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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°679800

Comment les agents vont-ils participer à l’effort de sobriété énergétique des collectivités locales ?

Depuis la rentrée, chaque jour ou presque, une nouvelle collectivité territoriale publie son plan de sobriété pour faire face à la crise énergétique. Avec comme priorité, passer l’hiver sans trop alourdir les factures de gaz et d’électricité. En quoi ces mesures vont-elles modifier les conditions de travail des agents ? Avec quelles conséquences en cas de fermeture de locaux ou de services publics ? Quelle est la part des effets d’annonce à court terme et des réelles mesures à plus long terme ? Au lendemain de la présentation par le gouvernement, le 6 octobre 2022, de son plan de sobriété énergétique, AEF info passe en revue les mesures prévues ou déjà mises en place dans neuf collectivités (Besançon, Bordeaux, Grenoble, Marseille, Paris, la Seine-Saint-Denis et la Gironde, la région Île-de-France, le centre de gestion du Rhône).

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La région Ile-de-France (en photo) va regrouper ses agents sur un même étage entre Noël et jour de l'an pour faire des économies de chauffage © Région Île-de-France

Branle-bas de combat dans les administrations locales. À quelques semaines du traditionnel début de la saison de chauffage, alors que la crise énergétique sévit, les collectivités territoriales finissent de calculer les surcoûts liés à l’explosion des prix de l’énergie. Et la facture risque d’être salée à la fin de l’hiver. Surtout si l’on ajoute l’inflation qui touche d’autres types de dépenses de fonctionnement, comme l’alimentaire ou le papier, et la revalorisation de 3,5 % de la valeur du point d’indice intervenue au 1er juillet dernier. Le bouclage des budgets 2023 s’avérera par conséquent compliqué pour les administrations qui ont dû renégocier récemment leur contrat de gaz ou d’électricité.

Une perspective qui va affecter tous les secteurs comme les citoyens et qui a conduit le gouvernement à sonner le tocsin en juin en lançant la préparation d’un grand plan de sobriété énergétique. Présenté hier, jeudi 6 octobre, il comporte nombre de mesures ciblant notamment les administrations de l’État (lire sur AEF info) et les collectivités territoriales (lire sur AEF info) parmi lesquelles la baisse du chauffage dans les bâtiments publics, le soutien à leur rénovation et, pour l’État, l’incitation au télétravail ou encore le renforcement des pratiques de mobilité durables.

AMBITIONS VARIABLES

Les collectivités locales n’ont pas attendu la présentation de ce plan pour se mettre en ordre de marche. Pour limiter les frais à court terme, nombreuses sont celles qui ont élaboré depuis la rentrée des plans de sobriété concernant les services publics de proximité mais aussi leur propre administration, avec plus ou moins d’ambition. D’autres ont privilégié des mesures de moyen et de long termes, au-delà de l’hiver 2023, dans le cadre de plans d’atténuation et d’adaptation au changement climatique d’ici à 2030, comme la région Île-de-France (lire sur AEF info). En premier lieu, y figurent les travaux de rénovation énergétique des bâtiments administratifs et des établissements scolaires.

Réduction du chauffage dans les locaux et des éclairages, recul du démarrage de la saison de chauffe, recours accru au télétravail, regroupement d’agents sur un étage ou un site… En quoi ces mesures vont-elles modifier les conditions de travail des agents ? Tour d’horizon des mesures qui concernent directement les agents territoriaux.

BAISSER LE CHAUFFAGE : OUI MAIS COMMENT ?

C’est la mesure phare des plans de sobriété énergétique des collectivités. Celles qui chauffaient leurs locaux à 23 °C comme la région Île-de-France ou à 21 °C comme le Grand Besançon vont passer à 19 °C, température fixée par le code de l’énergie depuis 1978. "Nous pensons pouvoir baisser en deçà dans nos musées parce que, surtout en hiver, les visiteurs viennent avec leurs manteaux, précise Jean-René Descarrega, directeur général adjoint des services de l’agglomération bisontine. Par contre, il faudra prévoir de doter les personnels de vêtements plus chauds."

En Île-de-France, le conseil régional présidé par Valérie Pécresse (LR) se dit prêt à adapter certaines règles en fonction des conditions de travail "réelles" des personnels. "Nous n’allons pas mettre un flic derrière chaque agent. Et nous préférons être souples au cas par cas plutôt que les agents se mettent en arrêt maladie ou ramènent leur radiateur", annonce Yann Wehrling, vice-président centriste de la région chargé de la Transition écologique, du Climat et de la Biodiversité.

Les radiateurs des lycées des Hauts-de-France, ceux de la ville de Grenoble et du département de la Haute-Garonne devraient aussi être plafonnés à 19°. Pour réduire de 10,5 % sa consommation énergétique bâtimentaire, la capitale de la Gironde va aussi installer de nouveaux détecteurs et régulateurs et réduire la durée de chauffage jusqu’à deux heures par jour. Une démarche également suivie par la ville de Clermont-Ferrand et par le département de la Haute-Garonne qui devrait voir sa facture énergétique bondir de 30 % en 2022. 

Parmi les collectivités appliquant déjà la règle des 19°, certaines comme la ville de Paris ont décidé d’aller plus loin en abaissant d’un degré le chauffage dans les bâtiments administratifs (dans la zone la plus froide du bâtiment) et en repoussant d’un mois le début de la saison de chauffe. Avec ses 52 000 agents, le surcoût lié à la crise pour la capitale est déjà estimé à pas moins de… 35 millions d’euros pour la seule année 2022, sachant que les mesures immédiates de sobriété pourraient permettre d’économiser six millions d’euros. L’eau chaude sera supprimée des blocs sanitaires pour les agents grenoblois et les convecteurs électriques seront interdits.

Pour évaluer les usages et accompagner les agents en matière d’écogestes, la mairie de Marseille prévoit de recruter des spécialistes en économie d’énergie (ou économes de flux). "Nous en avons actuellement deux ou trois, ce qui n’est pas assez. Il nous en faut au moins huit, qui travailleront sur les usages et accompagneront les agents", détaille Sébastien Barles, adjoint écologiste chargé de la transition écologique. La ville souhaite également "prendre le temps de s’appuyer sur des experts, par exemple en organisant une journée avec le fondateur du réseau Negawatt qui propose des solutions adaptées aux collectivités". Une mesure justement préconisée par Intercommunalités de France, dans son étude sur le financement de la transition écologique (lire sur AEF info).

FERMER CERTAINS LOCAUX

Mesure moins consensuelle et souvent contestée par les syndicats, le regroupement des agents sur un même étage voire sur un même site pour faire des économies de chauffage est envisagé par certaines collectivités. À la région Île-de-France, les personnels seront incités à le faire le 31 octobre, veille de la Toussaint, et entre Noël et le jour de l’an, avant une possible extension du dispositif en période creuse. "En période hivernale, chaque journée sans chauffage compte", insiste Yann Wehrling, vice-président chargé de la Transition écologique. En contrepartie de ces mesures de sobriété, les cartes-cadeaux offertes à Noël passeront de 30 € à 100 €.

La réorganisation des locaux est une piste également envisagée par le Grand Besançon pour la trentaine d’agents du service de l’eau, qui repassera en régie l’an prochain. "Nous avons acheté à la City où, là, nous allons tenir compte des 'roulements' liés aux temps partiels, au télétravail ou aux congés pour resserrer l’occupation", indique Jean-René Descarrega, directeur général adjoint des services. "L’idée n’est pas de passer tout le monde en 'flex office' (1), parce que les entreprises qui l’ont mis en place, souvent, font machine arrière."

Plus radical, le CDG du Rhône et de la métropole de Lyon a décidé de fermer le bâtiment tous les vendredis à partir de novembre. Le télétravail sera généralisé ce jour-là pour les agents du centre de gestion. Ils pourront télétravailler un deuxième jour dans la semaine. "Au-delà de l’impact environnemental, cette mesure favorisera également la qualité de vie au travail et le pouvoir d’achat des agents concernés par la réduction des déplacements et des frais associés", affirme le CDG. Le département de Seine-Saint-Denis réfléchit de son côté à fermer certains services ou bâtiments centraux un vendredi par mois en encourageant le télétravail, pour limiter son surcoût estimé à une dizaine de millions d’euros l’an prochain. Ceux qui ne souhaitent pas travailler chez eux pourraient cependant venir sur un autre site. "Cela nous permettrait de descendre la température des locaux à 8 degrés pendant trois jours", met en avant Ari Brodach, le directeur de la Délégation à la transition écologique.

Une fausse bonne idée selon Laurent Guillemin, l’adjoint au maire de Bordeaux chargé de la Sobriété. "Ce serait une usine à gaz en matière RH et, sur le plan énergétique, une économie de bout de chandelle. Les sites isolables thermiquement, niveau par niveau, sont très rares. Il serait plus pertinent de raisonner façade par façade", assure l’élu écologiste (1). Même position à la ville de Paris qui n’envisage pas non plus de réduire les plages d’ouverture des services publics.

RÉDUIRE LES HORAIRES DES SERVICES PUBLICS

En plus de la fermeture de certains services administratifs, de nombreuses collectivités envisagent de réduire les horaires d’ouverture des services publics de proximité. C’est le cas au Grand Besançon où l’agglomération dirigée par l’écologiste Anne Vignot envisage de réduire l’amplitude horaire des piscines et des gymnases (en plus de la baisse de la température des piscines). Elle va en effet devoir débourser huit millions d’euros supplémentaires l’an prochain pour payer sa facture énergétique.

"Comme nous avons du mal à répondre à toutes les sollicitations, il faudrait réduire les amplitudes horaires de manière égale entre les clubs, les scolaires et le grand public pour que tout le monde participe à l’effort", avance Jean-René Descarrega, le DGS adjoint.

À Strasbourg, la décision de la maire écologiste de fermer les musées municipaux un deuxième jour par semaine a été vivement contestée par les acteurs culturels et par la CGT.

IDENTIFIER DES RELAIS INTERNES

En interne, Bordeaux, Paris et le département de la Seine-Saint-Denis comptent mobiliser des référents sobriété parmi les agents pour inciter leurs collègues à adopter des usages plus économes en énergie.

À Bordeaux, la nouvelle municipalité écologiste souhaite déployer des ambassadeurs énergie-climat dans 30 nouveaux sites chaque année. Une centaine des 500 sites municipaux en dispose déjà (écoles, crèches, ateliers, serres, piscine, bureaux…). Ces agents volontaires relèvent désormais directement les compteurs d’eau et d’électricité et vérifient que lumières et appareils sont éteints, sans se contenter d’afficher des graphiques sur la consommation des fluides. Ils ne sont pas là pour former leurs collègues mais ils peuvent proposer des actions pour économiser l’énergie. 

En Seine-Saint-Denis, une quarantaine de fonctionnaires volontaires ont participé fin septembre à une journée de débat sur l’alimentation, le chauffage ou encore les déplacements. "Les référents sobriété ne seront pas chargés de faire la police de la sobriété, mais d’accompagner la sensibilisation des personnels et de faire remonter les dysfonctionnements", explique Ari Brodach, le directeur de la délégation à la transition écologique du département.

des transports et des bâtiments plus sobres

 

Plusieurs collectivités ont profité de l’adoption des plans de sobriété énergétique pour inciter leurs agents à abandonner leur voiture afin de se rendre au travail. Ainsi, la Haute-Garonne a lancé en septembre une application de covoiturage permettant de rémunérer les conducteurs de véhicule en proposant des trajets gratuits pour les passagers. Elle propose déjà une aide de 200 € par an pour les agents qui utilisent le vélo ou le covoiturage. Près de 290 des 6 500 agents en ont bénéficié l’an dernier.

Même politique à Besançon où environ 300 agents cyclistes bénéficient d’une indemnité kilométrique de 200 € par an. Depuis cette année, la collectivité expérimente des vélos cargos qu’utilisent notamment les techniciens informatiques, l’électricien et les agents des espaces verts. Souhaitant aller plus loin, la ville de Grenoble entend réduire à nouveau la flotte de ses véhicules et les kilomètres parcourus afin de réduire la consommation de carburants.

Autre sujet lié à la transition écologique à moyen terme, la rénovation thermique des bâtiments. Pour réduire d’au moins 40 % la consommation de 450 bâtiments municipaux d'ici 2030 (hors écoles), comme le prévoit la loi, la ville de Marseille va mettre en place une gestion décentralisée et automatisée de la dépense énergétique des bâtiments et lancer un audit pour budgéter bâtiment par bâtiment les rénovations nécessaires. Les premiers bâtiments concernés, d’ici deux ans, seront la bibliothèque municipale à vocation régionale, le conservatoire de musique ou encore un gymnase. Ces travaux doivent aider la municipalité à "définir des modèles de rénovation duplicables", explique Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire chargé de la Transition écologique.

(1) Laurent Guillemin est adjoint au maire de Bordeaux chargé de la sobriété dans la gestion des ressources naturelles, de la politique de l’éclairage public et de la rénovation énergétique des bâtiments municipaux, et des cultes.

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