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Transition écologique : l’administration universitaire est "légitime" pour engager des transformations (colloque ADGS)

Comment l’administration accompagne-t-elle les choix faits pour traduire les enjeux du développement durable de l’ESR, y compris dans ses missions de base que sont l’enseignement et la recherche ? Clémence Vorreux (Shift Project) estime que toute stratégie "ambitieuse et cohérente" demande une réflexion de "deux à trois ans", lors du colloque de l’ADGS, le 24 juin 2022, à Rennes. De son côté, Mathias Bernard (France Universités) estime que "la direction générale des services est légitime pour orchestrer les transformations qui conduisent à la soutenabilité de l’organisation universitaire".

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Jean Jouzel, au colloque DGS à Rennes Droits réservés - DR - Association DGS

"Accompagner la transformation écologique des établissements de l’ESR est une condition sine qua non pour mener la nécessaire et urgente transition énergétique de la France", estime Clémence Vorreux, référente enseignement supérieur chez The Shift Project et co-auteure du rapport "Mobiliser l’enseignement supérieur pour la transition énergétique" (lire sur AEF info), invitée à s’exprimer le 24 juin 2022. Elle s’exprimait lors d’une table ronde organisée dans le cadre du colloque de l’ADGS sur le thème "Urgences écologiques et sociales : l’administration universitaire spectatrice ou pilote".

Plusieurs "missions de base" de l’université sont concernées par ces changements, au premier rang desquelles figurent l’enseignement et la recherche. "Lors de la publication de notre rapport en 2019, 11 % des formations dans l’ESR abordaient les enjeux de transition énergétique. Depuis, la situation a beaucoup changé. Il y a un début de prise de conscience institutionnelle avec notamment la publication du rapport Jouzel (lire sur AEF info) et la nomination d’une conseillère transition écologique au ministère de l’ESR (lire sur AEF info)", constate-t-elle.

"Dans beaucoup d’établissements, des chantiers pour revoir les formations ont été lancés. Le corps enseignant s’est manifesté sur ce sujet, tout comme les étudiants et les entreprises, qui ont exprimé leurs besoins dans ce domaine", précise-t-elle. Mais pour aller plus loin, "nous aimerions lancer des travaux sur la formation, avec les acteurs universitaires, comme nous l’avons fait pour la formation de l’ingénieur avec le groupe Insa", propose-t-elle (lire sur AEF info).

Définir une stratégie "ambitieuse et cohérente"

Comment accompagner la transition énergétique dans son établissement ? Pour définir une stratégie "ambitieuse et cohérente", "il faut au moins deux à trois ans pour y réfléchir et ensuite la mettre en œuvre", indique Clémence Vorreux. "Il y a un besoin d’identifier les futures ressources humaines et donc d’initier et de pérenniser un exercice continu de prospective sur les métiers. Il faut s’appuyer sur les enseignants motivés. Il y a aussi un besoin de former les enseignants, qui sont de plus en plus pris à partie par les étudiants, qui ont eux-mêmes de plus en plus d’attentes. De leur côté, les enseignants ont besoin de se sentir compétents pour enseigner sur ce sujet", analyse Clémence Vorreux. 

Plusieurs établissements se sont lancés dans l’aventure, comme les Insa : "Avant l’élaboration des travaux avec The Shift Project, une mobilisation étudiante en 2016 avait donné lieu à une charte RSE, puis à la création d’un comité de pilotage DDRS. Petit à petit, les discussions ont pris forme, et une feuille de route est née en 2019. Objectif : former 100 % de nos 5 000 ingénieurs sur cinq ans pour qu’ils comprennent les enjeux de la transition énergétique, et leur donner des capacités d’action pour qu’ils puissent répondre à ces enjeux", raconte Nicolas Freud, MCF à l’Insa Lyon, en charge de l’évolution de l’offre de formation au sein groupe Insa.

CRÉER UNE NOUVELLE OFFRE DE FORMATION

L’école d’ingénieurs a travaillé sur la création "d’une base de ressources bibliographiques", qui aujourd’hui sert de "base de travail pour les enseignants". "La formation entre pairs permet de construire une expertise et une légitimité collectives", explique Nicolas Freud. "Aujourd’hui, sur les 300 crédits de la formation en cinq ans, 10 % des enseignements concernent ce sujet. C’est peu et beaucoup à la fois, car ce n’est pas simple de faire changer une maquette", constate-t-il.

"Si l’on veut changer les fondamentaux, cela veut dire rajouter des cours, mais aussi, du coup, en supprimer d’autres. C’est un enjeu difficile", reconnaît Chantal Dardelet, directrice du centre égalité des chances de l’Essec. "Tant que vous posez des ruches sur les toits des bâtiments, vous n’embêtez personne, mais lorsqu’il s’agit de s’attaquer à l’enseignement et à la recherche, alors là, c’est nettement plus complexe", confirme Fabien Thoumire, directeur DDRS de l’université de Rouen. "Ce n’est pas évident de convaincre tous les collègues. À l’Institut de la transition environnementale, créé au sein de l’alliance Sorbonne université, on essaie de mettre en place un certain nombre d’enseignements, mais c’est compliqué", abonde David Siaussat, maître de conférences, chargé de mission développement durable au sein de l’établissement parisien.

Sur la partie recherche, deux axes de développement ont été déterminés : promouvoir la recherche sur les thématiques liées au développement durable, et travailler sur les réseaux. "On a une stratégie d’accompagnement des laboratoires. La démarche 1.5 permet à chaque laboratoire de connaître son bilan carbone, de travailler sur les bonnes pratiques", explique-t-il.

À Rouen, l’incendie de Lubrizol il y a deux ans a contribué à une prise de conscience et un projet réunissant des laboratoires de différentes disciplines a vu le jour. "Dans notre université, la transdisciplinarité s’est construite de cette façon, cela répondait à un enjeu du territoire. En parallèle, notre établissement s’est engagé dans une autre démarche qui est le Giec normand, chargé de faire le point sur les impacts du changement climatique en Normandie", explique Fabien Thoumire. Une cartographie des projets de recherche contribuant à atteindre les ODD a également été conçue (lire sur AEF info).

Les DGS, une position "clé"

Après avoir défini une stratégie, mettre en lien les différents services de l’université constitue un enjeu clé, selon plusieurs interlocuteurs présents au colloque. Comment les DGS peuvent-ils prendre leur part dans ces changements fondamentaux ? "Ils peuvent apporter de la fluidification. Ils ont une position clé et peuvent orchestrer cette vision globale de l’université", assure Clémence Vorreux.

"La direction générale des services est légitime pour orchestrer les transformations qui conduisent à la soutenabilité de l’organisation universitaire, ce qui sera d’ailleurs le thème du colloque EcoCampus" [organisé à l’UGA en partenariat avec France Universités les 24 et 25 novembre 2022], estime aussi Mathias Bernard, président du comité Transition écologique et sociétale de France Universités et président de l’université de Clermont Auvergne. "L’outil 'Peec 2030' propose une approche budgétaire plutôt qu’une approche financière qui se situe au cœur de cette stratégie de transformation", précise-t-il également (lire sur AEF info).

"construire un récit à partager avec les acteurs du territoire"

"Dans la feuille de route des transitions, la DGS peut aisément faire le lien entre le patrimoine, la vie universitaire, les finances et les RH. On a l’ambition d’avoir cette lecture transverse, on voit combien le modèle organisationnel est important pour suivre les actions", constate Marie-Béatrice Celabe, présidente de Sup’DRH et DGSA de l’université de Bordeaux.

À l’université de Rouen par exemple, qui a obtenu le label DD&RS en septembre 2020, la mission développement durable est rattachée à la DGS, ce qui permet plus de latitude dans les actions à mener. "Ce n’est plus une mission maintenant, c’est un service de neuf personnes, ce qui est assez exceptionnel", se félicite Fabien Thoumire, directeur DDRS de l’établissement.

La communication est primordiale, ajoute David Siaussat. "Il faut montrer que les services sont très actifs sur ces sujets, que la direction du patrimoine ou des achats y travaillent, montrer ce qui est fait, c’est très important. Les DGS ont aussi un rôle à ce niveau." "La DGS a vocation à construire un récit à partager avec les acteurs du territoire. Ils ont pour mission de construire ces faisceaux qui permettent d’articuler les différents acteurs", analyse Mathias Bernard. "Ils peuvent également aider à développer une offre de formation commune des personnels", assure de son côté Nicolas Freud.

Le label DD&RS, opportunité ou limite ?

Par ailleurs, le colloque est revenu sur les enjeux liés à la labellisation des établissements engagés dans le développement durable. Ainsi, en 2021, 200 établissements – peu d’universités par rapport aux grandes écoles – sont inscrits dans une démarche en lien avec le référentiel DD&RS. "Une dizaine est labellisée contre une quarantaine pour les grandes écoles", rapporte Mathias Bernard. En outre, en 2022, on recense 67 établissements signataires de l’accord de Grenoble, représentant un peu plus de 390 000 étudiants (soit un peu plus de 14 % de la population étudiante).

"Obtenir le label est une première étape, l’intérêt ensuite, c’est de le conserver. Le label DD&RS est une opportunité qui nous permet de nous saisir de questions précises, ce que l’on n’aurait pas fait sans cette démarche", explique Fabien Thoumire.

Mais pour Marie Stadge, docteure en gestion, auteure d’une thèse sur l’institutionnalisation de la responsabilité sociétale des universités françaises, cette façon de prendre en main la RSU, via le label, comporte un certain nombre de limites. "L’université va traiter l’ensemble des sujets proposés par le label et regarder comment elle se positionne par rapport à cela. Mais elle va aussi se confronter à la difficulté de répondre à l’ensemble des critères. Ces plans sont souvent 'en plus' du projet stratégique de l’université", explique-t-elle.

repenser les relations avec les collectivités

"Une seule université a intégrer la RSU dans son projet stratégique : La Rochelle. Une stratégie doit être nommée, et vise surtout à résoudre des problématiques de territoire. L’université de La Rochelle a orienté ses activités de recherche et d’enseignement vers un projet de littoral urbain intelligent. On va au-delà du générique, et cela va donner du sens aux activités de RSU", détaille la chercheuse.

L’ancrage territorial a également été abordé par Mathias Bernard, qui voit "les enjeux de la transition écologique comme une excellente occasion pour repenser les relations avec les collectivités territoriales". "Il faut arriver à les intégrer, notamment sur les projets immobiliers, au moment de la conception pour ensuite espérer leur financement. En présentant nos projets davantage sous l’angle des enjeux de développement durable, qui seraient réplicables sur d’autres bâtiments, les collectivités y verraient aussi une opportunité", explique-t-il.

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