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Les parties prenantes au cœur de la lutte contre le travail forcé et des enfants

Quel est le rôle des différentes parties prenantes dans la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants ? C'est autour de cette problématique que les intervenants de la table ronde, organisée par AEF info en partenariat avec RHSF ce vendredi 14 octobre, ont discuté. Entreprises, investisseurs, actionnaires, consommateurs, réseaux diplomatiques, tous se sont mis d'accord pour souligner l’importance de mener des actions collectives pour tenter de limiter le phénomène.

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Malgré l'engagement pris, en 2015 lors de la signature des ODD (cible 8.7), d'éliminer le travail forcé et le travail des enfants d'ici à 2025, le phénomène reste une réalité dans de nombreux pays du monde. Pour preuve, selon les chiffres divulgués par Alliance 8.7, le travail des mineurs concernerait en 2021 160 millions d’enfants et le travail forcé 28 millions d’hommes et de femmes (voir encadré). Pour lutter contre le phénomène, "il est important que toutes les parties prenantes agissent collectivement", souligne Magali Croese, directrice générale de RHSF à l’occasion d’une table ronde organisée sur le sujet par AEF info avec l'ONG, le 14 octobre 2022.

Les entreprises en première ligne

Premières concernées par la pratique, les entreprises sont en première ligne sur le sujet. Comme le souligne RHSF, 90 % du travail forcé est le fait du secteur privé. "Les entreprises internationales peuvent faire la différence et faire progresser les pays où ces phénomènes sont les plus prégnants", note Anousheh Karvar, présidente de l’Alliance 8.7. Pour cela, elles doivent d’abord s’informer sur le sujet et l’ampleur du phénomène. "Le premier réflexe des entreprises françaises installées à l’étranger doit être de faire le point sur la situation auprès du ministère des Affaires étrangères à Paris ainsi qu’auprès des représentants de la diplomatie sur place", souligne Victor Karayan, premier secrétaire de l’ambassade de France en Malaisie. Le Quai d’Orsay a d’ailleurs signé un partenariat avec RHSF en juin 2020 pour former les équipes des ambassades touchées par ces problématiques, comme le Costa Rica, le Népal, ou encore l’Indonésie, mais aussi échanger des connaissances sur les politiques locales. "Un travail essentiel", souligné par François Gave, représentant spécial pour la RSE.

Cette première étape reste pourtant encore trop souvent ignorée des acteurs économiques. "Beaucoup sont encore dans le déni de réalité", constate Sophie Rémond, responsable pôle d’expertise consommation INC (Institut national de la consommation), "les maisons mère s’abritent derrière des chartes et se déresponsabilisent totalement. Ce raisonnement est totalement stérile puisqu’il ne permet pas d’avancer sur le sujet". Une opinion partagée par Martine Combemale, présidente de RHSF, pour qui "il faut que les compagnies privées partent du postulat de base qu’il y a du travail forcé et du travail des enfants au sein de leur chaîne de fournisseurs… Sans cela, il sera impossible de trouver les solutions adaptées".

Face à un phénomène souvent caché, les entreprises déclarent faire face à des difficultés pour le mesurer. "Il y a relativement peu d’outils sur le sujet du social et souvent nous nous retrouvons à entamer un dialogue dans des termes qui ne sont pas appropriés avec des acteurs qui ne nous disent rien de peur de la sanction", confirme Cécile Mul, présidente du groupe éponyme.

C’est pourquoi le FIR a mis en place, avec RHSF, une grille d’analyse. Son objectif : vérifier le degré de maturité des compagnies sur la question du travail forcé. Cet instrument mesure la connaissance du sujet. "Les premières questions concernent la définition : est-ce que l’entreprise sait précisément ce qu’est le travail forcé ou le travail des enfants ? Est-ce qu’elle a connaissance des facteurs internes et externes qui ont un lien avec ce sujet", résume Nathalie Lhayani, présidente du FIR.

La Responsabilité des investisseurs

Cet instrument est aussi utile aux investisseurs. "Ces derniers ont une énorme responsabilité pour limiter le travail forcé ou le travail des enfants", observe Nathalie Lhayani, "car si les entreprises ont recours à cette pratique, c’est souvent dans une logique de course à la réduction des coûts et de maximisation des dividendes payés à l’actionnaire". Indicateur clé pour vérifier la bonne prise en compte du sujet, le coût du travail forcé est intégré dans l’outil développé par RHSF et le FIR. "Il suffit généralement de regarder le compte de provisions pour voir si l’arrêt de cette pratique y est inscrit et chiffrée", note Nathalie Lhayani.

La responsable du FIR n’hésite d’ailleurs pas à rappeler les coûts réputationnel et juridique pour les entreprises qui n’engageraient pas ce travail, avec des conséquences, in fine, sur les actionnaires. "Éviter les sujets en amont c’est éviter des coups pour les investisseurs. Le travail forcé et le travail des enfants ne sont pas uniquement un sujet d’ODD ou de droits humains, c’est aussi un sujet qui va dans l’intérêt des investisseurs", pointe Nathalie Lhayani.

Les attentes des consommateurs

D’autant plus que, côté consommateur, les attentes sont de plus en plus fortes comme le fait remarquer Sophie Rémond : "Les critères RSE deviennent aujourd’hui des critères de choix dans les achats." Et si les entreprises ont des réponses en matière de climat ou d’environnement, elles ont généralement peu d’éléments sur la partie sociale. L’INC pointe notamment la faible visibilité des donneurs d’ordre sur leur chaîne d’approvisionnement. "Si les fournisseurs de rang 1 sont connus, ceux de rangs 2, 3 passent à l’oubliette. Or la prise de conscience doit se faire sur toute la chaîne", explique Sophie Rémond selon qui les consommateurs exigent de la sincérité de la part des entreprises.

C’est d’ailleurs la stratégie qu’a décidé d’adopter Mul. Cette PME familiale spécialiste des arômes et parfums s’est lancée dans un travail avec RHSF pour identifier les pratiques à risque sur sa chaîne de fournisseurs. "Les risques sont très différents selon les pays et les plantes cultivées. Par exemple, en Bulgarie, d’où proviennent certaines des roses que nous transformons, nous avons travaillé à veiller à la bonne intégration des saisonniers, pour l’essentiel issus de la communauté Rom, au sein des exploitations", raconte Cécile Mul. Ces bonnes pratiques ne sont pas sans impact financier pour la PME. "Cet engagement à un coût parce qu’il faut absorber l’arrêt des pratiques mais aussi parce que selon la taille des entreprises, traiter ses sujets prend du temps et requiert des équipes", observe la dirigeante, "toutefois sur le long terme, cela va nous permettre de nous différencier et par ricochet de récupérer, sur le marché, notre investissement".

Le travail forcé en croissance après le covid

 

Les chiffres communiqués par l’alliance 8.7 montrent une croissance du travail forcé et du travail des enfants depuis la pandémie de Covid-19. "En 2016, nous avions 152 millions enfants qui travaillant. Ce chiffre était en décroissance continue depuis 20 ans mais sur la période 2016-2020, il a augmenté de huit millions à 160 millions d’enfants", précise Anousheh Karvar, présidente de l’alliance 8.7. Un phénomène similaire s’observe pour le travail forcé. "La situation s’est détériorée depuis la pandémie", confirme, en Malaisie, Victor Karayan. En cause : la reprise économique et la priorité donnée à la croissance à tout prix. "En Malaisie, nous observons le retour des mauvaises pratiques au nom de la reprise de l’économie", note le diplomate.

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