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Dix ans de la Satt Sud-Est : "Le modèle a fait ses preuves" et nous "visons l’équilibre dès 2025" (Laurent Baly, président)

"La Satt Sud-Est a pris des engagements qu’elle n’a eu de cesse de dépasser", déclare à AEF info Laurent Baly, président de la Satt Sud-Est, qui célèbre ses dix ans jeudi 24 novembre 2022. "Nous sommes fiers d’avoir contribué à créer de la valeur sur ce territoire", confie-t-il, estimant que "le modèle a fait ses preuves" et visant "un équilibre financier pérenne" dès 2025. Laurent Baly identifie plusieurs enjeux, notamment "améliorer" le transfert de technologie vers les start-up du numérique et "renforcer la coordination" avec les autres acteurs, en particulier pour contribuer aux stratégies nationales d’innovation de France 2030 et "donner une visibilité nationale" aux stratégies locales d’innovation des établissements. La Satt Sud-Est veut aussi "faire encore mieux" dans la convergence entre recherche académique et tissu industriel local et créé un programme "jeunes docteurs".

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Laurent Baly, président de la Satt Sud-Est et du réseau des Satt. Droits réservés - DR

AEF info : Pouvez-vous revenir sur le chemin parcouru par la Satt Sud-Est en dix ans ?

Laurent Baly : Dix ans, c’est la durée d’un cycle d’apprentissage. Ce cycle a été rythmé par les financements du PIA, et la montée en puissance des Satt, chacune asseyant un modèle adapté à son territoire. Après une période d’installation et de mise à l’échelle qui a duré jusqu’en 2015, la Satt Sud-Est a pris des engagements qu’elle n’a eu de cesse de dépasser chaque année, tant du point de vue des résultats que de l’efficience opérationnelle, c’est-à-dire avec des moyens toujours plus contrôlés.

Dans ce temps d’apprentissage, les Satt se sont fait connaître et reconnaître par les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, qui les ont créées, de manière réussie sur ce territoire puisque nous avons aujourd’hui de vraies habitudes de travail régulier avec plus de 40 % de leurs laboratoires, notamment en santé, un domaine qui représente 60 % de notre activité. Certes, il y a encore du terrain à conquérir, mais il ne faut pas oublier que la Satt, c’est seulement 40 salariés, parmi lesquels 14 sont chargés de rencontrer les 10 000 chercheurs et doctorants des régions Paca et Corse. Cela offre de belles opportunités de détection pour les années à venir.

AEF info : Le modèle de la Satt Sud-Est a-t-il fait ses preuves ?

 

"37 % des titres de propriété industrielle seront valorisés et quatre technologies sur dix accompagnées par la Satt trouveront leur marché."

 

Laurent Baly : La Satt Sud-Est s’est inscrite dans une stratégie de long terme, qui vise à créer de la valeur durable et de l’attractivité. Les résultats à dix ans montrent que le modèle a fait ses preuves : 1 021 déclarations d’invention déposées - sachant que nous sommes très sélectifs -, qui ont conduit à 615 actifs de propriété industrielle, dont 407 brevets et 218 maturations financées par la Satt, 70 start-up créées qui ont levé 308 millions d’euros et plus de 500 personnes recrutées dans ces start-up. Une vingtaine de maturations par an, c’est plutôt un beau résultat.

C’est à cette étape que nous apportons du financement, afin de mettre à l’échelle la technologie et lui permettre de se diffuser dans le monde socio-économique. 37 % des titres de propriété industrielle seront valorisés et quatre technologies sur dix accompagnées par la Satt trouveront leur marché. Nous sommes fiers d’avoir contribué à créer de la valeur sur ce territoire, avec un véritable impact, sur le plan économique mais aussi social. C’est le cas par exemple quand le transfert de technologie alimente un projet de valorisation de culture scientifique sur le cerveau pour des enfants, ou de prise d’escalade instrumentée visant à aller chercher des médailles aux JO.

AEF info : Depuis 2020, vous mettez l’accent sur l’adaptation de votre offre de transfert à destination des start-up, en particulier de la deep tech. Pour quels résultats ?

Laurent Baly : Même si la Satt Sud-Est a diversifié son modèle et adapté son offre en fonction de la taille et de la nature de l’entreprise partenaire, nous devons encore améliorer le transfert de technologie à destination des start-up, particulièrement dans le numérique où nous pouvons gagner du temps, apporter de l’agilité dans la relation partenariale et développer un modèle de relation plus adapté aux besoins des start-up. Plus largement, depuis dix ans, nous contribuons au transfert de technologies deep tech suivant cinq axes stratégiques prioritaires : santé et technologies du vivant ; société de l’information connectée ; procédés industriels ; culture, patrimoine et humanités numériques ; environnement, énergie et territoires. Mais nous avons intensifié notre action depuis 2020, notamment par une offre privilégiant la co-maturation, c’est-à-dire notre capacité à trouver le partenaire industriel avant la maturation, ce qui permet un développement de la technologie plus proche du marché et des attentes des entreprises à qui nous concédons les titres de PI. Sous l’impulsion du programme France 2030, nous nous focalisons désormais prioritairement sur les dix objectifs nationaux répondant aux grands défis de notre temps.

AEF info : Ressentez-vous une pression à la rentabilité ?

Laurent Baly : La question n’est plus celle-ci, et ce depuis longtemps. Le sujet est d’atteindre l’équilibre financier pérenne de la structure, tout en sanctuarisant les montants consacrés à la maturation et à la propriété industrielle. Nous devrions y être en 2025, même si l’évolution des enjeux stratégiques dans le cadre de France 2030 et les différents appels à projets qui en découlent créent un peu d’incertitude. Mais je suis confiant, nos résultats sont toujours croissants et nos budgets toujours plus maîtrisés.

 

"Aujourd’hui la pression est avant tout à développer la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir, par l’innovation, dans des délais contraints et sur des enjeux de souveraineté nationale."

 

Depuis 10 ans, le financement des Satt a permis de professionnaliser la filière du transfert de technologie sur l’ensemble du territoire national et de faire émerger, protéger et transférer des innovations vers le monde socio-économique, avec un investissement annuel de l’ordre de 0,2 % de la dépense intérieure de R&D en France. Il faut aussi rappeler que les Satt ont mis en place des indicateurs précis et prennent des engagements sur leurs résultats et rendent systématiquement des comptes à leurs administrateurs toujours plus exigeants dans les ambitions et les attentes. Aujourd’hui la pression est avant tout à développer la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir, par l’innovation, dans des délais contraints et sur des enjeux de souveraineté nationale. C’est ce que nous nous appliquons à faire à la Satt Sud-Est.

AEF info : Que va faire la Satt Sud-Est du financement reçu dans le cadre de l’appel à projets "Accélération des Satt" - dont vous n’avez pas communiqué le montant ?

Laurent Baly : C’est le dernier volet du PIA qui doit nous aider à nous transformer pour être au rendez-vous des prochains appels à projets France 2030 et PUI (pôles universitaires d’innovation) notamment. C’est un appel à projets dans la continuité des précédents, permettant à chaque Satt avant tout de financer de nouveaux programmes de maturation, de maintenir les titres de PI et de mettre en œuvre un programme en lien avec les stratégies d’innovation de ses établissements actionnaires. Avec par ailleurs une nouveauté : les 20 M€ consacrés à la mutualisation entre Satt, qui marque leur entrée dans un deuxième cycle. À présent que chacune a établi son modèle territorial, nous allons mutualiser ce qui peut l’être, chaque Satt portant une action en particulier. Par exemple, pour ce qui concerne la Satt Sud-Est, nous allons travailler sur l’efficience opérationnelle, avec un tour de France qui commencera dès le début de l’année prochaine en vue d’identifier les bonnes pratiques et les modèles de performances de chaque Satt et qui conduira à terme de faire converger certaines pratiques.

AEF info : Dans le rapport annuel de 2017 qui célébrait les cinq ans de la Satt Sud-Est, vous releviez notamment deux défis : la rendre plus attractive aux yeux des industriels et renforcer son impact territorial. Qu’en est-il cinq ans plus tard ?

Laurent Baly : Même s’il y a encore du travail, nous avons progressé avec les industriels. Nous avons été actifs auprès des French Tech locales. Nous avons renoué des liens étroits avec plusieurs pôles de compétitivité, qui nous offrent une bonne visibilité auprès des entreprises membres. Nous nous sommes aussi fortement rapprochés des unions patronales et nous allons signer un partenariat avec les CCI. Aujourd’hui, 80 % de notre activité de maturation se fait conjointement avec un partenaire industriel identifié dès le début de la maturation. C’est toujours la Satt qui prend le risque, mais la co-maturation permet de s’assurer à chaque étape que la technologie développée correspond bien au besoin du marché.

 

"Aujourd’hui, 80 % de notre activité de maturation se fait conjointement avec un partenaire industriel identifié dès le début de la maturation."

 

Nous avons aussi su relever le défi de l’impact territorial. Notre taux de couverture des laboratoires est satisfaisant et en progression constante, avec une grande régularité pour beaucoup d’entre eux. Nous avons maintenu notre implantation sur Nice et créé une présence en Corse, où nous avons considérablement renforcé le volume de formation dispensée aux chercheurs et aux étudiants. Nous avons aussi appris à nous connaître avec les autres acteurs du transfert de technologie, en particulier avec Inserm Transfert et CNRS innovation. Nous nous réunissons régulièrement au sein d’un comité tripartite pour partager les technologies identifiées. De même, nous sommes pleinement intégrés dans les comités de valorisation des universités. Nous avons aussi passé des accords avec tous les incubateurs, afin d’assurer un continuum dans le parcours de l’innovation.

L’enjeu qui prévaut à présent porte sur la coordination de tous ces dispositifs, afin, à la fois, d’accélérer l’arrivée sur le marché de nouvelles technologies, de faire des économies en matière de dépenses publiques, et d’accompagner les stratégies locales d’innovation des établissements et leur donner une visibilité nationale sur les thèmes des stratégies nationales d’accélération définies par le gouvernement dans le cadre du plan France 2030. C’est dans cette perspective que nous allons nous coordonner avec les autres acteurs de l’innovation et les établissements publics de recherche du territoire afin de répondre à l’appel à projets des PUI. Les projets seront portés par les universités candidates, et la Satt Sud-Est en sera un des acteurs majeurs dans sa mission de protection intellectuelle et de réalisation du transfert de technologie.

AEF info : Dans sa nouvelle feuille de route, le réseau des Satt, dont vous avez repris la présidence, les positionne comme "l’acteur principal de proximité dans l’exécution du plan France 2030". En Paca et en Corse, comment comptez-vous aider plus encore les établissements de la recherche publique à mettre sur le marché des innovations répondant aux grands défis visés par le plan ?

Laurent Baly : Parce qu’elles financent la maturation, les Satt ont naturellement pour rôle de mettre l’intensité d’action sur les filières des stratégies nationales d’accélération du plan France 2030. Pour le moment, elles sont au nombre de 18 et la Satt Sud-Est contribuera à 14 d’entre elles, en premier lieu la santé et les biotechnologies, deux secteurs sur lesquels nous sommes de gros acteurs. Nous avons notamment répondu à l’AAP "Prématuration-maturation" avec d’autres opérateurs du transfert de technologie, certains de nos établissements actionnaires et notamment les deux idex de la région Paca afin de faire ressortir nos meilleures innovations. Encore une fois, nous voulons montrer que nous créons de la valeur sur le territoire.

AEF info : Dix ans plus tard, la Satt Sud-Est est-elle parvenue à un niveau satisfaisant de convergence entre la recherche académique et le tissu industriel local ?

Laurent Baly : Oui, mais ce n’est pas suffisant et nous pouvons faire encore mieux dans les années à venir et je vous donne un exemple. D’un côté, la très grande majorité des entreprises du territoire sont des TPE et des PME. Très peu possèdent une R&D en propre. Même les ETI ne disposent pas toujours d’une R&D. Leurs ingénieurs sont très accaparés par des problématiques de développement, de bureau d’études, d’approvisionnement et de production, et font peu d’innovations technologiques. Il y a donc un vrai déficit de recherche et innovation dans toutes ces entreprises, ou une frilosité à se tourner vers les chercheurs. De l’autre côté, plus de 400 docteurs sont diplômés chaque année sur notre territoire. À cinq ans, quatre sur dix ne seront plus sur leur spécialité et ne feront plus de R&D.

Face à ce constat, avec deux de nos actionnaires, Aix-Marseille université et Avignon université, et le cabinet Ioda Consulting, nous créons un programme, "Les Docs du Sud", qui va diagnostiquer les besoins en R&D de ces entreprises, définir un programme d’innovation technologique et identifier les jeunes docteurs capables d’y répondre. Nous le recruterons en CDD le temps du programme, permettant ainsi au jeune docteur de s’acculturer à l’entreprise et à celle-ci de créer sa filière R&D avec un collaborateur compétent et accompagné, puis de le recruter en CDI au terme de la première expérience tout en bénéficiant des avantages et dispositifs d’aides de l’État à l’embauche des jeunes chercheurs. Nous visons une dizaine de recrutements par an. Cela peut sembler peu, mais ce sont ces dix personnes qui développeront les innovations d’entreprises locales en nouant des collaborations resserrées avec leurs universités d’origine.

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Marie-Pierre Vega, journaliste