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Université Paris-Saclay : "Il y a un effet Shanghai sur l’attractivité des formations" (S. Retailleau, présidente)

Alors que la structuration interne de l’université Paris-Saclay est terminée, "il faut réexpliquer le projet et insuffler une nouvelle dynamique", estime sa présidente dans une interview à AEF info, le 18 novembre 2021. Les chantiers en cours sont nombreux : création d' "objets interdisciplinaires", extension du pôle Europe, participation à l’université européenne Eugloh… Mais avant de penser à la sortie de l’expérimentation, d'ici 2028, Sylvie Retailleau entend "fluidifier le fonctionnement, donner des moyens, stabiliser" et "aller au bout des objectifs sur les sujets européens et sur les liens avec le monde socio-économique". Elle se réjouit de l' "effet Shanghai" observé dans l’attractivité des formations auprès des étudiants, en France comme à l’étranger. "Mon impression, c’est que le schéma global commence à être compris", dit-elle, même s’il "reste encore du travail à faire". 

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Sylvie Retailleau, présidente de l'université Paris-Saclay. Université Paris-Saclay - Christophe Peus

AEF info : Voilà bientôt deux ans que l’université Paris-Saclay, sous forme d’établissement public expérimental, a été portée sur les fonts baptismaux. Mais l’épidémie de Covid-19 est intervenue à peu près en même temps : où en êtes-vous aujourd’hui de votre feuille de route ?

Sylvie Retailleau : L’université Paris-Saclay a en effet été créée au 1er janvier 2020. En cette rentrée 2021, nous avons terminé la construction de toutes les "structures internes" – graduate schools, école universitaire de premier cycle – et élu tous les conseils. Cela a pris un peu de temps, il reste encore des simplifications de fonctionnement à opérer, et surtout, il faut réexpliquer le projet et insuffler une nouvelle dynamique, maintenant que tout est établi.

Nous sommes aussi en train de valider dans les instances la quinzaine d’objets interdisciplinaires – de type instituts, centres, etc. – dédiés à des thématiques liées à des enjeux de société et qui font intervenir plusieurs graduate schools : Quantum (Centre en sciences et technologies quantiques), DataIA (Institut des sciences des données), C-Basc (Centre d’études interdisciplinaires sur la biodiversité, l’agroécologie, la société et le climat), Momentom+ (renommé Institut pour l’énergie soutenable), Healthy (Health and therapeutic innovation), etc. La pertinence de ces objets sera réévaluée tous les cinq ans, leur mission étant de faire de l’animation scientifique et de répondre à des projets nationaux, de type PEPR, et européens, et d’être visibles pour nos partenaires industriels et internationaux.

AEF info : Et sur le plan des relations internationales, vous avez aussi structuré de nouveaux services ?

Sylvie Retailleau : Nous avons renforcé notre pôle Europe au bénéfice de tous les membres, pour aider les enseignants-chercheurs à déposer des projets : nous avons dédié au moins deux postes supplémentaires à ce service, qui travaillent en réseau avec chaque entité et avec les organismes. Au niveau européen, l’université Paris-Saclay est d’ailleurs membre de la Leru et de Cesaer, ce qui nous donne une vision côté universités intensives de recherche comme côté universités technologiques. 

Nous travaillons aussi avec nos quatre partenaires (1) de l’université européenne Eugloh (European university alliance for global health), qui nous a permis, malgré le Covid, d’organiser la mobilité physique ou virtuelle de près de 6 000 étudiants. Cela crée des liens, avec des étudiants portugais ou suédois qui suivent des cours en visio chez nous et vice-versa, et permet de faire partager à un grand nombre d’étudiants de nouvelles cultures, de nouvelles méthodes d’enseignement, de nouveaux horizons professionnels, et cela de la licence au doctorat.

AEF info : Comment les services se sont-ils réorganisés, entre ceux qui étaient rattachés à la Comue, ceux qui dépendaient de l’université Paris-Sud, et ceux qui restent dans les composantes ?

Sylvie Retailleau : Tous les anciens services de la Comue et de Paris-Sud ont fusionné et ont été réorganisés sous la bannière "université Paris-Saclay" et travaillent, tout ou partie, pour tout le monde. Certains services sont donc davantage dédiés au périmètre des composantes universitaires (ex-Paris-Sud), qui n’ont pas les ressources pour le faire à leur niveau, et d’autres travaillent à 100 % pour tout le monde, comme la M’aison du doctorat, la Diagonale Paris-Saclay ou l’extension du pôle Europe. La direction de l’innovation pédagogique, par exemple, travaille de plus en plus pour tous les membres de l’université dans le cadre des grad schools et de l’école de premier cycle. Sur la communication, nous avons une direction, qui gère la marque commune et organise des séminaires avec les services propres de chaque école.  

AEF info : Quelles différences y a-t-il entre l’évolution que vous décrivez et une fusion ?

Sylvie Retailleau : Là où il y a eu véritablement une "fusion", c’est entre la Comue et l’université Paris-Sud, qui a beaucoup touché les services centraux, moins les composantes dans leur organisation. Avec les écoles, il n’y a pas eu de vraie fusion car le budget, les personnels, toute la gestion des RH, restent sous la responsabilité de chacune. On parle là davantage d’une "intégration", mot qui a d’ailleurs longtemps été tabou mais qui ne l’est plus. Nous n’avons plus de problématiques de positionnement, notamment vis-à-vis des graduate schools. CentraleSupélec est par exemple très à l’aise avec la graduate school "Sciences pour l’ingénieur et système", qu’elle coordonne et dans laquelle elle s’implique fortement. 

Mais l’évolution du fonctionnement, avec une forte mutualisation des formations et du pilotage de la recherche, touche tout le monde. Il faut maintenant trouver comment travailler de manière plus fluide, mais la force de frappe créée est reconnue. Dans les évolutions liées à la création de l’université, les écoles ont renoncé, dans leurs statuts, à accréditer par elles-mêmes les diplômes nationaux (LMD) et l’HDR (pour l’ENS), en transférant cette compétence à l’université, alors qu’elles n’avaient que "délégué" ce droit à la Comue auparavant.

AEF info : Qu’en est-il de la tutelle des laboratoires, comment vous êtes-vous organisés ?

Sylvie Retailleau : La Comue n’exerçait pas de tutelle, quand l’université Paris-Saclay signe pour tout le monde les conventions avec le CNRS ou l’Inria, sachant que les écoles les co-signent car elles sont responsables de leurs moyens. Elles en ont la "tutelle conjointe". Ces notions sont d’ailleurs définies dans un texte qui décrit les responsabilités de l’université et des écoles en la matière : l’université a une vue stratégique globale définie avec l’ensemble des acteurs, les écoles assurent un suivi au quotidien. Ainsi, si l’université est bien l’interlocuteur du CNRS, cela ne se fait jamais sans l’école concernée : c’est du bon sens ! À nous de nous mettre d’accord au sein de l’université afin d’avoir un échange cohérent avec les autres tutelles des UMR, comme les organismes. 

AEF info : Quels sont les grands enjeux qui vous attendent dorénavant ? La sortie de l’expérimentation ?

Sylvie Retailleau : En ce qui concerne la sortie de l’expérimentation, nous avions dix ans, jusqu’en 2028. Pour l’instant, nous ne nous posons pas la question : nous devons d’abord fluidifier notre fonctionnement, donner des moyens, stabiliser le tout, et aller au bout de nos objectifs sur les sujets européens et sur nos liens avec le monde socio-économique. Puis, nous devrons aussi dresser de premiers bilans : sur les doubles diplômes, sur l’école universitaire de premier cycle, etc. Nous pouvons déjà voir, au travers des premiers chiffres dont nous disposons, qu’il y a un double effet, avec d’une part, l’impact de la marque université Paris-Saclay associé au travail de lisibilité et de mutualisation, et, d’autre part, un "effet Shanghai" dans l’attractivité des formations auprès des étudiants. 

AEF info : Avez-vous des données plus précises pour mesurer cet "effet Shanghai" ?

Sylvie Retailleau : En maths, c’est impressionnant : notre double licence maths/physique compte plus de 90 % d’étudiants ayant obtenu une mention "très bien" au bac, avec un taux de sélection qui nous place juste derrière les lycées Louis-le-Grand ou Henri-IV. Quant à la licence monodisciplinaire de maths, dans l’école de premier cycle, elle affiche un taux de réussite en trois ans de 70 % (taux de réussite mesuré en regardant en combien d’années les étudiants diplômés ont obtenu leur licence). Cette année, elle a attiré 28 % de mentions "très bien" et 45 % de mentions "bien". L’ensemble des formations de licence en mathématiques profitent donc d’un effet Saclay. 

De plus, nous avons fait un travail d’évaluation du dispositif "oui si", pour toutes les disciplines, très encourageant : il porte ses fruits. Ces évaluations sur l’ensemble du premier cycle, enjeu fort de l’université Paris-Saclay, sont en cours et seront fondamentales pour conforter ou corriger les orientations prises.

AEF info : Et sur le public des étudiants internationaux ?

Sylvie Retailleau : Sur les étudiants étrangers, nous n’avons pas fait d’enquête précise, mais nous savons par exemple que les candidatures aux 60 bourses de la Fondation Jacques-Hadamard sont passées de 225 en 2015 à plus de 900 en 2020. Cet été, des établissements et des étudiants étrangers m’ont contactée, et la raison en était très clairement notre rang dans Shanghai. Je ressens cet effet très nettement à l’international par d’autres signaux également, via les entreprises aussi.

AEF info : Le doctorat jouit-il du même phénomène ?

Sylvie Retailleau : Oui, il s’en ressent aussi, mais lui a été le premier à bénéficier de l’effet marque, puisque le doctorat est mutualisé depuis 2015. Il est en avance en termes de visibilité, comme le montrent chaque année les enquêtes réalisées par notre Maison du doctorat, avec une évolution des inscriptions de +4,3 % par an depuis 2015, alors que la France voit depuis dix ans une diminution de nombre d’inscrits en thèse d’environ -2,2 % par an.

AEF info : Les universités de Versailles et d’Évry, qui font aussi partie de l’université Paris-Saclay et portent sa marque, ont-elles également vu une augmentation de leur attractivité ?

Sylvie Retailleau : Sur les masters et le doctorat, qui sont mutualisés, la réponse est clairement oui. Sur les premiers cycles, je n’ai pas encore évoqué le sujet avec leurs présidents. De manière générale, nous n’avons pas encore assez de bilans chiffrés sur toutes nos actions pour nous permettre de dresser un constat d’ensemble, ni même de savoir quelle appropriation est faite de toutes ces évolutions sur le terrain. 

Mon impression, c’est que le schéma global commence à être compris, avec cette diversité d’offre : les licences pluridisciplinaires de l’université Paris-Saclay, et les licences monodisciplinaires, les BUT et les licences professionnelles au sein de notre école de premier cycle Paris-Saclay. Mais il reste encore du travail à faire et beaucoup de dialogue à avoir avec tous les collègues impliqués, ce qui n’a pas été facile pendant la pandémie.

AEF info : La fusion avec l’UVSQ et l’UEVE est-elle lancée ?

Sylvie Retailleau : Elle est prévue à l’horizon 2025, car calée sur le calendrier des nouvelles accréditations, qui a été repoussé d’un an. Un comité de fusion a été créé, et nous allons cette année écrire la feuille de route, que nous aimerions avoir d’ici l’été prochain. Il va falloir bien réfléchir à la gestion de cette nouvelle étape car après la fusion entre la Comue et Paris-Sud, qui a créé du stress pour les collègues, il y a chez beaucoup d’entre eux une volonté de stabilisation avant tout.

Nous avons donc deux ans devant nous, je pense, pour évaluer l’acquis, donner les grandes orientations et planifier la sortie de l’expérimentation. A priori, et si la loi de l’éducation n’est pas modifiée en cours de route, c’est le statut de grand établissement qui semble celui à étudier. Mais nous n’y avons pas encore travaillé.

AEF info : Le jury des idex avait exigé que "tous les diplômes, sans exception, soient signés par la présidence de l’université" pour avaliser le transfert des 10 % restants de votre dotation (lire sur AEF info). Le principe en a été voté à l’unanimité par le CA de CentraleSupélec le 18 mars 2021 (lire sur AEF info), et cela devait entrer en vigueur "dès que tous les établissements-composantes l’auraient voté". Où en sont les autres ?

Sylvie Retailleau : L’IOGS doit mettre cette question à son ordre du jour du CA de décembre. AgroParisTech attendait son nouveau DG, qui vient d’arriver (lire sur AEF info). Ce ne sera certainement pas à l’ordre du jour de son tout premier CA, mais plutôt dans ceux qui suivront. Du côté des étudiants d’AgroParisTech en tout cas, avec lesquels je me suis entretenue, cela me semble plus détendu : ils avaient surtout besoin d’avoir des réponses à leurs questions, de comprendre les enjeux, les conséquences, tout cela dans le cadre de leur déménagement sur le plateau. Nous retournerons les voir avec Laurent Buisson. En ce qui concerne le diplôme de l’ENS, qui n’est pas un titre d’ingénieur, c’est en cours de réflexion. 

(1) Eugloh réunit la Ludwig-Maximilians-Universität München (Allemagne), l’Université de Lund (Suède), l’Université de Porto (Portugal), l’Université de Szeged (Hongrie) et l’Université Paris-Saclay.

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