux ans à la tête de France Universités ? Et quels conseils donneriez-vous à votre successeur ?

 

"Si j’ai un conseil à donner, c’est de porter la voix des universités sans n’être que la voix des présidents d’université."

 

Manuel Tunon de Lara : Ces deux ans ont passé très vite ! Il y a eu une première période, la première année pendant laquelle j’étais encore président de l’université de Bordeaux, durant laquelle j’ai parfois culpabilisé de ne pas être soit dans mon université, soit à la CPU. Mais mon équipe à Bordeaux était excellente, et l’équipe du bureau de France Universités a très vite bien fonctionné. La deuxième partie du mandat, lorsque je n’étais plus président, a été une forme de soulagement, car nous étions de plus en plus sollicités et j’étais disponible à 100 %. Pour autant, je pense qu’il vaut mieux présider France Universités en étant président d’université, pour ne pas être éloigné du terrain.

C’est une fonction évidemment passionnante et j’ai beaucoup appris, notamment à aborder les questions d’ESR au niveau national, au-delà du cercle de l’ESR. C’est là qu’est le défi, à mon sens : jouer à l’extérieur. Nous sommes au début du chemin.

Si j’ai un conseil à donner, c’est de porter la voix des universités sans n’être que la voix des présidents d’université. Il faut sortir de notre microcosme, lever le nez du guidon, tenter d’avoir une certaine hauteur de vue, sur le long terme. Ce n’est pas facile car le quotidien est très prenant, mais il faut tenir car les enjeux de société – sur la jeunesse, la science, l’éducation, la démocratie – sont énormes. L’histoire de l’université française n’a pas souvent permis cela, mais nous avons une opportunité de le faire aujourd’hui.

AEF info : Quels sont vos projets après le 15 décembre 2022 ?

Manuel Tunon de Lara : Pour l’instant, je n’y ai pas réfléchi car j’ai tenu à me consacrer à mon mandat jusqu’au bout. Je me donnerai donc le temps de la réflexion. Et je vais en profiter car ce sera la première fois en 15 ans que je n’aurai plus de responsabilités de dirigeant. Je ne serai plus président d’université, plus président de France Universités, plus chef de service à l’hôpital ! Je vais bientôt avoir 65 ans et je ne compte pas débuter une nouvelle carrière. J’aurai probablement du mal à trouver une activité plus enthousiasmante que celle de président d’université, mais je peux essayer de continuer à servir la cause de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’une manière ou d’une autre !

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Camille Cordonnier, journaliste