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Yves Lichtenberger appelle à "voir les étudiants comme des ambassadeurs de l’université dans son environnement" (revue AFAE)

Les transformations à venir ne prendraient plus la forme de "modifications institutionnelles" comme par le passé, mais seraient "conditionnées par de nouvelles façons de concevoir" et d' "articuler les activités des universitaires, entre eux et avec les autres personnels", défend Yves Lichtenberger, sociologue et ancien président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, dans un article intitulé "L’université, avec les étudiants", publié en juin dans la revue de l’AFAE. "Ces évolutions interrogent très fortement le rapport à l’étudiant et le rapport au territoire", explique-t-il.

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Yves Lichtenberger, sociologue, professeur émérite à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée Droits réservés - DR

L’étudiant, nouvel "acteur" du changement des universités ? Pour Yves Lichtenberger, sociologue et ancien président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, les nouvelles transformations appellent à un changement de paradigme quant à la perception de l’étudiant par l’université et ses membres. Les enjeux socio-environnementaux, face auxquels les établissements sont "en première ligne", demandent des "adaptations nécessaires", qui concernent surtout "la façon de concevoir et de mettre en œuvre les activités, plus que les structures institutionnelles", explique-t-il dans un article intitulé "L’université, avec les étudiants" et publié en juin dans la revue trimestrielle de l’AFAE. Ces transformations supposent, pour lui, "de faire évoluer la relation à l’étudiant comme l’a mis en évidence la période récente de l’épidémie de Covid".

Avec la crise sanitaire, qui a bouleversé le fonctionnement des universités, en particulier avec le télétravail et l’utilisation du numérique dans les pédagogies, "jamais n’est apparue aussi évidente l’importance de la vie universitaire et associative pour la socialisation et la formation des étudiants", écrit Yves Lichtenberger. Et l’ensemble des personnels académiques, techniques et administratifs n’ont "jamais" autant travaillé ensemble.

L’étudiant n’est plus un "usager" mais un "acteur" et un "partenaire"

Dans son analyse, Yves Lichtenberger estime que même si les étudiants sont encore désignés par la loi comme des "usagers", "tout concourt à les voir comme des acteurs et partenaires de la réalisation de ses missions". Il liste plusieurs raisons à cela :

  • L’étudiant est un "acteur de sa propre formation, décideur de son parcours et se formant au travers des efforts qu’il réalise et des leçons qu’il en tire".

  • Les étudiants sont ensuite "acteurs de l’évolution de leur université". "La loi inscrit depuis longtemps leur participation aux conseils, il y a un vice-président étudiant, mais cela reste souvent formel ou cantonné à l’expression de protestations", regrette-t-il. "Pour aller plus loin", Yves Lichtenberger cite l’exemple de l’université Gustave Eiffel qui s’est dotée d’un parlement étudiant, "libre de son ordre du jour" avec "un engagement bien plus actif". En outre, si "la loi impose que les étudiants participent à l’évaluation de leurs enseignements", pratique courante dans les écoles et "indicateur indispensable à tout enseignant pour l’amélioration de sa pédagogie", l’auteur interroge : "mais où cela est-il mis à profit ?".

  • Enfin, l’étudiant est "un acteur de sa cité, comme habitant, comme citoyen, comme militant associatif". Cette position "concourt de façon décisive non seulement à la vie de son campus et de sa cité mais à sa propre formation", mais elle trop souvent "considérée comme extra-scolaire ou extra-universitaire".

Voir les étudiants comme des "ambassadeurs"

L’un des changements qui serait "profitable à tous" et le "plus nouveau", considère l’auteur, serait "sans doute" un "changement de regard" vis-à-vis des étudiants afin de les voir "comme des ambassadeurs de l’université dans son environnement". "Plus encore, voir les étudiants comme des explorateurs permettant de connaître cet environnement, de mieux en cerner les besoins et d’en accompagner les évolutions avec son université, sa formation et ses labos", précise le sociologue. Les "champs d’exploration" que les étudiants pourraient découvrir sont nombreux car en lien avec "les transitions numériques, écologiques, économiques et sociales que vivent tous ces acteurs, associations, entreprises, collectivités".

Plusieurs établissements entreprennent des projets qui vont sans ce sens. Ainsi, l’université de technologie de Compiègne s’est dotée d’une filiale ayant pour vocation de développer les projets étudiants, Paris-Saclay a créé un dispositif de "projets sur étagère" pour "développer des activités non plus extra, mais intra-universitaires", rapporte l’auteur de l’article. À l’étranger, l’EPFL qui a élaboré de tels projets en a même fait "un réservoir de job étudiants, pivot à la fois de sa pédagogie et de ses aides sociales".

L’enseignant-chercheur "apprenant" avec l’étudiant

Cette remise en cause du rapport aux étudiants pose en conséquence la question de "notre conception du lien entre formation et recherche", qui est "trop marquée par un schéma les juxtaposant plutôt que les liant vraiment", avance Yves Lichtenberger. Le "mantra d’une 'société de la connaissance' des années 80 était d’élever la quantité de connaissances détenue par chacun, et de mettre les étudiants au plus près des savoirs de pointe […]", mais ce schéma s’est révélé "plus complexe". Les connaissances de pointe, qui sont aujourd’hui disponibles sur Internet, explique le sociologue, ne "génèrent pas spontanément de l’innovation, il faut qu’elles soient appropriées et mobilisées comme éléments de solution d’un problème".

Dans sa démonstration, l’auteur conclut que "ce qui valorise les formations universitaires dans une 'société de l’innovation' n’est pas seulement la transmission de résultats de recherche, mais l’acquisition de la capacité à les sélectionner et à les assembler en fonction de situations". Ainsi, "la marque universitaire" serait la "diffusion de pratiques engendrant curiosité, esprit critique, capacité d''évaluation et initiative". Pour l’auteur, ce constat conduit "à un regard plus large et plus différencié de ce qui est attendu d’un enseignant-chercheur", avec une "transmission d’un savoir vivant" vu "comme un outil en perpétuelle évolution, de compréhension et de transformation du monde".

Pour s’approprier cet "outil", les étudiants doivent pouvoir "l’éprouver par eux-mêmes", insiste Yves Lichtenberger. En alternant théorie et mise en situation, "c’est là que l’enseignant et le chercheur peuvent fusionner en étant l’accompagnateur proche, apprenant avec l’étudiant autant que l’étudiant apprend avec lui", conclut-il.

dans La revue de l’AFAE

 

Le numéro de juin 2022 est consacré à la conduite du changement. Outre Yves Lichtenberger, y ont notamment contribué :

  • Daniel Filâtre sur "La conduite du changement dans les politiques publiques éducatives : le cas des réformes de la formation des enseignants" (lire sur AEF info)
  • Alain Abécassis sur "Les raisons de l’échec d’une réforme : l’exemple de la loi de Luc Ferry sur la modernisation des universités" (lire sur AEF info)
  • Bernard Dizambourg sur "Une prospective universitaire ?" (lire sur AEF info)
  • Étienne Bordes, sur "S’approprier le changement. La première génération des présidents d’université en France (1971-1976)" (lire sur AEF info)
  • Stéphanie Mignot-Gérard, Christine Musselin et Aline Waltzing sur "Le Covid révélateur des potentialités de changement en université ?" (lire sur AEF info)
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Caroline Laires Tavares, journaliste