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Science et société : comment structurer la CSTI et accompagner les chercheurs ? (colloque "Science & You")

"Quelle place pour la CSTI dans la stratégie des universités ?" : cette question était abordée à l’occasion du colloque international "Science & You", organisé par l’université de Lorraine à Metz du 16 au 19 novembre 2021. De Grenoble à Montréal, les expériences de médiation scientifique varient en termes de structuration, de périmètre et de rôles assignés aux différents acteurs. À l’heure où la dimension "science et société" s’installe dans le paysage, les universités s’interrogent aussi sur les façons d’impliquer et d’accompagner la communauté scientifique.

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Regards croisés sur le rôle de l'université en matière de CSTI, avec de d. à g. Marie-Christine Bordeaux (UGA), Laurence Canteri (UL), Hervé Dole (UPS), Sophie Malavoy (ex-directrice du Coeur des sciences à Montréal), ainsi que Johanne Ferry-Dely (CPU) et à l'animation Lionel Maillot (VP "culture et lien science-société" à l'Université de Bourgogne). AEF - PM

"Il n’y a pas encore aujourd’hui dans les universités de perception du domaine science-société comme un enjeu dont l’importance serait égale aux grands fondamentaux, en particulier la recherche et la formation", regrette Marie-Christine Bordeaux, vice-présidente "culture et culture scientifique" de l’université Grenoble-Alpes, et coresponsable du réseau des vice-présidents science et société des établissements d’enseignement supérieur (lire en encadré), lors d’une table ronde le 16 novembre.

Face à cette "réalité parfois un peu douloureuse", "nous avons besoin d’une impulsion ministérielle. Cette impulsion, nous l’avons eue en 2021", estime-t-elle. Le "plan annoncé par la ministre en avril", qui prévoit notamment l’attribution d’un label aux sites universitaires engagés dans la structuration de cette politique, "est un facteur qui renforce l’idée de sérieux autour de cela" (lire sur AEF info ici et ici).

"Paradigme de l’institutionnalisation" (UGA)

Plusieurs acteurs universitaires ont partagé leur expérience en termes de structuration de la CSTI. "Nous pouvons distinguer globalement trois étapes", retient Marie-Christine Bordeaux. "Il y a eu une phase historique où les universités et les organismes de recherche ont externalisé la question science-société. Cela a été le cas à Grenoble, où l’université a été à l’origine de la création du premier CCSTI de France (1979). L’université veut alors qu’il y ait un acteur spécialisé pour la médiation scientifique."

Puis, il y a eu "un autre modèle d’action", à travers "le paradigme philanthropique, assez individualiste", poursuit-elle. "C’est le chercheur passionné, militant, qui va transmettre sa passion et partager le savoir, en tant que bien qu’il considère, à tort, comme réservé à une élite. […]. Ce paradigme a la peau dure. Il correspond à une demande des acteurs non académiques de la CSTI, qui ont besoin de relations simples avec l’université."

Dans un "troisième temps", l’UGA s’est trouvée confrontée au "paradigme de l’institutionnalisation", passant "du partenariat fondé sur un rapport quasi inter-individuel, à un rapport où les structures essaient de construire leurs relations". Ce changement devrait "permettre de régler au moins en partie les rivalités de fait entre universités et structures de la culture scientifique", estime la vice-présidente. D’ailleurs, "une solution a été trouvée" à Grenoble. "La métropole a souhaité s’emparer de la culture scientifique, construire un nouveau centre de sciences et mettre en place une structuration assez originale : un EPCC, dont nous [université] sommes membres fondateurs" (1).

Apprendre à "se coordonner"

Il arrive aussi que les universités s’embarquent dans la construction de lieux dédiés. "Le Cœur des sciences de l’Uqam est issu d’une volonté institutionnelle d’avoir un lieu de diffusion des sciences. À Montréal, c’est la seule université qui s’est dotée d’un lieu pour cela", en 2006, témoigne Sophie Malavoy, qui l’a dirigé jusqu’à avril dernier. Avec, dès l’origine, le souhait de faire éclater les modes de médiation scientifique. "Nous avons créé des activités pour aller chercher de nouveaux publics, notamment des excursions […]. On fait du terrain scientifique, on leur propose des balades, etc. Et il y avait aussi des oubliés, comme ces personnes qui vont toujours au théâtre, lisent tout, mais qui n’iraient jamais écouter quelque chose en sciences."

C’est aussi une conception élargie de la CSTI qui s’est développée ces dernières années en Lorraine. "Notre expérience est un peu historique, et aussi liée à la fusion des universités" en 2012, indique Laurence Canteri, VP à la vie universitaire de l’UL. "Nous avions sur Nancy une université très scientifique au sens 'sciences dures' [l’ex-université Henri-Poincaré], avec un service de CSTI. Et puis, nous avions sur Metz une université pluridisciplinaire, avec la chance de disposer d’un théâtre, l’Espace Bernard-Marie Koltès. Nous avons fait un seul service, avec des personnes qui ont appris à travailler ensemble, et au niveau de la gouvernance, nous avons mis un seul vice-président."

La diffusion du concours international "Ma Thèse en 180 secondes" a également représenté "un virage important", selon Johanne Ferry-Dely, directrice de la communication de la CPU. Après la première finale organisée en France par l’UL, la Conférence et le CNRS l'ont "développé au niveau national" à partir de 2014. Si la CPU a apporté "un cadre organisationnel, réglementaire", "tout le travail repose sur les universités, leurs capacités à se coordonner efficacement". Toutes y participent aujourd’hui. "J’ai vu en huit ans une professionnalisation des métiers de la communication scientifique, des interlocuteurs dans les universités. Il y a eu une émulation collective."

Un rôle d’accompagnement

Cette table ronde a aussi été l’occasion d’aborder plusieurs "enjeux, difficultés et risques" relatifs à la médiation scientifique :

Quels médiateurs ? Dans la pratique, Marie-Christine Bordeaux observe des "dissensus importants", notamment autour de la question : "qui doit faire la médiation scientifique ?". "Il y a le modèle du chercheur qui serait le meilleur médiateur ["chercheur-médiateur"], et le modèle du médiateur-médiateur, médiateur dont la légitimité ne repose pas uniquement sur la légitimité scientifique, mais sur une très bonne connaissance des publics, des populations et de la communication au sens large. Là, on va avoir des débats." Surtout, l’organisation va différer. "Dans l’option chercheur-médiateur, l’université va s’organiser à partir de ses fondamentaux. Dans l’option médiateur-médiateur, on confie la médiation à une équipe de 2, 3, idéalement 4 personnes dans l’université, charge à elle de se débrouiller."

Reconnaissance des chercheurs impliqués. "Comment mieux valoriser dans la carrière des chercheurs leur investissement dans la culture scientifique, alors qu’ils sont pour l’instant beaucoup évalués pour leurs publications et par leurs pairs ?", s’interroge-t-on dans l’assistance.

En réponse, le VP Arts, culture science et société de l’université Paris-Saclay, Hervé Dole, détaille les "incitations" existantes, sans se montrer "complètement optimiste". "Les instances nationales type CNU ont des critères explicites de prise en compte de la médiation scientifique, mais comme vous dites, il y a des pairs […]. C’est soit ignoré, ou éventuellement considéré. Les établissements commencent aussi à mettre en place des indicateurs internes. Et puis, il y a le MESRI qui impulse ; c’est bienvenu, mais si à un moment, ce sont les pairs qui décident… Cette volonté, j’ai peur qu’elle ne mette vingt ans à aboutir."

"Le chemin est long", abonde Marie-Christine Bordeaux, "parce que la reconnaissance de l’investissement dans la pédagogie est elle aussi très sous-estimée dans la carrière des enseignants et des chercheurs". Elle suggère de "traiter" ces questions ensemble, "sous l’angle de la transmission, transmission interne dans la pédagogie et transmission extérieure vers la société".

Accompagner les chercheurs. Les services de médiation scientifique peuvent être sollicités par les chercheurs pour le volet dissémination des projets de recherche. "À Paris-Saclay, nous essayons d’être extrêmement proactifs", témoigne Hervé Dole. "La Diagonale de l’université Paris-Saclay propose ses services, si vous avez un projet de médiation. Cela touche déjà des convertis." S’y ajoutent les "incitations" de l’ANR, pour "faire de la médiation sur les projets lauréats". "Les collègues scientifiques n’ayant pas forcément la science infuse de la médiation, de la communication ou la diffusion, il faut les accompagner ; nous avons des professionnels dans l’université, ou nous pouvons faire appel à des prestations".

À Grenoble, "nous avons mis en place un réseau de correspondants culture scientifique dans tous les labos sous tutelle de l’UGA – au total, 80 correspondants réguliers – ce qui permet de faciliter les démarches", indique Marie-Christine Bordeaux. "Et nous organisons des mini-formations. Comment faire un petit reportage avec son téléphone portable ? Comment animer une visite de labo, un débat ? Cela a beaucoup de succès." Laurence Canteri (UL) insiste aussi sur la notion de "coconstruction". "Nous avons une équipe de médiateurs qui ont de l’expérience et sont à disposition des chercheurs. Quand on fait une exposition, un comité scientifique est mis en place. Rien n’est fait sans la validation à la fois du chercheur et du médiateur. Cela permet d’avoir des choses entendables, digestes pour le public."

"Il faut outiller les chercheurs pour que l’expérience soit positive", recommande Sophie Malavoy. "Actuellement, faire de la médiation des sciences, c’est aller au combat, dans l’arène, avec des médias sociaux qui vous tombent dessus." Ce à quoi souscrit l’astrophysicien Hervé Dole. "Un doctorant s’est fait malmener sur les réseaux sociaux, même harceler, pendant la pandémie. Il avait le malheur de travailler sur l’hydroxychloroquine, il s’est pris une tempête. Nous nous sommes retrouvés démunis. […] Mes collègues du doctorat ont coaché ce jeune collègue." Depuis, une réflexion est menée pour pouvoir "former les doctorants, et les accompagner en cas de sujets chauds".

Réseaux

 

Un nouveau réseau de vice-présidents "Science & société" des établissements d’enseignement supérieur ("VP S&S") s’est constitué en mars 2021, réunissant 48 vice-présidents en charge du domaine science/société. Par ailleurs, 66 établissements adhérent au réseau plus ancien "Art+Université+Culture" (A+U+C). Tandis que le but du premier réseau est "d’accompagner les établissements pour la structuration du domaine science/société", "A+U+C prend en charge l’accompagnement et la structuration des services", précise au journal Factuel de l'université de Lorraine (novembre 2021) Marie-Christine Bordeaux, à la fois coresponsable du réseau des VP S&S et coprésidente d’A+U+C.

 En outre, la CPU a mis sur pied un groupe de travail "science et société", qui s’est réuni pour la première fois le 4 novembre (lire sur AEF info).

(1) L’UGA (administrateur) assure la vice-présidence de l’EPCC et a mis en place un conseil scientifique chargé d’accompagner les actions de l’établissement public.

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