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Arrivée des néobacheliers dans le supérieur : quel bilan tirer de la première année ? (débat AEF info)

La nouvelle génération des bacheliers est arrivée dans les établissements d’enseignement supérieur à la rentrée 2021. Comment s’est passée leur intégration ? Les profils sont-ils réellement plus diversifiés ? Quelles spécialités ont-ils choisies ? Le sujet était abordé au cours des "Rendez-vous de l’éducation", dans le cadre du Salon Postbac organisé par AEF info, le 7 janvier 2022 à Paris. Les intervenants se sont accordés sur la présence de profils plus hétérogènes en classes préparatoires comme à l’université, et notamment dans certaines filières comme le droit.

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"Avant, nous donnions à un élève un billet de train, il rentrait dans son compartiment, pouvait dormir, était aiguillé et arrivait à bon port. Avec les deux réformes, c'est tout à fait différent. L'ambition est de lui donner une voiture, la clé et le GPS pour qu’il puisse trouver son chemin tout seul et parfois même se tromper." C’est par cette image que Christophe Kerrero, recteur de Paris et de la région académique Île-de-France, dépeint la mise en place des réformes du lycée et de l’affectation dans l’enseignement supérieur via Parcoursup, lors de l’ouverture des "Rendez-vous de l’éducation" qui ont eu lieu dans le cadre du Salon Postbac organisé par AEF info, le 7 janvier 2022 à Paris.

"Faire la part belle à la particularité des profils individuels"

Ces réformes ont "donné un nouveau visage au parcours des élèves" alors que l’examen du baccalauréat "était à bout de souffle", estime Christophe Kerrero. "L’apparition des spécialités [au lycée] permet de construire des parcours plus variés avec des matières qui se combinent en fonction de l’appétence des élèves afin de faire la part belle à la particularité des profils individuels", souligne-t-il. Ainsi, à la rentrée 2020, les élèves parisiens de première ont choisi 244 combinaisons de spécialités différentes. Un an plus tard, ce nombre est monté à 259, "signe d’une appropriation des spécialités proposées", pense-t-il. "Il s’agit par ce biais de rendre chaque élève véritablement acteur de son parcours. Et pour l’aider dans cette démarche, il bénéficie de 54 heures annuelles dédiées à son orientation."

La nouvelle forme du baccalauréat "contribue aussi à développer des compétences qui manquaient", poursuit-il, citant l’exemple du grand oral. En outre, la place nouvelle accordée au contrôle continu dans l’examen du baccalauréat, qui compte pour 40 % dans la note finale, constitue "une révolution" dans le suivi des parcours des élèves.

Parcoursup, une plateforme "robuste"

Christophe Kerrero rappelle également que la "première vraie session du baccalauréat" aura lieu en 2022, puisque le contrôle continu intégral avait été la règle depuis deux ans à cause de la pandémie. "L’enjeu est de renforcer le rôle du baccalauréat dans la poursuite d’études", insiste-t-il. C’est pourquoi les deux épreuves de spécialités choisies en terminale, qui se dérouleront à partir de la mi-mars, seront intégrées dans Parcoursup et compteront pour l’orientation dans le supérieur.

Concernant d’ailleurs Parcoursup, le recteur de Paris précise qu’en 2021, la procédure concernait 931 000 candidats en Île-de-France et que 93 % des franciliens avaient reçu une proposition de formation dans le supérieur. "La campagne 2021 en Île-de-France a démontré que Parcoursup était robuste, permettait une meilleure prise en compte des formations disponibles et des besoins en accompagnement des élèves", affirme Christophe Kerrero.


Au lycée, les jeunes se sont saisis "des opportunités" de diversification

Alors que les bacheliers 2021 sont la première génération d’élèves formés par le "nouveau lycée" à entrer dans le supérieur, quels ont été les vœux des lycéens en fonction des combinaisons de spécialités choisies ? Comment les lycées ont-ils préparé leur orientation ? Du côté des établissements de l’enseignement supérieur, les formations ont-elles diversifié les profils de leurs étudiants ?

C’est à ces questions qu’ont répondu trois intervenants lors d’une première table ronde : Christelle Kauffmann, proviseure du lycée polyvalent Rascol d’Albi, Vincent Cornu, proviseur du lycée Descartes à Antony et président de l’APLCPGE, et Patrick Courilleau, vice-président formation et vie étudiante à l’université CY Cergy Paris. Le rapport de la mission d’expertise et de suivi des vœux formulés par les lycéens pour la session 2021 de Parcoursup, piloté par l’Igésr Olivier Sidokpohou, sera prochainement présenté à Frédérique Vidal et Jean-Michel Blanquer (lire sur AEF info).

D’après Christelle Kauffmann, la moitié des élèves environ ont choisi de reconstituer les anciennes filières du baccalauréat, tandis que l’autre moitié "s’est saisie des opportunités présentées". Citant l’exemple de son établissement, le lycée polyvalent Rascol d’Albi, elle constate que la spécialité "mathématiques" a largement été choisie par ses élèves, comme à l’échelle nationale. Toutefois, la réforme a permis d’avoir 19 combinaisons différentes en première. "C’est une richesse, qui permet ensuite d’avoir une variété de profils dans l’enseignement supérieur", juge-t-elle. Christelle Kauffmann met toutefois en garde : il est encore trop tôt pour analyser les comportements des lycéens, il s’agit "d’une photographie, d’un instantané", insiste-t-elle.

Le processus d’orientation dans les lycées est quant à lui renforcé. Depuis août 2021, un décret définit "la fonction de professeur référent de groupe d’élèves" (lire sur AEF info). L’enjeu est que les élèves "apprennent à s’orienter", dit-elle. Cependant, Christelle Kauffmann regrette que les indemnités de suivi ( ISOE) n’aient pas été démultipliées.

les étudiants n’ont pas reconstruit les anciennes filières du bac

Pour Patrick Courilleau, vice-président formation et vie étudiante à l’université CY Cergy Paris, l’arrivée des nouveaux bacheliers a modifié de manière "marquante" les profils des étudiants dans certaines disciplines. C’est le cas dans les licences de droit, sciences politiques et langues étrangères. "Les jeunes ont pris le risque de prendre des spécialités qui ne reconstruisent pas les anciennes filières", en choisissant par exemple majoritairement la spécialité HGGSP. Précédemment, en droit, plus d’un tiers des étudiants venait d’un baccalauréat scientifique, alors que dorénavant ils sont moins de 15 %, précise-t-il. "Les jeunes ont vu l’opportunité de construire un projet plus en adéquation avec leurs envies", remarque-t-il.

"Les jeunes se sont emparés de la réforme", confirme aussi Vincent Cornu, président de l’APLCPGE. Pour la filière scientifique, les élèves ont des profils plus variés du fait des différentes combinaisons en première. Pour la filière ECG, les parcours des élèves sont "encore plus divers", ce qui a conduit les enseignants à s’adapter à ces nouveaux profils, raconte-t-il. L’APHEC a toutefois relevé une baisse importante des effectifs à la rentrée 2021 de l’ordre de 9 % (lire sur AEF info). Pour Vincent Cornu, il s’agit surtout d’un manque d’informations sur la réforme de la filière ECG, en raison de la crise sanitaire, ce qui a réduit le nombre de candidatures "alors que le vivier existe".

recrutement : les compétences plutôt que les spécialités

Quid du recrutement des élèves ? La réforme du lycée a-t-elle modifié le classement opéré par les établissements ? "Notre approche n’a pas changé : quelle que soit la filière sélective, nous cherchons des jeunes qui vont réussir, qui vont s’adapter à nos exigences", répond Vincent Cornu. Les notes des spécialités comme du tronc commun sont prises en compte, ainsi que les appréciations écrites dans les bulletins, expose-t-il.

"À l’université, dans les filières sélectives, nous identifions des jeunes qui ont les prérequis pour réussir. Et cela nécessite un bagage minimal dans certaines matières. Ce qui change, c’est que nous regardons les compétences des lycéens plutôt que leur choix de spécialités", explique de son côté Patrick Courilleau. Ainsi, un candidat qui a choisi l’option "mathématiques complémentaires" en ayant 15 de moyenne pourrait être avantagé par rapport à celui qui a pris la spécialité "mathématiques" en ayant 7 de moyenne, illustre-t-il.

Concernant les filières non sélectives, il faut être encore "plus vigilant sur l’arrivée des jeunes présentant des fragilités importantes", continue Patrick Courilleau. Il estime ainsi qu’il est nécessaire d’identifier rapidement ces profils et de les accompagner dans leur projet d’orientation.

Vers des parcours à la carte ?

Enfin, comment peuvent évoluer les formations du supérieur pour mieux accueillir ces nouveaux bacheliers ? À l’université, les portails en sciences pourraient permettre de proposer des cursus plus adaptés aux profils dès la première année. "Plutôt que d’enseigner un cours de mathématiques pure et théorique, il nous serait tout à fait possible de proposer aussi des mathématiques comme outils pour appréhender les autres sciences", explique Patrick Courilleau. Il s’agirait ainsi de proposer "un vrai parcours à la carte" pour chaque étudiant.

Selon Christelle Kauffmann, avant d’entreprendre de nouvelles évolutions, "il faut surtout travailler sur la remédiation, et s’assurer que les jeunes réussissent au lycée et dans l’enseignement supérieur pour répondre à la question de la démocratisation", souligne-t-elle. "Il ne faut pas se voiler la face : tout n’est pas facile dans cette réforme, qui est à peine engagée et dans un contexte en plus très particulier. Laissons le temps au temps et soyons très vigilants sur l’accompagnement des élèves et des équipes pédagogiques", conclut-elle.

Les profils des lycéens entrés dans le supérieur

 
  • Selon les données de la Depp, plus de 40 % des élèves de terminale de 2020 suivaient des duos de sciences dures, tandis qu’un tiers a privilégié les SHS pures, et 12 % ont opté pour un mélange. En 2021, la part des doublettes SHS progresse même, de 33 % à 35 % (lire sur AEF info).
  • Concernant le taux d’abandon, les mathématiques par exemple sont abandonnées par quelque 100 000 élèves entre la Première et la Terminale. Soit un taux d’abandon de 43 % en 2021, en progression d’un point par rapport à 2020. C’est l’un des taux d’abandon les plus élevés (lire sur AEF info).
  • À propos de la répartition femmes/hommes, les SHS sont toujours plus choisies par les femmes. Par exemple, 35 % des filles de Terminale ont choisi SES contre 29 % des garçons. À l’inverse, 54 % des garçons ont choisi les maths, contre 30 % des filles. Ce constat dressé en 2020 subsiste en 2021 (lire sur AEF info).
  • Concernant le profil social des élèves selon les spécialités, en 2021, les élèves d’origine sociale très favorisée sont surreprésentés parmi les élèves ayant choisi les maths et la physique-chimie. Les élèves d’origine sociale défavorisée sont, eux, surreprésentés en littérature et LCA latin, en HLP et en LLCER (lire sur AEF info).
  • Enfin, sur les choix faits par les bacheliers mention très bien, il ressort que c’est la formation en CPGE qui a admis le plus grand nombre de ces très bons candidats : 31 % des bacheliers généraux mention TB ont choisi une prépa, contre 27 % une licence et 14 % une Pass (lire sur AEF info).
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Julie Lanique, journaliste