Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°665954

Attractivité, open data, chantiers informatiques… L’ancien Dinum Nadi Bou Hanna défend son bilan sur LinkedIn

En trois ans, la Dinum a construit "un plan d’action pour développer l’attractivité de l’État employeur du numérique" couvrant les questions de rémunération, de marque employeur ou encore de soutien aux femmes du numérique", affirme Nadi Bou Hanna, le directeur interministériel du numérique, dans un long billet publié sur le réseau social professionnel LinkedIn, la veille de son départ du ministère, le 14 janvier 2022. Il reconnaît qu’il reste à mener une réflexion sur "les filières de fonctionnaires spécialistes du numérique".

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Social / RH
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoi du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Pour l'ancien Dinum Nadi Bou Hanna, une de ses réussites a été de réduire les retards des grands projets numériques de l'Etat en matière de budget et de calendrier ©

Détailler point par point l'ensemble des chantiers impulsés depuis trois ans à la Dinum dans un billet de 20 000 signes publié sur le réseau social Linkedin. C'est par cette démarche plus qu’originale à ce niveau de l’État que Nadi Bou Hanna a choisi de défendre son bilan, vendredi 14 janvier 2022, à quelques heures de son départ de la direction interministérielle du numérique. Son successeur n’ayant pas encore été choisi, Xavier Albouy a été nommé directeur par intérim à partir du 17 janvier (lire sur AEF info).

Un départ d’un "accord commun", assurait le ministère de la Fonction publique en décembre, après la publication d’un article du Monde critiquant le mode de management du Dinum. Ce dernier soutient quant à lui qu’il s’agit d'"un choix personnel" pour se "consacrer à de nouveaux défis". Venu du secteur privé, il avait succédé à Henri Verdier en décembre 2018.

attractivité renforcée

En matière de ressources humaines, les effectifs de la Dinum, rattachée aux services du Premier ministre, ont fortement augmenté en trois ans pour attendre près de 180 agents, dont 70 % en CDD. Parmi les actions menées pour améliorer l’attractivité des postes vis-à-vis du privé, dans un contexte de pénurie de compétences, figurent la rémunération des agents, la marque employeur, le soutien aux femmes du numérique, l’apprentissage ou encore des partenariats avec les grandes écoles.

"Cela nous a permis de réduire la dépendance aux consultants et d’internaliser les fonctions les plus stratégiques […]. Nous n’avons jamais rencontré de vraie difficulté à pourvoir avec des profils de haut niveau les postes ouverts", assure Nadi Bou Hanna, évoquant le chiffre de 17 candidatures en moyenne par offre d’emploi, dans son droit de réponse adressé au journal Le Monde.

Plusieurs chantiers restent toutefois à mener, comme l’instauration d’une filière de "fonctionnaires spécialistes du numérique" et des dispositifs pour faciliter les parcours de carrière interministériels, y compris entre le public et le privé.

réorganisation en 2019

S’agissant de l’organisation interne de la fonction numérique de l’État, elle a été profondément revue à partir de 2019 autour d’un programme transversal, baptisé tech.gouv (lire sur AEF info). La Dinsic est devenue la Dinum à l’automne 2019. Les composantes historiques du numérique interministériel ont été regroupées dans une direction unifiée. Un réseau de directions numériques ministérielles a remplacé les DSI historiques.

 

"Pas question de nous contenter de contrôler les travaux finis dont les administrations ont la charge. Pas question de faire à leur place, en laissant prospérer l’idée qu’ils n’y arriveraient pas"

Nadi Bou Hanna, ancien Dinum

 

Dans ce nouveau schéma, le rôle de la Dinum a été de "conduire des missions de transformation numérique" auprès des ministères et de "redresser des grands projets en difficulté", souligne Nadi Bou Hanna. La direction interministérielle pouvait fournir une expertise dans les domaines du cloud, du design (commando UX), de la datascience (entrepreneurs d’intérêt général, lab intelligence artificielle) et du développement rapide (brigade d’intervention numérique) (lire sur AEF info). "Pas question de nous contenter de contrôler les travaux finis dont les administrations ont la charge. Pas question de faire à leur place, en laissant prospérer l’idée qu’ils n’y arriveraient pas", résume-t-il.

moins de dérives dans les grands projets

Résultat, en trois ans, "le pilotage et le contrôle des grands projets informatiques de l’État ont été sérieusement renforcés", permettant de réduire les retards budgétaires et calendaires (lire sur AEF info). Parallèlement, des incubateurs de startups d’État ont été créés dans chaque ministère, avec l’appui méthodologique et financier de l’incubateur de services publics numériques Beta.gouv (1).

Le fondateur de la société de conseil Adminext défend aussi sa "culture du pilotage transparent", que "certains considèrent comme strictement comptable car s’appuyant sur des indicateurs chiffrés". "Dès lors que les indicateurs sont bien choisis et en nombre limité, et qu’ils mesurent l’impact sur le bénéficiaire final des actions, et non l’activité produite pour l’atteindre, ils permettent de mobiliser les équipes autour des objectifs à atteindre et de justifier l’engagement collectif", assure-t-il.

cas de souffrance au travail

Néanmoins, cette réforme a occasionné de la souffrance au travail chez certains agents, comme l’avait relayé un article du Monde. "Nous avons constaté de nombreuses situations de mal-être au travail à partir du printemps 2019, notamment chez Etalab, lié à une surcharge de travail, des changements d’affectation, l’abandon de projets historiques ou une perte de sens.

Cela a donné lieu à une enquête du CHSCT dont plusieurs préconisations, pas toutes, ont été suivies", explique Mylène Majorel, secrétaire de la section CFDT aux services du Premier ministre. Elle cite la mise en place d’un Duerp (document unique d’évaluation des risques professionnels), la nomination d’une conseillère de prévention interne ou encore l’amélioration de la communication interne. Depuis un an, le syndicat n’a pas reçu de plaintes ou de témoignages de dysfonctionnement lié au management de l’ancien directeur.

pas d’hémorragie de personnel

En réponse, l’ancien Dinum évoque des arrêts maladie "très en deçà des moyennes de la fonction publique" (4,3 jours par agent et par an contre 7,4) et dément l’existence d’une "hémorragie de personnel", le taux de rotation ne dépassant pas 15 %. Le taux de conversion des CDD en CDI est lui aussi "dans la moyenne des services du Premier ministre". Un sondage sur le moral des agents mené en décembre, faisait état d’une forte satisfaction des équipes.

Avec la réorganisation, "les agents volontaires se sont retrouvés affectés à la fois à des projets transverses et à leurs missions d’origine, pour les activités récurrentes qu’ils avaient conservées". Cette approche "classique dans le monde de l’entreprise a parfois été perçue comme exotique au sein de l’État, voire déstabilisante", justifie Nadia Bou Hanna, face aux accusations de "management brutal". L’objectif était de conserver des espaces de négociation pour forcer les équipes à "coopérer et à trouver des compromis", en "minimisant les contraintes bureaucratiques".

S’agissant de l’accès au numérique des personnels de l’État, "390 000 agents publics sont désormais pleinement équipés pour télétravailler via un réseau interministériel de l’État survitaminé (contre 90 000 au début de la crise sanitaire)". Le sac à dos numérique de l’agent est utilisé "en tout ou partie par plus de 300 000 agents publics" (sur un effectif total de 2,4 millions d’agents à l’État) (lire sur AEF info).

plus d’ouvertures des données publiques

Autre chantier toujours en cours, l’ouverture des données publique. Depuis trois ans, l’État s’est doté d’une "stratégie transverse" déclinée dans chacune des administrations, qui s’est traduite par une première place européenne fin 2021, met-il en avant, réfutant être rétif à l’open data. Des administrateurs des données ont été nommés dans chaque ministère et 15 feuilles de route ont été publiées à l’automne (lire sur AEF info). Ces dernières manquent toutefois de lisibilité et associent trop peu la société civile, selon la coopérative Datactivist, qui promeut l’ouverture des données (lire sur AEF info).

 

"Nadi Bou Hanna n’était pas moteur sur l’open data, contrairement à son prédecesseur Henri Verdier."

Jean-Marie Bourgogne, OpendataFrance

 

Le bilan du Dinum sur ce sujet est également mitigé aux yeux de l’association OpendataFrance, qui regroupe les collectivités engagées dans l’ouverture des données. "Plusieurs chantiers ont pu continuer à avancer en matière de politique de la donnée grâce aux équipes et à la ministre Amélie de Montchalin. Mais Nadi Bou Hanna n’était pas moteur sur le sujet, contrairement à son prédécesseur Henri Verdier. Il était également moins ouvert à l’écosystème du numérique comme les collectivités ou les associations", avance Jean-Marie Bourgogne, délégué général de l’association.

Pour le député Philippe Latombe, auteur d’un rapport sur la souveraineté numérique publié en juillet 2021 (lire sur AEF info), la politique publique de la donnée souffre d’un manque de structuration. "Il aurait fallu uniformiser le traitement des données d’un ministère à l’autre, pour faciliter l’interopérabilité des systèmes, juge-t-il. Cela a été fait avec le site FranceConnect, qui est une vraie réussite, mais c’est quasiment le seul."

déception chez les défenseurs du logiciel libre

La question des logiciels libres, pourtant soutenus par le gouvernement, n’est quasiment pas citée dans le bilan que dresse Nadi Bou Hanna de son action. Dans une circulaire publiée en avril 2021, le Premier ministre Jean Castex annonçait pourtant la création d’une mission "logiciels libres" au sein de la Dinum et un renforcement du recours au logiciel libre et ouvert. Mi-novembre, c’était au tour de la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin de lancer un plan de promotion des logiciels libres et des communs numériques dans l’administration (lire sur AEF info).

"Il y a eu de belles choses de faites en interne avec Bastien Guerry d’Etalab, mais Nadi Bou Hanna n’était pas prêt à porter l’ambition politique du gouvernement en matière de logiciels libres. Il défendait une vision technologique, neutre, et non politique de ces outils, alors qu’ils répondent à des enjeux d’intérêt général", estime Étienne Gonnu, chargé de mission de l’April, une association de défense des logiciels libres. Lors de son lancement, le catalogue "gouvtech" de solutions numériques destiné aux agents, comprenait des logiciels propriétaires référencés comme logiciels libres. "Ce couac a été corrigé depuis, mais cet épisode était révélateur".

Les prises de position de l’ancien Dinum pour promouvoir le logiciel libre dans les services de l’État sont restées incantatoires, regrette également le député Philippe Latombe. "Aucune solution n’a été proposée aux ministères pour se passer de la suite logicielle Office 365 de Microsoft par exemple."

souveraineté et cloud

En matière d’hébergement des données à distance, le parlementaire déplore le faible soutien apporté à l’écosystème européen, via la commande publique pour défendre des alternatives aux solutions cloud américaines. Selon lui, "la Dinum n’est pas allée au bout de la démarche".

À l’inverse, pour Nadi Bou Hanna, la stratégie "cloud au centre" a "donné un temps d’avance" aux entreprises françaises pour répondre aux besoins des administrations". Et ce "sans pour autant barrer la route – droit de la concurrence oblige – aux hyperscalers internationaux [Amazon, via sa filiale AWS, Google et Microsoft en tête], dès lors qu’ils choisiraient de se conformer aux orientations fixées par l’État".

(1) Parmi les start-ups d’État créées récemment, figurent Dossier Facile pour les dossiers de location immobilière, SignalConso pour les problèmes de qualité et de fraude à la consommation, Preuve de covoiturage pour favoriser l’organisation du covoiturage dans les territoires.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Florianne Finet, journaliste