Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Dévolution du patrimoine : l’Insa Toulouse saisit l’occasion de l’échéance des baux de ses résidences universitaires

L’Insa Toulouse fait partie des huit établissements audités par l’IGÉSR dans le cadre de la troisième vague de dévolution du patrimoine immobilier. L’établissement qui avait commencé à se positionner dès 2017, a un dossier "atypique" avec la gestion de 1 400 logements sur son campus, explique Bertrand Raquet à AEF info, le 13 octobre 2022. Le directeur souhaite "trouver le meilleur modèle possible" combinant un critère social qui permette d’accueillir "toutes les diversités d’étudiants" avec une politique tarifaire "la plus juste possible" et de nouvelles modalités de gestion qui viendraient "en soutien" au patrimoine général de l’Insa. Si "toutes les options sont posées sur la table", l’établissement aimerait présenter deux des cinq scenarii chiffrés à son conseil d’administration "avant l’été 2023".

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoi du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Bertrand Raquet, directeur de l'Insa Toulouse. Droits réservés - DR - © Insa Toulouse

AEF info : Quels sont les éléments qui vous ont décidé à candidater à l’AMI du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la dévolution du patrimoine ?

Bertrand Raquet : Nous avions commencé à nous positionner en 2017 et ce dossier a été porté à la connaissance de l’État lors de la 2e vague. Mais, à l’époque, nous avions un modèle de projet d’établissement à affiner, avec un modèle économique qui n’était pas encore bien défini et des difficultés à recruter un agent comptable. Ce qui nous motive, c’est que nous avons un modèle Insa vraiment intégré. Nous considérons que les services aux étudiants doivent être présents sur notre campus et principalement notre capacité à les loger. Nous avons 1 400 logements sur notre campus avec deux modalités de gestion qui cohabitent. D’un côté, nous avons contractualisé des baux emphytéotiques de 30 à 35 ans avec Promologis et, de l’autre, un contrat d’affermage avec le Crous qui inclut la restauration et l’hôtellerie avec une résidence universitaire. Nous n’avons pas de difficultés avec le travail et le service rendu aux étudiants, ni par le Crous, ni par Promologis mais l’échéance prochaine des baux qui va s’échelonner de 2024 à 2030, nous amène à nous poser la question de ce que nous voulons.

AEF info : Quelles sont vos hypothèses de travail ?

Bertrand Raquet : Nous avons retenu cinq hypothèses de travail, avec des options très internalisées ou très externalisées. La difficulté est que ces hypothèses sont différentes selon que nous obtenions, ou pas, la dévolution du patrimoine. Nous avons besoin d’avancer plus précisément sur les options que nous pourrions retenir, en sachant qu’elles sont toutes posées sur la table. Il s’agit d’embarquer tous les partenaires. Il ne s’agit pas de les écarter a priori.

Nous sommes dans une phase ingrate car nous ne pouvons pas construire des modèles économiques sur cinq scenarii. Il y aurait trop de possibilités et d’incertitudes à prendre en compte. Un modèle très internalisé est possible car nous n’avons pas complètement perdu la culture de cette gestion. Aujourd’hui, nous avons quatre ingénieurs en charge du patrimoine. Nous avons restructuré le service et groupé différentes composantes dans un service dédié aux infrastructures de notre campus. Il regroupe la direction du patrimoine, la logistique et les ateliers au service du campus, l’accueil et les agents d’entretien. Mais l’échéance des baux emphytéotiques et de l’affermage qui s’étend de 2024 à 2030 complique le calcul des projections, notamment financières. L’autre possibilité repose sur un modèle très externalisé avec la création d’une société privée pilotée par la puissance publique. Cette structure serait l’opérateur de ces résidences pour le compte de l’Insa et aurait la capacité à emprunter pour assurer la rénovation, notamment thermique, des bâtiments. Il faut que nous ayons deux scenarii chiffrés à présenter à notre conseil d’administration avant l’été.



AEF info : Quels sont les points de vigilance sur lesquels porte votre attention ?

Bertrand Raquet : Nous voulons trouver le meilleur modèle possible en combinant deux critères. D’une part, nous voulons garantir un modèle social et accueillir toutes les diversités sur notre campus avec une priorité à l’accueil des étudiants de l’Insa, notamment notre communauté étrangère. Pour une école post-bac comme l’Insa, il y a une vraie appétence des néobacheliers et des familles à se loger sur le campus. Un tiers de nos étudiants en première année sont mineurs et nous priorisons les logements en faveur des premières années. Mais, pour cela, il faut que nous ayons la main, d’un point de vue politique, sur une politique tarifaire qui soit la plus juste possible. D’autre part, nous voulons examiner en quoi ces nouvelles modalités de gestion permettraient de venir en soutien à notre patrimoine. Selon les projections, à terme, nous pourrions avoir un bénéfice d’exploitation de plusieurs centaines de milliers d’euros, en ayant intégré la gestion du gros entretien renouvellement, au service de la diversité et de notre patrimoine bâti.

Ce qui n’est pas simple, c’est que nous n’avons pas une lecture complètement fine de l’état des résidences. Les apparences sont très correctes. Les inspecteurs de l’IGÉSR sont d’ailleurs allés visiter certains logements. Mais il faudrait les inscrire dans un plan de rénovation thermique, a minima, avec des opérations à tiroir, en fonction de l’échéance des baux.

 

" Nous avons déjà la capacité à consacrer, en moyenne, 600 000 € par an à l’entretien [de notre patrimoine], sur fonds propres."

 


AEF info : Quels sont les premiers retours que vous avez eus des inspecteurs venus au début de l’été ?

Bertrand Raquet : Les inspecteurs n’ont pas encore terminé leur rapport et ne se sont donc pas avancés sur leurs conclusions, qui devraient être communiquées d’ici la fin de l’année. À l’occasion des échanges avec eux, nous avons toutefois compris que nous sommes considérés comme un dossier atypique car, contrairement aux universités qui pourraient tirer des bénéfices d’un patrimoine à vendre, nous n’avons rien à céder. Nous avons un patrimoine qui est perçu comme bien entretenu. Nous avons déjà la capacité à consacrer, en moyenne, 600 000 € par an à cet entretien, sur fonds propres. Les performances énergétiques sont plutôt correctes et nous avons été assez performants lors des dernières opérations, avec plusieurs réhabilitations ou rénovations d’un montant d’environ 30 M€ d’investissement, dans le cadre du nouveau CPER et du plan France 2030.

AEF info : L’augmentation du prix de l’énergie vient-elle perturber votre réflexion ?

Bertrand Raquet : La hausse du coût de l’énergie est un élément de très forte inquiétude mais n’a pas de conséquence sur notre réflexion concernant notre demande de dévolution du patrimoine. Depuis le 1er janvier 2021, notre fournisseur de fluides énergétiques est le SGE, un service interuniversitaire de l’université fédérale de Toulouse. Il nous annonce une augmentation de 338 % du prix unitaire de l’électricité, de 275 % du gaz et de 257 % de la chaufferie biomasse. Habituellement, le coût de nos fluides s’élève à 1,7 M€ par an. Le surcoût devrait être entre 400 000 et 500 000 € en 2022. L’estimation pour 2023 fait état d’une facture de 4,4 M€ par an. Ce n’est pas un ordre de grandeur sur lequel notre établissement peut agir seul. Nous allons retravailler la dotation de nos différentes structures mais nous n’irons pas sur une réduction de la voilure de notre campagne d’emplois qui est déjà largement en dessous de nos besoins.

Quant à notre fonds de roulement, il est déjà largement sollicité par la rénovation de notre patrimoine, incluant la recherche de performances énergétiques, et la jouvence de notre environnement numérique, sujets sur lesquels nous ne pouvons déroger.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Gwénaëlle Conraux, journaliste