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"Nous voulons accélérer la mutualisation des savoir-faire des Satt" (Laurent Baly, président du réseau Satt)

"Après dix années d’expérience sur nos territoires respectifs, nous sommes en capacité de répondre aux enjeux nationaux de dynamisme économique et de croissance par l’innovation", assure Laurent Baly, président du réseau Satt, dans une interview à AEF info, mercredi 13 juillet 2022. Il dévoile la nouvelle feuille de route du réseau, bâtie autour de trois axes prioritaires : "accélérer la mutualisation des savoir-faire", "être l’acteur principal de proximité dans l’exécution du plan France 2030" et "continuer à favoriser les convergences entre le monde de la recherche académique, l’écosystème des start-up et tout le tissu industriel". "Nous allons renforcer notre capacité à accompagner les équipes de recherche et à répondre aux enjeux des entreprises sur nos territoires, tout en portant au niveau national des actions en réponse aux différents défis actuels", précise-t-il.

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Laurent Baly, président du réseau Satt et de la Satt Sud-Est. D.R.

AEF info : Vous venez d’être nommé président du réseau Satt. Pouvez-vous détailler votre nouvelle feuille de route ? (lire sur AEF info)

Laurent Baly : Nous avons élaboré la feuille de route avec l’ensemble de l’équipe, autour d’une volonté commune qui est d’être le moteur de la transformation de la recherche publique en innovation deep tech au sein des territoires. Pour réaliser cela, nous avons défini trois axes prioritaires.

Le premier consiste à accélérer la mutualisation des savoir-faire des Satt, car nous considérons qu’après dix années d’expérience sur nos territoires respectifs et forts de nos résultats, nous sommes en capacité de répondre aux enjeux nationaux de dynamisme économique et de croissance par l’innovation. Ce travail de mutualisation est à la fois au service du réseau, mais aussi au-delà, car nous sommes en capacité d’échanger avec les autres dispositifs expérimentaux de transfert de technologie. Nous collaborons et échangeons beaucoup déjà au travers du Réseau Curie avec les OTT existants, puis bien entendu avec notre opérateur Bpifrance avec lequel nous organisons des événements.

Nous sommes vraiment dans cette volonté de mutualiser nos savoir-faire. Nous avons donc profité de l’appel à projets "Accélération", pour lequel nous avons reçu une réponse positive sur les projets d’actions mutualisées, en avril dernier. Nous nous sommes organisés autour de plusieurs projets sur le partage des connaissances, des savoir-faire et de la mise en œuvre de certains dispositifs, qui pourront être partagés avec le plus grand nombre, notamment au travers des actions Bpifrance, mandaté pour diffuser toutes ces bonnes pratiques.

Ces projets vont toucher à l’intelligence économique, au marketing opérationnel au travers d’une plateforme digitale. Ce qui rejoint ce que nous faisons déjà en groupe de travail sur le marketing, la communication et le business développement. Certaines Satt mèneront un travail de réflexion sur la relation avec l’Europe, qui servira à toutes, et sur la liaison transfrontalière. Il y a également tout un volet sur l’intelligence artificielle et le transfert, avec une plateforme de ciblage de projets qui sera plus automatisé et exhaustif autour de la technologie et de la prospection. Ce sera une plateforme ouverte alimentée par des données internes et externes ainsi que des technologies d’intelligence artificielle avancée. À cela s’ajoute un volet sur l’efficience opérationnelle : Comment optimiser nos méthodes de travail, nos relations, nos process, pour être toujours plus efficace et efficient aussi, c’est-à-dire avoir le plus haut degré de résultats par rapport à l’effort injecté.

 

"D'ici 2024, nous nous sommes fixé l’objectif d’avoir investi dans 3 500 projets, accompagné 100 000 inventeurs et contribué à la création de 1 000 start-up."

 


AEF info : Le deuxième axe prioritaire consiste à "être l’acteur principal de proximité dans l’exécution du plan France 2030". Comment comptez-vous le devenir ?

Laurent Baly : Nous sommes pleinement inscrits dans la dynamique du plan France 2030 et nous allons nous appuyer sur les dix objectifs des grands défis de notre temps. Notre volonté est de mettre sur le marché des innovations issues de la recherche publique, ce qui est notre métier depuis dix ans, en réponse à ces grands défis et en accompagnant les futurs champions technologiques de demain. Toute l’expertise développée pendant ces années sera au service de ce plan d’action. C’est ainsi que nous souhaitons être, pour le compte des établissements publics de recherche, l’acteur de proximité, de l’exécution de cette commande de l’État, car nous sommes leur dispositif principal de sensibilisation, de gestion de la PI, de maturation et de transfert de technologie.

Nous sommes déjà impliqués dans les trois piliers de ces grands défis. Par exemple, sur l’axe "mieux produire", nous avons des entreprises qui deviennent leader dans l’hydrogène vert, grâce à la Plateforme hydrogène, installée à Toulouse et accompagnée par la Satt Toulouse Tech Transfer. Nous sommes aussi au cœur du pilier "mieux vivre", avec une très belle start-up créée en Région Sud sur les technologies de virtualisation du cerveau avec de l’intelligence artificielle pour des solutions adaptées aux maladies dégénératives. Enfin, pour le "mieux comprendre", qui est le troisième pilier de France 2030, à Paris-Saclay, une start-up œuvre sur les systèmes de propulsions électriques à iode pour envoyer des satellites dans l’espace.

Nous nous sommes également inscrits dans cette dynamique, au travers de la réponse aux appels à projets prématuration et maturation, auxquels les Satt ont contribué fortement sur le volet maturation. Cela a été un formidable moment car nous avons travaillé de manière très resserrée avec les autres organismes de transferts ITE, IRT et tous les établissements de recherche publique, qu’ils soient actionnaires ou non des Satt pour justement se mettre en mouvement et en action sur ce plan France 2030.

AEF info : Vous souhaitez également "continuer à favoriser les convergences entre le monde de la recherche académique, l’écosystème des start-up et tout le tissu industriel local et plus largement". De quelle façon ?

Laurent Baly : Nous souhaitons continuer ce travail de convergence en devenant vraiment un hub des transformations des sociétés deep tech françaises de demain. Par exemple, sur le site du réseau de Satt, nous avons déjà huit programmes d’appui aux doctorants et aux jeunes chercheurs. C’est-à-dire que localement, des solutions ont été trouvées pour répondre à leurs fortes attentes. Nous avons un très bon maillage et nous souhaitons donc travailler à ce que ces bonnes pratiques soient transférées, partagées et poursuivre ce travail de convergence.

Tout cela avec une ambition et un engagement : d'ici 2024, nous nous sommes fixé l’objectif d’avoir investi dans 3 500 projets, accompagné 100 000 inventeurs et contribué à la création de 1 000 start-up. La raison de le croire, ce sont les résultats que nous avons déjà atteints. Au 1er janvier 2022, l’ensemble des Satt a déjà déposé plus de 3 600 brevets pour le compte des établissements actionnaires. Ce qui a conduit à 1 452 technologies transférées. Nous avons déjà contribué à la création de 672 start-up deep tech, qui ont levé 1,18 Md€. Nous sommes tous organisés pour remporter le défi d’atteindre le cap des 500 start-up créées par an (lire sur AEF info), parce que nous sommes convaincus qu’une grande partie de ces start-up seront issues des technologies provenant des Satt.

 

"Nous sommes des structures qui se sont développées depuis dix ans, qui sont très efficaces et dans une démarche d’amélioration continue."

 


AEF info : Pourquoi avoir brigué un nouveau mandat à la tête du réseau Satt après deux mandats en 2016 et 2017 (lire sur AEF info) ?

Laurent Baly : La feuille de route est le résultat du travail des 13 présidents de Satt. J’ai vu une force du collectif basée sur la confiance, une solidarité entre présidents, une volonté affirmée de construire ensemble une vision partagée pour envisager la dynamique des années à venir. C’est ce qui m’a motivé à redevenir président, l’engagement de chacun. Nous allons renforcer notre capacité à accompagner les équipes de recherche et à répondre aux enjeux des entreprises sur chacun de nos territoires, tout en portant au niveau national des actions et des solutions d’avenir en réponse aux différents défis économiques, environnementaux et sociétaux actuels.

un "travail collectif" des président(e)s de satt

 

Je vais présider pour un an avec comme secrétaire Patrick Cazeneuve, président de Toulouse Tech Transfer, et Vincent Lamande, président de la Satt Ouest Valorisation, comme trésorier. Je veux insister sur le travail collectif des présidents, c’est-à-dire que chaque président va se focaliser sur une action, et quatre d’entre eux travailleront surtout sur les axes prioritaires.

  • Catherine Guillemin, présidente de la Satt Sayens, sera en charge de la prospective sur les dispositifs de financement accessibles aux Satt, afin de définir les modalités d’organisation de réponse aux différents appels à projets ;

  • Xavier Apolinarski, président de la Satt Paris-Saclay, se chargera des relations aux entreprises, car "nous sommes davantage connus pour notre relation avec les établissements publics de recherche, mais peut-être moins pour celles avec les entreprises". "Nous allons donc continuer à communiquer là-dessus et sur le fait que nous sommes aujourd’hui un interlocuteur pour un grand nombre d’entreprises sur l’identification de leurs besoins et leur traduction en réponse technologique issue des laboratoires de recherche." ;

  • Sophie Jullian, présidente de la Satt Pulsalys, s’occupera de la stratégie de communication. "Je souhaite intensifier la communication et les événements sur lesquels nous devons être présents aux côtés de nos actionnaires." ;

  • Jacques Pinget, président de la Satt Lutech, aura en charge de coordonner et d’interfacer les cinq actions de mutualisation. L’objectif de tous ces projets de mutualisation est que chaque Satt produise des résultats encore supérieurs à ce qu’elles avaient déjà. "Nous sommes tous sur des résultats fortement croissants, et l’idée est d’accélérer, de mutualiser tous ces savoir-faire et d’en faire profiter ensuite l’écosystème au travers du relais qu’on aura de Bpifrance notamment."

AEF info : Le rapport du Sénat, paru en juin 2022, ne ménage pas le modèle des Satt (lire sur AEF info) et certains préconisent d’internaliser les Satt au sein des universités (lire sur AEF info). Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous imaginer que la Satt Sud-Est que vous présidez soit "intégrée" à Aix Marseille université ?

Laurent Baly : Nous n’avons pas débattu sur ce sujet au niveau du réseau et entre présidents, puisque nous sommes davantage focalisés sur les résultats que l’on produit et la trajectoire que nous prenons collectivement en réponse aux grands défis de notre temps que sur les questions de modèles. Depuis leur création, les Satt sont l’objet de rapports plus ou moins favorables. À chaque fois, elles ont tenu compte des bonnes idées. Je pense qu’il est important de prendre en compte certaines recommandations qui sont faites dans les rapports. Mais ce n’est pas à nous de définir la politique des établissements de recherche sur leur stratégie de valorisation.

Concernant la Satt Sud-Est, aujourd’hui, ce n’est pas un sujet abordé en conseil d’administration par mes actionnaires. Les établissements actionnaires des deux régions partagent une même politique de valorisation et de ce fait la Satt en est le vecteur parfait.

AEF info : Au bout de dix ans, considérez-vous que le modèle Satt a fait ses preuves ?

Laurent Baly : Nous sommes aujourd’hui sur un modèle, qui était la feuille de route initiale et que l’on fait évoluer. La preuve est faite par les excellents résultats, en termes de dépôts de brevets, de transfert de technologie, de création de start-up et de ce qu’elles génèrent derrière, et est faite au bénéfice des chercheurs et des établissements publics de recherche.

Nous sommes des structures qui se sont développées depuis dix ans, qui sont très efficaces et dans une démarche d’amélioration continue. Elles sont très résilientes et adaptatives en fonction des stratégies politiques et des orientations qui sont prises. Il est important que nous puissions continuer à développer ces structures. Après les modèles s’adaptent selon les territoires et les actionnaires de chaque Satt. Je ne doute pas que les bonnes solutions seront prises territorialement et qu’elles donneront beaucoup de sens collectivement au niveau national.

Je constate une évolution permanente et plutôt très positive : la montée en puissance des résultats et une évolution dans la modalité de pilotage. Nous avons à la fois un pilotage national ancré sur les grands défis de notre temps, une volonté commune de partager nos savoir-faire et nos résultats au service de cette stratégie nationale, et local en se focalisant sur nos territoires pour le compte des établissements publics de recherche, qui sont nos actionnaires. Je trouve cela très vertueux puisque nous faisons rayonner la recherche publique locale et en collectons les résultats pour ensuite en faire une résonance nationale. Maintenant que nous renforçons nos actions de mutualisation, je n’ai aucun doute que ce rayonnement va encore s’amplifier.

En dix ans, l’ensemble des actionnaires se sont de plus en plus impliqués. Ils reconnaissent la valeur de leurs dispositifs et sont très investis dans l’accompagnement et le pilotage. C’est le cas au niveau national par le SGPI, par Bpifrance ou encore les ministères concernés. Nous sommes sur un niveau d’exigence de résultats, de comptes à rendre, qui est très élevé.

AEF info : Quel est votre bilan de l’appel à projets "Accélération", dont les résultats ont été dévoilés en juin ? (lire sur AEF info)

Laurent Baly : Oui, le bilan de l’appel à projet "Accélération" est très positif, il est dans la continuité du PIA et du soutien aux Satt. Les modalités sont assez proches. Je trouve que la réponse qu’on a eue du Premier ministre est dans cette ligne directrice. Il y a beaucoup de pragmatisme, en grande majorité la qualité des projets a été reconnue, certains éléments ont dû être ajustés et c’est normal, mais dans l’ensemble, nous avons un taux de satisfaction qui est très élevé. Maintenant, il faut le mettre en œuvre.

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Michèle Bargiel, journaliste