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"2024 marquera la deuxième étape de l’université Paris-Saclay" (Estelle Iacona, présidente)

"Nous avons deux échéances majeures devant nous : la fin de l’expérimentation, en 2028, et le prochain contrat quinquennal, qui doit débuter en 2026. Pour la première, tout doit donc être prêt au plus tard en 2027, et pour la seconde, nous y travaillerons à partir de 2024", indique Estelle Iacona, présidente de l’université Paris-Saclay, dans une interview à AEF info fin octobre 2022. "2024 marquera la deuxième étape de l’UP Saclay, et nous aurons de gros objectifs en matière de premier cycle et de réussite étudiante", dit-elle aussi. Quant à l’avenir des deux universités associées, UEVE et UVSQ, celui-ci se décide actuellement : "La trajectoire de fusion écrite il y a 5 ans doit être travaillée. Au sein de nos différentes instances, beaucoup d’idées nouvelles émergent en ce moment. Il est donc difficile de dire aujourd’hui à quel degré exact d’intégration nous allons aboutir." 

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Estelle Iacona, élue présidente de l’université Paris-Saclay le 28 juin 2022. Univ. Paris-Saclay / Christophe Peus - Univ. Paris-Saclay / Christophe Peus

AEF info : Vous avez été élue présidente de l’université Paris-Saclay fin juin pour une durée d’environ deux ans (lire sur AEF info). Après 4 mois à ce poste, après avoir longtemps été VP, quel "rapport d’étonnement", observations et diagnostic faites-vous ?

Estelle Iacona : En effet, je ne suis pas "nouvelle" à l’université Paris-Saclay, mais cela a été un grand plaisir de faire cette rentrée 2022 sur les campus, en vrai, après plusieurs rentrées chamboulées. Tout le monde est très content d’être là, il y a de vraies vies de quartier et de campus - je suis moi-même dans le bâtiment Bréguet de CentraleSupélec, mais il y a d’autres campus - avec des mélanges entre étudiants et population locale. Dans le même temps, l’université Paris-Saclay a reçu de nombreuses distinctions récemment - la médaille Fields avant l’été, le prix Nobel ce mois-ci, la médaille de la médiation du CNRS, plusieurs autres médailles du CNRS, les classements, etc. - mais aussi des retours fructueux d’appels à projets, comme les CMA.

AEF info : L’université vient en effet de faire son entrée dans le top 100 du THE (lire sur AEF info), après avoir obtenu la 16e place au classement de Shanghai cet été (lire sur AEF info) et la 69e dans le palmarès QS (lire sur AEF info). Vos résultats s’améliorent à peu près partout, mais qu’est-ce qui explique ces grandes différences de positions ?

Estelle Iacona : C’est la nature du classement lui-même, les critères pris en compte. Shanghai mesure quantitativement la production de recherche, quand QS ou THE prennent plus en compte la formation, les taux d’encadrement, la réputation, etc. L’important est la courbe de progression sur trois ans. La réputation, comme la recherche d’ailleurs, s’inscrit dans le temps long. Nous n’agissons pas en fonction de tel ou tel indicateur, mais nous prenons soin de la qualité des données qui nous sont demandées, nous vérifions les signatures de nos enseignants-chercheurs, pas seulement pour les classements mais parce qu’il est bon qu’ils aient naturellement envie de signer "université Paris-Saclay".

AEF info : Quels sont les impacts les plus visibles et concrets de ces résultats qui s’améliorent depuis trois-quatre ans ?

Estelle Iacona : Les plus visibles, et même si ce n’est pas seulement le résultat des classements, c’est la hausse du nombre de candidatures de très très bon niveau en master et doctorat. Par exemple, en master de mathématiques cette année, nous avons doublé le nombre de candidats par rapport à l’année dernière. C’est la même tendance en physique, et dans les sciences dures en général.

Nous voyons aussi un effet sur les sollicitations de nos partenaires externes, de toute nature : académiques, économiques, socio-économiques, etc. Nous voyons des collectivités locales qui se tournent vers nous, des PME, des grands groupes internationaux, c’est très divers. Et surtout, on voit qu’ils ont une bonne compréhension de ce qu’est l’université Paris-Saclay, avec ses composantes, ses organismes partenaires ; ils en ont une vision précise et positive. Ce regard-là a beaucoup évolué depuis quelques années, et je suppose que les classements y contribuent.

Dans le même ordre d’idée, je trouve que l’université est de plus en plus repérée comme un acteur du monde socio-économique à part entière, et pas seulement parce qu’elle forme des jeunes. Cela se concrétise par une ouverture plus forte vers les citoyens : à la BU d’Orsay, nous voyons fréquemment des lycéens venir travailler au milieu des étudiants. Il y en a toujours eu, mais là, ils sont plus nombreux. C’est aussi parce que nous avons élargi nos horaires d’ouverture, week-end compris. Les bâtiments de CentraleSupélec sont également très ouverts sur la ville : ils accueillent des étudiants de l’ENS ou de Polytech bien sûr, mais aussi des jeunes du quartier. Les actions "sciences et société" de la Diagonale, la Scène de recherche de l’ENS, ou encore son centre de design, contribuent beaucoup à cette imbrication. La ville vient davantage à l’université : les collectivités territoriales y organisent des manifestations, des start-up ou des PME louent des locaux au sein du campus, etc. C’est une volonté politique forte de l’université que de jouer pleinement un rôle moteur dans la société. 

estelle iacona, invitée du débat aef info/challenges sur les rankings

 

La présidente de l’université Paris-Saclay participera, le 7 décembre prochain, sur le campus de l’ESCP à Montparnasse, au débat organisée par AEF info et le magazine Challenges en hommage à Patrick Fauconnier : "25 ans de classements d’écoles et d’universités : mérites et limites d’un système" (lire sur AEF info). À ses côtés, Thierry Coulhon, président du HCERES, Julien Jacqmin, enseignant-chercheur à Neoma Business school, Frédérique Vidal, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Jean Winand, égyptologue, ancien vice-recteur de l’université de Liège, échangeront sur l’impact des classements sur la structuration du paysage de l’ESR français depuis deux décennies, sur leurs effets bénéfiques comme sur leurs effets pervers, en particulier les conflits d’intérêts possibles, ou encore sur la question de la régulation des "rankings" et celle de l’évolution des critères de classement.

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AEF info : Où en êtes-vous des différentes installations et opérations immobilières en cours sur le plateau, depuis la livraison cet été du campus d’AgroParisTech ?

Estelle Iacona : La faculté de pharmacie, avec des laboratoires de chimie et de physique, s’est installée en septembre, ce qui était la dernière grosse opération de déménagement. Il reste quelques bâtiments mutualisés à livrer, certainement début 2023 : ainsi, le learning center "Lumen" sera bientôt terminé. C’est un magnifique bâtiment de trois étages, très lumineux, avec un rez-de-chaussée ouvert à tous, un premier étage ouvert à tout étudiant muni d’une carte, et un 2e réservé aux étudiants et personnels de l’université Paris-Saclay. Nous attendons aussi quelques bâtiments sportifs, et l’extension de la fac de médecine au Kremlin-Bicêtre avec un nouveau bâtiment dédié à la recherche qui vient d’être livré. 

AEF info : L’actualité du plateau de Saclay, ce sont aussi d’énormes problèmes de transport, très relayés sur les réseaux sociaux, avec des bus bondés et pas assez nombreux depuis la rentrée. C’est aussi une pénurie de logements étudiants, dont les écoles, notamment, sont très inquiètes. Quelles marges de manœuvre avez-vous pour améliorer ces problèmes de vie quotidienne ?

Estelle Iacona : Les problèmes de transport sont en effet dus à des difficultés techniques (manque de bus) et de RH (manque de chauffeurs) chez l’opérateur, en l’occurrence une filiale de la RATP. Elle nous promet du mieux. De notre côté, nous discutons avec les collectivités pour améliorer les accès piétons et les pistes cyclables, notamment pour mieux les sécuriser, et nous faisons le maximum pour favoriser le co-voiturage. Mais affréter des navettes supplémentaires serait certainement peu efficace, en plus du coût, car les voies aux heures de pointe, encombrées de travaux, sont de toutes façons saturées.

En ce qui concerne les logements étudiants, je n’ai à l’heure actuelle et depuis cet été eu aucun retour d’étudiants en difficulté, car tout le monde s’est démené pour trouver des places. C’est notamment le cas d’AgroParisTech, qui était très inquiète avant l’été, et qui a multiplié les solutions, avec son association d’Anciens entre autres. J’ai en revanche tiré la sonnette d’alarme dès cet été sur le volume insuffisant de logements sociaux. Il faut que les programmes en cours ou à venir passent massivement en logements sociaux. Nous-mêmes sommes, avec le Crous, en train de réhabiliter des bâtiments de la fac des sciences d’Orsay pour les transformer en logements étudiants, ce qui en fera entre 800 et 1 000 de plus. Au total, lorsque tous les programmes prévus seront terminés, d’ici deux trois ans, nous disposerons entre le plateau, la vallée et Massy, d’environ 20 000 logements étudiants, ce qui correspond bien aux besoins estimés.

AEF info : Sur le plan institutionnel, vous devriez bientôt demander la sortie de l’EPE pour devenir un grand établissement. Quel est votre calendrier ?

Estelle Iacona : Nous avons deux échéances majeures devant nous : la fin de l’expérimentation, en 2028, et le prochain contrat quinquennal, qui doit débuter en 2026. Pour la première, tout doit donc être prêt au plus tard en 2027, et pour la seconde, nous y travaillerons à partir de 2024. Cela laisse du temps, le timing est large. Il faut se rappeler que l’université Paris-Saclay a moins de trois ans d’âge, soit la durée d’une thèse ! Nous devons stabiliser son fonctionnement, en particulier celui de l’école universitaire de premier cycle et celui des graduate schools, en lien avec les opérateurs. Nous travaillons sur plusieurs scénarios en fonction de ces jalons. 

AEF info : Quelle ambition nourrissez-vous pour l’école universitaire de premier cycle ?

Estelle Iacona : 2024 marquera la deuxième étape de l’université Paris-Saclay, et nous aurons de gros objectifs en matière de premier cycle et de réussite étudiante. L’école universitaire fonctionne très bien, elle réussit à mettre l’étudiant au centre. Nous devons maintenant passer à l’étape suivante, en faire une "École de premier cycle transformée", très innovante et ambitieuse, et bénéficiant d’une véritable visibilité. La société a besoin de formations de premier cycle, depuis la formation initiale jusqu’à la formation continue, pour des changements de métiers, des évolutions de compétences, des reprises d’études, etc. Il y a une visibilité à construire y compris vis-à-vis des employeurs. Nous devons aussi, c’est fondamental, travailler la question du bac-3/+3, car on ne peut pas être innovant sans cela. 

Enfin, je pense aux formations transversales : dès 2021, nous avons lancé un cours transversal de 20 heures sur les transitions climatiques, que suivent dorénavant tous les étudiants de L3, et que nous allons déployer dans tous les masters. Un autre cours de 20h, en ligne, sur l’esprit critique et les fake news, s’adresse lui aussi à tous les L3, et nous envisageons d’en créer d’autres sur la transition numérique et l’IA, notamment. 

AEF info : Se pose aussi la question, dorénavant, du sort des universités de Versailles et d’Evry. Initialement, elles devaient se fondre dans le périmètre employeur de l’université Paris-Saclay, comme l’a fait Paris-Sud (lire sur AEF info). Ce projet a-t-il évolué, comme le prétendait le syndicat étudiant UEY de l’UVSQ en septembre (cf. encadré) ?

Estelle Iacona : Nous sommes en plein travail de réflexion et de consultation de nos instances sur le sujet de la place de ces deux universités, et ce, jusqu’en décembre. Aujourd’hui, l’université Paris-Saclay se compose de composantes, d’établissements-composantes, de deux universités associées, et des ONR. Demain, nous ne voulons plus que les deux universités ne soient qu' "associées" : nous les voulons davantage à l’intérieur. La fusion des éléments de formation et de recherche est déjà réalisée, au sein de nos 18 graduate schools notamment, qui ont été pensées à 14. C’est donc déjà une "fusion", certes pas au sens administratif du terme.

La trajectoire de fusion écrite il y a 5 ans doit être travaillée. Au sein de nos différentes instances, beaucoup d’idées nouvelles émergent en ce moment. Nous finalisons les éléments politiques. Il est donc difficile de dire aujourd’hui à quel degré exact d’intégration nous allons aboutir. Quand on regarde ce que le terme "fusion", ou "merge", signifie à l’étranger, on voit qu’il y a plein de degrés possibles, de la fédération à la fusion administrative totale. 

"Nos réalités restent loin de leur 'marque prestige paris-saclay'"



Le 16 septembre dernier, l’UEY (L’Union des étudiants des Yvelines) se réjouissait, dans un communiqué de presse publié au lendemain d’une réunion d’information organisée sur le campus par Estelle Iacona, Alain Bui (président de l’UVSQ) et Patrick Curmi (président de l’UEVE), que "l’UVSQ ne fusionne plus intégralement". "Prévue pour 2025, la fusion devient à présent une intégration", rapportait le syndicat. "Contre toute attente, les universités de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et d’Evry conservent leur personnalité morale et juridique, leur gestion budgétaire et leurs conseils décisionnaires. […] Dans les trois prochaines années, l’UVSQ changera de nom pour devenir l’université Paris-Saclay Versailles. La gestion de ses budgets et la gouvernance de ses conseils resteront à la charge de l’UVSQ. Aucune fusion de services n’a été annoncée." 

Le syndicat saluait alors "une bonne nouvelle pour la communauté étudiante" : "Nous conservons nos instances de gouvernance locales, notre gestion budgétaire propre, ainsi que nos services de proximité, notamment de vie universitaire. De plus, les étudiants de l’UVSQ bénéficieront de la "marque" Paris-Saclay sur leur diplôme, et pourront siéger dans le conseil d’administration de l’université Paris-Saclay !" Tout en s’inquiétant néanmoins : "Les personnels et les étudiants alertent au sujet des risques de fusion progressive des services jugés 'trop coûteux' et de la lourdeur administrative de l’intégration déjà bel et bien présente. Lors des questions-réponses, la capacité des présidences de Paris-Saclay pour négocier une meilleure dotation avec le ministère a été mise en doute. Nos réalités restent loin de leur 'marque prestige Paris- Saclay'. Nos universités nécessitent des moyens concrets pour embaucher, pour la recherche, pour entretenir nos murs et pour former et accompagner les étudiants."

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