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Transition écologique : six mois après la publication du rapport Jouzel, quel chemin reste-t-il à parcourir ?

Six mois après la publication du rapport sur la formation à la transition écologique, un séminaire organisé par le ministère de l’ESR, le 20 octobre 2022 à Bordeaux, fait le point sur la mise en œuvre des recommandations. Les rapporteurs Jean Jouzel et Luc Abbadie reviennent sur les actions à mettre en place pour passer à l’échelle et répondre à la demande des étudiants. De son côté, Magali Reghezza-Zitt, membre du Haut Conseil pour le climat, propose d’adapter toutes les formations à la nouvelle donne du changement climatique. Elle met aussi en avant le rôle des SHS dans cette transformation.

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Luc Abbadie, Magali Reghezza-Zitt et Jean Jouzel, lors du séminaire organisé par le MESR, le 20 octobre 2022 Droits réservés - DR

Six mois après la publication du rapport sur la formation à la transition écologique dans l’enseignement supérieur, conduit par le climatologue Jean Jouzel, où est en la mise en application des recommandations ? Les universités et grandes écoles ont-elles réussi à se saisir de ces grands enjeux ? Quel chemin reste-t-il encore à parcourir ? Le séminaire "Former à la transition écologique dans l’enseignement supérieur : défis et solutions", organisé par le MESR le 20 octobre 2022 à l’université de Bordeaux, fait le point sur la mise en œuvre opérationnelle des préconisations. À cette occasion, la ministre Sylvie Retailleau a annoncé des mesures pour généraliser la formation aux enjeux de la transition écologique.

Pour rappel, le rapport, publié en février 2022 (lire ici et ici), propose comme mesure phare d’agir sur le niveau bac+2, pour que tous les étudiants qui sortent après deux années d’études puissent être formés aux enjeux de la transition écologique. Le groupe de travail à l’origine du rapport recommande 6 ECTS minimum dédiés à ces thématiques. Les recommandations portent aussi sur la gouvernance de l’établissement et les moyens humains et pédagogiques (lire sur AEF info).

L’enjeu du rapport : l’adhésion de tous les établissements

Selon le climatologue Jean Jouzel, le rapport est arrivé à "point nommé", alors que les établissements se saisissaient de plus en plus des enjeux liés à la transition écologique, sous la pression des étudiants. L’enjeu du rapport était de faire "adhérer l’ensemble des établissements", tout "en respectant la liberté pédagogique", contextualise Jean Jouzel. "Nous considérons que la mission de notre groupe de travail se termine aujourd’hui, avec la mise en place de cette journée de lancement. Maintenant, c’est à vous de jouer !", lance-t-il aux représentants de l’ESR présents dans l’amphithéâtre.

"Les recommandations formulées sont à destination des autorités publiques, des établissements, des personnels et des apprenants. Si nous voulons réussir, c’est tous ensemble", insiste-t-il également.

Une politique de partenariats stabilisée

De son côté, Luc Abbadie, professeur à Sorbonne université et co-auteur du rapport, met en avant la pédagogie par l’action, "cruciale" pour répondre à la demande des étudiants. "Comment faisons-nous pour passer à l’action réelle ? Il ne s’agit pas de faire un stage, cela ne suffit pas. Il y a une urgence à mener une politique de partenariats stabilisée avec les représentants du monde du travail pour créer des occasions d’action avec des résultats maintenant", plaide-t-il. Compte tenu des compétences des étudiants, les partenaires, que ce soit des collectivités locales ou des entreprises, "seront gagnants car ils vont se positionner plus vite et plus efficacement dans ce monde futur", assure Luc Abbadie.

Mais la communauté universitaire est-elle prête à s’engager ? "Oui, à partir du moment où nous créons des conditions d’expression de la créativité", répond-il. L’université peut proposer des dispositifs qualitatifs, comme le fait Sorbonne université avec l’instauration d’une mineure sur la transition écologique (lire sur AEF info), et en cela répondre à la demande des étudiants les plus motivés. Ensuite, il faut se demander "comment monter en puissance", et pour cela, "il faut libérer du temps aux enseignants, simplifier leur tâche, et former ceux qui en ont envie".

La charge mentale ne doit pas reposer sur les étudiants et les enseignants

Quelle approche faut-il adopter pour former à la transition écologique ? Quelle est la meilleure stratégie pour transformer les formations ? Magali Reghezza-Zitt, géographe et membre du Haut Conseil pour le climat, partage sa vision. "Cela va paraître tarte à la crème mais nous ne mesurons pas à quel point déjà dans les universités, dans les UFR, dans l’ensemble des disciplines, il y a des compétences. Nous n’allons pas apprendre aux collègues à enseigner, à parler de cette transition", expose-t-elle dans un premier temps.

Cette révolution se fait grâce aux étudiants, "mais ils ne vont pas bien, l’éco-anxiété explose, et c’est très violent, pour nous, enseignants-chercheurs, car nous travaillons au quotidien avec ces jeunes", alerte Magali Reghezza-Zitt, qui reprend ensuite les propos de la présidente du Giec, Valérie Masson-Delmotte. "Ce n’est ni aux jeunes, ni aux chercheurs, ni aux enseignants-chercheurs de porter la charge mentale de ce qui est en train de se passer. En revanche, en tant qu’enseignants-chercheurs, nous avons le souci de la responsabilité, qui fait que nous sommes aussi une brique de cette transition", affirme-t-elle.

adapter les formations et partir de l’existant

Magali Reghezza-Zitt recommande d’abord de partir de l’existant : par exemple, en prenant davantage en compte les enseignements à la transition écologique présents dans les programmes du lycée. "Les élèves qui ont suivi ces formations arrivent à l’université. Il s’agit donc de construire des liens pour ne pas refaire ce qui a été fait", conseille-t-elle.

Ensuite, la question de la FTLV est "absolument essentielle", selon Magali Reghezza-Zitt, qui partage un point d’alerte. Les experts sont "sursollicités" par les médias, par les organismes de pouvoir, etc. "Nous sommes à plus de 200 conférences par an avec Valérie Masson-Delmotte, et nous le faisons bénévolement", illustre-t-elle. La géographe propose donc, d’une part, d’utiliser les outils mis à disposition pour donner du temps pédagogique aux enseignants, et d’autre part, de "former les formateurs" dans les Meef et tout au long de la vie.

En outre, Magali Reghezza-Zitt recommande, non pas de tout transformer, mais d’adapter les formations. "Nous faisons en réalité de la transition comme monsieur Jourdain faisait de la prose. Il ne s’agit donc pas de transformer un professeur de lettres classiques ou un professeur d’informatique en formateur de la transition. Ce que dit le Haut Conseil pour le climat, c’est que cette transition est partout. L’idée est donc d’adapter nos formations à cette donne du climat qui change", développe-t-elle.

Qui plus est, recommande-t-elle, il faut "arrêter de parler au futur" : "Le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, c’est maintenant. Nous sommes en train de semer les graines qui permettront à notre pays de relever le défi de cette transition", décrit-elle. Ces enjeux peuvent être déployés dans tous les sujets d’enseignement, par des études de cas, par d’autres formes pédagogiques, "en lien avec les sites et les bassins d’emploi", insiste Magali Reghezza-Zitt. Et de conclure : il s’agit "simplement de faire vivre une université, de faire vivre un projet pédagogique. En étant conscient que la règle du jeu a déjà changé".

Une expertise sur le social "encore trop faible"

Dans ce nouveau contexte, quel est le rôle des SHS ? Magali Reghezza-Zitt, qui est géographe, répond par une métaphore : "Nous devons aujourd’hui faire face à une maladie chronique avec laquelle nous allons devoir vivre. Le diagnostic est posé. Les thérapies existent et sont évaluées. Mais tout le problème, ce sont de les appliquer. Et pour cela, nous avons besoin d’une expertise sur le social. Or celle-ci est encore très faible", observe-t-elle.

Il existe un "mélange des genres entre la science, l’ingénierie et l’expertise. Tandis que les SHS sont cantonnées au supplément d’âme. Ou bien nous sommes les évaluateurs, nous faisons les inspecteurs des travaux finis", poursuit-elle. Or "nous avons besoin, comme dans les autres pays, d’un continuum qui va de la science à l’expertise puis à l’évaluation", défend-elle. Sans continuum affirmé, l’enseignant-chercheur doit alors assumer plusieurs missions, de l’enseignement à la recherche.

D’après la chercheuse, il est également "inadmissible que les docteurs en SHS ne trouvent pas de poste alors qu’ils ont les compétences requises pour accompagner cette transition".

Enfin, pour elle, "la grande difficulté est de rendre davantage visibles les compétences qui existent déjà. Les universités sont extraordinaires car ce sont des sites qui sont à la rencontre des besoins d’un territoire. […] Ce sont aussi des lieux physiques où l’on peut rendre visible la force de frappe", avec des personnes-ressources facilement identifiables, conclut Magali Reghezza-Zitt.

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Julie Lanique, journaliste