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Universités européennes : Sylvie Retailleau souhaite "un financement plus durable, plus global et plus intégré"

Label européen, recrutement en commun, mutualisation de ressources, objectif de 60 alliances… Lors de l’événement de clôture de la PFUE, le 30 juin 2022, la MESR, Sylvie Retailleau, rappelle les propositions de la recommandation du Conseil de l’Union européenne pour les alliances d’universités européennes (lire ici). Elle souhaite "soutenir la structuration de la dimension recherche et innovation" de ces alliances et un financement "plus durable" et "plus intégré". Quant à Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, il considère que ces alliances "auront besoin de davantage de moyens".

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Sylvie Retailleau lors de la clôture de la Présidence française de l'Union européenne, le 30 juin 2022 (Versailles) AEF

"Longue vie aux universités européennes", tels sont les derniers mots prononcés par la ministre de l’ESR Sylvie Retailleau, lors de la clôture de la présidence française de l’Union européenne, le 30 juin 2022. Avec le MEAE, le MESR organisait pour l’occasion un "campus des universités européennes", au Palais des congrès de Versailles, au cours duquel les 41 alliances déjà sélectionnées par la Commission européenne ont pu échanger sur leurs pratiques et leur avenir.

"Le Conseil a fixé plusieurs objectifs : valoriser la dimension européenne des formations conjointes et permettre aux alliances de recruter en commun, mutualiser les ressources si elles le souhaitent, et bien sûr délivrer des diplômes à dimension européenne", rappelle aussi Sylvie Retailleau, à cette occasion.

Vers UN "FINANCEMENT PLUS DURABLE"

"La France a souhaité, pendant cette PFUE, poser les premières pierres de cette pérennisation des universités européennes", déclare pour sa part Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, en clôture de l’événement.

"Nous travaillerons à un financement plus durable, plus global et plus intégré de ces universités européennes", assure Sylvie Retailleau, reprenant les termes de la recommandation du Conseil. "Ces programmes de financement ne doivent pas se contenter d’être au niveau européen, mais aussi au niveau national et local", plaide la ministre. Pour Clément Beaune, le financement est "le nerf de la guerre". "Nous devons bien sûr réfléchir à des incitations financières pour renforcer le rapprochement de ces universités européennes. Il est évident que pour peser dans une compétition internationale ouverte, croissante, nos universités européennes auront besoin de davantage de moyens – j’essaie de vous soutenir madame la ministre dans les discussions budgétaires – pour devenir de véritables pôles d’excellence et d’attractivité mondiaux", déclare-t-il.

De son côté, France universités estime dans un communiqué de presse, le 1er juillet, que "des moyens plus durables sont indispensables" et que "les universités européennes doivent s’ouvrir encore davantage à l’international en partageant les bonnes pratiques avec des partenaires extra-européens via des programmes conjoints".

Une soixantaine d’alliances d'ici 2024

"Nous allons maintenant mettre en œuvre les engagements que nous avons pris pour que cette dynamique de coopération européenne à laquelle nous avons largement contribué, non seulement continue, mais perdure et essaye d’avoir une visibilité pérenne dans le temps pour des universités européennes fortes", affirme Sylvie Retailleau.

"Il y a aura de nouvelles alliances et cette dynamique se poursuivra jusqu’en 2024 avec pour objectif d’atteindre une soixantaine d’alliances qui devraient regrouper environ 10 % de l’ensemble des établissements européens", indique-t-elle, alors que les résultats de l’appel à projets visant à consolider les consortiums déjà existants et à en créer de nouveaux doivent être publié fin juillet (lire sur AEF info). Elle assure vouloir "accompagner cette nouvelle phase" et souhaite qu’elle "prenne en compte toutes les missions qui sont le cœur de métier des universités : l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation". "Il faut soutenir la structuration de la dimension recherche et innovation de ces alliances afin de compléter ce triptyque fondamental qui est en fait l’ADN des universités", insiste-t-elle. Une position qui "réjouit" France universités.

Appel à travailler sur une académie européenne

 

Clément Beaune évoque aussi un projet d' "académie européenne", dont "les contours restent à dessiner". Il s’agit pour lui d’un "beau projet complémentaire de notre travail de rapprochement universitaire". L’idée serait d' "associer des universitaires de toutes disciplines pour éclairer nos débats éthiques, nos rapports aux libertés, mais aussi proposer des actions et des projets culturels". Il appelle également à un travail sur l’historiographie de l’Europe auquel "vos universités pourraient contribuer".

Sylvie Retailleau se félicite aussi d’une "autre perspective concrète" pour ces alliances : l’expérimentation "de statuts juridiques pour structurer les alliances qui le souhaitent", un appel ayant été publié le 15 juin dernier par la Commission européenne (1). "Les alliances pourront tester de nouveaux instruments pour institutionnaliser leur coopération ce qui ouvre la voie à un statut juridique dédié. […] Puisque nous avons été plus rapides que prévu pour les premières vagues, je pense que nous pouvons regarder avec confiance cet avenir et cette nouvelle étape", estime aussi Clément Beaune.

Label européen : une expérimentation qui prendra du temps

Quant à l’expérimentation d’un label européen pour les programmes communs (lire sur AEF info), ce travail "va nous permettre de définir les critères pour avoir un vrai diplôme européen, car le diplôme a vraiment une valeur très forte pour les étudiants", développe Sylvie Retailleau. Elle souhaite que cela débouche sur la création d’un "système simple", mais prévient que ce travail "prendra du temps".

Intervenant lors de la clôture de l’événement, Radka Wildova, vice-ministre chargée de l’Éducation de la République Tchèque – qui prend le relais de la France dans la présidence du Conseil – déclare pour sa part vouloir faire avancer les débats sur les micro-crédits. "Nous sommes d’avis que la méthode européenne des micro-crédits est un élément clé pour permettre que l’espace universitaire européen soit particulièrement développé d’ici à 2025", défend-elle.

Vers un financement "plus cohérent" ?

 

Dans le village de stands des universités européennes, les différents représentants des alliances prennent contact et échangent sur leurs expériences respectives. La question du financement intéresse Fanny Dubray, ingénieure de projets européens qui travaille pour Sciences Po sur l’alliance Civica (lire sur AEF info). Avec un cofinancement Horizon 2020, Erasmus+ et ANR, "il y a beaucoup de travail". "Quelque part, le mode de financement pourrait être optimisé pour que les universités européennes aient un socle de financement plus cohérent, éventuellement grâce à un budget spécifique pour les universités européennes", déclare-t-elle. Selon Hakima Fassi Fihri, cheffe de projet de 4EU+, la prochaine étape devra être celle de la "pérennisation des alliances", qui demande une "volonté politique". Pour Sorbonne université et les autres membres de l’alliance, la pérennisation du projet est devenue "la priorité stratégique", assure-t-elle.

Par ailleurs, lors d’une plénière de France Universités, organisée le 16 juin dernier à Bruxelles, le sujet du financement des alliances avait déjà été posé par plusieurs chefs d’établissement. À cette occasion, Jean-Marc Ogier, président de l’université de La Rochelle (engagée dans l’alliance Connexus-EU), rappelle que "beaucoup d’alliances portent une vision holistique" mais regrette que celle portée par la Commission soit "cloisonnée", notamment en matière de financements. "Est-ce qu’un jour, en termes de vision politique, on pourra passer d’une vision de projet à une véritable politique académique européenne qui ne soit pas en silo et permette de créer une politique scientifique et RH ?", demande-t-il.

"On ne considère pas cette stratégie comme un projet mais bien comme une initiative structurante et holistique", lui répond Vanessa Debiais-Sainton, cheffe d’unité Enseignement supérieur à la DGEAC. Concernant le financement, elle souligne que l’initiative sur les universités européennes est l’une des seules à laquelle s’ajoutent des financements nationaux (apportés par exemple par la France ou l’Allemagne, lire sur AEF info). Mais mêler les différents programmes de financement européen n’est pas encore possible et demande une "maturation des instruments financiers" de l’UE ainsi qu’une "agilité des États membres quand ils adopteront le nouveau cadre financier 2027", souligne-t-elle. "Nous comprenons la difficulté à répondre à des AAP multiples", reconnaît-elle, précisant cependant que la Commission teste "différents types de synergies avec les instruments financiers de cohésion, Horizon Europe, etc.".

Interrogée par François Germinet, président de CY Cergy Paris université (engagée dans Eutopia), sur la possibilité pour les alliances déjà sélectionnées de bénéficier d’un "bonus" lorsqu’elles répondent à un appel de la Commission, la réponse de Vanessa Debiais-Sainton est claire : "Il n’y a pas de bonus supplémentaire en tant que tel car on se ferait taper sur les doigts sur le fait qu’on ne donne pas la possibilité à d’autres établissements de participer. Mais il est évident que le fait d’être impliqués dans une alliance vous donne une force de conviction lorsque vous postulez".

(1) Cet appel vise à expérimenter "l'utilisation des instruments de coopération institutionnalisés existants au niveau européen" pour définir un statut légal des alliances d'universités européennes. La Commission précise que seront ainsi examinés et testés, par les alliances retenues, des statuts tels que "le groupement européen de coopération territoriale (GECT), le groupement européen d'intérêt économique (GEIE) ou la société européenne (également appelée Societas Europea).

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