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La mobilisation contre la réforme de la police nationale a réuni plus de 4 000 personnes dans 36 villes, selon l’ANPJ

"En attendant les résultats des audits, des commissions et des élections professionnelles, l’ANPJ ne sera pas inactive. Elle continuera de réclamer la place qu’elle mérite à la table des discussions" : voilà ce qu’ont indiqué les porte-parole de l’Association nationale de la police judiciaire partout où se tenait ce 17 octobre 2022 une mobilisation contre la réforme de la départementalisation de la police. Policiers, magistrats, avocats : entre 4 000 et 4 500 personnes ont répondu à cet appel dans 36 villes. L’ANPJ a par ailleurs adressé le 14 octobre un courrier au ministre de l'Intérieur.

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Des enquêteurs de police judiciaire mobilisés à Paris contre la réforme. Droits réservés - DR - Laetitia Dive

Alors que Gérald Darmanin a annoncé une pause dans les discussions autour de la réforme de la police nationale jusqu’aux élections professionnelles de mi-décembre (lire sur AEF info) et que les trois inspections (IGA, IGPN et IGJ) doivent rendre leur mission d’audit sur la départementalisation à cette même date, l’ANPJ ne compte pas baisser la garde. Des enquêteurs ont ainsi répondu à son appel à la mobilisation dans 36 villes de France lundi 17 octobre 2022 : près de 500 personnes à Marseille (Bouches-du-Rhône), 200 à Lille (Nord), tout comme à Lyon (Rhône) et Bordeaux (Gironde), 80 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), 70 à Caen (Calvados), etc. Selon les organisateurs, ils étaient au total entre 4 000 et 4 500 à se réunir devant des tribunaux judiciaires et des hôtels de police. La police nationale évoque quant à elle 2 200 participants.

"Les procureurs des tribunaux de chaque ville étaient présents", explique l’ANPJ à AEF info, précisant que les personnels de la justice ont été "les premiers invités". Leurs représentants syndicaux et les conférences de procureurs de la République et généraux y ont également pris part. "Sur beaucoup de sites, il y avait un certain nombre de magistrats et d’avocats en robe, ce qui est très symbolique", note l’ANPJ, comme cela avait été le cas lors de la mobilisation parisienne du mardi 11 octobre (lire sur AEF info).

éviter la récupération

Côté police, "on ne voulait pas de surreprésentation de tel ou tel syndicat : ceux qui sont venus ont donc fait le choix pour la plupart de venir sans étiquette et sans banderoles, pour qu’il n’y ait pas d’éventuelle accusation de récupération", indique l’ANPJ. Si l’association affirme que "tous les syndicats dénoncent aujourd’hui le niveau départemental de la PJ dans la réforme", elle attend de voir "quelles propositions vont formuler chacun d’entre eux", elle-même n’ayant pas la capacité de négocier directement avec l’administration. "Lors de la création de l’association nous savions que c’était un risque : l’administration n’a vocation à discuter que par la voie hiérarchique ou avec les représentants du personnel", précise l’ANPJ, jugeant cela "un peu frustrant". "Rien ne représente mieux aujourd’hui les agents de PJ que notre association : en deux mois, nous avons dépassé les 2 000 adhérents."

Pour l’heure, l’association dit attendre "avec impatience" les conclusions de l’audit des trois inspections, ainsi que celles des différents travaux parlementaires : la "mission d’information sur la réforme de la police judiciaire dans le cadre de la création des directions départementales de la police nationale" de l’Assemblée nationale (lire sur AEF info) et la "mission d’information sur l’organisation de la police judiciaire" du Sénat (lire sur AEF info). Elle se dit par ailleurs satisfaite du lancement de tous ces travaux : "Avant que l’association ne soit créée, aucune enquête, aucun audit n’était programmé. Le programme de la réforme évoquait initialement la rédaction de nos arrêtés d’affectation pour cette fin d’année. À ce stade, nous serions donc en train de pleurer sur nos sorts."

Un courrier adressé à Gérald Darmanin

L’ANPJ a par ailleurs adressé une lettre au ministre de l'Intérieur vendredi 14 octobre, en réponse au courrier que Gérald Darmanin avait envoyé aux agents de la PJ (lire sur AEF info). "Votre lettre ne répond pas aux inquiétudes que nous exprimons", estime l’association : "Il ne suffit pas de fonder ce projet sur le 'livre blanc de la sécurité intérieure'", "de rassembler une poignée d’illustres retraités de la police nationale qui n’ont pas vécu l’alourdissement de la procédure pénale ou le recours des criminels aux nouvelles technologies" (lire sur AEF info), ou d'"arguer de l’ancienneté du projet de réforme alors que Pierre Joxe en avait expressément exclu la police judiciaire".

L’association s’étonne aussi que lors de son tour de France des services judiciaires — interrompu à l’issue du limogeage d’Éric Arella, le directeur zonal Sud de la PJ (lire sur AEF info) — le DGPN "n’ait admis à sa table que ses subordonnés les plus directs et les représentants des organisations syndicales" et qu’il se soit "livré à un monologue sans aucune écoute pour ses interlocuteurs ou contradicteurs". Elle récuse par ailleurs le fait que les mobilisations des agents de PJ lors des visites de Frédéric Veaux aient "revêtu un caractère irrespectueux, défiant ou outrageant".

"cent un silos départementaux"

Sur le fond de la réforme, "aucun changement d’organigramme" ne permettra d’améliorer les conditions de travail des enquêteurs de la sécurité publique. "Renforcer la police judiciaire par l’adjonction des 17 000 effectifs de l’investigation de la police nationale […] n’aura de sens que si ces renforts massifs peuvent travailler dans les conditions qui sont celles de la DCPJ actuellement." Le courrier anticipe également le fait que les "quatre silos" aujourd’hui décriés par le ministre à l’échelle centrale se transformeront "en cent un silos départementaux". Enfin, elle alerte sur les risques d’une criminalité organisée qui pourrait devenir hors de contrôle "à partir du moment où l’on rassemblera généralistes et spécialistes de l’investigation" (lire sur AEF info).

"Le DGPN refusant tout dialogue, l’ANPJ est prête à travailler avec vous […] et avec les organisations syndicales, pour trouver le compromis qui emportera l’adhésion de tous", conclut l’association, assurant que "si la PJ grogne parfois, elle répond toujours présente pour satisfaire aux attentes de sa hiérarchie, de la justice, et des citoyens".

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