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Université Clermont-Auvergne : Mathias Bernard revient sur les préconisations du jury isite et les questions à trancher

4"A" et 5 "B" : telles sont les notes que le jury international des idex/isite a attribuées au projet CAP20-25 de l’université Clermont-Auvergne. Confirmée à la condition de bien intégrer l’INP à l’université d’ici fin 2023, l’isite clermontoise doit faire porter ses efforts sur la structuration en simplifiant les processus de décision, et sur la visibilité du site à l’international. Le président Mathias Bernard revient pour AEF info sur les principales préconisations du jury et les enjeux à trancher dans les deux ans qui viennent. Avec une question épineuse : l’INP devra-t-il garder sa PMJ ?

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Mathias Bernard, président de l'université Clermont Auvergne. Droits réservés - DR - UCA

Dans son avis rendu sur l'isite de Clermont-Ferrand, le jury international salue un site "profondément intégré dans son territoire", qui collabore avec les entreprises locales et bénéficie du soutien des collectivités. Voici le détail des notes attribuées :

Gros points forts : la vie étudiante et la formation, avec de "nombreuses initiatives sortant des sentiers battus". "C’est une énorme fierté pour nous, car le rôle d’une université, c’est avant tout de s’occuper des étudiants", réagit Mathias Bernard. Il rappelle que l’isite a permis de transformer 20 % de l’enseignement de chaque filière (pédagogie inversée, co-modalité…), grâce à la mise sur pied d’un service d’innovation pédagogique doté de 20 personnes qui a déployé les dispositifs et formé tous les enseignants. "Nous avons aussi travaillé sur l’évaluation de nos dispositifs par nos propres chercheurs en psychologie sociale, dialectique des langues ou sciences de l’éducation, faisant de l’université une sorte de living-lab. Et nous avons enfin fait évoluer notre offre de formation à partir de 2021 en la reliant au concept global de l’isite."

bien distinguer différenciation et spécialisation

La recherche est notée "B" : si le jury salue la structuration en quatre challenges scientifiques – devenus des structures fédératives dénommées centres internationaux de recherche (agriculture, industrie, santé, environnement) –, il note la faiblesse des taux de réussite à l’ ERC et l’ IUF. Mathias Bernard se félicite que deux tiers des personnels de recherche de l’université soient désormais inclus dans l’un des quatre centres internationaux de recherche (contre un tiers en 2017).

"Nous sommes historiquement une université pluridisciplinaire et comptons bien le rester", explique le président qui invite à bien distinguer différenciation et spécialisation. "Il n’était pas question de devenir l’université du volcan ou l’université du pneu !", sourit-il. "Notre thématique, 'durabilité des modes de vie et de production', est large et permet de fédérer la totalité des disciplines." Affirmant ne vouloir exclure personne, il explique que "l’orientation" sur les thèmes de l’isite se fait via les financements et le recrutement, les laboratoires – même les plus réticents en 2017 – acceptant de "colorer" leurs profils de poste. "Aujourd’hui, au moins la moitié des postes ouverts aux concours sont rattachés aux quatre challenges scientifiques de l’isite."

Le jury préconise de recruter des chercheurs à la retraite

Pour ce qui est des RH, Mathias Bernard reste "perplexe" sur la préconisation du jury de recruter des "personnels à la retraite encore actifs en recherche" ("Goldies"). S’il reconnaît la difficulté à attirer des seniors internationaux, le président préfère miser sur le recrutement de jeunes enseignants-chercheurs et trouver les moyens de les garder, grâce à divers dispositifs RH : décharges d’enseignement, environnement, aide à constituer des dossiers ERC ou IUF… Il rappelle le "bilan mitigé" des tenure-tracks lancées par l’UCA (avant les CPJ), dispositif jugé "peu rassurant". "Les internationaux qui viennent en France ne cherchent peut-être pas la même chose que ceux qui vont en Suisse ou aux États-Unis", note-t-il.

Autre point à améliorer : "la visibilité internationale globale de l’université", le jury appelant de ses vœux une "stratégie globale", urgemment. "L’attractivité de la ville de Clermont et de la région d’Auvergne, attestée par ailleurs, doit être utilisée comme un levier de développement", écrit le jury. Un commentaire qui laisse le président sceptique, rappelant que le principal problème de sa ville reste l’enclavement ferroviaire, avec un temps de trajet de 3h30 pour rejoindre Paris… quand tout se passe bien, ce qui est rare faute de sécurisation des voies (nombreux passages d’animaux) et d’entretien du matériel.

la stratégie internationale 2021-2026

 

Mathias Bernard veut orienter sa stratégie internationale 2021-2026 dans trois directions :

  • Définir le continent européen comme le continent privilégié. L’UCA a pour cela redéposé avec ses partenaires un projet d’université européenne, le 22 mars dernier, auprès de la Commission européenne. Et il a construit son projet PIA "stratégie d’accélération" (dépôt le 14 juin prochain) autour de la politique européenne, avec la création d’un bureau Europe.
  • Positionner l’UCA comme un pôle de ressource pour la politique d’aide au développement, notamment sur les risques volcaniques.
  • S’appuyer sur les réseaux internationaux des partenaires socio-économiques (réseau des villes Michelin, centre Jacques Cartier…).

une structuration "trop compliquée"

Last but not least, le jury estime que "la structuration globale de l’université reste trop compliquée" et l’invite à simplifier la chaîne de décision. Pour mémoire, l’UCA a mis en place une structure intermédiaire entre la présidence et les composantes : les instituts. Ils sont au nombre de six :

  • DEG ;
  • LLSHS ;
  • sciences de la vie, santé, agronomie, environnement
  • sciences
  • IUT
  • INP (Sigma, Polytech, Isima)

"Nous ne toucherons pas à la structuration", explique Mathias Bernard, qui rappelle que cette organisation n’a été mise en place qu’au printemps 2021. "Les instituts n’ont pas vocation à fusionner des composantes ou des laboratoires, cela n’aurait aucun sens, on ne va pas fusionner la fac de pharmacie avec la fac de médecine, ou l’école de droit avec l’ IAE ! Et d’expérience, la gouvernance en râteau sans strate intermédiaire entre la présidence et les composantes n’est pas efficace dans un établissement fusionné de notre taille."

"En revanche, il est clair que nous devons progresser sur les prérogatives de chaque niveau afin d’avoir une vraie subsidiarité et d’éviter les doubles validations. Il nous faut travailler au positionnement des instituts qui peuvent être des niveaux de mutualisation très pertinents pour les bureaux des stages par exemple ou les relations internationales. Des CPOM sont en cours de négociation, avec une vraie partie "moyens", précise Mathias Bernard. Le président envisage par exemple de leur transférer une enveloppe RH dédiée aux moyens provisoires (remplacements…) pour gérer les besoins de terrain sur lesquels l’avis du central n’a aucune plus-value, et gagner en réactivité.

la question du maintien de la PMJ de l’iNP n’est pas tranchée

 

Question épineuse qui attend le site de Clermont : l’INP devra-t-il garder sa personnalité morale au terme de l’expérimentation ? Rappelons que l’INP résulte du rapprochement de trois écoles : Sigma (1 000 étudiants), qui a perdu son statut d’ EPCSCP et dont l’employeur est aujourd’hui l’INP (lire sur AEF info) ; Polytech (1 000 étudiants) et Isima (350 étudiants) qui ont pour employeur l’université.

Garder la PMJ est l’option vers laquelle penche sans hésiter la directrice générale de Clermont-Auvergne INP, Sophie Commereuc. "Cela nous garantit une capacité à agir et à porter très fort l’ingénierie sur le site clermontois", explique-t-elle, insistant sur les avantages de pouvoir bénéficier du label du groupe INP.

"La PMJ est-elle indispensable pour avoir le label INP ?", s’interroge Mathias Bernard. Le président n’a "pas de position de principe", mais précise que "la question n’est pas tranchée" : "Il va falloir peser les avantages des deux solutions", dit-il, rappelant que le jury est clairement hostile au maintien de la PMJ. "Cette solution obligerait les personnels de l’Isima et de Polytech – qui représentent 70 % des effectifs étudiants – à changer d’employeur", rappelle-t-il.

Quoi qu’il arrive, il faudra selon lui faire évoluer la situation existante qui entraîne une complexité certaines sur les procédures RH, avec une double validation du Cac restreint de l’INP et du conseil des enseignants-chercheurs de l’UCA. Pour lui, il serait tout à fait envisageable de concevoir un système de délégation. "Être dans un gros établissement peut aussi avoir un intérêt pour les personnels de l’INP", poursuit-il. "Pour le repyramidage, par exemple, l’UCA a obtenu 50 postes sur cinq ans (dont 18 pour 2021 et 2022), quand Sigma n’en a eu qu’un. Pour les CPJ, l’UCA en a eu trois sur trois, l’INP zéro sur trois. L’université est plus visible pour le ministère."

 

 

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