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Titulaires, contractuels et vacataires : quelle évolution des effectifs enseignants dans les universités de 2012 à 2019 ?

Comment endiguer la dégradation du taux d’encadrement des étudiants par les titulaires, dans les universités ? Alors que les postes publiés ne sont pas tous pourvus et que leur publication est parfois temporisée pour faire des économies, de quel levier disposent les établissements ? Ils ne font pas plus appel aux contractuels, multipliant les vacataires et le volume d’heures complémentaires pour faire face à une démographie étudiante dynamique. Au fil de l’automne 2021, nous vous avons proposé une série de dépêches sur cet enjeu d’actualité. Cet épisode en rassemble l’essentiel.

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Source et méthodologie

 

Nous vous proposons ici un condensé des données utilisées pour notre série de dépêches sur les effectifs de la population enseignante dans les universités françaises. Nous utilisons ici quatre jeux de données, dont les trois premiers sont disponibles sur la plateforme open data du MESRI.

  • les effectifs d’étudiants inscrits dans les établissements publics sous tutelle du ministère en charge de l’ESR,
  • les enseignants titulaires dans les établissements publics d’enseignement supérieur,
  • les enseignants non permanents des établissements publics d’enseignement supérieur,
  • les enseignants vacataires des établissements publics d’enseignement supérieur : ce dernier jeu de données a été constitué par AEF info à partir des données qui figurent dans les tableaux proposés en annexe aux notes annuelles de la DGRH sur les enseignants non permanents. Lors d’entretiens avec des responsables d’université (AMU et Littoral), nous avons relevé des erreurs dans les données du fait de leur nature déclarative, qui nous ont conduits à apporter des corrections, le cas échéant.

Nous parlons ici d’effectifs, car il n’est pas possible d’avoir des informations en ETP pour les vacataires. Quand cela est possible, nous proposons l’information sur les ETP en infobulles dans les visualisations. Il ne s’agit que d’une approximation : cette nuance est calculable pour les titulaires et les contractuels uniquement, pour lesquels on dispose d’une variable indiquant s’ils sont "à temps plein" ou "en temps partiel", sans avoir la quotité de travail exacte.

Le périmètre étudié comprend l’ensemble des universités françaises, y compris l’université de Lorraine, Paris-Dauphine, le CUFR Mayotte et l’INU Champollion. Pour les établissements ayant connu une fusion pendant la période considérée, nous utilisons les périmètres actuels : aussi avons-nous agrégé les données de Paris-Descartes et Paris-Diderot pour l’université de Paris pour l’année 2012. De même pour Clermont-Auvergne, Grenoble-Alpes, Lille et Montpellier.

Nous étudions la période courant de 2012 à 2019, dernière année pour laquelle l’ensemble des données sont disponibles. L’absence partielle ou totale d’un établissement d’une visualisation signifie que les données étaient manquantes ou insuffisantes.

Le taux d’encadrement des étudiants par les enseignants titulaires se dégrade d’année en année, dans les universités françaises (lire sur AEF info). À tel point que certaines envisagent de diminuer leurs capacités d’accueil afin d’endiguer cette tendance lourde. "C’est le seul levier qui nous reste pour améliorer le taux d’encadrement des étudiants", expliquait la VP CA de l’université de Bourgogne à AEF info, en novembre 2021 (lire sur AEF info). "Ce n’est pas ce que l’on souhaite, cela irait à l’encontre de notre mission de service public. Mais aujourd’hui nous ne voyons plus quel autre moyen employer."

Quel personnel enseignant face à une démographie étudiante dynamique (2012-2019) ?

La plupart des établissements font en effet face à une équation difficile à tenir pour encadrer une population étudiante qui a augmenté de 22 % de 2012 à 2019.

Sur cette période, les recrutements d’enseignants-chercheurs ont marqué le pas (lire sur AEF info) et le nombre de titulaires a stagné. À noter que, parmi ces titulaires, coexistent deux profils différents du point de vue de l’encadrement et du volume horaire d’enseignement : les Prag-PRCE ont un service de 384 heures, soit le double des 192 heures que les professeurs et MCF doivent assurer. Nous avions étudié cette population spécifique des enseignants du second degré, qui représentent 19 % des titulaires après avoir été multipliée par 5 depuis les années 1980, dans des dépêches antérieures à notre série sur les données 2019 (lire sur AEF info ici et ).

Par effet de vases communicants, on aurait pu s’attendre à une croissance des effectifs de contractuels… Mais ce phénomène ne touche, à vrai dire, que les universités au profil LSH et certains statuts de non permanents (les doctorants et les contractuels LRU). Au global, on constate plutôt une stagnation du côté des contractuels : le recours à ces profils n’a pas été massif et a surtout servi à temporiser la publication de postes, pour permettre de dégager quelques économies de masse salariale.

En revanche, les vacataires ont vu leur nombre progresser d’environ 11 % globalement, et de plus de 50 % dans certains établissements (lire sur AEF info), jusqu’à y constituer une véritable "armée de réserve", selon l’expression utilisée sur le site de Sauvons l’université. Au fil des années, on observe d’ailleurs que le recours aux vacataires qui assurent plus de 96h ETD d’enseignement s’intensifie : cette catégorie est particulièrement scrutée par les syndicats car la vacation n’est pas censée être l’emploi principal de ces intervenants extérieurs.

Dans la visualisation ci-dessous, nous avons utilisé une base 100 en partant de 2012 afin de comparer la vitesse de l’augmentation des différentes populations. La population étudiante atteint un indice de 122,4 en 2019, soit une augmentation de 22,4 % par rapport à 2012.


Les heures complémentaires, l’autre levier à la disposition des universités

 

Pour compenser les écarts entre la population étudiante et les titulaires, les universités s’appuient aussi sur un volume conséquent d’heures complémentaires. Un "statu quo bancal" que déplore François Vatin, professeur de sociologie du travail à Paris-Nanterre, coauteur, en 2010, de "Refonder l’université" (lire sur AEF info). L’étude des heures complémentaires, dernier levier à la disposition des universités, serait fort utile. Mais ces données semblent pour l’heure bien incomplètes et éparses. Quand elles sont rendues publiques, elles sont le plus souvent nichées dans des bilans sociaux au format très variable d’un établissement à l’autre.

Nous vous proposons de décliner cette visualisation, établissement par établissement (1). Par exemple, à Lille, l’université qui compte le plus gros effectif étudiant en 2019 (70 316 inscrits), cette population a crû de 17,2 % de 2012 à 2019, alors que les titulaires et les contractuels ne progressaient respectivement que de 2,1 % et de 5,3 %. Le nombre d’enseignants vacataires y a, en revanche, augmenté de 69,6 % sur la même période. Pour certaines universités, les deux populations de titulaires et de contractuels ont même diminué, malgré le dynamisme de la démographie étudiante : c’est le cas, par exemple, de Reims, UVSQ, Toulouse-II, Franche-Comté, Orléans ou encore Artois.

Dans la visualisation ci-dessous, vous pouvez utiliser le filtre pour choisir une université. Par défaut, nous avons choisi Lille, l’université qui compte le plus d’étudiants inscrits en 2019.


Toutes les dépêches sur la population enseignante des universités

 

Notre série se compose de 9 dépêches sur les titulaires, les recrutements d’enseignants-chercheurs, les contractuels et les vacataires dans les universités françaises. Nous avons fait le point sur :

  • la baisse des recrutements de MCF et des professeurs (lire sur AEF info),
  • l’évolution, discipline par discipline, des recrutements d’enseignants-chercheurs depuis 2016 (lire sur AEF info),
  • le nombre de candidats par poste d’enseignant-chercheur proposé (lire sur AEF info),
  • les 5 à 10 % des recrutements d’enseignants-chercheurs titulaires restant malgré tout infructueux (lire sur AEF info),
  • l’évolution du taux d’encadrement des étudiants par ces titulaires ( PU, MCF et enseignants du second degré) dans chaque université (lire sur AEF info),
  • l’ampleur de la dégradation de ce taux sur dix ans (lire sur AEF info),
  • la stabilité du recours aux contractuels au niveau national (lire sur AEF info)
  • la place de ces contractuels pour faire tenir l’équation dans certaines universités (lire sur AEF info),
  • l’augmentation nationale du nombre de vacataires en 8 ans (lire sur AEF info),
  • le détail du recours aux vacataires, dans certaines universités où ils ont augmenté de 50 % ou davantage en 8 ans (lire sur AEF info)

Les effectifs en place en 2019

Pour finir, nous vous proposons d’explorer plus finement les données concernant ces effectifs, pour l’année 2019. Pour chaque type d’enseignants, nous déclinons les catégories présentes. On retrouve ainsi les professeurs, MCF et enseignants du second degré parmi les titulaires, ou encore les Ater ou contractuels LRU parmi les contractuels.

Globalement, les universités françaises comptaient 95 644 vacataires en 2019, soit plus que l’ensemble des titulaires (63 222) et des contractuels (10 004) réunis. Les contractuels sont même moins nombreux que les seuls vacataires qui effectuent plus de 96 heures ETD (11 460 personnes), dont le nombre s’approche de celui des Prag-PRCE (12 088 personnes). Il est toutefois question ici d’effectifs et pas d’ETP : 4 vacataires sur 5 effectuent moins de 96 heures ETD, et nous ne disposons pas de la part de ceux qui ne viennent enseigner qu’une poignée d’heures, soit bien moins que le volume horaire d’enseignement auquel est tenu un enseignant-chercheur (192h) ou un Prag (384h).

Pour les universités dont nous disposons de l’ensemble des données, la part des vacataires parmi la population enseignante fluctue de 19 % (CUFR Mayotte) à 87 % (INU Champollion), s’établissant à 75 % à Lyon-III, 69 % à Reims, 68 % à Strasbourg, 61 % à Côte d'Azur ou 58 % à Lille. La part des vacataires effectuant plus de 96 heures ETD passe de 8 % à 23 % dans l’ensemble des vacataires (+15 points). On distingue quatre universités où ce poids a crû de plus de 60 points de pourcentage. Il s’agit de Sorbonne Paris-Nord (de 15,5 % à 91,2 %), Lyon-II (de 12,4 % à 84,9 %), et Évry (de 17,6 % à 85,2 %). Les équilibres y sont renversés, passant d’une large majorité de vacataires effectuant un faible volume horaire à une large majorité de vacataires assurant plus de 96 heures ETD.

À noter que, puisqu’il est ici question d’encadrement des étudiants, nous avons exclu les doctorants contractuels sans service d’enseignement de la population des contractuels. Peut-être certains d’entre eux se retrouvent-ils parmi les enseignants vacataires, notamment ceux qui effectuent "moins de 96 heures ETD" dans la visualisation ci-dessous. En effet, un doctorant peut assurer des vacations, sous le statut d' "agent temporaire vacataire", dont le service "ne peut au total excéder annuellement, dans un ou plusieurs établissements, 96 heures de TD ou 144 heures de TP ou toute combinaison équivalente", selon le décret de 1987 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi de ces personnels (lire sur AEF info).

Dans la visualisation ci-dessous, vous pouvez explorer la base de données complète, université par université. Pour ce faire, choisissez un établissement dans le filtre proposé et les graphiques s’adapteront.


(1) L’absence de données pour une année rompt la continuité des courbes. Quand cette absence concerne les données de l’année 2012, prise comme repère pour calculer la base 100, cela empêche de calculer cette base 100. C’est le cas pour Antilles et Guyane (séparées en 2014), pour l’ensemble des indicateurs. Pour d’autres établissements, ce manque ne touche que les vacataires (Paris-I, Lyon-I, par exemple).

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Marie Simon, journaliste