Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Pourquoi la dématérialisation des diplômes est "nécessaire" et comment la blockchain peut y contribuer (Michel Robert)

La démarche de dématérialisation d’un diplôme "n’est pas une simple étape technique profitant de l’avancée qu’offre la blockchain, mais une véritable évolution souhaitable pour tous les acteurs", analyse Michel Robert, ancien directeur du département "évaluation des établissements" au HCERES (Haut Conseil d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) (1), dans une tribune pour AEF info. Il y explique le contexte poussant à la dématérialisation des diplômes, notamment celui des universités européennes. Il expose aussi les enjeux à venir, dont la traçabilité des diplômes, "l’exemplarité" de l’organisation informatique, la valorisation de l’acquisition de nouvelles compétences tout au long de la vie, la collaboration des acteurs…

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoi du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Michel Robert HCERES

La délivrance d’un diplôme reconnu par l’État suit une réglementation très précise associant les signatures de l’établissement qui le délivre, ainsi que de l’État (recteur d’académie, chancelier des universités), sur un parchemin en provenance obligatoirement de l’imprimerie nationale. La question de l’authentification amène régulièrement les établissements à confirmer auprès des recruteurs - notamment étrangers - la validité d’un diplôme donné. Ces principes sont bien connus et ont peu évolué jusqu’à présent !

Évaluer et authentifier des diplômes délivrés par plusieurs établissements

Néanmoins, la mobilité internationale des étudiants, comme dans le cadre des programmes Erasmus, a pour conséquence l’obtention de diplômes en co-tutelle ou même plusieurs diplômes en provenance de plusieurs établissements avec des échanges facilités par l’obtention de crédits (ECTS) et plus récemment de micro-crédits. L’émergence des universités européennes initiée par le président de la République conduit à des alliances regroupant plusieurs établissements européens (avec des reconnaissances variées de ces crédits), ce qui pose la question de l’évaluation et de l’authentification des diplômes délivrés par plusieurs établissements.

Par ailleurs, au regard des défis actuels, la formation initiale doit être complétée par d’autres enseignements théoriques et pratiques, et cela tout au long de la vie, pour s’adapter ou se préparer à de nouveaux métiers. La tendance est donc de compléter le socle de compétences par divers modules reflétant les mutations actuelles : informatique, IA, cybersécurité, langues étrangères, développement durable et responsabilité sociétale, énergies renouvelables, sobriété numérique… etc. Cela peut conduire à des labels complétant les diplômes. Les nouveaux usages numériques ayant intensifié les formations à distance, il ne faudra pas négliger les trajectoires d’étudiants qui se formeront eux-mêmes avec des cours en ligne.

Face à ces enjeux, la question de la certification d’un parcours donné se pose, que ce soit pour valoriser des compétences complémentaires acquises pendant la scolarité, ou plus tard dans la vie professionnelle. La circulaire du MESRI de 2015 relative aux modalités d’élaboration et de délivrance des diplômes nationaux (1) souligne déjà la lourdeur et la diversité des situations, et précise même "qu’une procédure dématérialisée de ces différents documents est en cours d’étude et s’inscrit dans une logique qui participe à la simplification des relations avec les usagers" (lire sur AEF info). Ce type de procédure n’existe pourtant toujours pas à ce jour, alors que des solutions numériques pertinentes permettent de s’adapter aux enjeux de notre époque.

Nécessaire dématérialisation du diplôme

Le diplôme doit se dématérialiser, c’est-à-dire se numériser. Sa conservation en sera plus aisée car consultable et téléchargeable indéfiniment : plus de perte possible et de parcours du combattant pour obtenir un duplicata. C’est aujourd’hui possible avec une approche de type blockchain permettant à un établissement de dater, de sécuriser et de certifier la délivrance de diplômes numériques infalsifiables.

Avec ses principes de distribution des données et des transactions, la blockchain permet ainsi la traçabilité, la pérennité, la sécurisation du fichier correspondant au diplôme. La consultation du diplôme est ainsi facilitée, et il peut être accessible si besoin dans une langue étrangère, ou éventuellement mis à jour en fonction des évolutions de l’établissement qui le délivre (changement du nom de l’établissement par exemple).

La mise en œuvre de telles plateformes est une question ouverte pour les établissements, ou des opérateurs qui proposeront des services dans ce domaine, par exemple BC diploma. Contrairement aux usages énergivores des technologies blockchain utilisées pour les cryptomonnaies, une organisation informatique exemplaire, vertueuse et respectueuse de l’environnement est indispensable (2). Dans ce cadre, l’établissement qui délivre le diplôme définit ce qui est accessible publiquement et ce qui reste confidentiel dans la blockchain.

Simplifier et harmoniser les pratiques nationales et européennes

L’évolution incontournable vers des diplômes numériques authentifiés implique une chaîne d’acteurs : établissement, État, autres établissements y compris étrangers, agences d’évaluation, organismes de certification. Cela pose la question du rôle de l’État pour simplifier et harmoniser les pratiques nationales et européennes.

Il s’agira enfin de permettre d’enregistrer et de valoriser l’acquisition de nouvelles compétences à tout moment de la vie. Ainsi, une dématérialisation permettra aux usagers d’enrichir au cours de son parcours, puis de valoriser un portfolio de compétences authentifiées.

Cette démarche de dématérialisation d’un diplôme n’est pas une simple étape technique profitant de l’avancée qu’offre la blockchain, mais une véritable évolution souhaitable pour tous les acteurs. Elle n’est pas incompatible avec le nécessaire maintien de la chaleur des cérémonies annuelles de remise de diplômes qui marquent une étape personnelle, familiale, et professionnelle.

(1) Michel Robert, professeur à Polytech Montpellier (université de Montpellier), a entre autres été président de l’université Montpellier-II (2012 à 2014) et directeur du département "évaluation des établissements" au HCERES (2016 à 2020).

(2) Sur ce sujet, Michel Robert a réalisé pour The Conversation une contribution intitulée "La réalité physique du monde numérique", publiée le 21 avril 2021. 

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

, journaliste