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Lycée, bac, Parcoursup, réussite en licence : que proposent les principaux candidats à la présidentielle ? (débat AEF)

Lycée, baccalauréat, Parcoursup, premier cycle universitaire : ce sont les quatre thématiques sur lesquelles ont débattu 7 représentants éducation/enseignement supérieur de candidats à l'élection présidentielle de 2022, dans le cadre du salon Postbac organisé par AEF info le 7 janvier 2022. Étaient présents les représentants de Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour. Rendez-vous le vendredi 21 janvier pour parler organisation de la recherche et innovation (inscription ici).

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À quatre mois de l’élection présidentielle, AEF info a lancé, le 7 janvier 2022 lors de la 13e édition du salon Postbac, à Paris, le premier de ses huit débats thématiques entre les représentants des candidats, qui se tiendront en janvier et février (lire sur AEF info).

"Nouveau bac, Parcoursup, réussite étudiante : quelles suites donner aux réformes ?" était le thème de cette première discussion. Ce 7 janvier étaient présents (1) :

  • Julie Benetti (LREM), professeure des universités en droit et ancienne rectrice de Corse
  • Max Brisson (LR), sénateur
  • Karin Fischer (LFI), professeure des universités en histoire à Orléans et conseillère régionale Centre-Val-de-Loire
  • Gilles Lebreton (RN), professeur des universités en droit au Havre et député européen
  • François Thiollet (EELV), professeur d’histoire géographie et élu de Valencisse (Loir-et-Cher)
  • Yannick Trigance (PS), secrétaire national éducation et enseignement supérieur PS et conseiller régional Île-de-France
  • Laurence Trochu (Reconquête !), ancienne professeure de philosophie et présidente du Mouvement conservateur (ex Sens commun).

quel projet pour le Lycée ?

Julie Benetti (LREM) estime qu’un "des principaux acquis de la politique éducative de ces cinq dernières années est que, désormais, on inscrit tous notre réflexion dans la continuité nécessaire entre lycée et enseignement supérieur". Elle se félicite que, désormais, "le bac donne toutes les chances aux élèves de réussir après", avec des "exigences renforcées grâce aux enseignements de spécialité", le tout en faisant davantage de place aux "aspirations des lycéens". Elle évoque une réforme "parfaitement assimilée par les lycéens, peut-être moins par leurs parents", qui doit maintenant "être complètement intégrée par l’enseignement supérieur".

Face à elle, deux orientations sont formulées : certains veulent abroger la réforme du lycée et revenir aux séries, quand d’autres souhaitent principalement l’améliorer, notamment en matière d’accompagnement des élèves dans leur orientation.

Améliorer l’accompagnement à l’orientation

Max Brisson (LR) estime que "la connexion bac – enseignement supérieur est la grande absente de la réforme du lycée car les spécialités ne sont pas en résonance avec les attendus du supérieur. Il n’y a pas d’articulation, de fluidité". Et si la réforme a induit, chez les élèves, des "choix de plaisir", cela n’est le cas que "dans familles où le conseil familial est le plus faible". Or ces choix n’entrent pas toujours en cohérence avec les attendus du supérieur et de la filière visée", ce qui "renforce les inégalités", constate-t-il.

Estimant toutefois que "les professeurs n’ont pas envie d’une nouvelle réforme", LR propose "d’aider les élèves à construire des parcours, à faire des choix cohérents dans le cadre de l’autonomie des établissements" (lire sur AEF info).

Yannick Trigance (PS) souhaite "refonder le service public d’orientation sur un nouveau parcours bac-3 / bac+3, avec un égal accès sur tout le territoire à une information complète et facilement accessible sur tous les choix possibles dans le supérieur". Le PS propose aussi un "accompagnement individuel de chaque élève" (lire sur AEF info).

remettre à plat la réforme

François Thiollet (EELV) pointe également la "vraie question des inégalités sociales dans la réforme du lycée". EELV veut "favoriser les ponts entre lycée professionnel et lycée GT : il y a besoin de plus d’enseignements fondamentaux en lycée professionnel et de plus savoirs pratiques en lycée GT". Il propose aussi de "travailler à l’échelle de bassin entre lycées de niveau social très différent pour réduire les inégalités".

Karin Fischer (LFI) regrette que la réforme de lycée ait entraîné "une totale désorganisation" et une "incohérence des groupes classe" (lire sur AEF info). Elle pointe aussi des "inégalités d’accès aux spécialités, puisque toutes ne sont pas disponibles dans tous les lycées" (lire sur AEF info) ainsi que des "choix d’orientation qui doivent être faits très tôt". Jean-Luc Mélenchon veut donc "remettre à plat cette réforme, après concertation". LFI propose dès lors "des recrutements massifs de professeurs titulaires (150 000 sur 5 ans)" afin notamment de mieux accompagner les élèves et les familles, de "rouvrir l’éventail des possibles en termes de poursuite d’études et donc de spécialités" et de "reconstruire un service public de l’orientation".

retour aux séries

De l’autre côté de l’échiquier politique, le RN et Reconquête souhaitent revenir à l’ancienne organisation du lycée. Gilles Lebreton (RN) déplore les "inégalités entre le nombre de spécialités proposées selon les lycées" et "l’individualisme à outrance" engendré par la réforme.

Puisque, selon lui, les "élèves d’origine sociale les plus modestes choisissent les matières en fonction de leur goût et s’aperçoivent trop tard que ça ne correspond pas à la filière qu’ils voulaient faire", le RN veut "revenir au système ancien en corrigeant les défauts : trois grandes filières identifiées et revaloriser la filière L grâce à un processus d’information et de formation pour n’y diriger que ceux qui sont véritablement intéressés, et non plus, comme précédemment, les recalés des autres séries".

Même son de cloche chez Laurence Trochu (Éric Zemmour) pour qui "trois filières générales, c’est plus de cohérence". Selon elle, plus largement, il s’agit de "traiter le mal à la racine et revenir aux savoirs fondamentaux en primaire, mettre fin au collège unique car mettre tous les élèves dans le même moule alors qu’ils ont des besoins différents, c’est leur mentir".

Julie Benetti se dit "frappée qu’on veuille ressusciter un système où la série S était une filière d’excellence reléguant les humanités en seconde zone, un système qui n’offrait le choix qu’entre trois séries sans possibilité d’approfondir, et un système où le niveau des élèves n’était évalué que lors d’une seule épreuve qui entraînait le bachotage, et pouvait, en plus, engendrer des accidents non représentatifs du niveau des élèves".

quelles modalités pour le Baccalauréat ?

Concernant les modalités d’évaluations du baccalauréat justement, l’ancienne rectrice de Corse estime la réforme a trouvé "un point d’équilibre permettant "d’évaluer finement le niveau d’un élève", entre les efforts quotidiens via le contrôle continu et les épreuves rituelles.

Les représentants des autres candidats sont divisés : certains souhaitent conserver l’organisation générale en place, favorisant le contrôle continu, en proposant des pistes d’amélioration, quand d’autres veulent revenir à des épreuves terminales uniquement.

Conserver la combinaison contrôle continu - épreuves terminales

Pour Max Brisson, "le contrôle continu est la certitude de travailler toute l’année : qu’il soit dans l’évaluation du bac n’est pas une mauvaise idée". Mais le sénateur nuance : "Si on veut que le bac ne soit pas qu’un certificat de scolarité du 2nd degré, le contrôle continu peut suffire. Mais le bac doit aussi assurer des acquis pour permettre de poursuivre les études. Nous souhaitons donc davantage d’épreuves finales dans le cadre d’un examen national anonyme", en fin d’année de terminale. Ceci dans un système, toutefois, où "le contrôle continu trouve sa part" tout en arrêtant "l’usine à gaz" actuelle et la multiplication des consignes d’évaluation : "Nous faisons confiance aux professeurs pour mettre en place des évaluations au cours d’année qui soient valables pour le baccalauréat."

Yannick Trigance est de son côté favorable "à un rééquilibrage des épreuves terminales sans supprimer le contrôle continu". Selon lui, le contrôle continu "doit être présent dans le dispositif global, mais celui-ci "interroge actuellement sur les relations parents/enseignants", sur les différences de notation entre enseignants et sur le fait qu’il existe des biais de notation et que les copies ne soient pas anonymes. En outre, les épreuves de spécialité en mars "sont infaisables et ingérables et mettent tout le monde sous pression, et c’est contraire aux conditions nécessaires à la réussite des élèves".

François Thiollet "ne croit pas au modèle de la méritocratie française basé uniquement sur un contrôle continu ou sur une épreuve guillotine de fin d’année". Il propose essentiellement de "réfléchir à l’évaluation", de former davantage à l’oral et de favoriser la "coopération des équipes entre bassins de vie pour réduire les différences entre établissements".

Revenir uniquement à des épreuves terminales, nationales et anonymes

Plusieurs candidats souhaitent abroger la réforme du baccalauréat et revenir uniquement à des épreuves terminales, nationales et anonymes.

Karin Fischer souhaite arrêter "l’évaluationnite" et "le stress permanent des élèves" induit par le contrôle continu, lequel a également détérioré les relations entre élèves et enseignants – ces derniers devenant des évaluateurs au détriment de leur rôle d’accompagnement –, mais aussi avec les parents qui "posent des questions sur chaque note". Elle insiste sur "l’importance d’avoir un bac national en juin avec des épreuves anonymes nationales" pour garantir l’égalité entre candidats.

Gilles Lebreton est "hostile à l’omniprésence du contrôle continu et favorable à un examen terminal. Nous sommes attachés à la méritocratie et au sens de l’effort, et des épreuves terminales obligent l’élève à travailler".

Pour Laurence Trochu, "le bac n’existe plus : c’est le bulletin qui a été transformé en bac". En outre, le bac "ne représente plus l’universalisme, le respect du mérite, de l’effort et du travail ; on a rayé de la carte le bac à la française qui faisait partie de notre culture". Selon elle, la formule précédente de l’examen "avait le mérite d’être anonyme et impartiale, ce qui n’est plus le cas avec le contrôle continu", dont, qui plus est, "les biais sont connus".

Parcoursup

Autre sujet abordé lors de ce débat, l’orientation vers le supérieur et en particulier le rôle de la plateforme Parcoursup.

Julie Benetti concède que "Parcoursup reste perfectible", mais invite à regarder "avec justesse et justice" cette réforme qui "a mis fin à un système APB à bout de souffle". Elle fait remarquer que "94 % des lycéens reçoivent une proposition à l’issue de la phase principale (lire sur AEF info) ; que 24 000 néobacheliers bénéficient d’un conseil personnalisé dans le cadre des CAES et qu’à la fin de la phase complémentaire, il restait en 2021 uniquement 200 bacheliers sans affectation". En outre, selon elle, la plateforme "a aussi permis de régler la question des étudiants réorientés".

Max Brisson estime que "Parcoursup est un outil dont l’efficacité est bien meilleure que celle d’APB, même s’il peut être amélioré avec plus de transparence". Il faut surtout "mieux travailler l’orientation en amont, dès la seconde, et l’outil sera alors beaucoup plus efficace. Je suis favorable à la méritocratie républicaine, à une école de l’effort, du travail".

Gilles Lebreton, "critique au début sur Parcoursup", se révèle au final "plutôt pour", étant "très favorable à ce que l’intelligence artificielle aide à la décision". Il estime que "Parcoursup n’est pas responsable de l’échec, car c’est un outil : l’échec provient d’un manque d’information car les élèves demandent des vœux éloignés de leur capacité". Il demande toutefois la publication des "algorithmes nationaux mais aussi locaux". Il insiste enfin sur le fait qu’il "faut qu’une décision humaine soit toujours requise en dernier ressort dans l’examen des candidatures, que chaque établissement désigne un responsable".

Abroger Parcoursup ?

Si plusieurs candidats ont annoncé tambour battant vouloir abroger Parcoursup – Anne Hidalgo (lire sur AEF info), Yannick Jadot (lire sur AEF info) ou Jean-Luc Mélenchon  (lire sur AEF info) –, la réalité est plus nuancée dès lors que l’on cherche à savoir par quoi ils remplacent cette plateforme nationale pour orienter les flux d’étudiants vers le supérieur.

Pour Yannick Trigance, "le problème de l’origine du lycée mentionnée sur Parcoursup pose des difficultés. Nous proposons d’anonymiser le lycée pour éviter une forme de déterminisme". Le PS souhaite aussi "l’obligation de communication de critères et d’évaluation des candidatures, aujourd’hui très opaques ; le travail sur les algorithmes doit être revu : c’est un enjeu majeur de transparence, d’équité".

Mêmes demandes chez François Thiollet pour qui Parcoursup "laisse croire que l’élève choisit mais il le fait après les premiers de cordées, dans les filières qui restent. C’est extrêmement violent d’attendre que les bons élèves aient fait leur choix pour avoir le sien". Aussi, selon le représentant de Yannick Jadot, "la logique de la plateforme pousse à ce que toutes les filières deviennent sélectives". Il souhaite aussi que le lycée d’origine ne soit pas mentionné et que les lettres de motivation soient supprimées.

Karin Fischer estime aussi que Parcoursup "correspond mieux aux filières sélectives : la baisse des moyens a fait que des filières non sélectives le deviennent de fait à cause des capacités d’accueil réduites". Si Jean-Luc Mélenchon parle de supprimer Parcoursup (lire sur AEF info), Karin Fischer nuance : "Cela ne veut pas dire qu’on se débarrasse d’une plateforme nationale : on garde la dimension de regroupement des filières sur cette plateforme et le fait qu’on peut avoir des prérequis estimés par les filières. Le vrai changement est une réouverture des possibles en termes de choix, avec des vœux ordonnés." Un changement permis par la création de places en grand nombre, y compris dans les filières dites en tension qui "présentent beaucoup plus de débouchés possibles qu’on veut bien le dire".

centrer les efforts en amont

Pour Laurence Trochu, "le problème n’est pas l’outil, Parcoursup ou une autre plateforme, que le but recherché. Considérer que tous les élèves auraient droit à la même chose est une erreur. Le principe de réalité est que tous les élèves n’ont pas les mêmes compétences, goûts, besoins". Le système actuel prend le "risque d’envoyer à l’université des élèves qui vont baisser les bras car n’y sont pas à leur place. Il y a des élèves qu’il faut dissuader d’aller à l’université et qui seront beaucoup plus épanouis avec un emploi qui sera source d’émancipation sociale". Selon elle, "le travail d’orientation se fait en amont : fin primaire, au collège, puis au lycée avec le bac". Et grâce à ce tri réalisé en amont, plus besoin de Parcoursup.

Réussite en premier cycle

Les représentants des candidats ont ensuite été interrogés sur les moyens d’améliorer la réussite en licence en 3 ou 4 ans qui est aujourd’hui de 43,7 % (lire ici et ici).

Mieux orienter

Pour Laurence Trochu, il s’agit d’abord "d’arrêter de mentir aux étudiants et les laisser s’engager dans des filières dans lesquelles ils n’ont pas de perspectives". Il faut "arrêter de faire de la voie universitaire et générale les seuls moyens de la réussite : les séries professionnelles ne doivent plus être des voies poubelle". Elle propose aussi de "dédier les licences aux fondamentaux des disciplines plutôt que de s’éparpiller dans des options qui pourraient être plutôt destinées aux années de master".

Max Brisson veut "lutter contre l’autocensure, qui est forte dans certains quartiers et dans la ruralité". Il veut aussi "aller vers des formations de niveau licence beaucoup plus déconcentrées, permettant de lutter contre l’éloignement qui est un frein social". Et de proposer le "retour aux bourses au mérite sur des conditions sociales, méritocratiques et de performance".

Julie Benetti rappelle que, lors du quinquennat, "1 Md€ a été consacré à la réussite du 1er cycle, avec 80 000 nouvelles places, un bond de 4 points de réussite et des places priorisées pour les bacheliers technologiques et professionnels". En outre, "10 % des étudiants en L1 bénéficient d’un parcours personnalisé à travers le dispositif 'oui si'". La représentante de LREM concède toutefois que "beaucoup reste à faire, notamment pour un meilleur accompagnement de nos lycéens, sur le logement étudiant".

Yannick Trigance indique que le PS propose "des places supplémentaires dans le supérieur" et de "créer des places en BTS pour réduire le nombre d’élèves qui, faute de place, se retrouvent à l’université". Et de pointer la nécessité d’un meilleur "accompagnement social des étudiants (logement, santé, restauration)".

Offrir aux étudiants les moyens de réussir

Gilles Lebreton, qui "critique la loi LRU obligeant les universités à financer elles-mêmes les fonctionnaires qui y travaillent sans leur avoir donné les moyens de le faire", estime qu’il "faut des moyens humains pour la réussite des élèves".

Marine Le Pen propose d’augmenter de "25 % l’APL aux étudiants pour qu’ils consacrent moins de temps au travail salarié et dégagent plus de temps pour les études". Il souhaite aussi "repenser le tutorat" afin de mieux le déployer aux étudiants en difficulté, "développer dès que possible les stages de sensibilisation" et "augmenter le nombre de licences professionnelles, une solution à mettre en avant pour les élèves en difficulté".

Karin Fischer met en avant la proposition "d’une garantie d’autonomie de 1 063 € mensuels pour chaque étudiant, car la précarité et le fait que les étudiants travaillent réduisent les chances de réussite". Elle souhaite aussi le "développement des logements, des services de santé", la création de 30 000 postes supplémentaires sur cinq ans, le renforcement des antennes universitaires, l’amélioration du maillage territorial et la création de centres polytechniques professionnels.

François Thiollet, qui "rappelle la baisse des APL décidée par le gouvernement à son arrivée", veut un "accès à un revenu citoyen pour tous les jeunes à partir de 18 ans, qu’ils soient en formation ou qu’ils travaillent". Il veut aussi "donner plus de moyens à l’université et aux filières IUT et BTS afin qu’elles accueillent plus de diversité" et faire exercer des professeurs agrégés à la fois au lycée et à l’université, afin de faciliter l’accompagnement des élèves et étudiants.

(1) Malgré les deux heures de débat, les représentants des candidats n’ont pas pu présenter l’ensemble de leurs propositions pour chacune des thématiques. AEF info mettra prochainement en ligne un comparateur de programme listant l’ensemble des propositions éducation de tous les candidats à l’élection.

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Yannick Jadot promet de mettre fin à Parcoursup

"On arrêtera Parcoursup", indique le candidat EELV à l’élection présidentielle Yannick Jadot, le 13 décembre 2021 sur Franceinfo. "C’est terriblement angoissant pour des parents […] et des jeunes d’être face à un algorithme totalement déshumanisé", juge le responsable politique. Et d’insister : "Ce système d’un algorithme, d’une boîte noire qui définit votre avenir, c’est insupportable, on y mettra fin". À son sens, "l’université a été sacrifiée" au cours de ce quinquennat. Il propose de créer des places à l’université, d’améliorer les filières "pour qu’elles soient plus accueillantes" ainsi que "l’orientation dès le collège et le lycée pour que les jeunes aillent ce vers quoi ils veulent pour s’accomplir". Parmi les autres candidats, Anne Hidalgo (PS) et Jean-Luc Mélenchon (LFI) proposent également d'"abroger" Parcoursup (lire sur AEF info ici et ).

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Jean-Luc Mélenchon propose d’abroger la réforme du lycée et du bac et supprimer Parcoursup

Dans une interview à l’Obs le 13 octobre 2021, Jean-Luc Mélenchon évoque une partie de son programme éducatif. Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle souhaite une revalorisation des enseignants de "15 % dès l’élection" puis "15 % supplémentaires à négocier avec les syndicats" pour un coût total, selon lui, de 17 Md€. Aussi, Jean-Luc Mélenchon "abrogera les réformes de Hollande et de Blanquer sur les collèges et lycées" et supprimera le contrôle continu au baccalauréat. Il ne veut pas non plus "de spécialités différentes, sinon ça produit un classement entre les lycées".

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