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Emmanuel Macron : "L’université doit devenir plus efficacement professionnalisante"

Travailler sur l’orientation dès le collège, repenser totalement le lien lycée-université, simplifier Parcoursup, ouvrir plus de places dans les filières courtes et professionnalisantes, évaluer les universités sur leur professionnalisation, développer la formation tout au long de la vie : tels sont les sujets "formation" qu’Emmanuel Macron juge prioritaires pour les prochaines années. Il a dressé ces "perspectives" devant les présidents d’université réunis en congrès pour les 50 ans de la CPU – devenue France universités – le 13 janvier 2022, plaidant pour des "réformes structurelles". 

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Emmanuel Macron au congrès de France universités par visioconférence, le 13 janvier 2022. AEF

"Les moyens financiers, s’ils sont nécessaires, ne suffisent pas. Nous avons injecté un milliard d’euros de moyens en plus dans le premier cycle depuis 2017, créé plus de 84 000 places dans nos universités et permis à 29 000 étudiants de bénéficier d’un parcours personnalisé pour les aider à réussir en première année de licence. Formidable. Et pourtant, 50 % des étudiants seulement se présentent aux examens de première année", déclare le président de la République, lors du congrès de France universités le 13 janvier 2022.

Il juge cela "intolérable" : "C’est un gâchis pour toutes celles et ceux qui ont suivi, prodigué les cours pour ces étudiants, c’est un gâchis aussi parce que ça veut dire qu’on a refusé des accès à d’autres étudiants dont c’était parfois le premier choix." S’il promet "une nouvelle politique d’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche pour les 10 ans qui viennent", le président invite aussi à des réformes structurelles afin de "regarder cette réalité en face" et "ne pas "nous mentir à nous-mêmes".

hausse démographique et crise sanitaire, "vent de face"

 

Emmanuel Macron se félicite d’avoir, "tous ensemble, réussi à faire de notre jeunesse une priorité claire", ce, malgré le "vent de face" qu’ont représenté la hausse de la démographie étudiante et la crise sanitaire. Il reconnaît que "la vague démographique attendue" a été "relativement mal anticipée, comme le montre la baisse de la dépense par étudiant depuis un peu plus d’une décennie", même s’il rappelle les efforts consentis pour "faire face à cet afflux" (loi ORE et création de 84 000 places).

Revenant sur la crise sanitaire, le président salue la capacité de l’ESR à avoir "su réinventer ou inventer des dispositifs d’urgence en assurant les formations autrement grâce à une myriade d’innovations pédagogiques et d’appui à l’enseignement numérique", lesquelles "doivent continuer de nous inspirer pour la suite".

l’université doit devenir "plus efficacement professionnalisante"

Emmanuel Macron plaide donc pour "un profond changement d’approche, une transformation systémique de nos universités, de notre organisation". Il souhaite par exemple "que l’État passe avec les universités de véritables contrats d’objectifs et de moyens pluriannuels, gages de clarté, d’efficacité, de performance". "Les universités ne devront d’abord plus seulement garantir l’accueil des étudiants dans une formation, mais garantir l’orientation des jeunes vers l’emploi", illustre-t-il comme une mesure "frappée au coin du bon sens". "L’université doit d’abord préparer nos jeunes à exercer leur futur métier. […] En somme, elle doit devenir plus efficacement professionnalisante car on ne peut pas se satisfaire de l’échec de nos étudiants dans les premiers cycles, ni du taux de chômage trop élevé des jeunes qui sortent de certaines filières universitaires."

Quant à Parcoursup, si le président le qualifie de "formidable réussite", il estime que le sujet n’est toutefois pas encore "complètement traité", appelant de ses vœux "un travail de clarification, d’orientation de terrain, de simplification", notamment "dans certaines filières".

"assumer que la logique de l’offre prenne le pas sur la logique de la demande"

Au rang de ce qu’il reste à faire, il cite également "l’orientation", estimant "qu’il nous faut repenser totalement le lien entre le lycée et l’université et être beaucoup plus ambitieux en termes d’orientation". "Nous devons investir dans un travail d’orientation dès le collège, repenser profondément l’orientation de nos adolescents et de nos jeunes pour ne pas que ce soit un choix soudain où on laisse parfois des familles bien démunies quand il s’agit de rentrer dans l’application. […] Nous aurons besoin de nos universités, comme d’ailleurs du monde de l’entreprise dans nos collèges et dans nos lycées."

Il faut aussi, selon lui, "assumer que la logique de l’offre prenne le pas sur la logique de la demande" en investissant "davantage là où les besoins de compétences actuels et futurs de notre pays sont les plus importants". "Parce que quand on ouvre des filières qui correspondent certes aux demandes d’inscription mais qu’il n’y a pas de perspectives derrière, nous conduisons un investissement à perte. Et nous plaçons des jeunes et des familles dans des situations intolérables où, quoi qu’étant diplômés, ne trouvent pas d’emplois. Et à côté de ça, dans de nombreux territoires, dans de nombreux secteurs, nous nous retrouvons confrontés à des situations largement prévisibles où des filières sont créatrices d’emplois, le seront dans cinq ans, dans dix ans, mais où nous n’avons pas collectivement organisé des formations."

universalité de l’accès à l’emploi

"Il nous faudra donc ouvrir plus de places dans certaines filières, notamment des filières courtes et professionnalisantes en apprentissage ou en alternance, ne serait-ce que pour éviter que les titulaires de bac pro en soient refoulés et échouent parfois dans des filières générales", poursuit Emmanuel Macron. Appelant à s’inspirer du modèle allemand, il souhaite que "l’universalité de l’accès à l’emploi [soit] notre objectif". "Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans une formation qui ne lui donne les clés pour accéder au marché du travail."

formation professionnelle : une réforme "partiellement réussie"

 

"Nous avons, je crois, tous ensemble formidablement réussi la réforme de l’apprentissage et de l’alternance dans notre pays avec des résultats incomparables. […] Mais nous n’avons que partiellement réussi la grande transformation de notre formation professionnelle", déclare Emmanuel Macron. "Nous avons commencé à clarifier le cadre de financement. Nous avons séparé le financement des formations qui nous a permis de sortir d’un système largement incestueux et inefficace où le formateur était en même temps celui qui touchait les financements et qui agréait le système. On a commencé à mettre de la visibilité dans celui-ci, de la transparence. Néanmoins, là aussi, j’essaie d’être lucide sur moi-même, autant que ce soit possible."

revoir la formation continue

Autre axe d’amélioration : la formation tout au long de la vie. "L’ensemble de l’enseignement supérieur a un rôle clé beaucoup plus important qu’aujourd’hui à jouer en la matière", ce qui permettra d’améliorer le financement des universités et d' "adapter notre modèle à un monde où faire une carrière dans un même métier va devenir de plus en plus rare". "Nous devons pouvoir nous reformer en nous requalifiant profondément et donc avoir accès aux meilleures formations, c’est-à-dire à celles qu’on prodigue à l’université. […] On va avoir besoin de reformer des trentenaires, des quadragénaires, des quinquagénaires pour leur deuxième partie de carrière."

Plus généralement, le président estime que "nous avons trop longtemps accepté un modèle à plusieurs vitesses", avec "les grandes écoles et organismes de recherche supposés s’occuper de l’excellence et de la formation des élites et les universités de la démocratisation de l’enseignement supérieur et de la gestion des masses". "Ce système est révolu, parce qu’il ne correspond pas à la compétition internationale, parce que sa forme même crée des barrières, des segmentations qui sont inefficaces", déclare-t-il.

"Demain, ce sont nos universités qui doivent être les piliers de l’excellence, le centre de gravité pour la recherche comme pour la formation. […] On doit parachever ce mouvement. C’est d’ailleurs exactement ce même sens de l’histoire que j’ai voulu aussi pour la formation de notre haute fonction publique, en souhaitant que les universités jouent un rôle accru au sein de l’Institut national du service public qui, à partir du 1er janvier de cette année, a remplacé l’ENA."

vers un diplôme européen

 

Concluant son discours par ses ambitions pour l’enseignement supérieur et la recherche en Europe. à l’aube de la présidence française de l’Union européenne, Emmanuel Macron se félicite de la constitution de 41 universités européennes, avec 32 établissements français impliqués. "Nous devons consolider ces avancées de la façon la plus concrète, la plus mesurable grâce à des projets, comme le diplôme européen", lance-t-il. "Une proposition que vous avez portée et que je soutiens pleinement et pour laquelle nous avons besoin déjà d’une pleine reconnaissance européenne des diplômes universitaires, c’est la première étape indispensable et nous savons qu’il y a encore du travail à faire sur ce chemin. Nous serons pleinement mobilisés pour aller dans cette direction et reprendre cette proposition forte."

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