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Convention des entreprises pour le climat, session 5 : l'après-match se prépare déjà

"Embarquer l’équipage" : c’était la thématique de cette cinquième session de la Convention des entreprises pour le climat qui s’est tenue du 18 au 20 mai 2022 à Lyon, entre le musée des Confluences et le stade de rugby. "Les 150 dirigeants ne savent pas encore tout le bien que cette session va leur apporter dans les jours et semaines à venir pour libérer leur potentiel de leader", assure Eric Duverger, cofondateur de la CEC. En sus de ce grand coaching collectif, la préparation de l’ultime session 6 était bien dans toutes les têtes, tout comme l’après-match qui se dessine doucement.

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Les 150 dirigeants de la Convention des entreprises pour le climat peaufinent leur haka avec des joueurs du club lyonnais LOU rugby, au Matmut Stadium, vendredi 20 mai 2022. Droits réservés - DR - ID pour AEF info

Un coup de sifflet retentit dans le "Matmut Stadium" (ex-Gerland). La cinquième session de la Convention des entreprises pour le climat se tient à Lyon. Le club LOU rugby, qui est l'une des 150 sociétés participant à la CEC, accueille à domicile les 149 autres. En ce jeudi, 20 sous-groupes sont dispersés dans les travées au gré de l’ombre et de la brise. Car au mitan, en plein soleil, il fait 32 °C.

nouveau brassage des dirigeants

Exercice insolite pour la convention, 20 dirigeants se prêtent au jeu de la "tribune inspirante", à savoir témoigner de leur expérience pour développer un concept de management qui leur est cher, autour de quatre thématiques : leadership, gouvernance, embarquement, métiers. Antoine Raymond, PDG et héritier du groupe ARaymond, fondé en 1865 et employant aujourd’hui 7 600 salariés dans le monde, détaille par exemple le "servant leadership", un type de leadership qui est d’après lui "le plus adapté à la mobilisation générale" car il se met au service de ses collaborateurs.

Ce leader installe "un cadre pour que tous se sentent en sécurité et que les talents fleurissent", explique le patron qui pratique depuis dix ans ce management à l’opposé du "leader napoléonien, autocrate". Les autres dirigeants l’écoutent attentivement, lui posent des questions. Nouveau coup de sifflet, Antoine Raymond laisse sa place à un autre dirigeant pour partager son histoire avec un groupe assis plus loin.

La veille, au musée des Confluences, les 150 se sont vus remettre au hasard deux cartes panini pour déterminer quelles équipes ils rejoindraient pendant cette session lyonnaise. "L’idée, c’est que les dirigeants qui jusque-là n’avaient pas été amenés à vraiment se parler depuis septembre, se croisent enfin. Donc pas de plénières cette fois-ci !", indique Yannick Servant, cofondateur de la CEC.

Des outils pour aiguiser son leadership

L’un des ateliers d’intelligence collective organisés ce jeudi après-midi s’intitule "Comment influencer et impacter mes sphères gouvernantes ?". Les deux coachs, Andra Morosi et Roselyne Lecuyer, accompagnent les dirigeants dans la découverte d’un "outil spatial qui permet de voter avec ses pieds". Après avoir déterminé ensemble qui sont les sphères gouvernantes possibles (responsables du personnel, membres du Codir, l’État…), chacun se met physiquement à la place de cet acteur pour comprendre son point de vue sur telle ou telle problématique.

"Il est intéressant de changer de rôle aussi rapidement pour entendre dans sa tête la voix des uns et des autres", reconnaît un participant. Andra Morosi abonde : "Il faut arriver à dire 'On a tous les deux raison… En partie' pour comprendre l’intention positive de chacun." Car pour identifier les leviers d’influence, propres à chaque groupe, il faut se mettre à leur place. La coach conseille de garder ce "truc" : "Vous êtes dans votre bureau, vous réfléchissez à un sujet, pour entrer dans le cadre de l’autre et adopter un autre point de vue, changez de chaise ou déplacez-vous dans la pièce."

Un collectif dans le collectif

Alors qu’une partie des 70 bénévoles de la CEC participe à "l’atelier 2 tonnes" afin de découvrir les leviers vers une transition bas carbone, les dirigeants planchent sur leur feuille de route d’entreprise régénérative. Retour au nid pour les oiseaux CEC. Avec cette session 5, c’est la première fois qu’ils sont allés s’aventurer hors de leur camp de base, cet endroit au nom de volatile qui leur était étranger en septembre et leur est devenu familier au fil des mois. En cette fin de journée, les yeux pétillent chez les Alouettes. Les diminutifs et les blagues rituelles fusent. Les deux coachs facilitateurs, qui veillent sur eux depuis huit mois, prennent le pouls. Ils ont du boulot aujourd’hui, il faut avancer sur leurs feuilles de route de décarbonation qu’il faudra délivrer à la prochaine session.

Mais avant tout ça, "tête-coeur-corps, comment allez-vous ?" À tour de rôle, ils se sondent. "Ce matin, je me suis nourri de nouvelles personnes, de nouvelles idées… Vous m’avez moins manqué que d’habitude", plaisante l’un. Ils sont d’accord : "A force, on est devenu un collectif dans le collectif. C’est intéressant de se challenger avec d’autres. Souvent, les solutions viennent quand tu exposes ton problème à quelqu’un d’extérieur." Ces rencontres démultipliées les ravissent.

Quant au contenu des ateliers, il y a autant d’avis que de personnes. "J’ai fait un exercice super sur les blocages, je regrette de ne pas avoir pu faire les 20 autres", déclare un autre. "Dans mon atelier, la moitié des participants a chialé… ça fait sûrement du bien à certains, mais moi ça me met en colère." Une digue lâche. Les confidences touchent des sujets sensibles : la solitude d’un responsable RSE dans sa boîte, l’immensité de la tâche… Le travail sur les feuilles de route prend un peu de retard, encore un peu plus. La coach tranche : "Vous pourrez encore avancer en intersession sur votre feuille de route. Mais ce qu’on vous offre ici, les séances de coaching et le reste, vous ne le rattraperez pas."

Dessiner une feuille de route évolutive

La nuit semble avoir été courte mais les patrons répondent présents aux ateliers "maillots et crampons" du vendredi matin. La consultante en RSE à la tête du cabinet Des enjeux et des Hommes, Agnès Rambaud-Paquin, anime un atelier visant à "élargir le cercle des alliés, porteurs et acteurs du projet" (lire sur AEF info). Quentin Bordet, consultant au BCG et fondateur des Collectifs est là pour : "Joue-la comme Galthié, embarque tes équipes" (lire sur AEF info).

"Les dirigeants ne savent pas encore tout le bien que cette session va leur apporter dans les jours et semaines à venir, grâce aux ateliers tous très différents qui doivent libérer leur potentiel de leader. Ça va se décanter petit à petit quand ils seront confrontés à des situations. Des connexions vont se faire. C’est comme un grand coaching collectif, où ils se sont aussi coachés les uns les autres sans parfois même s’en rendre compte. C’était le pari de cette session, que l’on ne pouvait pas faire sous ce format-là avant parce que le collectif n’était pas encore prêt", assure Eric Duverger, cofondateur de la convention. "Il faut au début poser un cadre conceptuel (qu’est-ce que l’économie régénérative, la sobriété, le diagnostic…) et une fois ce langage commun posé, ils s’alimentent les uns les autres à l’intérieur de ce cadre."

Il y a aussi un "banc de touche" pour tous les échoués de la feuille de route. Cinq "kinés" sont là pour les remettre sur pied, les aider à débroussailler. Si pour certaines entreprises, comme le cabinet d’expertise comptable AJC qui est une entreprise à mission, il s’agit "d’affiner une stratégie déjà existante", pour d’autres il faut envisager "un changement de logiciel et repositionner le business". Pour Rémi Engelbrecht, bénévole de la CEC, enseignant en management de la transition écologique à Grenoble école de management (GEM) et kiné d’un jour, "la notion de 'feuille de route' est un peu passée — comme tant d’autres notions finalement — mais avec lesquelles il faut bien avancer ! Les entreprises doivent se fixer des objectifs et accepter que ce soit évolutif. Donc on leur apprend à en faire une, avec le cadre qui a été présenté en session 4 à Marseille mais ça va, ça doit, bouger. Forcément. La transition écologique, c’est un mouvement".

Le haka "Convention climat !"

Indifférent aux coups de sifflet, Olivier Renaud, chief impact officer de Constellation, est un adepte du "camp de base buissonnier". À la jonction entre les mondes de la tech, de la transition écologique et du rugby, il va parler aux uns et aux autres, les met en relation. "J’adore mes compagnons de camp de base mais j’ai besoin de voir ailleurs", plaisante-t-il en soulignant qu’il a été "l’un des premiers à avoir rejoint le mouvement CEC". "J’avais un prisme climat très fort — je suis fresqueur, je suis partenaire du LOU depuis quinze ans, c’est moi qui les ai incités à faire leur bilan carbone — et la convention a élargi mes horizons à la biodiversité, etc. Surtout, elle offre un nouvel écosystème ! Une part des solutions est à la CEC, dans l’entraide avec les autres entreprises." Quoi de mieux pour incarner ce combat collectif, qu’une leçon de haka offerte par les rugbymen lyonnais aux 150 ?

Le prochain match de la Convention se jouera du 29 juin au 1er juillet à Paris entre l’école Du Breuil, la Machine du Moulin Rouge et le Grand Rex. Trois livrables sont attendus : les 150 feuilles de route des entreprises participantes et dix propositions politiques. Ces propositions seront "issues de réflexions engagées par les groupes de travail Besoins humains, ou de réflexions personnelles. L’idée, c’est d’atterrir sur des propositions systémiques, c’est-à-dire qu’elles peuvent être portées et incarnées par un maximum de participants. Pour arriver à dix, il y aura le dernier jour de la session un vote au jugement majoritaire, une méthode selon laquelle il faut dire 'pas du tout d’accord, plutôt stade d’accord… de 1 à 5' et montrer en une page comment la convention se positionne globalement sur chacune des idées", explicite Yannick Servant.

APRÈS LE 1er JUILLET

"Mais on se dit que nous, avec vous, on a envie de continuer à grandir", poursuit Eric Duverger qui anticipe l’après-match. C’est pourquoi une "communauté des entreprises pour le climat" va voir le jour, un réseau d’alumnis à rejoindre avec une cotisation. Ensuite, en fonction de "notre raison d’être 'rendre irrésistible la bascule de l’économie extractive vers l’économie régénérative avant 2030', nous opérons des choix pour notre stratégie" et "préparons un passage à l’échelle".

"Nous avons déjà une dizaine d’opportunités de démultiplications mais il y en a trois dont on pense qu’elles vont éclore d’ici à la fin de l’année : la Breizh CEC, la CEC Aura (Auvergne-Rhône-Alpes) et celle d’Aix-Marseille-Corse", estime l’ancien cadre de Michelin pour qui le défi sera de "garantir le même niveau de qualité et de radicalité". "Nous avons aussi en germe le projet d’une CEC Europe pour lancer un mouvement similaire avec des dirigeants européens."

Afin de déployer "la claque climatique et de faire que l’intensité de la transformation puisse venir de décisions clés prises pour notre économie et pour la société, nous invitons les membres du gouvernement à suivre les 20 heures de formation" préconisées récemment dans le JDD (lire sur AEF info). Le cofondateur de la CEC fait par ailleurs savoir que des projets sont à l’étude avec les cabinets de conseil pour que ces derniers "vendent des missions régénératives aux grandes entreprises et que finalement le modèle CEC devienne un nouveau standard". La convention, qui repose sur une équipe de bénévoles, réfléchit aussi à son propre modèle entrepreneurial et pourrait s’inspirer du modèle TEDx qui fonctionne avec des licences.

"Être un peu sérieux sur le sujet"

"Il est absolument certain que cette CEC ne peut être répliquée dans ces conditions-là, avec cet élan spontané, sincère", considère Yannick Servant. "C’était la confluence des bonnes personnes, au bon moment, avec un magnétisme du projet, de l’idée… Et c’est la force de ce collectif qui s’est réuni autour d’un idéal."

Eric Duverger complète : "Il y a une envie du monde économique d’être un peu sérieux sur ce sujet. Je pense que la CEC est un catalyseur pour ce vrai changement de cap : c’est très exigeant comme parcours mais il n’y a pas d’autre moyen de s’y prendre, que d’être dans le collaboratif, de prendre le temps de le faire, d’être sur une exigence ciblée, d’embarquer les équipes. Dire qu’il y a un an, on ramait à contre-courant pour trouver des entreprises… Depuis, nous avons fait nos preuves et les vents sont porteurs." Des vents porteurs, une bénédiction pour cette première promo d’oiseaux.

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