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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°674610

Apprentissage : si le coût de fonctionnement des universités flambe, "il doit être répercuté sur le NPEC" (F. Germinet)

"Si le coût réel [de fonctionnement des universités] flambe, il doit être répercuté sur le coût-contrat" de l’apprentissage, déclare François Germinet, président de la commission formation et insertion professionnelle de France Universités dans une interview à AEF, mi-juin 2022. Il appelle aussi à prolonger l’aide à l’embauche en 2022-2023 et à "revoir le modèle économique" des contrats qui vivent aujourd’hui "sous perfusion des crédits de France relance". François Germinet revient sur la mise en œuvre des blocs de compétences, qu’il distingue de l’approche par compétences, "plus audacieuse". Il analyse les nouveaux enjeux du marché de la formation continue dans le contexte des crises climatique et du Covid. Dans l’immédiat, il se félicite que le Comité de suivi LMD réformé se réunisse "enfin", ce que "certains acteurs syndicaux" semblaient "peu pressés" de faire.

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François Germinet, président de CY Cergy Paris université et président de la commission Formation et insertion professionnelle de la CPU. Droits réservés - DR - Christian Jacquet, photographe

AEF info : Quels sont selon vous les enjeux, à court terme, pour la réforme l’apprentissage ?

François Germinet : L’enjeu immédiat, c’est la réunion du CSLMD, qui est notre instance de confiance paritaire. Ce comité est le lieu "sur mesure" où sont concertés les diplômes nationaux des universités - au lieu des CPC pour les autres acteurs - avant d’être enregistrés au RNCP. Certains acteurs syndicaux ne semblaient peu pressés de le réunir ! Pourtant, l’urgence est là pour inscrire des formations au RNCP dans le format des blocs de compétences et permettre les inscriptions dans les formations en apprentissage et en formation continue. Les jeunes et les formations attendent ! Après plusieurs reports, son installation devrait - enfin - avoir lieu le mercredi 28 juin.

Ensuite, depuis la réélection du président de la République, il n’y a pas eu d’annonces de l’État pour un développement de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Au sein de France universités, nous pensons que des annonces positives seront faites après les élections législatives. En tout cas nous l’espérons ! Nous sommes en "stand-by" avec a priori positif.

AEF info : L’aide exceptionnelle de l'État à l’embauche en faveur de l’apprentissage a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2022. Qu’en pensez-vous ?

François Germinet : Nous nous en félicitons ! Il faudrait maintenir ce soutien jusque sur l’année 2022-2023 car les entreprises ont besoin de visibilité sur une année. Il y a plus de 700 000 contrats chaque année. Quelle perspective pour les prochaines années : redescendre à 500 000 ou bien atteindre le million ? Nous pensons qu’il faut non seulement maintenir mais augmenter le nombre de contrats dans l’enseignement supérieur.

À noter, néanmoins, ces quelque 700 000 contrats par an vivent "sous perfusion" des crédits de France relance… Continuera-t-on ainsi jusque 2030, ou bien reverra-t-on le modèle économique ? En tout cas, il y a un vrai enjeu sur le déploiement de la formation professionnelle à l’avenir, et ce d’autant plus que la voie professionnelle se développe au niveau du bac.

 

"Le spectre d’une réduction des coûts-contrats à l’aveugle, en tranchant dans le vif, s’éloigne fort heureusement"

 

AEF info : Alors que France compétences accuse un fort déficit, le niveau des coûts-contrats fait l’objet d’interrogations, en particulier en vue d’une baisse dans l’enseignement supérieur. Qu’en pensez-vous ?

François Germinet : Le spectre d’une réduction des coûts contrats à l’aveugle, en tranchant dans le vif, s’éloigne fort heureusement. Plusieurs analyses ont montré qu’il n’y avait pas tant de dérives que cela dans l’enseignement supérieur et qu’une éventuelle baisse des coûts-contrats ne constituerait en réalité qu’une goutte d’eau pour renflouer le déficit de France compétences…

Une attention néanmoins ressort de nos échanges avec les entreprises et les Opco : il est primordial que le coût-contrat finance bien la formation, sans reste-à-charge à financer. Si on sous-paye la formation, avec un coût-contrat insuffisant, on aura une "foire d’empoigne" sur le reste-à-charge et les entreprises seront assaillies de demandes. Ce que l’on a gagné d’un côté en simplicité et en clarté avec le nouveau système, pour savoir par exemple combien cela coûte de former dans telle ou telle branche, on le perdrait d’un autre côté avec des restes à charge opaques…

AEF info : Certaines branches, comme la banque, l’assurance et le Syntec, préconisent un pilotage de l’apprentissage certification par certification (lire sur AEF info). Qu’en pensez-vous ?

François Germinet : Il faudrait regarder ce que cela signifierait. Mais on ne peut pas jouer au yoyo sur les coûts-contrats. Certaines boîtes privées ne fonctionnent qu’avec vacataires, mais nous fonctionnons dans nos formations avec un "staff" stable d’experts, avec souvent des enseignants-chercheurs recrutés sur plusieurs années. Il ne faut pas de fluctuations trop importantes d’une année sur l’autre.

Plus généralement, nos coûts de fonctionnement sont à la hausse en ce moment. Il n’y a pas que la baguette chez le boulanger qui augmente, mais aussi l’énergie, le papier… À Cergy, nous prévoyons par exemple +1,5 million d’euros de coûts de fonctionnement sur l’université pour le budget 2023. La question se pose de la répercussion dans les coûts-contrats de cette hausse. Si le coût réel flambe, il doit être répercuté sur le coût-contrat.

AEF info : Comment voyez-vous dans les universités la déclinaison des formations en apprentissage dans le format des blocs de compétences, qui permet leur inscription au RNCP ?

François Germinet : Aujourd’hui, il faut bien distinguer les blocs de compétences du RNCP d’une part, et l’APC (approche par compétences) d’autre part. J’insiste sur la différence : elle est relativement nouvelle pour les non spécialistes. En 2015, lorsque mon rapport sur la FTLV est paru (lire sur AEF info), on ne parlait pas de l’APC mais uniquement des blocs. Grosso modo, les blocs sont maintenant plus ou moins bien mis en œuvre partout, plutôt moins que plus d’ailleurs… Parfois, les UE deviennent des blocs sans que la formation ne change vraiment. La transformation est efficace par exemple quand les rythmes sont revus, quand les blocs sont proposés indépendamment du diplôme. Mais cela est encore assez rare au sein des diplômes traditionnels des universités et des écoles.

La version plus audacieuse, celle de l’APC, est faite dans quelques formations, dans certaines universités. Cela revient à "inverser une matrice" : on part de ce que l’on attend – les résultats d’apprentissage - puis définit les compétences à acquérir et on pense les formations sur les 6 semestres pour atteindre ces compétences au niveau attendu. C’est comme cela d’ailleurs que fonctionnent tous les recruteurs : ils cherchent des compétences. Les plus avancés sont les IUT avec le BUT. Les licences générales n’ont pas encore basculé dans cette approche. On attend des Inspé qu’ils soient les prochains à montrer la voie.

Ce n’est certes pas toujours facile. Prenons un exemple de très chaude actualité : la transition écologique. Avec le rapport Jouzel, cela remet sur la table la réflexion de l’APC (lire sur AEF info) : comment valide-t-on les compétences liées à l’appropriation les enjeux de la transition ? Par des cours spécifiques, par des pratiques, par la coloration des apprentissages ? Et comment évalue-t-on ?

 

Formation continue : "la crise Covid et la crise climatique accélèrent les besoins de transformations"

 

AEF info : Comment définissez-vous les enjeux de formation continue à l’issue du Covid ?

François Germinet : On n’est pas encore sorti… La priorité des entreprises, c’est de remplir à nouveau leurs carnets de commandes et de recruter, car la denrée RH commence à se faire rare et chère ! La question de la transformation stratégique de leurs besoins de formation n’est pas vraiment posée… Mais pour autant, il y a deux tendances à considérer. La première, c’est que la crise Covid et la crise climatique accélèrent les besoins de transformations. Les entreprises ne peuvent pas échapper à ces enjeux de transition, même si elles ne savent pas très bien expliciter.

La deuxième tendance, c’est l’émergence d’un besoin d’accompagnement en reconversion avec le rebond de l’emploi qui va s’accentuer. La crise du Covid a posé la question aux gens de l’environnement dans lequel ils veulent vivre et de l’impact de leur travail sur la planète. Le marché de l’emploi est actif, mobile, avec beaucoup de postes qui non pourvus.

AEF info : Autre sujet : la conformité au nouveau référentiel de qualité des établissements issu de la loi Avenir professionnel. Que pensez-vous de la réflexion du HCERES qui pourrait devenir l’un des certificateurs publics gérés par France compétences et faire valoir une certification propre à l’enseignement supérieur (lire sur AEF info) ?

François Germinet : CY Université s’est faite labellisée Qualiopi en février. Être seulement réputés a priori conformes ne suffit pas, il faut avoir la labellisation… C’est une bizarrerie française : on est réputés conformes, mais du coup les employeurs pensent que nous ne le sommes pas car nous n’avons pas de label… Allez expliquer ça à une PME ! Une entreprise ne connaît pas ces subtilités, elle se demande si on cherche à l’enfumer… Pour nous, il serait intéressant de travailler avec le HCERES, qui connaît mieux les universités qu’un certificateur professionnel externe.

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Catherine Buyck, journaliste