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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°665846

Les propositions des principaux candidats à la présidentielle en matière de formation professionnelle et d’apprentissage

Depuis une vingtaine d’années, chaque quinquennat a donné lieu à l’adoption d’un projet de loi dans le champ de la formation professionnelle, celui d’Emmanuel Macron n’ayant pas dérogé à la règle avec l’entrée en vigueur de la loi "Pour la liberté de choisir son avenir professionnel" du 5 septembre 2018. Qu’en sera-t-il du prochain quinquennat ? La question a été posée aux représentants des principaux candidats à l'élection présidentielle qui sont intervenus lors d’un débat organisé par AEF info, le 14 janvier 2022, dans les salons de l’Hôtel des Arts & Métiers, à Paris.

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De gauche à droite, Carole Grandjean, Gérad Cherpion, Eva Sas, Franck Allisio, Laurence Trochu, Thiebaut Weber Droits réservés - DR

À trois mois de l'élection présidentielle, les représentants des principaux candidats (1) sont intervenus lors d’un débat organisé par AEF info, le 14 janvier 2022, dans les salons de l’Hôtel des Arts & Métiers, à Paris, sur le thème "Droit du travail, chômage, formation, quelle nouvelle donne pour le prochain quinquennat ?". Il s’agit du deuxième débat sur les huit "Vendredis AEF info de la présidentielle", organisés par les rédactions entre le 7 janvier et le 11 mars 2022.

Dans le champ de la formation professionnelle et de l’apprentissage, les représentants des candidats ont été interrogés sur les suites à donner à la réforme portée par la loi "Avenir professionnel" du 5 septembre 2018.

Financer le CPF et l’apprentissage

"Il y aura de l’affinage à faire sur une réforme comme celle-ci, a estimé pour sa part Carole Grandjean, députée LREM de Meurthe-et-Moselle. Pour autant, je pense qu’elle a levé un certain nombre de verrous." La représentante du chef de l’État - qui ne s’est pas encore porté officiellement candidat - souligne que l'"important, c’était de casser l’effet de silo qu’on avait dans nos politiques de formation". Un rapport sur l'évaluation de la loi "Avenir professionnel" conduite par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale doit être présenté le 19 janvier. Carole Grandjean et Gérard Cherpion en sont deux des six rapporteurs.

"Sur le plan quantitatif, les résultats sont là, sur l’apprentissage et sur le CPF", a réagi le député LR des Vosges et représentant de Valérie Pécresse, avant de relever un point d’alerte. "On se rend compte aujourd’hui que financièrement le système ne tient pas, a-t-il affirmé. On peut s’inquiéter sur l’avenir de l’apprentissage en particulier, par rapport aux coûts-contrats." Un point sur lequel Gérard Cherpion est rejoint par d’autres représentants de candidat, notamment par Éva Sas, porte-parole EELV et conseillère politique de Yannick Jadot en charge des 100 premiers jours, qui a rappelé que "le budget 2022 de France compétences a été voté avec 3,8 milliards [d’euros] de déficit".

Stabiliser l'environnement juridique

Dans l’ensemble, les candidats à la présidentielle n’appellent toutefois pas à une nouvelle réforme systémique dans le champ de la formation. "On est plutôt dans une logique de stabilité, a rapporté Éva Sas. Il y a eu vraiment un 'big bang' pendant ce quinquennat avec la loi 'Avenir professionnel' et on sait que les acteurs ont besoin d’un peu de stabilité dans cet univers."

Le représentant du Rassemblement national a estimé pour sa part qu'"il n’y a vraiment pas assez de recul pour pouvoir évaluer et juger". "On a l’honnêteté intellectuelle de laisser sa chance à la réforme", a ainsi affirmé Franck Allisio, conseiller de Marine Le Pen, porte-parole du RN et conseiller régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, considérant que "le fait de rapprocher la formation du 'formé' en lui donnant une prise directe dessus va plutôt dans le bon sens".

Revoir la gouvernance du système

Plusieurs points de la réforme sont toutefois remis en cause par les différents candidats. C’est le cas du pilotage renforcé de l’État dans le champ de la formation depuis la création de France compétence, instance quadripartite que Valérie Pécresse propose de supprimer. "Il faut trouver un système dans lequel on redonne la compétence formation au niveau des régions, a expliqué Gérard Cherpion. France compétences peut avoir une action au niveau national mais n’est pas l’outil adapté pour résoudre les problèmes financiers de l’ensemble de la formation, que ce soit au niveau formation, formation initiale." Le représentant de la candidate LR a également appelé à "revenir à l’esprit de la loi Delors" en favorisant notamment "un travail avec les partenaires sociaux".

Un point de vue partagé par le Parti socialiste. "On a encore un exemple que l’étatisation n’est pas toujours la bonne solution et que la question de faire avec les autres est peut-être parfois une bonne solution, a abondé Thiébaut Weber, coordinateur emploi-travail au sein de l'équipe de campagne d'Anne Hidalgo. Je pense que si on regarde l’accord-cadre des partenaires sociaux de novembre dernier sur la formation professionnelle, il contient des pistes intéressantes qui, au moment du prochain mandat je pense, seront pour certaines assez mûres."

Professionnaliser le CPF

Cet accord-cadre national interprofessionnel prévoit notamment de professionnaliser l’utilisation du CPF profondément réformé par la loi de 2018. "On voit que beaucoup de CPF ont été ouverts, beaucoup de formations ont été engagées, mais celles qui arrivent en tête, c’est le permis de conduire et les langues, a réagi Éva Sas. Je ne crois pas que ce soit l’ambition initiale de la réforme, en tout cas ce n’est pas l’ambition que nous donnons à une formation tout au long de la vie." Y voyant "une limite de la désintermédiation", la représentante de Yannick Jadot a estimé qu’il y a "un vrai travail à faire sur le contenu".

Une proposition sur laquelle elle a été rejointe par le représentant d’Anne Hidalgo. "Effectivement, c’est bien que les Français veuillent financer leur permis de conduire parce qu’il coûte cher, c’est bien que les Français veuillent apprendre une langue étrangère parce qu’on est nuls, a appuyé Thiébaut Weber. Pour autant, il y a d’autres voies de soutien à ces formations que le CPF qui mériterait d’être remis dans un cadre plus stratégique des transitions professionnelles, des mutations économiques, numériques, écologiques, industrielles."

Favoriser l'abondement du CPF par les entreprises

Au sujet du CPF, plusieurs représentants des candidats à l’élection présidentielle ont également mis en avant la place de l’employeur, à l’instar de Laurence Trochu, présidente du Mouvement conservateur (ex-Sens commun) et représentante d’Eric Zemmour. "Il y a le sujet du rôle des entreprises dans la formation continue", a souligné cette ancienne membre du bureau politique de LR. Favorable à la coconstruction des parcours professionnels au sein de l’entreprise, elle a déploré l’utilisation actuelle qui est faite du CPF. "Ça veut dire qu’aujourd’hui un salarié construit sa formation continue, mais un employeur n’est finalement pas au courant des choix qui vont être posés par son salarié, a-t-elle illustré. Ça pose aussi un problème parce que si on réfléchit en termes de carrière et de progression dans l’entreprise, la formation continue est un outil absolument extraordinaire, à condition qu’il y ait ce dialogue entre le salarié et l’employeur au sein de l’entreprise."

Pour renforcer ce dialogue, l’une des pistes avancées par certains candidats repose sur un abondement des employeurs dans le cadre du CPF. "Il est évident qu'il va y avoir une professionnalisation plus importante du CPF et une co-construction avec des abondements", a affirmé Gérard Cherpion, rappelant dans le même temps que cet aspect avait été abordé lors des discussions du projet de loi "Avenir professionnel" mais "n’a pas été pris en compte suffisamment dans la loi". "Il y aura probablement des ajustements à effectuer pour que cet investissement dans les compétences puisse également être abondé par les entreprises, par les branches, notamment sur les métiers pénuriques", a reconnu Carole Grandjean. La représentante d’Emmanuel Macron a insisté à ce propos sur l’importance d'"accompagner les secteurs d’activité qui recrutent et les métiers en tension".

Faciliter les transitions professionnelles

Sur ce sujet, la députée LREM a évoqué la nécessité d’aller plus loin, "d’aller véritablement sur le projet professionnel, sur les métiers pénuriques, d’accompagner encore plus les reconversions par l’alternance - je pense à Pro-A - et d’accompagner aussi le financement et l’abondement de ces financements dans certains cadres et pour certaines orientations". Le gouvernement actuel n'a pas été à la hauteur des enjeux en matière de reconversion professionnelle, selon la représentante de Yannick Jadot qui a qualifié d'"échec patent" le dispositif des Transitions collectives mis en place par le ministère du Travail en réponse à la crise sanitaire.

"Il y a très peu de salariés, d’entreprises engagés aujourd’hui dans des transitions collectives", a ainsi relevé Éva Sas soulignant le "besoin d’une vraie incitation à ce que les entreprises jouent le jeu et s’impliquent dans les transitions collectives". "Pour nous, écologistes, c’est vraiment le sujet primordial puisque, bien sûr, la transition écologique créera un million d’emplois à horizon 2050, mais il y aura des pertes d’emplois", a-t-elle poursuivi. La porte-parole EELV a évoqué l’idée "d’avoir des contrats de transitions professionnelles que nous imaginons territoriaux - d'où le retour des régions, des territoires dans la politique de formation, avec un volet 'droit à la reconversion des salariés' et un volet 'réindustrialisation et développement économique'".

La candidate Anne Hidalgo propose de son côté une "assurance chômage universelle" qui comporterait un volet formation. "On demandera aux partenaires sociaux de penser la coordination avec l’ensemble des autres régimes et systèmes qui existent autour de la formation professionnelle, autour des transitions professionnelles, pour n’avoir pas simplement un régime d’assuranc -chômage et de sécurité professionnelle au sens du chômage, mais un service de transition professionnelle, de la sécurisation des parcours professionnels", a détaillé Thiébaut Weber.

Poursuivre la dynamique de l’apprentissage

Autre pan important de la réforme portée par la loi "Avenir professionnel" : celui de l’apprentissage. "On est partis en début de mandat avec 294 000 apprentis, on en a près de 700 000" aujourd'hui, a tenu à rappeler Carole Grandjean. Cette voie de formation remporte le soutien de tous les candidats dont les représentants se sont exprimés sur le sujet. "C’est vrai qu’il y a eu plus d’apprentis dans cette mandature et c’est une tendance que nous souhaitons poursuivre", a déclaré Éva Sas (EE-LV). Son parti considère l’apprentissage comme un moyen de développer l’insertion des jeunes. Yannick Jadot doit détailler son programme le 29 janvier.

Anne Hidalgo, qui a rendu public son programme la veille du débat, propose de généraliser l’alternance à l’ensemble des formations au sein des universités. "L’idée est de rendre l’apprentissage incontournable, y compris dans le supérieur, et de rendre l’apprentissage normal dans les voies de conclusion d’un parcours de formation et de basculement vers le marché du travail", a précisé Thiébaut Weber.

Revaloriser la voie professionnelle et l'apprentissage

L’apprentissage fait également consensus à l’extrême droite. "Le Rassemblement national a toujours été en faveur d’une véritable politique volontariste en matière d’apprentissage", a rappelé Franck Allisio. "Nous voulons rompre avec le dédain français pour la filière professionnelle et l’apprentissage qui fait beaucoup de mal en France sur l’emploi des jeunes et donc qui maintient à un niveau très haut le chômage des jeunes dans notre pays", a-t-il poursuivi avant de détailler l’une des mesures du programme de Marine Le Pen. "C’est la création d’un chèque formation accessible à tous les 18-24 ans, versé par l’État qui correspondrait à 50 % du coût de la formation d’un jeune de filière générale, justement pour mettre au même niveau les filières professionnelles et la filière générale, a-t-il expliqué. Pour donner une idée, un apprenti de 16 ans, ça ferait 5 500 euros, et pour celui de 18 ans, ça ferait 8 000 euros, partagés à parts égales entre l’apprenti et l’entreprise."

Dressant également le constat d’une "désaffectation pour la voie professionnelle et pour la voie de l’apprentissage", Laurence Trochu a rapporté qu'"Eric Zemmour veut vraiment en refaire une voie d’excellence". La présidente du Mouvement conservateur a qualifié de "semi échec" la politique actuelle en pointant du doigt des chiffres jugés insuffisants en matière d’insertion professionnelle. "On sait très bien que la voie professionnelle et l’apprentissage, ça ne marche que si on met en lien étroit un territoire, un bassin d’emploi avec un lieu de formation, tout ça intégré dans un grand parcours scolaire", a-t-elle insisté.

Voir le débat en replay

(1) Étaient présents au débat, par ordre alphabétique : -Franck Allisio, porte-parole du RN, conseiller régional Paca et conseiller de Marine Le Pen -Gérard Cherpion, député LR des Vosges et représentant de Valérie Pécresse -Carole Grandjean, députée LREM de Meurthe-et-Moselle et représentante d'Emmanuel Macron -Éva Sas, porte-parole EELV et conseillère politique de Yannick Jadot en charge des 100 premiers jours -Laurence Trochu, présidente du Mouvement conservateur (ex-Sens commun), ancienne membre du bureau politique de LR et représentante d'Eric Zemmour -Thiébaut Weber, coordinateur emploi-travail au sein de la campagne d'Anne Hidalgo Sollicitée par AEF info, l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) n'a pas donné suite à notre proposition de participation.

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