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Pap Ndiaye à AEF info : "Les épreuves de spécialités auront lieu en mars avec un programme d’examen resserré"

Cette année et les suivantes, les épreuves de spécialités du bac seront organisées en mars - du 20 au 22 pour la session 2023 - pour être prises en compte dans Parcoursup, annonce Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, à AEF info le 21 septembre 2022. Face aux demandes de report, il a "décidé de resserrer les programmes d’examen" pour ces épreuves et l’ IGESR en précisera les contenus. Parallèlement, le ministre veut "travailler sur la question du 3e trimestre". S’agissant du fonds d’innovation pédagogique destiné à financer des projets portés par des établissements, Pap Ndiaye précise qu’il n’y a "pas de date butoir car l’idée est d’emmener tout le monde, à son rythme". Il considère que "les rectorats sont les mieux placés pour apprécier les projets prioritaires pour leur territoire" et promet que la répartition de l’enveloppe sera "cohérente et équitable entre les académies". Le ministre évoque aussi la réforme du collège.

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Pap Ndiaye veut alléger les programmes d'examen pour les épreuves de spécialité. MaxPPP

AEF info : La date des épreuves de spécialité du bac 2023 est attendue par les élèves et les personnels. Avez-vous décidé du calendrier ?

Pap Ndiaye : Les épreuves de spécialité du baccalauréat 2023 auront lieu du 20 au 22 mars. Ce choix permet de prendre en compte le calendrier de Parcoursup. L’an dernier, les épreuves ont eu lieu en mai et n’ont pas pu être prises en compte sur la plateforme, ce qui est un paradoxe car la spécialité représente le cœur du travail des candidates et des candidats. C’est pour cette raison que ces épreuves doivent être valorisées dans le processus Parcoursup.

Nous étions sensibles aux demandes de report de ces épreuves mais les marges de manœuvre étaient extrêmement réduites car les vacances de printemps occupent l’essentiel du mois d’avril. Les organiser en mai aurait été trop tard pour pouvoir prendre en compte les épreuves de spécialité dans la procédure de préinscription dans l’enseignement supérieur. Nous avons donc fixé ces épreuves le plus tard possible en mars, ce qui est le meilleur compromis entre le calendrier scolaire et celui de Parcoursup.

AEF info : Pourtant, la grande majorité des syndicats demande le report en juin (lire sur AEF info), arguant notamment de la difficulté à tenir le programme.

Pap Ndiaye : J’ai écouté les remarques des professeurs à propos du programme d’examen et de la difficulté qu’il y a, pour les élèves, à être prêts au mois de mars. J’ai décidé de resserrer les programmes d’examen de manière à tenir compte de ce nouveau calendrier. L’inspection générale va préciser la semaine prochaine le programme d’examen pour chaque spécialité. Il s’agit d’éviter un survol trop rapide des programmes et de laisser le temps aux enseignants et aux élèves de bien approfondir les thèmes.

 

"Le programme de ces enseignements ne change pas, et il va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année scolaire. Seul le programme d’examen sera amené à évoluer."

 

AEF info : Le programme sera-t-il donc alourdi pour l’après mois de mars ?

Pap Ndiaye : Le programme de ces enseignements ne change pas, et il va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année scolaire. Seul le programme d’examen sera amené à évoluer.

AEF info : Les équipes pédagogiques pointent également, avec des épreuves en mars, le risque de démobilisation des élèves, une fois ces épreuves passées. Comment maintenir la motivation des élèves ?

Pap Ndiaye : L’année scolaire ne se termine pas au mois de mars, car il y a le contrôle continu qui court jusqu’à la fin de l’année scolaire, et parce que les élèves doivent être prêts pour l’enseignement supérieur. Certes, après avoir passé ces épreuves de spécialité, la motivation pourrait baisser un peu : nous allons donc travailler sur la question du troisième trimestre, afin qu’il soit aussi plein du point de vue pédagogique que possible et qu’il ne soit pas un trimestre en pointillé. Il y a aussi la préparation du grand oral qui repose sur les enseignements de spécialité. Par ailleurs, nous étudions plusieurs hypothèses. Le troisième trimestre peut par exemple être plus axé sur la préparation de la poursuite d’études dans le supérieur.

AEF info : L’organisation des épreuves en mars et l’allègement du programme d’examen seront-ils maintenus les années suivantes ?

Pap Ndiaye : Oui, car cette solution permet de prendre en compte les spécialités dans Parcoursup, c’est fondamental. Je souligne aussi que cette année sera la première où la réforme du baccalauréat devrait se dérouler normalement, et nous devons donc la laisser se déployer. Toutefois, nous en tirerons le bilan.

C’est aussi vrai pour la réforme du lycée : elle devrait enfin pouvoir se dérouler dans les conditions initialement prévues et nous n’allons donc pas nous engager dans une forme de chamboulement, mais nous en ferons aussi un bilan. Le comité de suivi, que j’ai prolongé, est aussi là pour procéder à des ajustements pragmatiques, comme nous l’avons fait sur les mathématiques.

AEF info : Un des sujets principaux de la rentrée est l’attractivité du métier enseignant et le chantier de la revalorisation. Où en est-on, notamment sur la hausse de 10 % des salaires de tous les enseignants qui suscite des interrogations, en particulier depuis la lettre de d’Emmanuel Macron aux personnels (1) (lire sur AEF info) ?

Pap Ndiaye : Nous apporterons des précisions à partir du mois d’octobre, en parallèle du débat parlementaire sur le projet de loi de finances. Nous engagerons des discussions avec les organisations syndicales sur la revalorisation socle et sur la revalorisation attachée à la réalisation de missions complémentaires au titre du pacte.

AEF info : C’est à l’automne également que seront lancés les débats dans les établissements scolaires souhaitant préparer un projet pédagogique innovant. Comment ces concertations s’articulent-elles avec les débats sur l’éducation organisés dans le cadre du Conseil national de la refondation ?

Pap Ndiaye : Le président de la République a mis en place, début septembre, le Conseil national de la refondation qui est l’instance nationale de concertation (lire sur AEF info). Pour le sujet éducation, ce CNR est décliné à l’échelle territoriale dans les écoles et établissements qui seront volontaires pour organiser des concertations. Les discussions proposées dans les établissements scolaires sont donc la déclinaison territoriale du CNR. Je rappelle que ces concertations sont facultatives et que les rectorats devront accompagner les équipes pour bâtir leur projet, dans l’esprit de la "révolution copernicienne" promise par le chef de l’État à la Sorbonne dans le fonctionnement de l’administration (lire sur AEF info). Des informations explicitant aux équipes la démarche seront très prochainement transmises aux écoles et établissements pour les accompagner.

AEF info : Les représentants des chefs d’établissements et enseignants rapportent pourtant que peu d’écoles et d’établissements veulent pour l’heure organiser ces débats. Comment comptez-vous convaincre les acteurs d’y participer ?

Pap Ndiaye : Pour l’instant, nous ne savons pas combien d’établissements seront partants. En l’espèce, il ne s’agit pas là de débats sur l’éducation en général qui pourraient tourner à vide. Il s’agit de concertations sur chaque école, sur chaque établissement et les équipes, j’en suis persuadé, vont voir l’intérêt de parler de choses concrètes pour leurs élèves. Pour participer à ces concertations, les enseignants auront d’ailleurs deux journées banalisées dans le second degré et, dans le premier degré, 12 heures prises sur les 108 heures prévues pour les autres missions que l’enseignement.

 

"Pour les débats dans les établissements scolaires, nous n’avons pas fixé de date butoir car l’idée est d’emmener tout le monde, à son rythme, dans l’élaboration d’un projet pédagogique au fil de l’eau."

 

En outre, le calendrier pour organiser ces débats reste très ouvert : certaines équipes vont s’engager très rapidement, à partir de début octobre, et d’autres se lanceront dans les mois à venir, en particulier s’ils voient qu’un établissement voisin s’est lancé dans l’aventure. Nous n’avons pas fixé de date butoir car l’idée est d’emmener tout le monde, à son rythme, dans l’élaboration d’un projet pédagogique au fil de l’eau.

AEF info : Comment seront sélectionnés les projets et comment seront distribués les financements issus du fonds d’innovation pédagogique (doté de 500 M€) ?

Pap Ndiaye : Les rectorats sont les mieux placés pour apprécier les projets prioritaires pour leur territoire. Il n’est pas question que le ministère regarde ou sélectionne les projets par-dessus les rectorats. Notre boussole est l’intérêt de l’élève, avec trois priorités : la réussite scolaire, l’égalité des chances et le bien-être.

Il faudra garder de la souplesse et s’assurer que la répartition du fonds d’innovation pédagogique de 500 M€ - c’est une somme conséquente ! - est cohérente et équitable entre toutes les académies. Ensuite, les projets devront être évalués, sur des critères variables selon la nature des projets, pour voir ce qui marche bien et ce qui marche moins bien. Je suis aussi ouvert à ce que des chercheurs en sociologie ou en sciences de l’éducation assistent à ces débats et analysent les projets. La prochaine réunion du CNR, programmée en décembre, sera l’occasion de tirer un premier bilan.

AEF info : Comment allez-vous accompagner les acteurs de l’Éducation nationale dans ce changement de pratique mettant désormais l’administration "au service" des initiatives du terrain ?

Pap Ndiaye : Cela demande un effort mais qui n’est pas insurmontable ! Je crois que les acteurs de l’Éducation nationale sont demandeurs de cette logique d’accompagnement plutôt que de décisions verticales. Je compte sur les recteurs pour y veiller, cela se fera progressivement. Je pense aussi que l’administration va avancer au fur et à mesure que les projets "d’école du futur" vont s’élaborer, dans une approche dialectique.

 

"Je crois que les acteurs de l’Éducation nationale sont demandeurs de cette logique d’accompagnement plutôt que de décisions verticales. Je compte sur les recteurs pour y veiller, cela se fera progressivement."

 

AEF info : Un autre des chantiers que vous comptez lancer concerne le collège, que vous qualifiez "d’homme malade du système". Pourquoi souhaitez-vous le réformer, alors qu’il a connu une réforme en 2016 et que les acteurs ne semblent pas particulièrement demandeurs d’une nouvelle évolution (lire sur AEF info) ?

Pap Ndiaye : Beaucoup d’études vont dans la même direction et démontrent des résultats préoccupants des collégiens, en particulier en mathématiques ou en langues vivantes, sans, j’y insiste, que ce soit un jugement sur le travail des enseignants. Elles montrent aussi que les inégalités se creusent en 6e.

En outre, le primaire et le lycée ont connu des réformes importantes, et c’était légitime. Entre les deux, il y a le collège et nous avons tout lieu de penser qu’il mérite une attention particulière, notamment la classe cruciale de 6e. Nous sommes attentifs aux expérimentations favorisant la liaison entre le CM2 et la 6e pour que la marche entre les deux, souvent difficile, soit plus aisée. Mais, globalement, nous ouvrons le chantier pour l’ensemble du collège.

AEF info : Les collégiens français ont déjà un nombre important d’heures de mathématiques. Allez-vous donc plutôt vous pencher sur le contenu de son enseignement, plutôt que sur sa quantité ?

Pap Ndiaye : Nous accueillons environ 20 000 élèves ukrainiens en cette rentrée et ils ont un an d’avance en mathématiques. Cela nous interroge alors qu’effectivement la France est plutôt bien placée à l’échelle européenne quant au volume d’enseignement. C’est donc bien une question pédagogique. Ce n’est pas en rajoutant des heures que les choses vont s’améliorer. Nous faisons confiance au terrain, nous ne voulons pas de réforme verticale. Nous misons donc aussi sur les projets qui seront financés dans le cadre du fonds d’innovation pédagogique.

(1) Le président de la République laisse notamment entendre que les primes d’attractivité versées lors du quinquennat précédent seraient comprises dans cette hausse, initialement promise à partir de 2022.

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