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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°664585

"On a un noyau dur de demandeurs d’emploi qu’on a du mal à remettre en formation" (A. Martin, V.-P. Pays-de-la-Loire)

La région Pays-de-la-Loire a adopté le 17 décembre 2021 son budget primitif pour 2022, qui s’élève à 2 milliards d’euros, en très légère progression par rapport à 2021. La région prévoit de financer moins de parcours de formation en 2022 (31 850, contre 40 000 en 2021), "mais il s’agira de parcours plus longs", précise André Martin, vice-président du conseil régional, président de la commission jeunesse, emploi, formations, lycée et orientation, dans une interview à AEF info, le 20 décembre 2021. "Il s’agit en majorité de former des demandeurs d’emploi très éloignés de l’emploi", explique-t-il. La région compte aussi agir sur les freins à l’emploi, avec l’expérimentation "une voiture à 1 euro par jour", et sur l’insertion professionnelle, avec le "parcours emploi tutorat".

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André Martin 5e vice-président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, président de la commission jeunesse, emploi, formations, lycée et orientation. © région Pays-de-la-Loire

AEF info : La région Pays-de-la-Loire a prévu de financer moins de parcours de formation en 2022 : 31 850, contre 40 000 en 2021. Pour quelle raison ?

André Martin : On formera effectivement moins de personnes, mais avec des parcours plus longs. L’an dernier, nous avions prévu du volume, pour former ceux qui avaient décroché avec la crise sanitaire. Mais ceux-là sont repartis en emploi. Ceux qui restent sont des chômeurs très éloignés de l’emploi, qui avaient décroché bien avant la crise. Quand on arrive dans certains bassins d’emploi à un chômage frictionnel, avec des taux autour de 3 ou 4 %, comme en Vendée ou en Mayenne, on retrouve ce noyau dur de demandeurs d’emploi, qu’on a du mal à remettre en formation. Il va falloir dans certains cas enchaîner des parcours "prépa" (remobilisation socio-professionnelle, acquisition des compétences clés) et des parcours "visa" (formations certifiantes)

AEF info : Comment évolue l’enveloppe dédiée au Pric en 2022 ?

André Martin : Elle s’élèvera à 195,5 M€, dont 103 M€ financés par la région, et 92,5 M€ par l’État, dont 17,5 M€ supplémentaires au titre du plan gouvernemental de "réduction des tensions de recrutement". Aujourd’hui, face à un contexte économique qui a évolué, le Pacte se concentre sur la réduction des tensions de recrutement par la formation des demandeurs d’emploi, en lien étroit avec les besoins exprimés par les employeurs.

AEF info : L’enveloppe consacrée aux conditions de vie des apprenants atteint 55,4 M€ en 2022, en progression par rapport au budget 2021 (49,7 M€). À quoi seront destinés les moyens nouveaux ?

André Martin : Cette augmentation correspond en partie à la revalorisation des rémunérations versées aux stagiaires de la formation professionnelle. Nous allons aussi expérimenter sur cinq bassins d’emploi (un par département) la voiture à un euro par jour, pour les personnes qui sortent de formation et qui entrent en emploi. Ce dispositif de location sera mis en place en partenariat avec des associations de terrain.

D’une façon plus générale, nous voulons nous attaquer aux freins à l’emploi. La garde des enfants fait partie des freins souvent évoqués. Nous travaillerions avec les élus municipaux sur la question des heures d’ouverture des accueils périscolaires. C’est un travail de dentelle, qui ne peut pas se faire à l’échelle régionale, mais à l’échelle des 18 Clefop (conseils locaux emploi formation orientation professionnelle). Nous les avons d’ailleurs dotés d’un fonds territorial de 50 000 euros chacun : ils pourraient par exemple consacrer 10 000 euros à l’extension des horaires des accueils périscolaires, pour que les salariés qui commencent tôt le matin puissent avoir une solution pour leurs enfants.

AEF info : En matière d’emploi, vous expérimenterez cette année le parcours emploi tutorat. De quoi s’agit-il ?

André Martin : Ce parcours permettra de financer, dans le cadre d’un recrutement en CDI d’un demandeur d’emploi, un accompagnement de 400 heures sous forme de tutorat interne à l’entreprise. Cette formation tutorée sera financée par la région à hauteur de 2 000 euros par nouvel entrant en CDI dans l’entreprise. Pour bénéficier de ce dispositif, opérationnel à partir de janvier 2022, les entreprises devront passer par un conseiller de Pôle emploi avec un accompagnement des Opco, ces derniers pouvant également former les tuteurs.

Si la personne recrutée en CDI a bénéficié en amont d’un parcours de formation, le parcours emploi tutorat sera pris en charge dans le cadre du Pric. Sinon, il sera financé par la région sur fonds propres. Nous prévoyons une enveloppe de 4 M€ en 2022 pour ce nouveau dispositif. L’adaptation à l’emploi peut aussi se poursuivre, dans un second temps, par une Afest. Nous n’avons pas voulu imposer cette modalité, car pour quelqu’un qui était un peu éloigné de l’emploi, la marche peut être un peu haute…

AEF info : Quelles sont les grandes lignes du budget en matière d’apprentissage ?

André Martin : Nous maintenons une enveloppe de 17 M€ pour les investissements. Ces crédits permettront de prolonger les projets déjà identifiés. Nous allons demander aux CFA de réactualiser leurs demandes : les calendriers sont-ils maintenus ? Des dérapages budgétaires ont-ils eu lieu avec l’augmentation des coûts de construction ? Il nous faudra peut-être établir des priorités entre les différents projets. Par ailleurs, nous avons prévu une enveloppe de 11 M€ pour le fonctionnement de l’apprentissage. Nous la maintenons pour le moment, mais nous ne nous interdisons pas une fongibilité avec l’enveloppe investissement en cours d’année. A priori, nous ne serons pas trop sollicités sur le fonctionnement, car les coûts-contrats ne seront pas rabotés en 2022.

AEF info : Vous lancez également un Erasmus+ pour les apprentis…

André Martin : Oui, cette expérimentation vise à encourager et favoriser la mobilité internationale des apprentis. Elle sera menée dans le droit fil des propositions formulées par l’ancien député européen Jean Arthuis, qui préside aujourd’hui l’association Euro app mobility. Nous allons mettre en place cinq coordinateurs départementaux dédiés à la promotion et au développement du programme Erasmus+ dans les CFA des Pays-de-la-Loire. Leur rôle sera de mobiliser les CFA et de faciliter les modalités de séjour des apprentis, à travers le montage de consortiums, la recherche de partenaires, la mise en réseau des acteurs et la diffusion des bonnes pratiques. L’objectif est d’avoir les premiers départs à la rentrée 2022. Le financement de cette expérimentation, d’une durée de trois ans, relèvera à 70 % de l’État ; le financement complémentaire sera apporté par la région.

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Diane Scherer, journaliste