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Sobriété énergétique : quelles sont les mesures prises par les universités pour faire face à la hausse des coûts ?

Les conférences de presse de rentrée des universités s’enchaînent, avec toujours les mêmes préoccupations : le coût croissant de l’énergie et les mesures pour y faire face. Ainsi, l’université de Lille envisage d’allonger les vacances de Noël d’une semaine ; l’université de Lorraine va mettre en place "un baromètre de l’électricité" sur ses campus ; Toulouse-III va utiliser son fonds de roulement ; Aix-Marseille université incite ses personnels à télétravailler les lundis et vendredis… Tour d’horizon des mesures prises aussi à Reims, Toulon, Rennes-II, l’université de Savoie et Lyon-II.

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La faculté des sciences juridiques politiques et sociales de l'université de Lille. AEF - S. Ma.

Lille prévoit d’allonger d’une semaine la "pause pédagogique" de Noël

L’université de Lille envisage de reporter d’une semaine la reprise des cours début 2023, afin de faire des économies sur ses dépenses d’énergie. Ainsi les étudiants resteraient chez eux durant la première semaine de janvier, sauf s’ils ont des examens. Cette mesure devrait être annoncée dans les prochains jours, après consultation du CT. L’hypothèse d’une deuxième semaine de fermeture, juste avant les vacances de février, est évoquée mais n’est "pas une option ferme" à ce stade. Une réflexion est aussi en cours sur les horaires d’ouverture des infrastructures sportives. Et une réunion va avoir lieu la semaine prochaine avec les directeurs des unités de recherche afin de limiter les activités très énergivores dans les laboratoires.

"Nous voudrions aussi, dans la mesure du possible, attendre le 6 novembre avant d’allumer le chauffage", indique Étienne Peyrat, 1er VP CA, joint par AEF info. "Mais il faut éviter que les températures ne tombent trop bas pour ne pas dégrader les conditions de travail et d’études", concède-t-il.

Lorraine : un baromètre de l’électricité sur chaque campus

La projection pour 2022 des dépenses d’énergie (électricité et gaz) à l’UL est estimée à environ 16 M€, alors qu’elles ont représenté 11 M€ en 2021, indique la présidence, interrogée le 26 septembre par AEF info. "Le budget rectificatif 2022 prendra en compte cette dernière évaluation. À ce jour, les projections sur 2023 montent à environ 28 M€". "S’il faut diminuer autant que possible la consommation, et ceci dans le cadre d’une pression financière à court terme, l’objectif porté par la présidente de l’UL [Hélène Boulanger] est bien la diminution de notre empreinte environnementale à moyen terme", précisent ses services. Les mesures concrètes "pour réduire la consommation d’énergie" seront "mises en œuvre au plus près de la réalité vécue par les personnels et les étudiantes et étudiants, dans les services, les salles de cours et les laboratoires. Pour cela, un réseau de référents internes va être rapidement constitué, avec comme leitmotiv 'la bonne mesure au bon endroit'".

La présidente a également annoncé la création d’un "baromètre de l’électricité sur chaque campus, qui permette de suivre au plus près le résultat des efforts faits par chacune et chacun", et "une campagne de communication sur le sujet de la sobriété". En revanche, "la fermeture de locaux de l’UL - hors période de fermeture habituelle pour les fêtes de fin d’année - n’est pas à l’ordre du jour", fait-elle savoir.

Toulouse-III va prélever dans son fonds de roulement

"Nous allons travailler avec les composantes et les laboratoires de recherche pour voir comment optimiser les bâtiments cet hiver", indique Jean-Marc Broto, président de l’université Toulouse-III Paul-Sabatier, lors d’une conférence de presse le 22 septembre 2022. Le coût des fluides représente 6 M€ par an pour 400 000 m2 de bâtiments. Il pourrait être de 8 M€ en 2022, et jusqu’à 11 M€ pour les prochaines années. Avec le plan campus et France relance, l’établissement a fait "beaucoup de travaux et de nouveaux bâtiments", ainsi que des travaux d’isolation de réseau, de toitures, etc. "Je ne suis pas inquiet, mais quand même !", commente Jean-Marc Broto.

Pour financer de surcoût de l’énergie, l’université va prélever son fonds de roulement en utilisant les montants prévus pour des investissements qui ne vont pas se réaliser pour cause de retard de calendrier. Mais elle refuse d’envisager la fermeture de l’établissement ou de reprendre les enseignements en distanciel.

Aix-Marseille université incite au télétravail le vendredi et le lundi

L’université, qui prévoit un surcoût sur sa facture énergétique de 13 M€ en 2023, a arrêté une série de mesures qui permettraient des gains pouvant atteindre 2,5 M€ en 2022-2023 et 7,5 M€ en 2023-2024. "C’est une crise d’ampleur, mais que nous pouvons encaisser, grâce à des années de gestion saine, et si nous parvenons à embarquer tout le monde dans une dynamique collective de consommation plus raisonnée", notamment en appliquant des consignes de température de chauffage par site, indique Eric Berton, président d’AMU, interrogé par AEF info le 28 septembre. "On va aussi réguler la climatisation en période estivale, car c’est pour nous la période où nous consommons le plus d’énergie", relève Eric Berton.

Par ailleurs, le président refuse toute éventualité de fermeture. L’université, qui compte 80 000 étudiants, travaille sur un calendrier universitaire commun pour 2023-2024, afin de mettre en place des périodes de congés communes et de rationaliser la consommation d’énergie. Dès cette année, les sites seront fermés entre Noël et le jour de l’an, "période à laquelle les locaux sont déjà habituellement quasiment vides". Les personnels sont aussi invités à redéployer leurs deux jours hebdomadaires de télétravail sur les vendredis et les lundis pour pouvoir fermer les bâtiments pendant quatre jours consécutifs, et des lieux d’accueil seront mis en place sur chaque site pour ceux qui ne sont pas en télétravail. Pour les laboratoires de recherche, qui représentent plus de 40 % de la facture énergétique, un plan d’action ciblé va être défini avec chaque équipe. "Ma volonté, c’est d’inciter, sensibiliser, sans imposer", insiste Eric Berton.

L’université, qui a déjà identifié ses bâtiments les plus énergivores, va aussi poursuivre la rénovation de son patrimoine. "Mais des bâtiments rénovés consomment 5 à 20 % de plus que les anciens car ils offrent un niveau de conformité et de confort plus importants", met en garde le président.

Une boîte à idées ouverte à l’université de Reims

"Nous travaillons à notre plan de sobriété. Nous ne sommes pas inquiets sur le fait d’arriver aux 10 % [de diminution des consommations d'ici 2024], mais nous voulons aller beaucoup plus loin", souligne le président de l’Urca, Guillaume Gellé, lors d’un point presse de rentrée vendredi 30 septembre. L’université, dont les dépenses d’énergie s’élevaient en 2019 à 3,4 M€, envisage un coût de 5,1 M€ pour 2022, et de 8,8 M€ en 2023.

Misant sur "la responsabilisation collective de l’ensemble de l’université", "nous avons lancé une boîte à idées sur la sobriété". "Avec une mobilisation assez exceptionnelle : au bout d’une semaine, nous avons eu 678 réponses et propositions", indique le président. "Nous sommes en train de les étudier". Au-delà des économies d’énergie immédiates – et "l’application d’écogestes au quotidien", l’objectif est aussi de poursuivre les projets de rénovation et de rationalisation des campus (167 M€ de travaux engagés depuis 2016), l’établissement champardennais comptant "119 bâtiments et 265 000 mètres carrés de patrimoine bâti".

Toulon veut optimiser l’utilisation des espaces

La facture énergétique de l’université de Toulon, jusqu’alors d’1 M€ par an, pourrait tripler d'ici 2024 selon les prévisions communiquées par le président Xavier Leroux lors d’une conférence de presse, le 22 septembre 2022. D’ici au 31 décembre, une première augmentation de 500 000 euros est attendue, soit l’équivalent de 5 postes d’enseignant-chercheur. "Nous pourrons faire face, mais il faut prendre des décisions si on ne veut pas voir l’université passer dans le rouge", commente Xavier Leroux, qui exclut de fermer l’université. L’établissement va "accélérer" son programme de rénovation des bâtiments et poursuivre le déploiement de son plan d’énergies renouvelables, conjuguant panneaux photovoltaïques, chaudières biomasse et géothermie.

L’université de Toulon, qui prépare la prochaine accréditation de son offre de formation, travaille aussi sur "l’intégration de nouvelles modalités d’enseignement et sur le calendrier universitaire". "Nous pouvons mieux optimiser l’utilisation de nos espaces, et donc nos dépenses d’énergie, en pensant différemment les temps de formation, par exemple en organisant certaines parties d’enseignement à distance ou en regroupant les stages sur la période hivernale", indique Xavier Leroux.

Rennes-II travaille sur plusieurs scénarios

L’université estime que sa facture énergétique va augmenter de 148 % en 2023 par rapport à 2021, pour atteindre 2,6 M€. "Il s’agit d’un scénario médian, car tous les paramètres ne sont pas maîtrisés pour les marchés 2023", explique-t-elle. Deux autres scénarios ont été établis : "Le premier, pessimiste, prévoit une augmentation de 195 %, et le second, plus optimiste mais moins probable, de 114 %."

La crise énergétique a été "anticipée" à Rennes-II, avec la réhabilitation de son patrimoine bâti, engagée depuis plusieurs années, avec le soutien des CPER et de Rennes Métropole. "Cette politique de réhabilitation énergétique complète a permis de réduire la consommation de fluides (électricité, gaz et réseau de chaleur) de 24 % depuis 2014", indique l’université. "La baisse de la consommation est aussi due à une meilleure régulation des systèmes énergétiques (réglage horaire, optimisation des courbes de chauffe…) et au remplacement progressif des installations énergivores".

Un plan de sobriété, articulé autour de trois axes, est mis en place pour l’année à venir :

  • Remplacer les installations vétustes et énergivores pour améliorer significativement la performance des systèmes énergétiques des trois campus (chauffage, éclairage, ventilation),
  • Optimiser la régulation du chauffage à l’approche de l’hiver et les systèmes d’éclairage (crépusculaire, retrait de luminaires dans les zones suréclairées…),
  • Mobiliser la communauté universitaire autour des questions de réduction de la consommation d’énergie. Une optimisation de l’occupation des locaux le week-end va également être mise en œuvre.


L’USMB invite à "réinterroger les calendriers"

La hausse du coût de l’énergie est chiffrée à +900 000 euros pour 2022 à l’université Savoie Mont-Blanc. Si l’USMB "n’envisage pas de fermer l’établissement comme c’est le cas à Strasbourg", son président Philippe Galez estime que l’annonce de son collègue alsacien "doit interroger les calendriers au-delà du court terme, dans une perspective plus durable, de réduction de l’empreinte carbone et de meilleurs équilibres des temps de repos". "Aller vers des interruptions plus courtes en été et plus longues en hiver a des avantages indéniables", déclare-t-il lors de sa conférence de presse de rentrée, le 29 septembre 2022.

Lyon-II ne veut pas d’enseignement à distance

Le CA Lyon-II a voté le 23 septembre 2022 une "motion de soutien aux conditions de vie et d’études", appelant à ne pas dégrader les modalités pédagogiques en raison de la hausse des coûts de l’énergie, c’est-à-dire à ne pas fermer l’établissement et à ne pas passer à l’enseignement à distance. Si fermeture il devait y avoir, l’université attire en outre l’attention de la tutelle sur la nécessité de maintenir ouverts des lieux d’accueil, les services sociaux, médicaux ou des espaces de travail, afin que les étudiants ne revivent pas ce qu’ils ont traversé pendant la crise Covid, explique à AEF info la présidente Nathalie Dompnier. Lyon-II a chiffré le surcoût énergétique entre +1,5 et +2 M€ en 2022.

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Gwénaëlle Conraux, journaliste