Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Diplôme européen, recrutements communs, laboratoires : E. Macron souhaite "approfondir" les universités européennes

Emmanuel Macron souhaite "approfondir" les alliances d’universités européennes en "allant progressivement vers un diplôme européen, en recrutant en commun des enseignants et des chercheurs, en créant un statut dédié pour bâtir ensemble de grands laboratoires d’envergure mondiale". Il s’exprimait lors d’un évènement célébrant les 35 ans du programme Erasmus+, le 20 janvier 2022 à Paris. À cette occasion, l’agence Erasmus+ France dévoile 35 propositions pour "un droit à la mobilité apprenante en Europe pour tous", dont la création d’un réseau d’ambassadeurs pour promouvoir le programme.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoi du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Emmanuel Macron, lors de la journée célébrant les 35 ans d'Erasmus, à Paris, le 20 janvier 2022. Droits réservés - DR

"Nous célébrons cette année les 35 ans d’Erasmus ; un âge de maturité pour l’un de nos plus grands succès européens. Faire [une mobilité] Erasmus est devenu comme un nouveau rite de passage qui a déjà transformé les regards, les esprits, parfois les existences de près de 12 millions d’européennes et européens depuis sa création", dont "100 000 Françaises et Français chaque année", souligne Emmanuel Macron, à l’occasion d’une journée de célébration de cet anniversaire organisée par l’agence Erasmus+ France, le 20 janvier 2022. Cet évènement s’inscrit dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne.

À cette occasion, Emmanuel Macron se félicite du "doublement du budget" du programme, rappelant que l’objectif est "d’atteindre 10 millions de participants entre 2021 et 2027, soit presque autant qu'au cours de ces 35 premières années".

approfondir les alliances d’universités européennes

Le président de la République rappelle également que depuis son discours à la Sorbonne, à l’automne 2017 (lire sur AEF info), les universités européennes "sont devenues une réalité, mieux un succès", avec "41 alliances, impliquant près de 300 établissements d’enseignement supérieur, pour 7 millions d’étudiants", représentant "18 % des étudiants européens". "Ce sont de véritables creusets d’intelligence collective, des lieux où l’on peut échanger, avancer ensemble et créer véritablement cette université européenne que nous voulons bâtir", poursuit-il

"Je souhaite que nous approfondissions ces coopérations dans les années à venir et allions progressivement vers un diplôme européen, en recrutant en commun des enseignants, des chercheurs, en créant un statut dédié pour bâtir ensemble de grands laboratoires d’envergure mondiale et pour ce faire, continuer d’avancer dans nos systèmes de reconnaissance de l’ensemble des diplômes", annonce-t-il.

Erasmus, un "indéniable atout professionnel" (E. Macron)

Enfin, le président souligne que la proposition du forum de l’agence Erasmus+ (voir encadré en bas de page) de créer un réseau d’ambassadeurs constitué d’alumni pourrait donner "une impulsion nouvelle pour sensibiliser tous les jeunes à la richesse" d’une expérience de mobilité européenne. Il assure aussi qu’il ne prendra "pas simplement bonne note" des propositions, mais veut "qu’on puisse les regarder et essayer, chaque fois qu’elles sont partagées, de les mettre en œuvre, d’en faire des réalités". "Nous l’avons fait ces dernières années de manière très accélérée, nous devons continuer de le faire. C’est notre devoir à l’égard d’une jeunesse européenne à laquelle nous avons tant demandé pendant cette épidémie."

Erasmus+, "programme emblématique de l’UE" (sondage)

 

Un sondage réalisé par l’institut CSA pour l’agence Erasmus+ France (1) montre qu' "Erasmus constitue le premier symbole des progrès apportés par la construction européenne", 9 % des interrogés le citant spontanément lorsqu’ils sont questionnés sur les actions portées par l’Union européenne.

En outre, "si près de 87 % des Français ont entendu parler d’Erasmus+, peu connaissent la diversité des publics concernés et des opportunités actuelles du programme", révèle le sondage.

En outre, "9 Français sur 10 partagent une image positive du programme" et "pour 70 % d’entre eux, il est synonyme de meilleure employabilité et de plus grandes opportunités pour tous". Parmi les bénéfices du programme, les interrogés citent : la possibilité de pratiquer des langues (85 %), de contribuer à l’ouverture d’esprit et à la capacité d’adaptation (82 %), de découvrir l’Europe et la citoyenneté européenne (81 %), de se confronter à de nouveaux modes d’apprentissage et d’enseignement (80 %).

Le président de la République souligne également qu’Erasmus est devenu un "indéniable atout professionnel", grâce aux compétences acquises pendant une mobilité : "parler une autre langue, avoir cette ouverture sur l’Europe, savoir s’adapter, créer des contacts partout à travers le continent". Il loue également ce "puissant catalyseur du sentiment d’appartenance à notre Union européenne".

"Penser la vie étudiante comme une des missions des établissements" (F. Vidal)

"Pendant longtemps, le programme Erasmus+ a porté la vie étudiante, qui est si importante pour se construire en tant qu’individu. Et on l’a vu dans cette période compliquée, avec des mobilités empêchées, des vies étudiantes entravées par la pandémie", explique pour sa part Frédérique Vidal, ministre de l’ESRI. "Ce que l’on essaie de mettre en place, dans le cadre des alliances d’universités européennes notamment, mais avec Erasmus+ aussi, c’est la capacité à penser toute la vie étudiante comme une des missions des établissements d’enseignement supérieur", poursuit-elle.

Sur les universités européennes, la ministre salue le "travail formidable qui a été fait, sur lequel il faut capitaliser maintenant", afin de donner à ces alliances "une réalité". "Elles favorisent de fait toutes les mobilités – étudiantes, entre enseignants-chercheurs et chercheurs. C’est important pour l’attractivité de l’UE et pour que les valeurs que porte l’Union européenne puissent aussi être le symbole de ces universités européennes et de leurs coopérations internationales", poursuit-elle. "C’est un projet qui se poursuivra au-delà de la présidence française, puisque c’est un projet porté par le trio de présidences du Conseil de l’UE pour les 18 prochains mois". Pour mémoire, la France a pris la présidence tournante du Conseil de l’union européenne de janvier à juin 2022. Lui succéderont ensuite la République tchèque, puis la Suède.

Intégrer des modules Europe dans la formation des enseignants

 

Parmi les autres priorités de la PFUE visant à "faire de l’Europe une puissance éducative", le président de la République souligne que "des académies Erasmus des professeurs permettront de partager la richesse des meilleures expériences pédagogiques de toute l’Europe". En outre, il annonce que "des modules Europe pourront être intégrés dans les parcours de formation des étudiants qui se destinent au métier d’enseignant", ajoutant que "renforcer la formation des enseignants est une priorité sur toute l’Europe et [que] la France a beaucoup à faire" en la matière.

Parmi les sujets sur lesquels elle souhaite avancer, Frédérique Vidal cite la carte européenne de l’étudiant. Elle précise d’ailleurs que ce sujet sera "au cœur des discussions que nous allons avoir sur les universités européennes" avec les ministres de l’ESRI européens, dont la réunion informelle est prévue le 25 janvier prochain, à Paris.

Faciliter les reconnaissances automatiques des diplômes

Elle évoque aussi le "diplôme européen" : "On sait que la reconnaissance des crédits est quelque chose d’important mais on sait aussi que les systèmes de notation sont parfois extrêmement différents", dit-elle, plaidant pour "faciliter encore les reconnaissances automatiques" et "simplifier les formalités administratives".

Enfin, Frédérique Vidal insiste sur "l’Erasmus de l’apprentissage", volet selon elle "essentiel" du programme de mobilité. "C’est une richesse et cela doit encore se développer et devenir possible et simple au niveau européen", notamment pour les étudiants.

35 propositions de l'agence Erasmus+

 

L’agence Erasmus+ France dévoile également une série de 35 propositions, classées en cinq axes, pour "accompagner la montée en puissance du programme". Elles ont été construites avec un "forum" composé de 70 participants âgés de 15 à 56 ans et qui ont bénéficié ou non du programme de mobilité.

"Nous avons souhaité contribuer à ces réflexions dans le cadre de la Conférence sur l’avenir de l’Europe", voir "quelles sont les attentes et proposer des axes d’amélioration", souligne Sébastien Thierry, directeur adjoint de l’agence Erasmus+ France. Il précise que ces propositions seront également portées par l’agence au sein de la réunion des directeurs d’agence Erasmus+ et à travers le Cercle Erasmus+ (le conseil d’orientation de l’agence).

Axe 1 : "Promouvoir Erasmus+ au plus près des bénéficiaires potentiels"

  • "Créer un espace Erasmus+ dans chaque établissement, pour "organiser la promotion des mobilités", "animer un réseau des ambassadeurs de l’établissement" et "favoriser le dialogue entre bénéficiaires et non-bénéficiaires" ;
  • organiser une communication grand public sur Erasmus+ pour encourager les mobilités pour tous : "en valorisant la diversité des mobilités possibles et en mettant l’accent sur l’investissement à long terme que constitue une mobilité Erasmus+" ;
  • mieux valoriser la diversité des mobilités existant dans un établissement en l’illustrant à l’aide des expériences de différents ambassadeurs Erasmus+ ;
  • développer les mobilités Erasmus+ entrantes pour les enseignants de langues étrangères ;
  • créer un réseau de professionnels et d’artisans agissant pour la mobilité à l’image du réseau ESN et favorisant l’échange de bonnes pratiques ;
  • créer un réseau de délégués Erasmus+, constitué de responsables des espaces Erasmus+ des établissements mettant en place des mobilités ;
  • créer un réseau des "ambassadeurs" Erasmus+, constitué de bénéficiaires du programme et formés ;
  • créer un forum en ligne permettant un échange horizontal entre bénéficiaires et non-bénéficiaires d’Erasmus+ sur différentes thématiques en lien avec la mobilité."

Axe 2 : "Faire de la mobilité une étape reconnue dans tous les parcours"

  • "Valoriser les acquis de la mobilité à travers la généralisation de l’Europass Mobilité (2) ;
  • massifier les jumelages, au niveau européen, entre universités, entreprises, établissements professionnels pour développer l’offre de mobilité dans une logique de réciprocité ;
  • développer des classes Erasmus+ dans le primaire et le secondaire ;
  • valoriser tous les types de mobilité, et notamment les mobilités 'perlées', fractionnant un séjour en plusieurs séquences ;
  • garantir un droit à la mobilité, accessible à toutes et tous ;
  • développer des formats de mobilités répondant aux attentes spécifiques des apprenants d’Outre-mer."

Axe 3 : "Réunir les conditions favorables pour inciter les apprenants à partir"

  • Faciliter la question du logement ;
  • centraliser les rapports de séjour des bénéficiaires Erasmus+ au sein des espaces Erasmus+ de chaque établissement ;
  • publier un guide Erasmus+ actualisé chaque année pour tout établissement mettant en place des mobilités ;
  • identifier et nommer clairement dans chaque établissement d’éducation et de formation, les personnes-ressources, interlocuteurs Erasmus+, qui disposent de temps et des ressources nécessaires ;
  • proposer un accompagnement spécifique dans chaque établissement avec un temps dédié, par l’espace Erasmus+, pour aider les apprenants à monter leur dossier et préparer leur départ ;
  • créer une boîte à outils générique disponible en ligne pour faciliter la préparation du départ en mobilité ;
  • proposer un remplacement systématique des enseignants en mobilité afin de faciliter leur départ et de valoriser, dans leur carrière, leur investissement dans la coordination de projets de mobilité ;
  • permettre aux apprenants en mobilité courte d’inclure une préparation à l’échange interculturel et une période de découverte du pays dans leur schéma de mobilité."

Axe 4 : "Lever les freins financiers"

  • "Mettre en place un système de simulation de l’aide à la mobilité, pour favoriser plus de lisibilité et plus d’équité entre les apprenants (entre territoires, entre profils) ;
  • donner de la visibilité aux conditions financières de départ en s’assurant qu’un acompte est versé avant la mobilité ;
  • faire en sorte qu’après acompte, le reste de la bourse soit octroyé sur une base mensuelle par l’établissement porteur du projet (hors mobilités courtes) ;
  • financer la possibilité d’un retour à domicile pendant le séjour, pour les mobilités longues ;
  • affiner le calcul de la bourse en fonction du coût de la vie dans la ville de destination (et pas seulement au niveau du pays) pour une prise en compte plus précise des besoins des apprenants ;
  • généraliser la carte étudiante Erasmus+ à l’ensemble des bénéficiaires du programme afin qu’ils disposent des mêmes avantages, notamment concernant l’accès à la culture, aux loisirs et aux transports ;

Axe 5 : "Accompagner l’apprenant du début à la fin de son projet de mobilité"

  • "Élaborer un 'Guide du Routard Erasmus+' avec toutes les informations utiles lors d’une mobilité dans chacun des pays du programme, complémentaire avec la boîte à outils ;
  • intégrer des cours de langue systématiques en amont de la mobilité ;
  • bénéficier d’un suivi systématique sur place assuré par un responsable de l’établissement d’accueil ;
  • bénéficier d’un suivi performant par une personne qualifiée au sein du bureau Erasmus+ de l’établissement de départ ;
  • créer un numéro vert d’assistance Erasmus+ pour chaque pays d’accueil ;
  • encadrer les organismes intermédiaires à travers une charte ou une habilitation pour s’assurer de la qualité de l’accompagnement fourni tout au long de la mobilité ;
  • étendre l’application Erasmus+ étudiants à tous les apprenants."

(1) Ce sondage a été effectué du 30 novembre au 9 décembre 2021, par questionnaire auto-administré en ligne, sur un échantillon de 2004 personnes âgées de 15 à 64 ans.

(2) Il s'agit d'un document présentant les compétences acquises dans le cadre d'une mobilité (stage ou études).

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Camille Cordonnier, journaliste