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Énergie : en 2023, le surcoût pour les universités "pourrait être 4 à 5 fois supérieur" à celui de 2022 (M. Tunon de Lara)

En 2023, le surcoût lié à l’énergie "pourrait être 4 à 5 fois supérieur" à celui de 2022, déclare Manuel Tunon de Lara, président de France Universités, lors d’une audition devant la commission de la culture et de l’éducation du Sénat, le 5 octobre 2022. Ainsi, la charge supplémentaire pour les universités pourrait représenter entre 400 à 500 M€. Autres sujets évoqués : le modèle des CHU – qui va selon lui "dans le mur"– , la crise à l’UBFC, les futurs COMP, la quatrième année de médecine générale, ou encore la formation des enseignants.

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Manuel Tunon de Lara, président de France Universités, le 5 octobre 2022 devant la commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat. Droits réservés - DR - Sénat

Pendant près de deux heures, Manuel Tunon de Lara, président de France Universités, a évoqué les sujets d’actualité dans le supérieur, lors d’une audition devant la commission de la culture et de l’éducation du Sénat, le 5 octobre 2022. Une dépêche revenant sur ses propos sur les relations universités-organismes est à retrouver sur notre fil Recherche et Innovation.

Énergie : un surcoût qui pourrait aller de 400 à 500 M€ en 2023

Exprimant ses "fortes inquiétudes sur le financement de l’enseignement supérieur", Manuel Tunon de Lara rappelle que le surcoût lié à la hausse des prix de l’énergie se monte à "100 M€ pour 2022" pour les universités, non-compensé par l’État. "Les établissements seront obligés de prélever dans leur fonds de roulement, de l’argent qu’ils n’auront parfois pas", lance-t-il. Il évoque "une forme d’angoisse à boucler un budget" pour les "universités en difficulté", qui "ne voudraient pas qu’il y ait une espèce de fongibilité entre le fait d’assumer un surcoût de facture énergétique, le fait d’enseigner et le fait qu’il y ait des conséquences sur l’emploi", lance-t-il. Sur les économies d’énergie, il rappelle cependant l’opposition de la conférence à toute fermeture des établissements cet hiver (lire sur AEF info).

À ce stade, le PLF 2023 ne prévoit pas non plus de compensation pour le surcoût lié à l’énergie l’année prochaine, surcoût qui "pourrait être 4 à 5 fois supérieur" comparé à 2022, alerte-t-il. Sur la base de +100 M€ chiffrés en 2022 par France Universités (lire sur AEF info), cela équivaudrait à une hausse de 400 à 500 M€ en 2023. Manuel Tunon de Lara évoque ainsi des hausses de facture énergétique allant de "50 à 500 %" en fonction des établissements. Et "quelle que soit l’université, les infrastructures de recherche qu’elle héberge ont une part prépondérante en termes de consommation d’énergie".

"Je vous confirme que nous ne pouvons pas nous permettre que ce surcoût affecte nos étudiants et notre recherche publique", adresse-t-il aux sénateurs, rappelant que Bruno Le Maire a promis de trouver des moyens pour que les universités fonctionnent cet hiver (lire sur AEF info). Et d’ajouter : "Je sais que notre ministre, Sylvie Retailleau, travaille pour trouver des solutions (pas uniquement d’ordre budgétaire). Nous devons collectivement, parlementaires, gouvernement, établissements y participer. Le débat parlementaire puis le vote du PLF en est une occasion unique".

"Permettez-moi cependant de vous rappeler, mesdames et messieurs les sénateurs, que sans votre soutien, et sans celui de l’État, il sera difficile d’atteindre les 40 % de baisse de consommation d’énergie d'ici 2030 prévus dans le décret dit 'tertiaire'", insiste-t-il également.

Les autres sujets évoqués par Manuel Tunon de Lara

Crise à l’UBFC : "évaluer objectivement" la situation. Interpellé par le sénateur Jacques Grosperrin (LR, Doubs) sur la situation à l’UBFC, marquée par le départ de l’université de Bourgogne (lire sur AEF info), Manuel Tunon de Lara répond : "Ce sont des choses qui nous chagrinent et qui ont existé parfois dans la construction des sites. On a une relation avec les deux présidents, qui aujourd’hui collaborent". "Dans des moments comme cela, il faut pouvoir évaluer les choses objectivement car souvent on se retranche sur des postures politiques, régionales, de défense de tel ou tel acteur", juge-t-il également.

CHU : un modèle qui "va dans le mur". Par ailleurs, Manuel Tunon de Lara estime que "le CHU va dans le mur et que le 'U' est en train peu à peu de se détériorer car on a un système hospitalier en grande tension". Il juge "primordial de repenser le modèle économique, car un modèle qui pense financer la recherche et la formation sur la tarification à l’acte en essayant de faire des marges sur un système qui est déficitaire, c’est presque incongru !". Il ajoute que "les hospitalo-universitaires sont noyés sous des tâches cliniques", notant une "perte d’attractivité", alors que "60 PU-PH ont démissionné depuis 2018". Il plaide pour "une réforme des hôpitaux universitaires avec des périmètres plus ciblés sur ceux qui font de la recherche et de l’innovation". Quant à la gouvernance des CHU, il dénonce un "carcan administratif délétère".

Contrats d’objectifs : "les universités seront attentives à la transparence". Au sujet des futurs COMP, Manuel Tunon de Lara juge qu’avoir "un plan pluriannuel dans lequel l’université s’engage sur des actions qu’elle pilote et qui viennent de sa réflexion, du tissu de recherche, de son environnement, de son ancrage dans son territoire, c’est exercer une forme d’autonomie dans de bonnes conditions". "Cela suppose d’avoir une évaluation adaptée a posteriori : c’est le sens du 'P' de performance", glisse-t-il, ajoutant que "les universités seront très attentives à une transparence" quant aux financements et aux objectifs prévus dans ces contrats.

Laïcité : réactualisation du guide à l’automne. Sur la laïcité dans le supérieur, "il ne faut pas ignorer ce problème, mais admettre que ces problèmes ne se posent que dans quelques établissements, très peu nombreux, mais sur lesquels il faut accompagner les présidents", explique Manuel Tunon de Lara, précisant que France Universités organise des formations sur le sujet. Il ajoute que la conférence va rééditer "à l’automne" son guide sur le sujet, la dernière version datant de 2015 (lire sur AEF info).

Formation des enseignants. Manuel Tunon de Lara revient aussi sur la réforme de la formation des enseignants, annoncée par Emmanuel Macron (lire sur AEF info), soulignant qu’il "n’est pas question de soutenir une réforme qui sortirait la formation des maîtres de l’université", insiste-t-il. "On n’a pas besoin d’une nouvelle réforme - ce serait délétère - mais il faut qu’on fasse des projets adaptés dès la L1, articulés avec la science, car un des rôles majeurs de l’école est de remettre la science au cœur de l’éducation des jeunes". "On a besoin de la formation par la recherche", ajoutant que "la double dimension scientifique et professionnalisante est le savoir-faire des universités, et pas seulement dans les Inspé". Il annonce qu’un groupe de travail dédié au sein de France Universités fera "des propositions prochainement aux cabinets des deux ministres concernés".

Master. Sur le master, Manuel Tunon de Lara juge qu’il y a "une forme d’hypocrisie à dire qu’il y a droit à la poursuite d’études et d’avoir une sélection en master". "Les masters sont sélectifs, parfois très sélectifs et on ne peut pas prendre toutes les candidatures des étudiants de licence, même si le principe de pouvoir poursuivre les études est vertueux", dit-il, ajoutant que si l’on regarde l’offre globale en master, "le nombre de places est supérieur au nombre d’étudiants en L3". À sujet de la plateforme destinée à remplacer "Trouver mon master", "l’objectif n’est pas d’avoir un algorithme, mais de fluidifier les vœux. France Universités est très attentive à ce que cette plateforme ne vienne pas se télescoper avec tout ce que les universités font en termes d’offre de formation et il ne s’agit pas de faire un Parcoursup pour le master".

Quatrième année de médecine générale. Quant à l’annonce d’une quatrième année de médecine générale (lire sur AEF info), il juge que si elle doit se faire, "c’est pour hisser la médecine générale au rang de spécialité" et pour "qu’elle soit un des pivots de la prise en charge de la santé de tous les Français". Selon lui, "il ne serait pas très sain de laisser penser qu’il suffit d’agir sur la formation pour que ça ait un impact sur la désertification médicale". "On est en train de voir ce sujet avec les doyens de médecine". 

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