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Prix de l’énergie : "Utiliser les fonds de roulement pour payer la facture peut être contre-productif" (M. Tunon de Lara)

L’impact de la hausse des prix de l’énergie – entre 100 et 120 M€ pour 2022 – est un "sujet de préoccupation", rappelle Manuel Tunon de Lara, président de France Universités, le 29 septembre 2022. Il se dit prêt à accompagner Sylvie Retailleau pour expliquer les difficultés à la Première ministre, "à un moment où il faut investir dans la science". Quant à la possible mobilisation des FDR pour payer la facture, "attention à la vision exclusivement financière […]. Cela peut être contre-productif". Autre point d’alerte : l’impact de possibles délestages sur les infrastructures de recherche.

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Virginie Dupont, Manuel Tunon de Lara et Guillaume Gellé, nouveau bureau de la CPU Droits réservés - DR

Pour les universités, "la rentrée universitaire est synonyme de préoccupation par rapport à l’inflation et aux coûts de l’énergie", souligne Manuel Tunon de Lara, président de France Universités, lors d’une conférence de presse en visio, le 29 septembre 2022. Remarquant que plusieurs acteurs ont été reçus par la Première ministre, comme les collectivités et les entreprises, et sont repartis avec "un bouclier énergétique par-ci, une mesure par-là", il déplore qu’il n’y ait pas de "traduction dans le PLF" pour les établissements d’enseignement supérieur (voir encadré). "On veut bien accompagner notre ministre [Sylvie Retailleau] pour rencontrer la Première ministre et lui expliquer le surcoût énergétique auquel font face les universités à un moment où il faut investir dans la science, l’éducation, la santé, etc.", lance-t-il.  

En matière d’énergie, France Universités chiffre le surcoût entre "100 et 120 M€" pour 2022 dans le supérieur. Au sujet de la possible mobilisation d’une partie des fonds de roulement envisagée par le ministère pour financer ces surcoûts (lire sur AEF info), "attention à la vision exclusivement financière qui consiste à dire qu’il y a de l’argent et qu’il n’y a qu’à puiser dedans pour payer la facture [énergétique]. Cela peut être contre-productif", alerte Manuel Tunon de Lara. "Oui pour participer à l’effort, non pour mettre en difficulté certains établissements dont le fonds de roulement n’atteint même pas le seuil prudentiel de 15 jours", poursuit-il.

Sur ce sujet, il précise qu’une partie des fonds de roulement est déjà engagée "sur des projets qu’il serait malencontreux d’empêcher, comme les investissements pour la rénovation énergétique des bâtiments". En outre, Guillaume Gellé, vice-président de France Universités et président de l’université de Reims, souligne que les fonds de roulement des universités "ont augmenté de manière artificielle pendant la crise Covid mais sont plutôt plus bas qu’avant la crise".

PLF 2023 et non-compensation du point d’indice en 2022

Quelques jours après la présentation du PLF 2023 (lire sur AEF info), France Universités souligne "des premières mesures qui vont dans le bon sens" : le financement des mesures de la LPR dont l’allocation doctorale ; l’accompagnement financier de la réforme des SSU ; les moyens dédiés à la lutte contre les VSS ; les mesures en faveur de la lutte contre la précarité – "même si ceci reste un ajustement par rapport à une forte inflation", réagit Manuel Tunon de Lara.

La conférence regrette cependant l’absence de mesures d’accompagnement des établissements face à la hausse des prix de l’énergie et alerte sur "des effets de plafond sur la CVEC", dont le rendement attendu est fixé à 174,7 M€ dans le PLF 2023.

Quant à la non-compensation de la hausse du point d’indice pour 2022 – dont le surcoût pour les établissements atteint "250 M€ à leur charge", selon France Universités –, "on a toujours une sorte de dissociation anormale avec des universités autonomes qui auraient des fonctionnaires qui ne bénéficieraient pas des mêmes règles" que le reste de la fonction publique, réagit Manuel Tunon de Lara.

Sobriété : les établissements opposés aux fermetures administratives

Interrogé sur une possible fermeture des universités pour faire des économies d’énergie, Manuel Tunon de Lara assure que "globalement les présidents et présidentes d’université ne sont pas très favorables à ce que, d’une façon ou d’une autre, les étudiants pâtissent de cette situation". "Raccourcir les périodes [d’enseignement], transposer du présentiel en distanciel, bricoler les emplois du temps au détriment de la qualité pédagogique, nous y sommes opposés !".

Il souligne cependant qu’un certain nombre d’établissements réfléchissent à adapter leurs calendriers "par rapport aux congés tombant dans des périodes de forte consommation" d’énergie, citant l’université de Lille. Les réflexions portent également sur l’optimisation des locaux, par exemple en regroupant dans un seul et même bâtiment les cours organisés samedi, afin de baisser la température dans les bâtiments qui ne seraient pas occupés. "Un degré en moins, c’est 7 % d’économie d’énergie", fait remarquer Guillaume Gellé.

"La démarche de France Universités est de faire le point de ces ajustements qui sont le fruit de quelques universités et s’il y a une tendance, d’aller en discuter avec la ministre", termine Manuel Tunon de Lara.

Délestages : certaines infrastructures ne peuvent être arrêtées sans "dégâts collatéraux"

Manuel Tunon de Lara insiste aussi sur l’impact de la crise énergétique sur l’activité de recherche, insistant sur le fait que "l’université héberge la totalité de la recherche en France" via les laboratoires et les équipements de recherche. Or, il s’agit d’infrastructures qui "ne peuvent pas être arrêtées sans qu’il y ait des dégâts collatéraux", poursuit-il, citant des équipements "très énergivores" comme "les animaleries, le parc de congélateurs, le parc numérique, les serres expérimentales". "Les directeurs de laboratoire sont préoccupés et regardent au plus juste comment on peut faire des actions d’économie d’énergie" et "on est en train de voir avec des experts les marges" possibles, explique le président de France Universités.

Il ajoute qu’il faut anticiper les délestages sur ces équipements de recherche. Sur ce sujet, "pour l’instant on est plutôt dans l’idée de délestages temporaires, de 2 heures par jour", périodes sur lesquelles des groupes électrogènes peuvent prendre le relais, rappelle Guillaume Gellé. Il souligne que France Universités est en train d’instruire la question de délestages plus longs : "On doit recenser ce qui ne peut pas être délesté et en discuter avec les préfets de région", poursuit-il précisant que la conférence a mené une discussion sur le sujet avec les organismes de recherche et que "la marge de manœuvre est étroite".

Recherche, financements : France Universités appelle à une "Simplification à tous les étages"

Par ailleurs, interrogée sur la volonté du ministère de simplifier certains dispositifs de la LPR (lire sur AEF info), le président de France Universités martèle : "La simplification, on l’appelle de nos vœux à tous les étages car on est dans un système extrêmement complexe et ceci est particulièrement vrai dans le domaine de la recherche et de l’innovation". Il rappelle aussi les propositions développées par France Universités dans le cadre de la dernière élection présidentielle (lire sur AEF info) : "clarifier les rôles" entre universités et organismes de recherche ou encore ne plus distribuer via les appels à projets du PIA "une partie du financement qui devait aller vers les universités et leur fonctionnement". "C’est la volonté de la ministre de changer cela [et] nous avons commencé à discuter avec son cabinet sur des simplifications qui sont des mesures de changement structurel", dit-il.

Quant aux dispositifs RH de la LPR, les simplifications "vont se situer à plusieurs niveaux", détaille Virginie Dupont, VP de France Universités et présidente de l’université Bretagne-Sud : concernant le Ripec, il s’agit de "faire disparaître la carence dès 2023 sur la prime individuelle", de diminuer le nombre d’avis par les différentes instances, d’instaurer un avis du CNU en amont, permettre de "convertir une partie de la prime fonctionnelle (C2) en décharge".

Concernant les CPJ, "une proposition de modification du décret concerne la possibilité d’avoir une liste de candidats", "au moment de la titularisation, de permettre aux établissements d’offrir une rémunération à un niveau de professeur de 2e classe" ou encore "avoir un contingent de chaires pluriannuel et attribué aux établissements". Certaines modifications ne "nécessitant pas de passage devant le CTMESR" seront effectives "d’ici la fin de l’année" et d’autres "début 2023".

Par ailleurs, le bureau de France Universités est également revenu sur la formation des enseignants, la FTLV et Parcoursup, dont le détail est à retrouver sur notre fil Cursus et Insertion.

Bourses et rôle des régions dans la vie étudiante

 

Interrogé sur la réforme des bourses à venir, Virginie Dupont rappelle que le principe d’une "allocation d’études faisait partie des réflexions" de France Universités, avec la nécessité de se pencher "sur les étudiants décohabitants, qui font face à des frais plus importants". Le coût d’une telle mesure serait de "2,5 Md€ supplémentaires", dit-elle.

De son côté, Manuel Tunon de Lara commente la récente annonce de la présidente de la région Île-de-France qui se dit "prête à reprendre la compétence vie étudiante (lire sur AEF info) : "Je ne suis pas sûr qu’on soit d’accord avec notre ancienne ministre Valérie Pécresse sur le rôle des régions et de la vie étudiante. Il faut voir de quoi on parle : les étudiants sont à l’université".

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