Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°663883

Malgré une forte opposition des syndicats, la région Île-de-France veut supprimer les bureaux individuels en 2022

Le conseil régional d’Île-de-France prévoit de généraliser l’an prochain les bureaux partagés pour ses 1 800 agents du siège. Environ 30 % des effectifs sont déjà concernés. Dans un contexte de télétravail développé, l’objectif est de "rapprocher les gens", explique Fabienne Chol, la DRH. Cette réorganisation suscite une vive opposition des syndicats qui s’inquiètent d’une dégradation de la santé physique (TMS) et mentale (RPS) des agents.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Social / RH
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Pour le cabinet Syndex, les box et salles de réunion ne résolvent qu’en partie la difficulté à faire fonctionner un collectif de travail © Région Île-de-France

"Avec le développement du télétravail, nous nous sommes rendu compte que les bureaux vides n’étaient pas bons pour le collectif de travail. D’où notre projet de généraliser les bureaux partagés au siège pour rapprocher les gens", explique à AEF info Fabienne Chol, la DRH de la région Île-de-France, le 3 décembre 2021.

La collectivité présidée par Valérie Pécresse, désormais candidate LR à la présidentielle, prévoit de supprimer au printemps 2022 l’ensemble des postes attribués individuellement aux agents. Les quelques bureaux fermés qui existaient encore depuis l’ouverture du site à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) devraient aussi disparaître. Et ce en dépit des protestations des syndicats qui s’inquiètent des risques pour la santé des travailleurs.

Postes occupés à 54 % du temps

Mis en place de manière expérimentale en 2018 au conseil régional, le télétravail s’est largement diffusé depuis la crise sanitaire de mars 2020 (lire sur AEF info). Outre les deux jours de télétravail hebdomadaires adoptés par environ 1 300 agents, ces derniers peuvent travailler à distance 20 jours par an après accord de leur hiérarchie. "L’extension du bureau partagé n’est pas une révolution car 30 % de nos agents travaillent déjà dans des bureaux flexibles depuis 2019 ou 2020. Et ils sont très satisfaits, affirme Fabienne Chol. Ils peuvent s’organiser par service ou par pôle, il y a des espaces calmes et d’autres collaboratifs. Ils sont acteurs du changement."

Aux yeux de la direction, les postes de travail du siège sont sous-occupés. "Selon une moyenne nationale dans l’ensemble des entreprises françaises, ils sont occupés à peine à 54 % du temps en moyenne en raison des déplacements, réunions, séminaires, congés, périodes de formation etc. Le flex office permet d’éviter aux agents de se retrouver isolés à un bout du plateau alors que c’est le travail en équipe qui fait la plus-value du travail au siège. Le télétravail à 100 % retire la valeur sociale du travail, met en avant la DRH. Le but de cette réorganisation est de créer davantage de convivialité et d’interactions informelles entre collègues de directions différentes. Il ne s’agit pas de faire des économies sur les locaux."

 

"Le flex office permet d’éviter aux agents de se retrouver isolés à un bout du plateau."

Fabienne Chol, DRH de la région Île-de-France

 

Les espaces libérés pourront être utilisés pour créer des salles de réunion "plus collaboratives" et surtout pour accueillir des start-up ou des associations courant 2022. La première cible sera les organisations travaillant sur le handicap. "La bonne gestion des deniers publics devrait être notre préoccupation à tous, si l’on aime le service public", assure le Synper, le seul syndicat à avoir voté en faveur du projet lors du comité technique, en mettant en avant les étages "vides" du siège.

dégradation de la santé des agents

La fin annoncée des bureaux individuels suscite de fortes critiques chez la plupart des syndicats qui demandent l’abandon du projet. Ils ont demandé en juillet dernier le lancement d’une expertise sur les conséquences pour la santé physique et mentale des agents. Les résultats de l’étude menée par le cabinet Syndex ont été présentés au CHSCT du 23 novembre et le seront devant le comité technique le 13 décembre.

"Cette expertise a révélé plusieurs facteurs de risques RPS [pour les travailleurs nomades] avec des conséquences sur la santé dans de brefs délais", s’inquiète l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, FSU), dans une résolution adoptée lors du CHSCT. Les quatre syndicats citent en premier lieu la remise en cause du sentiment d’appartenance à la collectivité du fait de l’absence de place attitrée et la perte de repères visuels et d’espace à soi appropriable. Les agents vont perdre du temps chaque jour pour installer et désinstaller leur matériel, et risquent de renoncer à adapter leur poste de travail, craignent-ils. D’où une possible hausse des TMS (troubles musculo-squelettiques), tels que lombalgies et cervicalgies.

hausse du bruit

Autre danger pointé par les syndicats, l’exacerbation des problématiques liées aux open space, avec une densification des espaces de travail et une augmentation du bruit sur les plateaux. Ces mesures risquent d’accroître la fatigue, la charge mentale et les troubles de la concentration des personnels, nourrissant un "mal-être au travail".

A minima, la région devrait élaborer un "plan de prévention pour éliminer l’ensemble de ces risques à la source, en accordant la priorité à la prévention primaire", affirme l’intersyndicale, rappelant les obligations légales qui incombent à l’employeur : ce plan devrait être élaboré sous contrôle du CHSCT et faire l’objet d’un vote avant toute mise en œuvre du flex office.

 

 Cette réforme vise à "rationaliser à l’extrême l’espace pour faire la chasse aux m² perdus", en dépersonnalisant les bureaux. 

CGT

 

Pour la CGT, cette nouvelle organisation vise à "rationaliser à l’extrême l’espace pour faire la chasse aux m² perdus", en dépersonnalisant les bureaux. Près de 60 % des agents qui sont déjà passés aux bureaux partagés témoignent de difficultés accrues de concentration et la moitié n’ont pas vu d’amélioration dans leurs conditions de travail, au contraire, relève le syndicat.

Il pointe aussi le fait que six postes sur dix disposent de moins de 7 m2, "loin des 10 m2 recommandés par la norme Afnor NF X 35-102 et très loin des 15 m2 recommandés par la Cramif dès lors que les activités professionnelles sont bruyantes (usage régulier du téléphone)". Force ouvrière met, elle, en avant les fortes réticences des personnels qui disposent encore de bureaux attitrés, plus de huit répondants sur dix ne voulant pas passer en flex total.

résistance au changement

Face à ces critiques, la DRH reste droite dans ses bottes. "C’est normal que le changement entraîne des résistances", relativise-t-elle, assurant que les bureaux ouverts sont pour l’instant très bien acceptés. Et d’ajouter : "Nous n’allons pas aussi loin que certaines entreprises où il faut réserver son bureau 24 heures avant." Le nombre de bureaux à supprimer sera décidé dans chaque pôle voire dans chaque direction, en fonction de la fréquence du télétravail dans tel service, du travail posté, ou des handicaps des personnels. Au maximum, 300 agents verront leur bureau mis en commun.

Interrogée sur les dangers pour la santé des agents pointés par le cabinet Syndex, Fabienne Chol se dit cependant consciente des risques. "Nous les avions déjà pris en compte pour les éviter. Par exemple, le bruit peut être une problématique dans des locaux anciens. Sols, plafonds, mobiliers ont été conçus pour préserver le calme", tient-elle à souligner.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Florianne Finet, journaliste