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LPR : les premières simplifications "sont en cours de publication ou le seront d’ici la fin 2022" (Sylvie Retailleau)

Sylvie Retailleau souhaite articuler le rôle des universités et des organismes "de façon complémentaire et cohérente" et "simplifier la gestion des laboratoires", déclare-t-elle à la soirée de l’université d’été de France Universités, le 25 août 2022. Sur la simplification de la LPR, les premières modifications de textes sur le repyramidage, le Ripec et les CPJ "sont en cours de publication ou le seront d’ici la fin de l’année", assure-t-elle. En outre, de nouveaux COM pluriannuels seront mis en place dès la fin 2022", avec un "premier budget" dédié dans le PLF 2023.

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Sylvie Retailleau, ministre de l'ESR, Manuel Tunon de Lara (France Universités) et Jean-François Huchet (Inalco), le 26 août 2022. AEF - CC

C’est un discours de la méthode qu’a livré Sylvie Retailleau, à l’université d’été de France Universités, le 25 août 2022. Assurant que "l’Université, avec un grand U, qui regroupe une diversité d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche, doit être au cœur de notre système", la ministre de l’ESR balaie les axes prioritaires de son ministère, dont le "seul objectif sera de garantir un cadre optimal aux établissements afin de repousser toujours plus loin les frontières des connaissances dans l’ensemble des domaines scientifiques".

"Ma méthode s’attachera, pour chaque établissement, à simplifier les procédures, assouplir les contraintes, et à favoriser les initiatives. Et ce, à chaque niveau : ministère, établissement, recteur, etc.". Cette méthode privilégiera "une planification pluriannuelle, […] tout en responsabilisant davantage tous les acteurs". Elle ajoute que ce dernier point est "majeur" et "représente un changement de paradigme et un retour aux valeurs cardinales d’un ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui nous permettra de garder une place majeure dans le paysage international".

Mieux Articuler le rôle des universités et ONR et "simplifier" la gestion des laboratoires

Sylvie Retailleau souhaite aussi "repositionner le ministère comme le lieu d’élaboration de la politique d’ESR ainsi que du pilotage de l’ensemble de ces acteurs" : "Je ne souhaite pas un ministère seulement gestionnaire, mais acteur, moteur et en interface avec un grand nombre d’autres ministères".

Le premier axe prioritaire de la ministre vise à "clarifier le positionnement de l’ensemble des acteurs de l’ESR". Sylvie Retailleau veut ainsi "renforcer et articuler le rôle de chacun – particulièrement les universités et les organismes de recherche – de façon complémentaire et cohérente". "Le temps est venu, et nous sommes prêts, de positionner au mieux l’ensemble des acteurs, de leur donner des mandats clairs, des marges de manœuvre et de leur faire réellement confiance pour engager les actions nécessaires". "On doit, encore plus aujourd’hui, tourner notre garde vers l’extérieur et pour cela, renforcer nos communautés internes et nos performances".

LPR : de premières simplifications "en cours de publication"

Sylvie Retailleau plaide en outre pour "simplifier les fonctions de pilotage, d’animation et de gestion des laboratoires, en lien avec les organismes nationaux de recherche". Il s’agira de "clarifier le rôle des acteurs dans le domaine de l’innovation, ainsi que sur les relations à l’international". La ministre ajoute que l’objectif sera de "promouvoir le pilotage de grands programmes nationaux, en cohérence avec la politique nationale et européenne". "Gageons que cette évolution permettra de redonner du temps à la recherche et aux chercheurs", glisse-t-elle également.

En matière de simplification, Sylvie Retailleau annonce également que "les premiers textes qui simplifient certains objets de la LPR sont en cours de publication ou le seront avant la fin de l’année civile 2022, pour être opérationnels dès l’année 2023". "Je pense notamment aux processus de repyramidage, de Ripec, d’attribution des CPJ", dit-elle, sans donner plus de précisions.

Renforcer l’autonomie, avec de premiers cOM dès la fin 2022

Sylvie Retailleau plaide aussi pour un renforcement de l’autonomie des établissements d’ESR, qu’il faudra, selon elle "peut-être redéfinir". Il s’agira "de voir comment aller plus loin [et] surtout faire une réelle confiance aux équipes de terrain". "Cette autonomie doit d’abord rimer avec responsabilisation et professionnalisation, ainsi qu’avec une certaine gouvernance que vous devez définir et qui se traduira par le déploiement d’un projet d’établissement ambitieux et cohérent avec les moyens affectés", poursuit-elle.

Pour cela, Sylvie Retailleau annonce que "dès la fin de l’année 2022", le ministère mettra en place "les premiers contrats d’objectifs et de moyens pluriannuels", contrats qui mettront "les établissements au centre et intégreront une évaluation a posteriori solide et un travail avec le HCERES" (lire sur AEF info). "Nous avons obtenu dans la loi de finances 2023, un premier budget pour mettre en place ces contrats d’objectifs et de moyens, à vous de démontrer leur pertinence", adresse-t-elle aux établissements. Début août, la direction du budget a publié les plafonds de dépenses envisagés pour la loi de finances 2023 : pour la Mires, ce plafond est augmenté de 1,5 Md€, essentiellement pour la mise en œuvre de la LPR et pour revaloriser les bourses (lire sur AEF info).

La ministre assure cependant que "cette confiance renforcée dans l’ensemble des acteurs ne doit pas être le corollaire d’un désinvestissement du suivi par le ministère, mais au contraire d’une responsabilisation pour une simplification des processus de financement, d’orientation et d’évaluation".

Une université d’été consacrée à l’Éducation, aux stratégies internationales et aux transitions

 

Revenant sur l’université d’été de France Universités, Manuel Tunon de Lara, président de la conférence, souligne que les établissements se sont mobilisés autour de trois thèmes :

  • "l’éducation et l’école", dont la dernière "subit aujourd’hui une crise de confiance dans la société française", juge le président de France Universités. "Les universités ont souhaité réaffirmer leur volonté d’être des actrices majeures de la formation initiale et continue et c’est dans nos établissements que les professeurs, de la maternelle au lycée, sont formés et doivent continuer à l’être", lance-t-il également. Après le d’Emmanuel Macron le jour même à la Sorbonne (lire sur AEF info), Manuel Tunon de Lara assure : "L’acquisition des savoirs comme la préparation du métier et la professionnalisation se font à l’université. […] Et pourquoi pas en première année comme cela a été évoqué par le président de la République. Ces parcours offrent l’avantage d’avoir de la visibilité, seraient adossés à une licence ou un master et leur approche pluridisciplinaire compléteraient une dimension académique professionnalisante qui pourrait s’inspirer des dispositifs existants."
  • "les défis et stratégies internationaux", qui se trouvent, selon Manuel Tunon de Lara, "encore dans une courbe d’apprentissage". Il ajoute qu’un État qui a une politique internationale doit pouvoir s’appuyer sur ses opérateurs", précisant le souhait des universités est d' "accompagner la représentation de la France à l’étranger".
  • "les transitions énergétiques, numériques et sociétales", sur lesquelles "les universités sont aux premières lignes".

Concertation sur la vie étudiante dès le mois d’octobre

Deuxième axe prioritaire de la ministre : "Renforcer la place de notre système d’enseignement supérieur au cœur de la formation" et mettre "l’étudiant au cœur". Sylvie Retailleau souligne que la réussite étudiante passe aussi par "poursuivre et amplifier la politique sociale du ministère", indiquant que les mesures d’urgence récemment annoncées (aide de rentrée de 100 €, revalorisation des bourses, maintien du ticket RU à 1 € pour les étudiants boursiers ou précaires) "seront complétées par une réflexion plus large sur le bien-être et la vie étudiante, et plus particulièrement sur les bourses sur critères sociaux".

Afin d’alimenter cette réflexion, Sylvie Retailleau annonce l’organisation, à l’automne, d’une "concertation sur la vie étudiante, rassemblant l’ensemble des acteurs d’un territoire". "Je reviendrai vers vous au mois de septembre pour en dessiner les contours et le format", précise-t-elle, ajoutant que cette concertation "devra démarrer dès le mois d’octobre" et "intégrer toutes les composantes de la vie étudiante : les aides sociales avec une réforme des bourses ; la santé, avec un focus sur la santé mentale des étudiants ; le logement ; la lutte contre les VSS ; la restauration ; l’accès au sport et à la culture".

Amplifier la mobilité territoriale étudiante

Sur le volet formation, Sylvie Retailleau souhaite "poursuivre et amplifier une politique en faveur de la mobilité territoriale étudiante", jugeant également "important de mener une politique [au profit] d’un développement équilibré des formations sur l’ensemble du territoire et, d’autre part, de jouer sur la diversité et la complémentarité de tous les établissements".

En outre, "continuer à travailler sur le premier cycle reste un de nos objectifs prioritaires", assure la ministre, soulignant qu’elle "portera une attention particulière à l’accompagnement de l"orientation des étudiants dès le secondaire, en travaillant avec le MENJ, en particulier dans le cadre de l’amélioration continue de Parcoursup". Elle glisse également : "On doit probablement redéfinir la notion de réussite".

"J’entends aussi appuyer les dynamiques croissantes en matière d’innovation pédagogique et travailler, toujours en lien avec le MENJ, avec une vision globale de l’enseignement post-bac, afin de favoriser des passerelles et […], partager l’ensemble des bonnes pratiques, qu’elles soient pédagogiques, d’orientation ou d’insertion".

Formations vertes : un colloque fin octobre pour identifier les actions à lancer

Autre axe prioritaire dessiné par la ministre : "faire de l’université le cœur battant des transitions". "Il y a urgence à agir et nous devons collectivement identifier des mesures à prendre et s’assurer de leur application" pour "sensibiliser et former les étudiants aux métiers dits verts et en faisant de notre ministère et des établissements des acteurs majeurs et actifs de la transition écologique et énergétique", souligne Sylvie Retailleau. Dans cette perspective, la ministre annonce la tenue d’un colloque les 20 et 21 octobre prochains à l’université de Bordeaux, dont l’objectif sera "d’identifier les actions concrètes à lancer rapidement sur le volet formation", à la suite du rapport de Jean Jouzel (lire sur AEF info).

En outre, Sylvie Retailleau assure que le MESR sera présent aux côtés des établissements, "en particulier dans le cadre d’un travail interministériel sur la planification écologique piloté par la Première ministre".

Elle souhaite enfin un ministère "acteur de la politique européenne et internationale". Elle affirme sa "volonté de continuer d’accompagner fortement les universités dans leur politique internationale et européenne mais aussi dans leur stratégie d’alliances européennes, en renforçant leur articulation avec la recherche et l’innovation et en prolongeant toutes les formes de collaboration innovantes pour développer au niveau européen les outils dont vous avez besoin".

"Les SHS ne seront pas oubliées"

 

Dans le contexte économique, social et géopolitique actuel, "l’apport des SHS est crucial, non seulement dans la formulation de politiques publiques acceptables et plus efficaces, mais également pour garantir notre souveraineté nationale", souligne Jean-François Huchet, président de l’Inalco, en ouverture de la soirée qui s’est tenue dans ses locaux. Jugeant qu’en France, "l’apport des SHS reste peut-être en deçà des capacités explicatives", il appelle à "se saisir collectivement des leviers qui existent, et en inventer de nouveaux pour faire pleinement évoluer les SHS : favoriser le travail sur des grandes thématiques ou priorités nationales plutôt que sur des disciplines ; renforcer les partenariats internationaux et européens ; développer les capacités dans les humanités numériques et les outils d’intelligence artificielle". Dans son discours, Sylvie Retailleau lui répond que "les SHS jouent un rôle particulier" et "feront l’objet d’une "priorité particulière et ne seront pas oubliées".

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Camille Cordonnier, journaliste