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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°678670

Rémunérations, sobriété énergétique, dématérialisation, hôpital… les axes d’action du collectif Sens du service public

La dématérialisation et la présence des services publics sur le territoire, la transition écologique, les rémunérations et l’attractivité, et l’hôpital public sont les quatre thèmes de travail arrêtés par le think tank "Sens du service public" en cette rentrée 2022, expliquent à AEF info ses co-fondateurs, Johan Theuret et Émilie Agnoux. Créé il y a un an pour peser dans le débat en prévision de l’élection présidentielle, ce collectif qui réunit quelque 150 fonctionnaires a décidé de poursuivre son action auprès des pouvoirs publics et compte bien continuer à "contribuer au débat public".

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"Il y a une forte attente vis-à-vis du fonctionnement des services publics", constatent Émilie Agnoux et Johan Theuret, co-fondateurs du think tank Sens du service public. Droits réservés - DR

Créé il y a presqu’un an pour "rappeler la richesse et l’intérêt de promouvoir les services publics" alors que démarrait la campagne pour l’élection présidentielle d’avril 2022 (lire sur AEF info), le think tank "Sens du service public" a finalement décidé de poursuivre la tâche qu’il s’était assignée. "Nous avons fédéré nombre d’agents et avons décidé de continuer le travail pour peser dans le débat public. Il y a une forte attente vis-à-vis du fonctionnement des services publics", explique à AEF info Johan Theuret, co-fondateur du collectif (1), qui fédère à ce jour quelque 150 fonctionnaires.

Dans cette perspective, cinq sous-groupes de travail ont été créés portant respectivement sur : la dématérialisation et la présence des services publics sur les territoires ; l’accompagnement de la transition écologique avec un volet sobriété énergétique de l’administration ; les rémunérations et l’attractivité de la fonction publique ; et, enfin, l’hôpital public.

Le système de rémunération en manque de lisibilité

Sujet incontournable en cette rentrée où l’inflation continue à gréver le pouvoir d’achat des agents publics : celui des rémunérations, alors que les organisations syndicales jugent la revalorisation de 3,5 % de la valeur du point d’indice intervenue en juillet toujours insuffisante et que les faibles niveaux de salaire entament toujours un peu plus l’attractivité de la fonction publique.

"Les sujets des rémunérations et de l’attractivité sont mêlés, celui de la rémunération étant complexes. Sur la question du niveau, la valeur du point a été revalorisée significativement mais les agents publics "ont besoin de visibilité dans le temps grâce à un mécanisme visible et pérenne via une indexation, pas forcément que sur l’inflation", expose Johan Theuret.

Le think tank plaide également pour une meilleure lisibilité et une simplification du système des rémunérations, qui "reste très compliqué même pour les agents publics" et porteur d’inégalités salariales entre les femmes et les hommes mais aussi entre statuts (fonctionnaires, contractuels). Le collectif propose notamment d’augmenter la part indiciaire – ce qui suppose de transformer en points d’indice une partie de la rémunération indemnitaire, ce qu’avait commencé à faire le protocole PPCR – et de "travailler sur la logique de l’intéressement collectif", rappelle Johan Theuret, reprenant la position portée fin juin après l’annonce du dégel de la valeur du point d’indice (lire sur AEF info).

favoriser "la coopération entre administrations"

Mais la rémunération n’est pas le seul moteur de l’attractivité. Outre les besoins en formation continue, "la fonction publique a développé des avantages en matière de logement, d’action sociale, d’aide au conjoint" qu’il faut repenser, complète Émilie Agnoux. Ce à quoi s’ajoute la problématique de "l’aide à la mobilité", notamment en mieux rural. "On s’est beaucoup soucié des jeunes médecins avec des aides à l’installation dans ces territoires, mais pas des fonctionnaires", complète Johan Theuret.

Par ailleurs, reste à développer un levier, selon Émilie Agnoux, celui de "la coopération entre administrations", le manque d’attractivité étant souvent alimenté par une certaine concurrence entre elles, en raisonnant en termes de bassins de vie, ce qui favoriserait la mobilité des agents et permettrait de les rapprocher de leur logement.

Sobriété énergétique : pas de "solution miracle"

Sur le volet de la sobriété énergétique, Sens du service public est favorable sur le court terme, pour face à la cherté et à la pénurie énergétiques durant l’hiver, à revoir les usages afin de réduire les factures. Évoquant certaines pistes déjà évoquées par les pouvoirs publics, telles que la fermeture de tout ou partie de bâtiments publics sur des durées limitées, Johan Theuret convient, que "la question est difficile".

"Le télétravail n’est pas la solution miracle pour générer des économies d’énergie. Les administrations devront verser l’indemnité télétravail, la facture étant reportée sur les agents. Et cela ne peut fonctionner que si l’on arrive à fermer des bâtiments", estime-t-il. Et encore, cela ne sera pas sans provoquer des effets négatifs. La fermeture de certains lieux pourra ainsi "poser des problèmes d’accès aux services publics", fait valoir Johan Theuret. Par ailleurs, comme l’a rappelé le 11 septembre la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, redémarrer le chauffage dans un bâtiment après un jour de fermeture "consomme beaucoup d’énergie".

Des systèmes de pilotage inadaptés

Plus largement, ce sujet "démontre que nos systèmes de pilotage ne sont pas adaptés à l’urgence climatique. Aujourd’hui, nous sommes incapables de savoir s’il est intéressant de fermer tout ou partie des bâtiments publics", pointe Émilie Agnoux, préconisant un nouveau "grand plan de rénovation thermique des bâtiments publics" (2). Ce qui pose la question des compétences en la matière et de la nécessité d’agir sur les comportements des agents et de favoriser les bons réflexes, recommande Johan Theuret, comme ne pas laisser d’outils informatiques en veille, et, par conséquent, de dispenser des formations en la matière.

Autres propositions : développer la mobilité durable en supprimant les voitures de fonction, en généralisant les flottes de vélos et en mettant un terme aux déplacements professionnels en avion sur le territoire métropolitain. Le think tank doit prochainement transmettre sa contribution sur le sujet au gouvernement.

Mettre en place un "parcours usagers"

Enfin, sur la thématique de la dématérialisation, Sens du service public compte promouvoir la complémentarité des usages. Après le tout numérique, "nous avons basculé en termes de numérique, le gouvernement cherchant à remettre des agents sur le terrain, via des 'guichets'". Face à l’illectronisme persistant d’une partie de la population, le collectif milite pour "démultiplier les espaces France Services, en les ouvrant à davantage de partenaires", explique Émilie Agnoux.

Elle défend la mise en place d’un "parcours usagers", l’utilisation de lieux tels que les médiathèques, le travail sur les outils et la médiation numérique. "Il va falloir définir des chefs de file". "L’État doit être plus proactif en matière d’ingénierie notamment à l’égard des collectivités locales mais aussi des éditeurs de logiciels afin de proposer aux usagers "un parcours sans couture". Et, souligne Johan Theuret, "pérenniser les conseillers numériques".

Inciter les agents à prendre la parole

 

Si la première mission du Sens du service public est "la production d’idées à destination des décideurs publics et du grand public, tous les agents publics peuvent contribuer", souligne Émilie Agnoux, co-fondatrice. "Si l’on veut vraiment sensibiliser le grand public, il faut que les agents osent aussi porter leur parole. Au travers du think tank, ils se sentent autorisés à parler de leur métier et à valoriser les différentes formes du service public." Le cadre du collectif leur donne ainsi confiance par rapport à la" doctrine pure" du droit de réserve.

(1) Sens du service public a été créé en octobre 2021 par 15 fonctionnaires issus des trois fonctions publiques dont, outre Johan Theuret (DGA de la métropole de Rennes et ancien président de l’ADRHGCT) et Émilie Agnoux (DGA de l’EPT Parsi Sud Est Avenir et co-fondatrice de l’association FP21), la directrice générale du CNFPT France Burgy, l’ancienne SGMAP Laure de la Bretèche, le directeur des retraites de la CDC, Michel Yahiel ou encore le secrétaire général de l’Ademe, Noam Leandri.

(2) En 2020, l’État a sélectionné 4 214 projets de rénovation thermique de ses bâtiments, financés à hauteur de 2,7 milliards d’euros par le plan de relance (lire sur AEF info).

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