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Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°683239

Avec une organisation RH plus locale, Orpéa veut "prendre soin de ses salariés" (Fanny Barbier, DRH)

Le 15 novembre 2022, les dirigeants d’Orpéa ont présenté les contours du nouveau plan stratégique de l’entreprise. Baptisé "refondation", ce dernier prévoit une refonte complète de l’organisation du groupe, notamment sur le volet RH, pour aboutir à un fonctionnement plus éthique. Alors que l’image du groupe a été fortement dégradée après la publication du livre Les Fossoyeurs en 2022 et l’ouverture d’une enquête du parquet de Nanterre pour "maltraitance institutionnelle", la nouvelle direction des ressources humaines, dirigée par Fanny Barbier (lire sur AEF info), devra conduire de nombreux chantiers pour mettre sur pied un nouveau socle social. Pour AEF info, cette dernière détaille les grands principes de la nouvelle politique RH qu’elle compte mettre en œuvre et ses priorités, les enjeux de dialogue social et les ajustements de l’écosystème RH qui seront déployés.

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Fanny Barbier, directrice des ressources humaines d'Orpéa pour la France et le groupe Droits réservés - DR

AEF info : Depuis plusieurs mois, le groupe Orpéa a été secoué par les révélations du livre de Victor Castanet Les Fossoyeurs et plus récemment une enquête pour "maltraitance institutionnelle". L’image de l’entreprise s’en trouve aujourd’hui dégradée. Pourquoi avoir accepté ce poste de DRH ?

Fanny Barbier : J’étais régulièrement contactée par des cabinets de recrutement mais je ne cherchais pas vraiment à reprendre un poste de DRH. Précédemment j’ai déjà été DRH, notamment au sein du groupe Suez, puis j’ai créé un cabinet de conseil où je me sentais très bien. Lorsque j’ai été contactée pour le poste de DRH chez Orpéa, compte tenu du contexte, cela m’a interpellée.

En effet, avant la publication du livre de Victor Castanet, je ne connaissais pas Orpéa. J’ai demandé une période de réflexion de dix jours afin d’effectuer un travail de recherche. J’ai notamment écouté les auditions des dirigeants de l’époque qui se sont tenues à l’Assemblée nationale. Puis, j’ai rappelé le cabinet en leur disant que tout dépendrait du dirigeant, du projet et de la mission qui me seraient confiés. J’ai rencontré Laurent Guillot, qui est aujourd’hui directeur général, à quatre reprises. Il m’a convaincue de sa volonté de refonder l’entreprise. Je me suis dit que je ne pouvais pas refuser ce poste. J’ai accepté pour deux raisons : chez Orpéa, il y a tout à réinventer, et je connaissais déjà les problématiques existantes dans le domaine de la santé de par ma famille (ma sœur travaille dans ce domaine). Il s’agit d’un engagement guidé par le sens et la conviction.

Aujourd’hui, j’ai une double casquette de DRH groupe et France. Orpéa, ce sont 72 000 collaborateurs dans le monde dont il faut prendre soin, ils le méritent, lesquels prennent soin quotidiennement des résidents et des patients. Tout le comité exécutif est en marche pour entreprendre le travail qui nous attend.

AEF info : Le plan de refondation a été présenté le 15 novembre 2022 (lire sur AEF info). Il comprend un pan RH important et les enjeux sont nombreux. Quels sont-ils et quel est celui sur lequel vous travaillerez en priorité ?

Fanny Barbier : Les chantiers sont nombreux. Orpéa compte 26 000 collaborateurs en France, avec 20 % de CDD, et un turnover de 25 %, c’est-à-dire qu’une personne sur quatre que l’entreprise recrute ne reste pas. Ce turnover désorganise les équipes.

C’est pourquoi l’un des premiers sujets sur lequel nous devons travailler, ce sont les ressources. C’est un problème structurel pour Orpéa, comme pour les autres acteurs du marché. Nous devons travailler sur la fierté d’appartenance et l’attractivité de nos métiers. Il y a, depuis l’épidémie de Covid-19, une crise de l’envie et de la motivation chez les candidats, y compris dans les hôpitaux publics et le secteur privé.

Faute de ressources, nous ne sommes pas toujours en mesure d’accueillir nos patients et résidents dans de bonnes conditions. Cette pénurie existe pour les aides-soignants, les infirmiers, les cuisiniers et les médecins. Il manque 15 000 postes en CDI dans le monde, dont 5 000 en France. Ce sont des postes aujourd’hui occupés par des vacataires et des CDD. Ce que nous voulons, c’est pérenniser et stabiliser les équipes, afin qu’elles travaillent autour d’un projet collectif d’établissement.

AEF info : Quels moyens comptez-vous mettre en œuvre pour recruter les salariés dont vous avez besoin ?

Fanny Barbier : Nous avons des atouts à faire valoir dans le domaine privé par rapport au secteur public. Une clinique, c’est environ 80 salariés, et un Ehpad, 60. Ce sont de petites structures autonomes dans lesquelles on peut développer un projet collectif, envisager des plannings de travail de manière plus flexible, travailler au bien-être de nos collaborateurs et à la politique salariale.

Pour sourcer nos candidatures, nous avons lancé une campagne de recrutement au mois de septembre 2022, et nous allons également travailler sur un plan de cooptation ouvert à l’ensemble des postes, et ce dès le 5 décembre. Plutôt que de payer des cabinets de recrutement, ce sont nos collaborateurs, les meilleurs ambassadeurs, qui pourront nous recommander des candidats, avec des primes à la clé.

Au sein de l’équipe RH, nous aurons en parallèle des chargés de recrutement au niveau local. Ils seront en contact avec les DRH opérationnels, qui seront en lien avec les missions locales et les forums d’emploi.

AEF info : L’image de l’entreprise a été dégradée. Comment comptez-vous donner envie aux candidats de postuler chez vous ?

Fanny Barbier : Nous travaillons, bien sûr sur notre promesse employeur. En janvier 2023, nous diffuserons un kit de communication à nos collaborateurs et aux opérationnels. Nous travaillons également sur une grille de salaires plus attractive et la fidélisation des collaborateurs, avec par exemple de nouvelles garanties pour notre mutuelle. Nous avons constaté qu’elle était peu protectrice, surtout pour les non-cadres. Leur travail consiste à s’occuper de nos résidents et patients, nous nous devons de prendre également soin d’eux dans une logique de symétrie des attentions.

Parmi les autres leviers que nous souhaitons activer au-delà de la rémunération, le cadre de travail doit trouver toute sa place. La qualité de vie au travail doit primer, et nous avons différentes initiatives comme les changements d’organisation et de plannings qui permettent de soulager les soignants. En Italie par exemple, le groupe teste une répartition des soins apportés aux patients sur toute la journée au lieu de la matinée, pour lisser la charge de travail. En parallèle, les établissements vont pouvoir porter des initiatives sur la base du volontariat et nous ferons un bilan au bout de trois mois pour estimer si nous pouvons généraliser les idées locales.

Enfin, nous voulons investir dans la formation pour donner de la visibilité à nos salariés sur les possibilités d’évolution de carrière. Comment passer d’aide-soignante à infirmière, puis à cadre soignant ? Il y a pour cela peu de parcours certifiants. Prenons l’exemple de nos auxiliaires de vie "faisant fonction" d’aides-soignantes. Elles n’ont pas le diplôme, mais elles sont encadrées par une aide-soignante pour exercer les mêmes tâches que ces dernières. Pour qu’elles accèdent au métier, nous mettons en place un parcours grâce aux leviers de la VAE et du dispositif Pro A. 1 000 parcours de ce type seront proposés en France. En totalité, 10 millions d’euros seront consacrés à la politique formation en 2023 en France.

AEF info : Concernant la politique salariale, quelles sont les échéances ? Comment va se structurer le dialogue social chez Orpéa ?

Fanny Barbier : Chez Orpéa, il n’y a pas eu de négociation annuelle obligatoire depuis 15 ans. Cela veut aussi dire pas d’augmentations générales sur cette période. La négociation de branche en cours va permettre une refonte des classifications. Parallèlement, les partenaires sociaux sont en train de négocier un accord pour revoir les salaires minima de branche et nous nous y inscrirons.

Nous avons l’ambition de mener des négociations dans divers domaines. Toutefois, les élections professionnelles ont été annulées pour manque de neutralité. Nous attendrons donc que les représentants du personnel soient élus avant de lancer des discussions sur les salaires, la mutuelle, la parentalité, ou encore les conditions de travail.

Nous voulons aussi redynamiser le dialogue social. Avant, chez Orpéa, il n’y avait qu’un CSE central. Nous voudrions mettre en place des instances locales capables de travailler en proximité en fonction des préoccupations des salariés. Tout cela sera possible à partir du début de l’année 2023.

AEF info : L’un des reproches formulés lors des révélations sur les dysfonctionnements organisationnels chez Orpéa était justement cette centralisation, les directeurs d’établissements n’ayant aucune marge de manœuvre pour recruter ni augmenter leurs salariés. Comment allez-vous changer les choses ?

Fanny Barbier : Les ressources humaines étaient mal positionnées. Paie, gestion du recrutement et des contrats… la fonction était concentrée sur la partie administrative, et pas du tout sur le développement des collaborateurs. Ce que nous allons faire, c’est d’abord étoffer les fonctions régaliennes et les équipes formation et positionner les sujets stratégiques dans un équilibre entre central et local.

Auparavant par exemple, il n’y avait aucun représentant RH en local. Personne pour veiller au climat social et aucune discussion avec les partenaires sociaux. À part le directeur d’établissement, il n’y avait aucun interlocuteur. Aujourd’hui, nous aurons des DRH régionaux, travaillant en collaboration avec les directeurs régionaux. Ils seront garants de la politique RH, avec un RRH et un chargé de recrutement en lien avec les futurs CSE locaux une fois que les élections pourront être organisées.

Tout se passera donc en local, en lien avec le central, sauf pour les médecins et les cadres de santé, afin de multiplier le potentiel de candidatures. Nous travaillons aussi beaucoup sur les missions et les rôles du directeur d’établissement. Nous allons les accompagner pour manager leurs équipes et prendre soin des résidents, patients et salariés. Ils seront assistés d’un contrôleur de gestion en régions, pour les soulager dans les tâches administratives. En tout, nous allons recruter en France 30 personnes pour la paie, 30 autres pour les responsabilités régionales, et 20 au niveau central.

AEF info : Un dernier sujet d’importance pour votre secteur est celui des conditions de travail, comprenant la santé physique et mentale des salariés. Comment allez-vous travailler pour les améliorer ?

Fanny Barbier : Nous voulons d’abord agir sur les accidents du travail. Ces derniers surviennent notamment lors des manipulations des personnes dépendantes par le personnel soignant, des chutes, et en raison d’une surcharge de travail. Pour y remédier, nous avons recruté un directeur santé et sécurité qui porte tout comme moi une casquette France et groupe. Un poste qui n’existait pas auparavant. De plus, nous allons suivre le taux de fréquence des accidents et leur gravité, ce qui n’était pas non plus fait précédemment. Ils avaient bien sûr des chiffres issus du document unique de prévention des risques, mais il ne s’agissait que d’une démarche d’enregistrement, pas d’un indicateur de suivi.

Notre objectif se résume en une phrase : comment prendre aussi bien soin de nos collaborateurs, qu’ils s’occupent de nos patients et résidents ? Cela veut dire travailler sur les postes de travail, l’ergonomie, les équipements mais aussi veiller à la bonne et régulière utilisation de ces derniers.

Sur la santé mentale, nous voulons être à l’écoute. Nous mettrons en place un service d’écoute avec des psychologues et des assistantes sociales qui prendront en charge les demandes des salariés. La santé-sécurité est un pilier central de notre activité, car il est inadmissible qu’un collaborateur se blesse au travail ou qu’il soit affecté dans son intégrité psychique. Nos métiers engagent autrement que dans d’autres secteurs et les risques psychosociaux se révèlent plus importants. Nous allons y travailler.

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Evelyne Orman, journaliste