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Biatss : les contractuels représentent 90 % des personnels recrutés entre 2015 et 2020 par les universités

Le nombre de Biatss a augmenté de 3 % dans les universités sur 2015-2020, mais les effectifs contractuels ont grossi bien davantage (+6,9 %) que les titulaires (+0,5 %) sur cette période. Un afflux particulièrement marqué dans les EPE et universités fusionnées, notamment en 2020. À Côte d'Azur, où ces personnels non pérennes représentent désormais plus de la moitié des Biatss, la VP RH cite la multiplication des réponses aux appels à projets pour expliquer cette hausse, et met en avant une politique en cours pour CDIser ces contractuels après deux ans. Une stratégie déjà bien en place à Évry.

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SOURCES ET MÉTHODOLOGIE

 

Nous utilisons ici un jeu de données disponible sur la plateforme open data du MESRI concernant les personnels non-enseignants (Biatss) titulaires et contractuels de l’enseignement supérieur public, par établissement. Il s’agit de personnes physiques, le volume horaire n’étant pas disponible parmi les variables proposées (1).

Après un premier état des lieux national sur l’ensemble des établissements de l’ESR public (lire sur AEF info), nous nous intéressons ici aux universités exclusivement. Elles concentrent à elles seules 87 % des effectifs Biatss des établissements de l’ESR public, le périmètre que nous considérons variant légèrement de celui de la base de données initiale. Nous y avons intégré l’université de Lorraine, l’INU Champollion et le Cufr Mayotte.

Elles sont réparties en 6 catégories. En l’occurrence :

  • pluridisciplinaires avec santé,
  • pluridisciplinaires sans santé,
  • scientifiques/médicales,
  • LSH,
  • droit-économie,
  • les établissements fusionnés et EPE. Cette dernière catégorie inclut les universités nées de la fusion de plusieurs universités : AMU, Paris Cité, Sorbonne université, Lorraine, Lille, Grenoble-Alpes, Strasbourg, Bordeaux, Montpellier et Clermont Auvergne. Ainsi que les EPE qui incluent une université avec des composantes d’autre nature (IEP, écoles d’ingénieurs…), autrement dit PSL, Paris-Saclay, Côte d'Azur, Nantes, Paris-II, Gustave Eiffel, CY, UPHF.

Par ailleurs, nous considérons ici les universités dans leur dénomination actuelle et leur composition la plus récente, compte tenu des fusions ou créations d’EPE (dont la base de données du ministère donne le détail en 2019 et en 2020, par composantes, si ces dernières sont bien sous tutelle du MESRI) (2).

Dans quelle mesure l’augmentation des effectifs de personnels Biatss dans les universités, de 3 % entre 2015 et 2020, repose avant tout sur le recrutement de contractuels ? Il apparaît que parmi ces 2 374 personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques venus s’ajouter aux personnels existants, 2 123 - soit 89 % - sont des contractuels. En moyenne, la part des contractuels est ainsi passée de 38,4 % à 39,9 % des Biatss de 2015 à 2020.

Les effectifs contractuels parmi les Biatss ont progressé de +6,9 % de 2015 à 2020 dans les universités

De 2015 à 2020, le nombre de titulaires a relativement stagné dans les universités, passant de 49 414 à 49 655 (+0,5 %). Les contractuels, eux, ont davantage augmenté, passant de 30 822 à 32 945 (+6,9 %). La hausse des effectifs de contractuels s’est d’ailleurs concentrée sur la période 2019-2020 : les universités en comptaient encore 30 854 en 2019.

Dans la visualisation ci-dessous, vous pouvez utiliser le filtre proposé à droite pour cibler un type d’universités, plutôt que l’ensemble du panel.

dans Les établissements LSH, Les effectifs Biatss contractuels ont grossi de +15,3 % (2015-2020)

Si l’on regarde la situation selon le type d’université, les 7 universités LSH sont celles qui ont connu l’augmentation la plus importante de leurs contractuels de 2015 à 2020 (+15,5 %) alors que l’ensemble de leurs personnels Biatss a connu une hausse modérée sur cette période (+1,6 %).

À l’autre extrême, les 4 universités à dominante droit et économie, qui affichent la part la plus importante de contractuels parmi leurs Biatss (43,2 %), ont diminué l’effectif total de leurs personnels administratifs et techniques (-7 %). Et les contractuels ont même reculé davantage (-21,2 %) que cet ensemble.

Afflux de contractuels en 2020 dans les EPE et universités fusionnées. Le sursaut entre 2019 et 2020 semble principalement imputable aux 17 établissements fusionnés et EPE, qui concentrent près de la moitié des Biatss des universités. Sur les 2 091 personnels Biatss contractuels supplémentaires en 2020 par rapport à 2019, 1 726 ont été recrutés par ces établissements. Les effectifs globaux de Biatss y ont ainsi augmenté de +7,1 %, notamment portés par une hausse de +11 % des seuls Biatss contractuels qui pèsent désormais pour 42,4 % de l’effectif.

Dans les 12 universités pluridisciplinaires avec santé, la hausse de contractuels de 2015 à 2020 figure parmi les plus fortes (+13,6 %), tandis que le rythme est plus modéré dans les 12 autres universités pluridisciplinaires sans santé (+5 %) : in fine en 2020, le poids des contractuels parmi les Biatss est respectivement dans ces établissements de 37,5 % et 37,4 %.

Enfin, les trois universités scientifiques et/médicales ont, à l’image de celles de droit et d’économie, perdu des personnels Biatss (-5,8 %), et les contractuels n’ont pas le plus souffert de la diminution (-1,6 %). Ces contractuels représentent 34,8 % des effectifs totaux de Biatss en 2020, soit une part plus faible que dans les autres types d’établissement.

"un indicateur du sous-encadrement des universités"

 

Cette hausse des contractuels constitue "un indicateur du sous-encadrement des universités dans leur ensemble en termes d’emploi titulaire", soulignait Julie Robert, secrétaire générale adjointe du Snasub-FSU, interrogée par AEF info en 2019 à ce sujet (lire sur AEF info). Parmi les facteurs expliquant cette augmentation, figurent d’ailleurs les difficultés de recrutement de Biatss titulaires par la voie du concours, dont se sont fait écho les universités franciliennes en juin 2022 (lire sur AEF info). Cette voie s’avère souvent infructueuse, d’après les témoignages recueillis par AEF info. Face à cette situation, les établissements choisissent donc de recruter des contractuels. Or ces personnels "sont souvent dans une forte précarité, mal payés, et en temps partiel. Ils sont marqués par un fort turn-over qui représente une source forte de déstabilisation pour les équipes", tançait Julie Robert.

POIDS DES APPELS À PROJETS pour CôTE D’AZUR, politique de titularisation À ÉVRY

Derrière ces catégories, il existe autant de cas que d’universités. Parmi les établissements fusionnés et EPE, la part de contractuels parmi les Biatss en 2020 s’échelonne de 37,2 % à l’université Paris Cité à 50,8 % à l’université Côte d’Azur, où ces effectifs ont même augmenté de +28,6 % depuis 2015 quand l’ensemble de la population Biatss ne grossissait que de +5,3 %. Les taux de contractuels plus faibles à l’UPHF et Paris-II (22,2 % et 35,3 %) concernent des cas particuliers du fait de leur taille réduite, comparés autres EPE.

L’appel d’air des appels à projets. Sabrina Loufrani, VP RH de l’université Côte d’Azur, souligne auprès d’AEF info "les nombreux appels à projets remportés par l’université. On répond à beaucoup d’AAP pour soutenir notre politique ambitieuse de recherche, de formation, de développement international. Or une partie RH est nécessaire pour pouvoir mener à bien tous ces projets. Et comme on a une SCSP qui est, j’ose le dire, une des plus faibles des universités idex, cela nous mène aussi à répondre à beaucoup d’appels à projets." L’université compte sur cette ressource financière pour gagner des marges de manœuvre que la dotation pérenne d’État ne permet pas. Un incontournable qui explique aussi la part des contractuels, "parce qu’on ne peut prendre que des contractuels sur les projets qui sont menés", détaille-t-elle. Autre facteur d’explication : une politique RH antérieure à la nouvelle équipe présidentielle de 2020 qui était "essentiellement basée sur les coûts. Alors que le recrutement de titulaires coûte plus cher que le recrutement de contractuels".

C’est à Gustave Eiffel que la hausse des contractuels a été la plus forte dans cette catégorie (+73,1 % de 2015 à 2020). À l’université Clermont Auvergne, où les Biatss contractuels ont augmenté de +57,4 % de 2015 à 2020, alors que la hausse globale des Biatss était de +22 %, le phénomène inquiète la première VP, Anne Fogli. Interrogée par AEF info sur les difficultés de recrutement de Biatss rencontrées actuellement par les universités de la région Aura, elle constatait "l’explosion du nombre de contractuels dont l’efficacité professionnelle est insuffisante lors de leur recrutement".

CDIsation des contractuels à Évry.  À Évry, où les contractuels pèsent pour 34,5 % des Biatss en 2020, les effectifs sont en diminution de -26,4 % depuis 2015, soit une baisse plus rapide que la baisse globale des Biatss de -6 % selon les chiffres du MESR. Contacté par AEF info toutefois, l’établissement fait état de fortes divergences entre ses propres statistiques et celles que nous tirons des données ministérielles en open data : "Nous avons plutôt une hausse de contractuels de 8 % sur la période", rectifie Christophe Domingues, DGS adjoint.

Celui-ci corrobore les difficultés à recruter des Biatss titulaires : "sur les profils RH, informatique, communication, le marché est tendu. Avec la publication des postes au concours, on perd 3 à 4 mois, si tant est qu’on arrive à attirer un personnel fonctionnaire déjà en poste. De ce fait, nous recrutons des contractuels juniors, que l’on arrive à garder du fait d’un environnement stimulant qui respecte l’équilibre entre vie professionnelle et vie professionnelle. On essaie de stabiliser leur situation trois ans après, en les accompagnant et en les formant pour bien les préparer, afin qu’ils obtiennent in fine le concours et deviennent titulaires du poste." Un travail qui paie : sur les dix contractuels récemment concernés, le DGS adjoint avance "100 % de réussite au concours".

La même stratégie semble de mise à l’université de Côte d'Azur : "On vient de passer en conseil d’administration une politique de CDIsation pour les contractuels Biatss à partir de 2 ans, alors que le délai légal à partir duquel la reconduction des CDD en CDI est obligatoire est de 6 ans", rappelle la VP RH de l’établissement. "Et nous sommes en train de travailler sur une revalorisation de la grille des contractuels, puisque nous souhaitons passer d’une politique essentiellement dominée par les coûts à une politique vraiment basée sur les compétences, et la valorisation de ces compétences nécessaires dans le paysage universitaire français aujourd’hui."

Dans la visualisation ci-dessous, nous avons sélectionné par défaut les établissements fusionnés et EPE en raison de leurs poids. Vous pouvez modifier ce filtre, ajouter un filtre par effectifs de Biatss en 2020 et surligner une université particulière.

(1) Les données des agents titulaires sont issues des annuaires Agora, ITRF et BIB. Les données des agents contractuels proviennent de l’enquête annuelle ANT et incluent les agents contractuels de droit public sur missions permanentes et sur missions temporaires. Sont exclus les agents vacataires, les contractuels étudiants, les contractuels PrAB (préparation aux concours des catégories A ou B) et les apprentis. Les effectifs présentés sont les personnes physiques rémunérées sous plafond État ou sur ressources propres au cours de chaque année d’étude, quelle que soit la durée de leur contrat.

(2) Par conséquent :

  • l’université Côte d’Azur englobe l’observatoire de la Côte d'Azur ;
  • Grenoble Alpes englobe l’INP Grenoble et Sciences Po Grenoble ;
  • l’université Paris Cité englobe l’institut de physique du globe ;
  • PSL englobe Chimie ParisTech PSL, l’École nationale des Chartes, l’ENS PSL, l’Observatoire de Paris et Paris Dauphine PSL ;
  • Paris-Saclay englobe CentraleSupélec et l’ENS Paris-Saclay.
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