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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°673328

Les organisations syndicales attendent de Stanislas Guerini des mesures rapides sur le pouvoir d’achat

Si les principales organisations syndicales de la fonction publique saluent le maintien d’un ministère de plein exercice, elles ont dès la nomination de Stanislas Guerini, le 20 mai 2022, rappelé l’urgence de mettre en œuvre la revalorisation de la valeur du point d’indice et d’ouvrir la négociation salariale annoncée sous le précédent quinquennat. Plusieurs chantiers en cours attendent également le ministre. La perspective de la réouverture de la réforme des retraites, aussi, n’est pas sans inquiéter. Stanislas Guerini devrait rencontrer rapidement les syndicats.

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Dès la nomination de Stanislas Guerini comme ministre de la Fonction publique, plusieurs syndicats ont prévenu ne plus vouloir attendre sur la question du pouvoir d'achat. IP3 PRESS/MAXPPP

Pas de temps à perdre. Tel est en substance le résumé des réactions des principales organisations syndicales à la nomination de Stanislas Guerini comme ministre de la Transformation et de la Fonction publique, vendredi 20 mai (sous réserve de la confirmation de ses fonctions à l’issue des élections législatives de juin). Si elles saluent le maintien d’un ministère de plein exercice, elles attendent toutes la concrétisation rapide de la revalorisation de la valeur du point d’indice et l’ouverture de la négociation salariale promises par le précédent gouvernement, dans la lignée du courrier intersyndical adressé à Emmanuel Macron et à la Première ministre Élisabeth Borne le 17 mai (lire sur AEF info).

Plus largement, les responsables syndicaux indiquent se tenir à disposition du nouveau ministre pour faire valoir rapidement leurs positions. Stanislas Guerini a d’ailleurs déclaré lors de la passation de pouvoirs avec sa prédécesseuse Amélie de Montchalin qu’il serait "le ministre des agents publics" et qu’il rencontrerait les représentants des agents publics et ceux des employeurs publics "dès que possible" (lire sur AEF info). Il a d’ailleurs contacté certains d’entre eux dès ce week-end. La composition de son cabinet est par ailleurs toujours en cours.

"Signal Positif"

D’une manière générale, le maintien d’un ministère de plein exercice, avec le même périmètre que celui obtenu en juillet 2020 par Amélie de Montchalin, est un soulagement au sein des rangs syndicaux. La CFDT Fonctions publiques le qualifie de "signal positif". "C’était notre première priorité", commente le secrétaire général de la FGF-FO, Christian Grolier, qui pour le reste, attend de voir comment le ministre "va se saisir des dossiers". L’Unsa Fonction publique s’en "félicite" et veut voir dans ce premier signe "une forme de reconnaissance de l’engagement des agents publics, en particulier durant les crises récentes". La FSU se dit, par la voix de son secrétaire général Benoît Teste, "rassurée".

De son côté, Solidaires Fonction publique évoque "une décision importante". En mai 2017, l’absence de ministère dédié - la fonction publique étant rattachée à Bercy - avait été très mal perçue par les représentants des personnels et le gouvernement s’était résolu à nommer, six mois plus tard, un secrétaire d’État, Olivier Dussopt, plus particulièrement chargé du sujet auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics d’alors, Gérald Darmanin (lire sur AEF info).

L’urgence du pouvoir d’achat

Mais la satisfaction s’arrête là. Demandant depuis des mois une mesure générale de revalorisation des agents publics, et ayant obtenu du gouvernement en mars dernier (lire sur AEF info) que la valeur du point d’indice soit dégelée "avant l’été" (après quasi dix ans de stagnation hormis en 2016-2017) pour faire face à l’emballement de l’inflation ainsi que l’ouverture d’une négociation salariale, les organisations syndicales se sont employées à rappeler à Stanislas Guerini ces priorités, sur lesquelles il est attendu, le pressant d’agir "rapidement".

"Plus de 10 ans de gel du point d’indice est intolérable et injuste. De même, les politiques d’austérité menées depuis des décennies qui déstructurent les services publics et la fonction publique (fermetures de services, effectifs…) doivent cesser immédiatement !" alerte ainsi la CGT Fonction publique jugeant urgente "la revalorisation conséquente des salaires, des carrières et des retraites".

"La priorité, c’est le pouvoir d’achat et la mise en œuvre – enfin ! – de la hausse annoncée de la valeur du point d’indice. La CFDT l’a déjà dit : nous exigeons que cette hausse soit bien supérieure à 3 %, qu’elle intervienne le plus rapidement possible, et qu’elle s’accompagne de mesures d’urgence sur les grilles. Les prévisions d’inflation obligent aussi à en anticiper les conséquences et le gouvernement devra s’y engager", prévient de son côté la CFDT. FO et la FSU placent également le point d’indice et la négociation salariale en tête de liste.

L’Unsa porte sa revendication de relèvement du point d’indice à 10 %, "alors que l’inflation, selon l’Insee, dépassera 5,5 % en juin, alors que depuis 5 ans il n’y a eu aucune mesure générale pour les agents publics, alors que l’attractivité des métiers de la fonction publique est menacée". Elle "demandera également un dispositif de réévaluation régulière des rémunérations des agents pour tenir compte de l’inflation qui risque de durer".

Comme Élisabeth Borne l’a encore confirmé le 22 mai dans le "Journal du dimanche", la revalorisation de la valeur du point d’indice figurera dans le PLFR de juin. Ce texte sera en grande partie consacré au pouvoir d’achat (lire sur AEF info) considéré comme une "urgence" par le gouvernement, a insisté sa porte-parole Olivia Grégoire à l’issue du premier Conseil des ministres de ce quinquennat, ce lundi 23 mai. Ce texte sera adopté en Conseil des ministres "avant les législatives" et déposé à l’Assemblée nationale une fois celle-ci élue.

L’enjeu du dialogue social

Si Stanislas Guerini arrive avec des atouts "acquis" – un ministère de plein exercice et le dégel de la valeur du point d’indice – et que les grandes réformes ont déjà été lancées (mesures issues de la loi Dussopt, déconcentration des administrations…), la qualité du dialogue social qu’il entretiendra avec les représentants des agents sera cependant capitale pour mener à bien les négociations salariales et les chantiers qui restent au calendrier, dont la poursuite de la négociation relative à la protection sociale complémentaire.

Il sera jugé à l’aune des rapports qu’avait noués Amélie de Montchalin, ce qu’avaient dès son arrivée en 2020 salué les organisations syndicales, y compris les classées "contestataires". Et ce qu’a confirmé durant ces deux dernières années la signature de deux accords unanimes (sur le télétravail et la protection sociale complémentaire "santé" dans la fonction publique de l’État) – un résultat loin d’être acquis

La secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques l’a rappelé après la passation de pouvoirs. "Nous avons eu évidemment des désaccords ! Mais le dialogue social qu’a conduit la ministre Amélie de Montchalin a permis d’avancer sur des sujets majeurs et de les traduire dans des négociations", a-t-elle tweeté, demandant à rencontrer rapidement le ministre, comme la CGT. Pour Mylène Jacquot, la mise en œuvre des accords "et le développement de la culture de la négociation devront se poursuivre dans un souci constant d’unité et d’harmonisation entre les trois versants de la fonction publique". L’Unsa prévient également que le nouveau ministre "devra d’abord montrer qu’il est attaché à [la reconnaissance de l’engagement des agents] et à un véritable dialogue social avec les organisations syndicales".

Inquiétudes sur les retraites

La qualité du dialogue social sera d’autant plus importante que la politique menée lors du précédent quinquennat inquiète. "Après un quinquennat de casse méthodique de la fonction publique à travers la loi de transformation de la fonction publique et de démantèlement des services publics, il importe surtout aujourd’hui que la fonction publique et les services publics soient enfin une priorité pour ce quinquennat, que des mesures concrètes soient prises et que la population et les agent-es publics ne soient plus sacrifié-es", estime Solidaires, soulignant que ce ministère "devra être à la hauteur de l’enjeu public".

"Nous avons toujours des motifs d’inquiétudes concernant le statut", souligne Benoît Teste qui appréhende également la réouverture prochaine de la réforme des retraites que mènera Olivier Dussopt, en tant que ministre du Travail, du Plein emploi et de l’insertion (lire sur AEF info). Le responsable de la FSU pointe le pilotage d’un tel dossier par un ministre chargé des salariés du privé, dont la représentativité syndicale exclue l’Unsa, la FSU et Solidaires. "Il faudra peser pour défendre les spécificités de la fonction publique", prévoit-il.

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