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À qui a profité la hausse du nombre de bacheliers mention "très bien" depuis 2018 ?

[Cette dépêche publiée le 29 août a été mise à jour le 9 septembre]
En 2021, sur l’ensemble des néobacheliers ayant eu une mention "très bien", 91 % ont été admis dans une formation via Parcoursup, ce qui implique que 9 % poursuivent leurs études hors de la plateforme. Cette proportion décroît légèrement - elle était de 16 % en 2018 - alors que l’offre de formations proposées sur Parcoursup s’élargit, notamment du côté des écoles post-bac. Et ce, au détriment principalement des classes prépas qui ne sont plus leur "choix systématique", selon l’APHEC.

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La mise à jour de cette dépêche publiée le 29 août porte sur le nombre de bacheliers mention TB en 2021. Ils étaient 64 000 et non 71 000, comme indiqué précédemment, en raison d’une erreur de calcul désormais corrigée, dans les données de la Depp. Nous avions ajouté aux mentions "très bien" les lauréats avec félicitations du jury, alors que le nombre des mentions TB incluait déjà ces lauréats ayant obtenu plus de 18 de moyenne. Cette erreur impacte les visualisations de cette dépêche qui s’appuient sur les données de la Depp, mais pas celles qui ne portent que sur les données du MESR-Sies. Elle modifie également l’analyse et la conclusion tirée initialement sur la hausse du nombre de mentions "très bien" qui aurait surtout profité aux formations hors Parcoursup. C’est la raison pour laquelle le titre a été également modifié.

Sources et méthodologie

 

Nous utilisons deux sources pour cette dépêche :

  • les données de la Depp sur les résultats du bac, depuis la session 2004 : nous en tirons le taux de mentions "très bien" parmi les lauréats du bac, chaque année, globalement et pour chaque voie (générale, technologique et professionnelle).

  • les données du MESRI-Sies sur les quatre sessions de Parcoursup (2018, 2019, 2020 et 2021) disponibles en open data sur le site du ministère : nous en tirons la part des néobacheliers avec mention TB parmi l’ensemble des néobacheliers admis via Parcoursup, par type de formation (CPGE, licence, écoles…). Pour être encore plus précis, il aurait été intéressant de mesurer le poids des mentions TB parmi les candidats néobacheliers mais cette donnée n’est pas disponible.

Rapporter ces deux populations permet aussi de dégager combien de lauréats du bac avec mention TB ne font pas partie des admis néobacheliers via Parcoursup, depuis la mise en place de cette plateforme.

Que deviennent les néobacheliers ayant eu une mention "très bien", vivier d’excellentes recrues particulièrement convoitées par les prépas et les écoles, à la rentrée qui suit l’obtention du bac ? Quels sont leurs choix d’orientation, via Parcoursup ? Une question cruciale alors que ces bons élèves sont de plus en plus nombreux : en 2021, on en dénombrait 64 000 contre 57 000 en 2018. D’après les données provisoires sur le bac 2022, ils seraient même plus de 65 500 pour ce dernier cru. D’année en année, les très bons bacheliers de la voie générale représentent plus de 80 % de ces individus prisés par les formations du supérieur, CPGE en tête.


Les "sirènes" du privé et de l’étranger séduisent ce vivier en croissance

Cette croissance entraîne "une diversification des profils", note Alain Joyeux, président de l’APHEC. "Il y a les profils classiques, ceux qui se tournent traditionnellement vers des prépas. Et d’autres, issus de familles moins initiées aux questions d’orientation, pour qui Parcoursup revêt un caractère anxiogène, à tort ou à raison." Surtout alors que, chaque année, la presse se fait écho de quelques cas de très bons élèves dont aucun vœu n’a été accepté à l’issue de la procédure d’admission. Des cas marginaux mais qui alimentent la pression vécue par les familles et qui ont déjà amené le gouvernement à communiquer pour rassurer. Ainsi, en juillet 2021, Frédérique Vidal indiquait-elle sur Europe 1 que la réponse à ces situations se trouvait notamment "dans la phase d’accompagnement personnalisé" avec les CAES (lire sur AEF info).

Ces candidats potentiels sont largement "dragués lors des salons, par des écoles privées hors contrat ou par des établissements étrangers. Certains cèdent à ces sirènes. Ce n’est pas massif mais nous le notons chaque année un peu plus", estime Alain Joyeux. Point commun à ces différentes "sirènes" : leur chant attirerait les candidats potentiels hors de Parcoursup, qui couvre pourtant un nombre de formations toujours croissant, depuis sa mise en place en 2018.

En 2021, on retrouve 58 000 néobacheliers avec mention TB admis dans des formations via Parcoursup, sur un total de 64 000 (90 %). Soit une déperdition d’environ 6 000 très bons élèves. Un contingent important, mais qui tend à diminuer d’année en année : ils étaient 9 000 en 2018, 7 500 en 2019 et 7 000 en 2020. Cet effectif, majoritairement, poursuit sans doute des études, mais sans passer par la plateforme d’orientation.

À noter aussi que, dans cet ensemble dominé par les bacheliers généraux, se trouvent aussi des bacheliers professionnels qui, forts d’un bac mention TB, ont pu choisir d’entrer dans la vie active directement. Ou en apprentissage, voie qui n’est pas prise en compte dans Parcoursup mais qui croît ces dernières années.


Les mentions TB passent plus par Parcoursup que l’ensemble des bacheliers

Si l’on regarde le poids de ces profils "hors Parcoursup", d’année en année, on note que les néobacheliers avec mention TB ont plus tendance à passer par la plateforme que l’ensemble des récents lauréats du bac. Ainsi, en 2021, 71 % des néobacheliers ont été admis dans une formation du supérieur via Parcoursup : cette proportion est de 91 % si l’on examine uniquement les néobacheliers avec mention TB. Cet écart s’explique sans doute par une part plus importante de néobacheliers qui ne poursuivent pas d’études dans le supérieur, en population générale.

Pour la population générale, la promotion 2021 est plus encline à utiliser la plateforme (71 %) que la promotion 2018 (66 %). Il en va de même pour les néobacheliers avec mention TB : ils sont passés à 91 % par Parcoursup en 2021 contre 84 % en 2018. Ce mouvement global semble logique : Parcoursup couvre de plus en plus de formations offertes, avec l’entrée progressive d’écoles ou de filières comme les Ifsi dans le catalogue proposé (lire sur AEF info).


Une diversification des formations proposées qui fait reculer le poids relatif des CPGE

Mais quelles formations bénéficient vraiment de cette hausse du vivier d’excellents élèves ? Si la part des néobacheliers mention TB qui choisit d’intégrer une licence à l’université reste relativement stable (de 23,5 % en 2018 à 24 % en 2021), on constate un relatif recul du poids des CPGE parmi leurs choix finaux sur cette plateforme. En 2018, 39 % des néobacheliers avec mention TB ayant accepté une proposition d’admission sur Parcoursup avaient opté pour une prépa : cette part a décru progressivement pour atteindre 29 % en 2021.

Ce recul, en soi, est logique : l’offre de formations disponibles est plus vaste, le nombre de chemins possibles se multiplie. Reste que le nombre de néobacheliers avec mention TB passés par Parcoursup était plus important en 2021 (58 332) qu’en 2018 (48 396) et en 2019 (46 345) : le vivier était donc plus vaste aussi. On aurait pu s’attendre à ce que la part des CPGE, débouché classique pour les excellents élèves, ne diminue donc pas autant, si elles étaient parvenues à davantage attirer ce public.

Mais "l’époque où le choix systématique des excellents élèves les conduisait en prépas est révolue", souligne Alain Joyeux. "Ces profils jaugent les alternatives. La non-hiérarchisation des vœux contribue d’ailleurs au phénomène, on compare, on diffère son choix. Les CPGE ont intégré qu’elles sont désormais dans un environnement concurrentiel", assure-t-il.

Parmi les alternatives principales, figurent les écoles post-bac. Elles sont présentes via deux catégories dans les données Parcoursup à partir de 2020 : les écoles d’ingénieur et les écoles de commerce (lire sur AEF info). Les premières attirent 8,6 % de ce vivier en 2020, puis 8,7 % en 2021. Les secondes : 1,8 % en 2020 et 1,5 % en 2021. Soit un total cumulé d’environ 10 points, qui correspondent aux 10 points perdus par les CPGE.


Des situations variées selon les filières de formation

Selon les filières, le poids des néobacheliers avec mention TB parmi l’ensemble des néobacheliers finalement admis évolue de façon contrastée depuis les débuts de Parcoursup.

Ces excellentes recrues représentent toujours près de la moitié des néobacheliers entrants en CPGE. Leur part passe toutefois de 48 % en 2018 à 45 % en 2021. C’est mieux qu’en 2019 (43 %) mais nettement moins que le pic observé en 2020 (56 %), qui reste difficile à analyser, sur fond de crise sanitaire (lire sur AEF info). Une relative décrue qui touche bien moins les prépas scientifiques que les prépas économiques ou littéraires, comme nous le montrerons dans une prochaine dépêche. En volume, cependant, on en retrouve autant en 2021 qu’en 2019 : environ 17 000.

Les plus gros contingents se trouvent naturellement en licence (hors LAS), où les effectifs de titulaires d’une mention TB ont sensiblement gonflé entre 2019 (12 000) et 2021 (14 000). Ils représentent 7,3 % des néobacheliers admis en L1 classique en 2021, en progression par rapport à 2018 (6 %) et 2019 (6,2 %). Les études de santé, dont la réforme a eu lieu sur la même période que celle étudiée, drainent également un gros volume de néobacheliers avec mention TB. On en comptait près de 6 500 en Paces en 2019, ils sont environ 9 500 en 2021 en LAS ou en Pass. Leur poids parmi les admis néobacheliers passant alors de 17 % en 2019 à 23 % en 2021 (lire sur AEF info). Cette croissance, dans les deux cas, est principalement portée par celle du nombre global de lauréats détenteurs d’une mention TB.

On retrouve ici aussi l’entrée dans le champ de Parcoursup d’un nombre croissant d’écoles d’ingénieurs et d’écoles de commerce. Dans le premier cas, l’écosystème public très développé attire beaucoup de mentions TB (27 % des admis néobacheliers en 2021), qui représentent une part moins élevée dans le deuxième cas (6,7 %). Sans doute du fait que l’écosystème des business schools est surtout florissant dans le privé et hors Parcoursup : une note Flash du Sies indiquait en juillet 2022 que 99,5 % des étudiants inscrits en écoles de commerce, gestion ou comptabilité (toutes années confondues) relevaient du privé en 2021-2022, alors que ce ratio s’établit à 41,3 % pour les formations d’ingénieur (hors université) (lire sur AEF info).

Une concurrence qui impacte d’ailleurs les écoles elles-mêmes, comme le pointe Nicolas Arnaud, directeur des programmes d’Audencia et président du Sigem : "Ces dernières années, on a vu une augmentation drastique du nombre de formations sur Parcoursup, mais aussi des formations hors Parcoursup qui n’ont pas du tout les mêmes contraintes." Il y perçoit "une forme de concurrence déloyale, car ces écoles vont faire une belle pub, jouer sur le style grande école et les familles s’y perdent". Et peuvent jouer la sécurité avec une inscription précoce, libérée de l’attente liée à Parcoursup.


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Marie Simon, journaliste