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En 5 ans, la part de contractuels à l’Éducation nationale est passée de 14,5 % à 22 %

Entre 2015-2016 et 2020-21, le nombre de personnels non-titulaires à l’Éducation nationale a augmenté de 107 243 quand le nombre de titulaires est resté stable. La part des contractuels est passée sur cette période de 14,5 % à 22 %. Le MEN indique que cette "forte croissance des non-titulaires s’explique principalement par les recrutements d’AED et AESH". Sophie Vénétitay (Snes) explique cette hausse notamment par le fait que les contractuels se substituent aux remplaçants, souvent pris sur des postes à l’année. Guislaine David (Snuipp) voit, elle, de plus en plus de départements concernés.

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Il y a près de 8 000 enseignants contractuels en plus en 2020-2021 qu'en 2015-2016. MaxPPP

107 243. C’est le nombre de personnels non-titulaires (aussi dénommés "contractuels") en plus à l’Éducation nationale entre 2015-2016 et 2020-2021, selon le bilan social 2021-2021 de l’Éducation nationale, présenté en CTMEN le 9 novembre 2021 et qu’AEF info s’est procuré.

Cela correspond à une hausse de 68 % des non-titulaires sur la période, quand les effectifs des titulaires ont été relativement stables (+0,6 %, soit +5 694 titulaires). La part des non-titulaires dans les effectifs public/privé passe ainsi de 14,5 % en 2015-2016 à 22 % en 2020-2021. En septembre 2020, la Cour des comptes notait déjà que la hausse du nombre de contractuels dans la Fonction publique résultait essentiellement de la hausse de ces personnels à l’Éducation nationale (lire sur AEF info).

Les AED et AESH "expliquent 87 % de la hausse des effectifs de contractuels" (MEN)

Voici, par catégorie de personnels, le nombre de non-titulaires et leur évolution :

Personnels
2015-2016
2019-20202020-2021
Évolution 2015-2016 / 2020-2021
Enseignants du secteur public
31 641
38 231
39 961
+ 26,3 %
Enseignants du secteur privé23 782
25 198
26 678+ 12,2 %
Personnels de vie scolaire
88 754
163 203
182 291
+ 105,4 %
Personnels administratifs, sociaux et de santé
6 912
7 738
8 387
+ 21,3 %
Ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation
1 130
1 258
1 413
+ 25 %

Contacté par AEF info, le ministère souligne ainsi que "la forte croissance des effectifs de non-titulaires s’explique principalement par les recrutements des personnels non enseignants de la vie scolaire (AED/AESH). Ces recrutements expliquent 87,2 % de la hausse des effectifs de contractuels".

Ils représentent en effet environ 95 000 des quelque 107 000 contractuels supplémentaires. À ceux-là s’ajoutent notamment les enseignants dans le public, avec 8 320 supplémentaires contractuels sur la période (+2 000 dans le premier degré et +6 320 dans le second degré) Le ministère précise que "les recrutements exceptionnels de contractuels du 1er degré pour faire face à la crise sanitaire sont comptabilisés dans ces effectifs". On dénombre aussi sur la période 3 000 maîtres délégués du privé (l’équivalent des professeurs contractuels dans le public) supplémentaires ou encore 1 883 étudiants en préprofessionnalisation contractuels en plus.

À la rentrée 2021, le nombre de professeurs des écoles contractuels recrutés était en hausse de 38 % par rapport à l’an dernier (lire sur AEF info). Interrogé sur ce point, Jean-Michel Blanquer assurait qu’il n’y avait "pas une politique systématique de recrutement des contractuels".

Les personnels de l’Éducation nationale

 

Le bilan social 2020-2021 fait le point sur les personnels de l’Éducation nationale :

  • 1 202 000 personnels relevant de l’enseignement scolaire au MENJS (879 000 femmes, 322 500 hommes)
  • 936 400 titulaires et 258 700 non-titulaires
  • 898 400 enseignants (45 % dans le premier degré et 55 % dans le second degré)
  • 754 900 enseignants dans le secteur public ; 143 500 enseignants dans le secteur d’enseignement privé
  • 296 800 non-enseignants (6 % de personnels d’encadrement, 68 % de personnels de la vie scolaire, 22 % de personnels ASS, 4 % d’ITRF)
  • 6 400 étudiants en préprofessionnalisation pour le métier enseignant
  • 7 % de l’ensemble des agents sont à temps partiel

Les contractuels pour remplacer les remplaçants

Interrogée par AEF info, Sophie Vénétitay indique ne pas trouver ces données "surprenantes". Si la secrétaire générale du Snes-FSU reconnaît "qu’il y a un effet AED/AESH, néanmoins, on voit bien que le recours aux contractuels enseignants est très important. On perçoit très clairement cette hausse depuis 3, 4 ans, notamment en début d’année quand on recense les postes non pourvus dans les établissements et qui le sont de plus en plus souvent par des contractuels".

Cela s’explique par la volonté, selon Sophie Vénétitay, de remplir "l’objectif affiché par les rectorats et le ministère d’avoir un professeur devant tous les élèves à la rentrée. Or, vu l’état de la crise de recrutement - les postes non pourvus, les postes vacants après le mouvement… - il y a besoin de contractuels pour assurer la continuité du service public".

Ainsi, "des TZR sont placés de plus en plus vite sur des postes à l’année et on fait appel à des contractuels pour assurer des remplacements, voire des postes à l’année". La responsable du premier syndicat d’enseignants du secondaire estime en outre que la hausse du nombre de contractuels résulte d’une volonté politique, notamment avec la loi de transformation de la fonction publique qui facilite le recours au contrat (lire sur AEF info).

Le recours aux contractuels "étendu à des départements autrefois pas concernés"

Dans le premier degré, Guislaine David, secrétaire général du Snuipp-FSU, explique la hausse du nombre de contractuels notamment par "les mesures de dédoublements des classes, qui ont énormément coûté en postes". Ainsi, poursuit la responsable du premier syndicat de professeurs des écoles, "les Dasen ont bien souvent pris les postes sur le 'plus de maîtres que de classes' mais, quand le stock était épuisé, ils ont pris sur les postes de remplaçants. Par conséquent, beaucoup de départements ont dû recruter des contractuels". Guislaine David perçoit ainsi cette hausse en particulier via le fait que le recours aux contractuels "est étendu à des départements autrefois pas concernés".

Au Sénat le 3 novembre 2021, Jean-Michel Blanquer était interrogé ce point : plusieurs sénateurs, à l’instar de Jacques-Bernard Magner (SER, Puy-de-Dôme) ont indiqué que "les moyens pour les dédoublements ont été pris sur les moyens de remplacements dans nos départements". Le ministre assure de son côté que le ministère a "renforcé les moyens de remplacement en cette rentrée et lors des précédentes".

Les syndicats alertent depuis plusieurs mois sur le manque de personnels et le recrutement de contractuels. Certaines organisations (FSU, FO, CGT, SUD) avaient appelé à la grève fin septembre pour revendiquer le recrutement de personnels (lire sur AEF info). Le SE-Unsa avait écrit Jean-Michel Blanquer sur le sujet mi-octobre (lire sur AEF info) et le Sgen-CFDT avait pointé, dans l’académie de Créteil notamment, le manque de remplaçants (lire sur AEF info). En outre, une intersyndicale a appelé plusieurs fois à la mobilisation en faveur des AESH, notamment pour la création d’un statut de la fonction publique (lire sur AEF info).

Les non-titulaires plus souvent à temps partiel

 

Le bilan social note que 27 % des enseignants non titulaires sont employés à temps partiel, un chiffre plus élevé encore chez les femmes. Chez les titulaires, seuls 8 % des enseignants et assimilés sont à temps partiel.

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