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Les propositions des acteurs européens en formation, recherche et innovation pour refonder l’Europe de la santé

"Une Europe de la santé innovante, attractive et bienveillante serait à même de mieux répondre aux crises sanitaires à venir mais aussi de donner de nouvelles perspectives aux soignants et aux jeunes européens inquiets face à l’avenir" : c’est au nom de ce projet que la Conférence des doyens des facultés de médecine, la CPU et leurs partenaires européens publient, le 15 décembre 2021, 15 propositions en formation, recherche et innovation pour refonder l’Europe de la santé, diffusées auprès du gouvernement et des instances européennes dans le contexte de la PFUE.

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Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran le 30 septembre 2021 lors du colloque sur l’Europe de la santé à la Sorbonne Droits réservés - DR - A.R./AEFinfo

"L’appel de la Sorbonne : pour une Europe de la santé innovante, attractive et bienveillante" : ainsi s’intitule une plateforme de propositions publiée le 15 décembre 2021, prolongeant le "grand colloque européen : la formation, la recherche et l’innovation dans l’Europe de la santé" qui s'est tenu en septembre dernier à la Sorbonne, à Paris (lire sur AEF info).

"L’appel" a pour objectif de "poser les bases d’une Europe de la santé fondée sur la formation, la recherche et l’innovation, proche du quotidien et des besoins des citoyens de l’Union européenne" et "vise à aider à préparer en commun, en Europe, les réponses aux défis sanitaires de demain".

Les universités veulent "prendre la mesure de leurs responsabilités sociétales"

C’est ce que font savoir la Conférence des doyens des facultés de médecine et la CPU qui ont construit ces propositions en collaboration avec les partenaires français et européens : la Conférence des directeurs généraux des centres hospitaliers universitaires, la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement des CHU, les Conférences des doyens des facultés de pharmacie, d’odontologie, de maïeutique, la Charité-Universitätsmedizin à Berlin (Allemagne), l’université KU Leuven à Louvain (Belgique) et l’université la Sapienza à Rome (Italie).

"Les universités et leurs composantes de formation et de recherche en santé peuvent se trouver au centre de thématiques essentielles pour les sociétés européennes", soulignent les signataires. En tant que "tiers de confiance", ceux-ci "entendent prendre la mesure de leurs responsabilités sociétales". C’est pour cela qu’avait été organisé le colloque européen de septembre et qu’ils publient désormais leur appel.

le détail des propositions de "l’Appel de la Sorbonne"

"La recherche et l’innovation à l’œuvre pour la construction d’une politique de santé européenne"

1. Moderniser les processus pour assurer la translation effective, sur le terrain, des mesures et investissements adoptés au niveau européen :

  • Mettre en œuvre des investissements stratégiques, sur le long terme, à impact concret sur des défis précis identifiés ;
  • Mettre fin au travail en silos, créer une synergie entre les différents programmes de la Commission européenne (sciences, médecine et économie) et intégrer les différents pôles d’action innovation-recherche dans le cadre d’une action politique européenne plus globale et transversale ;
  • Pour mieux orienter la recherche dans le domaine de la santé et créer davantage de synergies entre les institutions de recherche en sciences de la vie en Europe, l’Union européenne devrait créer un organisme de financement de la recherche dans le domaine de la santé sur le modèle du National Institute of Health américain ;
  • Amplifier le travail collaboratif entre les différents acteurs et forces européennes (Commission européenne, professionnels, étudiants, ministères, universités, agences de recherche, hôpitaux) ;
  • Soutenir davantage les réseaux européens de référence pour les maladies rares en tant que réseaux de soins spécialisés dans toute l’Europe, mais aussi pour la recherche clinique et en tant que source de données cliniques indispensables. De même, l’Espace européen des données de santé devrait, dès le départ, être développé avec une application pour la recherche biomédicale.

2. Développer des cursus européens décloisonnés en innovation-recherche et stabiliser le parcours post-doctoral (en sanctuarisant le temps de la recherche et en créant des cursus professionnels avec des salaires attractifs) pour construire une nouvelle génération de professionnels, chercheurs et soignants européens armés pour affronter les nouveaux enjeux. Des programmes tels que le BIH Charité Clinician Scientist Program offrent un modèle pour aider les cliniciens à mener une carrière à la fois scientifique et clinique, favorisant ainsi l’application des connaissances. De tels programmes devraient être déployés à l’échelle européenne.

3. Faciliter la recherche clinique en Europe en levant les verrous réglementaires qui actuellement, obligent, par exemple, à faire signer un projet d’essai clinique multicentrique à chaque État membre et à chaque système hospitalier. La recherche clinique et l’innovation doivent également être reconnues comme un facteur économique important pour le succès de l’Union européenne de la santé. Les essais cliniques collaboratifs pour le développement des ATMP (médicaments thérapeutiques avancés) sont essentiels pour garantir la compétitivité de l’Europe dans ce domaine important des soins de santé.

4. Mettre en place et renforcer les "pôles Europe" au sein des hôpitaux, des facultés et des universités.

5. Développer des systèmes d’accompagnement européens des chercheurs en Europe, sur le modèle français, par exemple (d’autres dispositifs existent dans d’autres pays de l’Union), du programme de soutien Atip/Avenir du CNRS et de l’Inserm (salaires et packages pour la recherche sur 3 à 5 ans). Ce programme a pour objectifs de permettre aux jeunes chercheurs de mettre en place et animer une équipe, de promouvoir la mobilité et d’attirer dans les laboratoires français de jeunes chefs d’équipes de haut niveau. Il est primordial d’accompagner, de la même manière, les jeunes chercheurs en Europe. La Commission européenne devrait en être responsable ou bien compléter les dispositifs existants.

"Assurer le bien vivre et la mobilité des étudiants en santé dans le cadre de formations de qualité en Europe"

1. Les signataires veulent proposer à la Commission européenne et aux États membres de "créer un groupe de travail européen autour de la modernisation des programmes d’études et du renforcement des compétences attendues des étudiants, et de l’organisation des études en santé dans les différents pays membres de l’Union européenne". "La question de la modernisation des compétences attendues des étudiants en santé, ainsi que la communication avec les patients et les accompagnants, la santé digitale, la médecine du futur et les enjeux de santé globale devraient notamment être affrontés et pourraient être ajoutées à la directive de 2005", estiment-ils. "Le groupe de travail pourrait aboutir, à terme, à une conférence interministérielle européenne entre les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur des États membres pour produire un premier engagement partagé sur ce sujet (au plus tard lors de la Conférence interministérielle d’Albanie en 2024). Dans ce cadre, l’objectif serait en particulier de développer les mobilités en stage pour développer des compétences partagées."

2. "Dans les pays européens où c’est nécessaire", les signataires aimeraient que soit renforcée la mobilité dans le cadre du 2e cycle, notamment en 5e année, en DFASM 3 pour la médecine (diplôme de formation approfondie en sciences médicales - 3e année, référentiel français). "Les étudiants ont à ce moment-là validé leur EDN (épreuves dématérialisées nationales, référentiel français) : ils ont le temps disponible pour aller dans d’autres pays européens et ainsi renforcer leurs compétences dans le cadre de stages et diversifier leur parcours, dans la perspective de leur projet professionnel", soulignent les signataires. "D’autre part, la mobilité du personnel médical (par exemple, les médecins en résidence) est presque impossible en raison des obstacles réglementaires. Nous pensons qu’il est nécessaire de faciliter la libre circulation du personnel médical dans l’Union européenne."

3. Les signataires proposent aussi d’organiser, pour les étudiants du 3e cycle, des échanges inter-CHU européens. "Ce modèle pourrait être développé par les facultés de médecine en étroite collaboration avec les CHU selon le modèle des stages inter-CHU nationaux (référentiel français), avec une équivalence 1 pour 1 pour équilibrer les aspects budgétaires", ajoutent-ils.

4. Ils proposent de "compléter la formation des étudiants en santé par l’apprentissage obligatoire d’une langue vivante (anglais et/ou autre langue de l’Union européenne) durant le cursus universitaire, la non-maîtrise d’une langue étrangère étant encore considérée comme un frein pour les échanges. Sur ce point crucial, des universités européennes, qui imposent l’apprentissage de la langue du pays d’études, sont un modèle à suivre."

5. Enfin, ils poussent à "mener un travail de fond structuré d’information et de communication auprès des étudiants et des professeurs en santé, mais aussi des établissements, des administrations et des collectivités territoriales dont dépendent certaines formations paramédicales, sur les possibilités et les opportunités de mobilités en Europe".

"Assurer la place des universités européennes dans la défense de la rationalité, de la science et d’une réalité de l’evidence-based science" :

1. Les signataires poussent à "développer des diplômes et l’offre de formation continue des universités de santé pour former les media et les responsables politiques à l’evidence-based science et à la culture scientifique". "Une nouvelle collaboration renforcée doit être mise en place entre l’université et les écoles de journalisme en Europe".

2. Ils appellent à "créer des instituts de santé publique au sein des universités pluridisciplinaires, associant toutes les compétences médicales, scientifiques et en sciences humaines, afin de former des médecins et des professionnels qui œuvrent pour une santé publique active. C’est ainsi que l’on pourra construire une réelle et solide santé publique en Europe".

3. Ils poussent à "consolider la formation des étudiants en santé européens en y insérant deux nouveaux enseignements : une formation à l’éthique et à la déontologie médicale et une formation à la communication scientifique.

4. L’appel propose aussi d' "inciter les chercheurs qui bénéficient de fonds publics à intervenir dans des débats de société dans leurs domaines de compétences" ;

5. Enfin, ils appellent à "créer une Association européenne de l’information médicale qui associe universitaires et des journalistes". "Cet observatoire jouerait à la fois un rôle de formation, de vérification des faits scientifiques et de conseil, et pourrait être un lieu de rencontres et d’échanges entre universitaires et journalistes."

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Anne Roy, journaliste