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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°680351

"Pour certains, de nombreux freins périphériques doivent être pris en charge avant un accès à l’emploi" (Fiona Lazaar, CNLE)

La présidente du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale estime que si le travail représente le meilleur moyen de sortir de la pauvreté, il convient de proposer un accompagnement ciblé aux plus fragiles. Et de veiller aux facteurs d’inégalité sociale, pour éviter les risques de reproduction. L’ex-députée LREM précise par ailleurs que le CNLE s’implique dans l’expérimentation des territoires zéro non-recours prochainement lancée ainsi que dans les groupes de préfiguration de France Travail.

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Fiona, Lazaar, présidente du CNLE Droits réservés - DR

AEF info : La stratégie quinquennale nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion 2018-2022 arrive à son terme. Quel bilan en dressez-vous ?

Fiona Lazaar : Je renverrai d’abord à la lecture du travail de France Stratégie, qui a permis de remettre les choses en perspective. Mais au-delà, plusieurs choses intéressantes ont été lancées dans ce cadre. D’abord, le ciblage des enfants et des jeunes constitue une bonne approche, puisqu’ils sont particulièrement touchés par la pauvreté. Ensuite, la contractualisation produit aussi des effets positifs, même si on ne peut encore analyser tous les résultats. Surtout, cette stratégie implique un investissement sur le long terme, dont les effets seront perceptibles dans les prochaines années.

AEF info : Ces mesures ont pu apparaître en contradiction avec d’autres réformes du même quinquennat. À l’image de celle de l’assurance chômage, qui durcit les conditions d’indemnisation. Qu’en pensez-vous ?

 

"La création du Contrat d’engagement jeune est porteuse d’espoir. À condition que l’accompagnement se révèle de qualité."

 

Fiona Lazaar : Nous comptons [au sein du CNLE] un groupe de travail insertion sociale et professionnelle. Nous voulons étudier l’impact de la réforme de l’assurance chômage sur ces populations. Nous ne savons pas aujourd’hui mesurer l’impact des changements qui interviennent sur le marché du travail. En revanche, certaines autres mesures nous paraissent intéressantes, en matière d’emploi, comme la création du Contrat d’engagement jeune. Son plus ? Il lie un nouvel accompagnement pour les jeunes qui n’en bénéficiaient pas, à une aide financière. Il faut pouvoir conjuguer ces deux dimensions, ce qui est trop peu réalisé aujourd’hui.

En cela, la création du CEJ est porteuse d’espoir. À condition que l’accompagnement se révèle de qualité. Il conviendra de le mesurer. Et autre prérequis : que le dispositif soit connu par ceux qui peuvent y prétendre. À ce titre, nous nous réjouissons d’être sollicités par le ministère des Solidarités pour travailler à la création de territoires zéro non-recours, 100 % accès aux droits. Nous intégrons le comité scientifique de cette expérimentation.

AEF info : Autre expérimentation annoncée, à compter de décembre, celle des heures d’activité exigées en contrepartie du versement du revenu de solidarité active. Dix territoires doivent y participer. Qu’en pensez-vous ?

Fiona Lazaar : À ce stade, plusieurs de nos membres ont soulevé diverses interrogations. La question est de savoir ce que seront ces périodes d’activité. Il conviendra de rapidement rassurer sur le fait qu’il ne s’agit pas de travail mal ou pas rémunéré. La Commission européenne vient de produire une recommandation à destination des États membres de l’Union européenne [lire sur AEF info], pour les inviter à repenser leurs minima sociaux et à garantir une inclusion active de leurs bénéficiaires. C’est aussi la volonté du gouvernement français. Et il n’est en effet pas acceptable qu’une personne qui entre dans le dispositif du RSA attende parfois six mois avant de se voir proposer un accompagnement. D’autant qu’il convient de bien garder à l’esprit que pour certains, de nombreux freins périphériques doivent être pris en charge avant l’accès à l’emploi. L’insertion doit bien sûr être professionnelle, mais aussi sociale. L’accompagnement doit être effectif et universel sur l’ensemble du territoire et il implique un accueil physique, une relation de confiance entre un référent et un bénéficiaire.

AEF info : Ce qui va nécessiter d’importants moyens humains…

Fiona Lazaar : En effet. Des travailleurs sociaux devront parfois être mobilisés avant des conseillers emploi.

AEF info : N’est-ce pas un peu à rebours du discours ambiant qui, selon nombre d’associations de lutte contre les exclusions, stigmatise les personnes pauvres ?

 

"Personne ne souhaite s’enfermer dans le RSA ! Ces débats sont nauséabonds."

 

Fiona Lazaar : Personne ne souhaite s’enfermer dans le RSA ! Ces débats sont nauséabonds. Il ne faut pas stigmatiser les bénéficiaires de minima sociaux et pas non plus les opposer aux travailleurs. C’est insupportable ! Et d’autant plus qu’il y a souvent des allers-retours, non choisis, et que ce sont souvent les mêmes personnes. Un halo de pauvreté entoure les bénéficiaires de minima sociaux, dont ils ne sont pas responsables. Les minima sociaux doivent permettre de vivre dignement et ne causer aucune stigmatisation.

AEF info : Le mot d’ordre de l’exécutif c’est le travail, l’objectif le plein-emploi. Pensez-vous que cela puisse fonctionner pour tous ?

Fiona Lazaar : Nul n’est inemployable. Il convient de rappeler cette réalité. Travailler représente en effet la meilleure manière de sortir de la pauvreté. Mais pour y parvenir, des moyens adaptés doivent être mis en œuvre pour permettre à chacun de s’émanciper grâce à son travail. Cela passe par des politiques de formation, d’insertion, et la notion d’accès aux droits. Et à côté du travail, se pose la question de l’égalité des chances. Autrement dit, de tout ce qui va permettre de ne pas reproduire les inégalités de destin. Comme l’amélioration des conditions de vie des familles pour assurer la réussite scolaire des enfants ou l’égalité éducative sur tout le territoire.

AEF info : France Travail, qui vise à réformer le service public de l’emploi, doit voir le jour dans quelques mois. Est-ce un projet qui vous satisfait ?

Fiona Lazaar : Je ne veux pas émettre de jugement avant d’en connaître plus précisément les contours. Intensifier l’accompagnement vers l’emploi est une bonne chose. Mais tout en ayant à l’esprit que les personnes les plus fragiles peuvent avoir besoin d’un accompagnement spécifique. Et l’ensemble des acteurs qui interviennent auprès d’elles doivent se coordonner et travailler ensemble, les CCAS, les travailleurs sociaux… Pour ce qui est de France Travail, nous sommes sollicités pour participer à des groupes de travail, c’est en train de se mettre en place.

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Sophie Massieu, journaliste