Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

CY Cergy Paris université est "plus visible, mieux respectée, notamment sur la réputation de sa recherche" (F. Germinet)

François Germinet dresse le bilan de son action, après une décennie de mandats, à la tête de l’université Cergy-Pontoise puis de l’EPE CY Cergy Paris université, et à quelques semaines de son arrivée au SGPI (lire ici), dans un entretien à AEF info, le 8 novembre 2022. L’élection de son successeur à la présidence de CY aura lieu le 18 janvier, précise-t-il. Pour lui, l’établissement Cergy-Pontain autrefois considéré comme "une gentille petite université de banlieue, concentrée sur le 1er cycle", est devenu "plus visible et respecté", notamment sur la "réputation" de sa recherche. Être lauréat de plusieurs appels à projets a aidé, notamment pour mobiliser des "crédits d’impulsions" destinés à transformer ou créer des formations, tout en développant les ressources propres. Autre sujet évoqué : l’international et l’acquisition par l’EPE d’un ancien campus de l’école de design Strate, à Singapour.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoi du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

François Germinet, président de CY Cergy Paris université. Droits réservés - DR - C. Jacquet

AEF info : Quand allez-vous quitter la présidence de CY Cergy Paris université pour prendre vos fonctions au SGPI et comment vont s'organiser les élections pour votre successeur ?

François Germinet : J'ai annoncé ma future démission aux équipes le 7 novembre et prendrai mes fonctions au SGPI le 1er janvier prochain. Le conseil électoral de l'université aura lieu le 18 janvier 2023, pour élire mon successeur. Il y aura donc un temps de battement d’une quinzaine de jours entre mon départ et l’arrivée d’un nouveau président. Une courte période d’administration provisoire sera désignée par le ministère et le rectorat. Les candidatures sont ouvertes du 9 au 23 novembre. Je sais qu’un membre de mon équipe, un vice-président, prépare sa candidature. Comme le prévoient les statuts de l’EPE, cette présidence sera assurée pour deux ans, ce qui correspond à la fin de mon mandat et à celui des instances centrales. Ensuite, une nouvelle élection aura lieu début 2025.

AEF info : Votre départ va-t-il avoir des conséquences sur le calendrier de sortie de l’EPE et l’atterrissage sur le statut de grand établissement, sachant que vous prévoyiez initialement une adoption du décret en janvier 2023 et une sortie de l’expérimentation d’ici mars de la même année ? En outre, envisagez-vous d’autres modifications hormis celles portant sur le directoire ou encore le rôle du conseil de site et du conseil d’établissement (lire sur AEF info) ?

François Germinet : Peut-être y aura-t-il un décalage d’un mois à cause de l’élection à la présidence de CY. Le décret pourrait être voté par les instances en mars, avec un objectif de sortie de l’expérimentation au printemps. Mais tout cela ne se déclenchera qu’après la réception de l’évaluation du HCERES, qui devrait sortir début décembre. Le mois de janvier va ensuite être occupé par l’élection à la présidence.

Les modifications envisagées sur nos statuts sont légères et surtout de nature à clarifier l’existant. Nous souhaitons aussi poursuivre la décentralisation de la responsabilité du pilotage de l’offre de formation dans les composantes ou regroupements de composantes, chose que nous avions déjà commencé à faire en posant les premiers jalons dans les statuts de l’EPE.

En revanche, nous nous interrogeons sur la possibilité que l’INSHEA devienne établissement-composante de l’EPE à l’occasion de la publication du décret, et non pas après.

 

"Avec CY Alliance, notre université est clairement cheffe de file de la politique de site."

 


AEF info : Quel bilan tirez-vous de la mise en œuvre de l’EPE de Cergy, résultat de la fusion entre l’UCP et l’Eisti ?

François Germinet : L’EPE a fait ce qu’on attendait de lui : clarifier la gouvernance du site en supprimant la Comue et en ayant un conseil de site qui fonctionne bien, même si pour une personne extérieure, ce fonctionnement peut paraître peu habituel : nous sommes une université de site ! Avec CY Alliance, notre université est clairement cheffe de file de la politique de site, avec un rôle parfois d’impulsion, de coordination ou encore de facilitateur d’échanges.

L’EPE a aussi apporté une nouvelle marque, "CY", qui constitue un marqueur fort et une signature sonore originale. Petit à petit, nous avons capitalisé sur cette marque pour mieux présenter notre offre, notamment auprès des entreprises : CY Transport (lire sur AEF info), CY Tech, CY école de design, nous essayons de développer CY Forensic School…

Nous avions aussi comme objectif de créer des espaces de coordination entre les premiers cycles, cela a été fait avec CY Sup. Et pour les espaces de coordination entre la recherche et les 2e et 3e cycles, nous les avons thématisés en cinq pôles, les niveaux "graduate" : l’Essec pour la partie management, CY Tech, Arts et Humanité, Éducation, et Droit et Sciences politiques. Nous avons laissé à chacun de ces pôles le soin de constituer les espaces de coordinations pertinents pour eux, mais sans se substituer aux composantes.

Pendant les années Covid, nous avons aussi déployé, à large échelle, des actions de solidarités et sociales (paniers repas, dons d’ordinateurs…) qui n’étaient initialement pas prévues dans l’EPE.

AEF info : Votre positionnement "public-privé" est assez unique dans le paysage français. Comment est-ce perçu ?

François Germinet : C’est vrai que nous avons essayé peut-être tous les rapports "public-privé" possible. L’Essec a été intégrée à la gouvernance de l’université, avec la création d’un directoire conjoint pour garantir une stratégie commune, notamment sur l’isite (lire sur AEF info). Et nous avons réalisé ensemble plus de choses que ce qui était prévu initialement, comme le Bachelor Act (lire sur AEF info) ou une feuille de route sur la transition. 

L’Eisti est entrée dans l’université en se rapprochant de la faculté des sciences et techniques et de la faculté d’économie-gestion. L’ensemble est devenu CY Tech, une grande école d’ingénierie, d’économie et de design. Cela a notamment permis à l’établissement de gagner des places dans les classements des écoles d’ingénieurs et de passer de 350 étudiants à 800, avec l’objectif d’arriver à 1 000 en 2025, le tout en baissant les droits d’inscriptions (de 7 500 euros à 3 500 euros). De plus, nos masters et laboratoires de recherche commencent à bénéficier de l’effet "école d’ingénieurs". Enfin, CY Tech renforce la pédagogie par projet, notamment avec l’incubation de CY école de design (lire sur AEF info). Tout cela était mentionné dans les objectifs de l’isite et nous l’avons fait.

L’Ileps et l’EPSS sont quant à eux devenus établissements-composantes. Et des écoles, restées extérieures, sont aussi associées. En presque trois ans d’exercice, j’ai la sensation que ce positionnement public-privé est plutôt un "non-sujet", d’autant que c’est notre réalité de terrain depuis plus de 15 ans. Ça n’a pas été une problématique à l’époque du démarrage de l’EPE et cela l’est encore moins aujourd’hui.

 

"Cergy était considérée comme une gentille petite université de banlieue, concentrée sur le 1er cycle. Aujourd’hui, c’est différent."

 


AEF info : À l’issue de vos mandats, quel regard portez-vous l’image de l’université, aussi bien au niveau national qu’international ?

François Germinet : La matière était là, le potentiel aussi et j’ai fait fructifier le travail de mes prédécesseurs. Développer l’attractivité et la respectabilité de la "marque CY" demande beaucoup de temps, mais j’ai l’impression qu’on nous prend plus au sérieux aujourd’hui qu’hier. Nous sommes plus visibles, mieux respectés, notamment sur la réputation de notre recherche.

Cergy était considérée comme une gentille petite université de banlieue, concentrée sur le 1er cycle. Aujourd’hui, c’est différent : en 2013, nous avions 14 000 étudiants, aujourd’hui ils sont 26 000 et 38 000 en comptant l’Essec. Il y a 5-6 ans, nous étions à 80 % de 1er cycle issus de publics de proximité (Val-d’Oise et départements limitrophes) et sur les niveaux master, c’était 50 % au niveau national et pour les doctorats, 50 % de public international. Il s’agissait donc de publics assez variés et cela s’est encore diversifié : les filières Sciences Po, ingénieurs et design attirent sur l’ensemble de la France.

Et si le Covid ne nous a pas aidés pour développer l’international, nous comptons bien accroître le nombre d’étudiants internationaux dans nos formations. L’alliance européenne dans laquelle nous sommes, Eutopia, nous amène des profils d’étudiants que nous n’avions pas avant, notamment en doctorat et post-doctorat. Un axe de développement des formations en double-diplôme, ou des jeunes qui viennent en recherche chez nous, est également réalisé avec l’Afrique (Cameroun, Maurice et Sénégal). En Asie, nous sommes principalement sur la Chine, avec 700 étudiants chinois de ZUST (université des sciences et technologies du Zhejiang) en licence et master. Et nous sommes en train de déposer un institut franco-chinois, avec l’idée d’en faire une composante à part entière au sein de notre partenaire chinois.

 

"Il me semble que nous sommes la numéro deux derrière Dauphine en termes de ressources propres dans les budgets."

 


AEF info : Le développement des ressources propres des universités est l’un des dossiers importants portés par le nouveau MESR. Comment se positionne CY Cergy Paris université sur ce sujet ?

François Germinet : Il me semble que nous sommes la numéro deux derrière Dauphine en termes de ressources propres dans les budgets : 80 millions d’euros de ressources propres, c’est-à-dire hors subvention pour charge de service public, sur un budget de 220 millions d’euros en 2023, soit 36 %. Nous avons beaucoup développé l’apprentissage, il y a aussi les droits de l’école d’ingénieurs, les PIA, les projets européens… De plus, nous avons financé l’augmentation de l’activité de l’université par les ressources propres. Nous avons par ailleurs répondu au récent appel à projets ASDESR, sur un programme de formation continue (lire sur AEF info).

AEF info : Justement, vous avez été lauréat de beaucoup d’appels à projets et d’AMI des derniers PIA (DemoES, EUR, NCU, CMQ, Excellences…). Mais il s’agit de financements temporaires. Comment allez-vous maintenir cet équilibre économique ?

François Germinet : Beaucoup de nos PIA sont des crédits d’impulsions, donc ils permettent soit de transformer une formation (la numériser, adopter la pédagogie par projet, l’adapter en fonction des enjeux de la transition…) ; soit d’ouvrir de nouvelles formations et à ce moment-là, il y a un modèle économique avec un autofinancement sur le long terme par l’apprentissage, un mastère spécialisé, la formation continue. Ou encore, dans les filières ingénieurs, des droits plus élevés à l’international. L’isite nous permet aussi de pérenniser 9 millions d’euros, dont 75 % sont orientés recherche. Nous avons également des crédits d’impulsion pour développer l’international, comme nous le faisons par ailleurs en rachetant un ancien campus de l’école de design Strate à Singapour.

AEF info : En quoi consiste ce rachat de locaux à Singapour ?

François Germinet : Nous avons acquis durant l’été dernier un peu plus de 200 m2 de locaux dans la cité nationale du design à Singapour. Strate avait développé une entité avec une personne sur place – que nous avons reprise – qui avait commencé à bien œuvrer au sein de l’écosystème. Dans son repositionnement, Strate ne souhaitait plus continuer. Donc nous nous sommes arrangés avec eux pour récupérer les locaux pour un dollar singapourien symbolique, ainsi que les frais de location sur la fin du bail.

L’idée est de développer, sur place, de la formation continue et un peu de formation initiale de niveau master, pour des personnes originaires de Singapour et plus globalement de la zone Asie. Nous l’avons nommé "CY Asia", c’est en cours de validation par le régulateur singapourien. Ce sera une société privée dont l’université sera le seul actionnaire. L’argent public français ne sert pas à financer des formations à Singapour donc elles devront s’autofinancer et seront à un coût calqué sur le prix du marché singapourien. Nous sommes aussi en train de renouveler les labels de formation auprès des instances singapouriennes. Par ailleurs, des étudiants de Grenoble école de management sont venus durant l’été pour faire un stage autour du design et des politiques d’innovation.

Mais notre but n’est pas de gagner de l’argent à l’étranger pour le ramener dans une holding qui serait CY Cergy Paris université. Notre but est déjà que ces formations s’autofinancent, créent de la mobilité, du brassage et de la visibilité sur nos propres diplômes sur Cergy, ainsi que du lien avec des talents pour qu’ils viennent travailler chez nous.

AEF info : Y a-t-il un projet que vous n’avez pas pu mener à bien à Cergy ?

François Germinet : J’aurais bien aimé mener le projet du doctorat en apprentissage. Je pense que nous y arriverons un jour, maintenant que les obstacles juridiques sont levés.

Je pense aussi que le plus dur reste à faire : la transformation de l’université face aux enjeux de la transition. Nous avons commencé avec la définition d’une feuille de route de la transition, le développement du Sulitest dont nous sommes co-actionnaire (lire sur AEF info), nous avons voté les accords de Grenoble et travaillons avec le campus de la transition, la Fresque du climat, le Cerema, le Learning planet institute de François Taddeï… Nous faisons ce que nous pouvons pour transformer notre offre, intégrer la dimension de la transition à tous les niveaux de la formation. Et ce, avant que l’on nous impose de nous adapter à ces enjeux. Maintenant, la question est : qu’est-ce que l’université à l’ère de l’anthropocène ? Il faut l’inventer !

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Camille Cordonnier, journaliste