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La Société française de physique montre aux doctorants qu’il y a "de la belle recherche en entreprise" (Guy Wormser)

Parce que les relations entre laboratoires de physique et entreprises pourraient être plus étroites, la SFP (Société française de physique) s’attache à développer des actions permettant aux jeunes physiciens de découvrir le monde de l’entreprise, où il y a "de la vraie et belle recherche". C’est ce qu’expliquent à AEF info Guy Wormser, président, Catherine Langlais, vice-présidente et Arnaud Raoux, président du réseau Jeunes de la SFP. Guy Wormser indique aussi que les sociétés savantes vont interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur leur programme pour la recherche.

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Guy Wormser, président de la SFP, Catherine Langlais, vice-présidente, et Arnaud Raoux, président du réseau Jeunes. DR / DR / JM Fischbach - université Paris-Saclay

L’organisation par la SFP des journées de "Rencontre physique-entreprise-recherche", dont la dernière édition s’est tenue le 17 septembre 2021 à Sorbonne Université (lire sur AEF info), répond avant tout au fait que "beaucoup de jeunes docteurs ne connaissent pas bien le monde de l’entreprise", explique Catherine Langlais, vice-présidente de la société savante. "La porosité entre la recherche académique et l’entreprise existe, mais elle n’est pas très développée en physique, où les directeurs de thèse ont assez peu d’attaches avec le monde industriel", précise Arnaud Raoux, président du réseau des jeunes physiciens à la SFP.

BEAUCOUP DE DOCTORANTS IRONT EN ENTREPRISE, PEU LA CONNAISSENT

"La fluidité des relations varie selon les disciplines de la physique et selon le statut des jeunes chercheurs", poursuit Catherine Langlais. "L’astrophysique, pour citer cet exemple, a peu de porosité avec le monde de l’entreprise. Et les conventions Cifre, qui permettent à des doctorants de préparer leur thèse en étant salariés d’une entreprise, ne concernent qu’une minorité de thèses en physique."

"Les doctorants savent qu’une grande partie d’entre eux trouveront un emploi en entreprise", renchérit Guy Wormser, président de la SFP. "Et nombreux sont ceux qui imaginent qu’ils vont y faire de la finance ou du calcul plutôt que de la recherche. La grande vertu de nos rencontres, c’est de leur montrer qu’il y a de la vraie et belle recherche en entreprise."

SOUMETTRE DES PROBLÈMES TECHNIQUES DE PME AUX JEUNES CHERCHEURS

La SFP profite de ces rencontres pour mieux faire connaître aussi aux jeunes physiciens les opportunités offertes par les start-up et les PME, un marché de l’emploi plus difficile à prospecter que celui des grands groupes. Pour cela, des ateliers mettant face à face des doctorants et des PME, qui se tiennent le jour des rencontres, sont préparés en amont.

Des start-up et des PME soumettent des problèmes techniques qu’elles ont à surmonter, et de jeunes physiciens y travaillent avant de venir présenter leurs pistes de solutions et d’échanger avec les entreprises concernées pour affiner l’analyse. "Cette opération est très appréciée par les entreprises, qui découvrent ainsi la capacité d’analyse des doctorants et des jeunes docteurs qui, en des temps très courts, sont capables de dégager des pistes intéressantes qu’elles ont parfois eu du mal à appréhender", commente Catherine Langlais.

PROGRAMME DE MENTORAT

Pour aller plus loin dans la relation physiciens-PME, la SFP envisage de renforcer son rôle d’interface, par exemple via l’intermédiaire d’un portail permettant d’orienter les entreprises en quête de compétences scientifiques et techniques vers les laboratoires les plus appropriés. "Cette mise en relation entre entreprises et laboratoires de physique peut en effet être améliorée, les entreprises devant faire appel à des compétences en physique étant moins structurées que dans l’industrie chimique, par exemple", souligne Catherine Langlais.

La SFP a mis aussi sur pied un programme de mentorat pour aider les jeunes chercheurs qui en éprouvent le besoin à une meilleure intégration ou orientation professionnelle, en bénéficiant des conseils d’une personne plus expérimentée. Ce programme s’adresse tout particulièrement aux jeunes physiciennes mais ne leur est pas réservé. "C’est une opération encore modeste en nombre de binômes, mais nous sommes en train d’augmenter notre offre", indique Guy Wormser.

RENCONTRES DE JEUNES PHYSICIENS, ENCADREMENT DES TOURNOIS DE PHYSIQUE

Le réseau Jeunes de la SFP encourage aussi des rencontres régionales de jeunes physiciens, journées de conférences organisées par et pour les jeunes chercheurs. Elles réunissent chaque année environ 200 jeunes physiciens à Paris depuis 2013 et se sont étendues à Grenoble en 2016, avec une centaine de participants. Le projet d’en organiser à Lyon et à Strasbourg est à l’étude. Des visites de grandes installations de physique sont aussi organisées, toujours à l’intention des jeunes physiciens.

Enfin, le réseau Jeunes met à contribution les doctorants en physique pour encadrer les équipes d’étudiants en physique (niveaux L3 et M1) qui portent chaque année les couleurs de leur établissement aux "tournois de physique", une compétition consistant à travailler pendant six mois sur plusieurs problèmes de physique, et à défendre publiquement ces travaux – en anglais – devant les autres équipes et le jury. L’équipe gagnante va ensuite représenter la France à la finale internationale. En prévision des 150 ans de la SFP, qui interviendront en 2023, Guy Wormser a le projet d’accueillir la finale internationale en France.

VERS UN CROISEMENT INTERDISCIPLINAIRE DES RÉSEAUX DE JEUNES CHERCHEURS

Les actions du réseau Jeunes de la SFP devraient à l’avenir pouvoir se croiser avec celles menées par d’autres sociétés savantes. Guy Wormser rappelle en effet que la création en février 2021 du Collège des sociétés savantes académiques de France (lire sur AEF info), regroupant une cinquantaine de sociétés de tous domaines, offre l’opportunité de "mettre en réseau les actions qu’elles entreprennent chacune en faveur des jeunes chercheurs, et de croiser ainsi les jeunes chimistes, physiciens, informaticiens, biologistes, sociologues, etc.".

Collège des sociétés savantes, élection présidentielle et LPR

 

En prévision de l’élection présidentielle de 2022, le Collège des sociétés savantes académiques de France, dont fait partie la SFP, a le projet "d’interpeller les candidats sur leur programme en matière de recherche", indique Guy Wormser. Le sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, qui se tiendra fin janvier prochain à Lyon, pour établir un questionnaire qui sera envoyé aux candidats.

LES MOYENS FINANCIERS DE LA LPR SONT "MAL DIRIGÉS"

Le président de la SFP souligne par ailleurs que "la LPR a été le ciment fédérateur pour créer ce Collège". Les sociétés savantes qui le composent se sont en effet trouvées "en phase" pour "défendre le temps long de la recherche et le besoin de financements récurrents pour une recherche pérenne" (lire sur AEF info).

"La loi apporte des moyens financiers mais qui sont mal dirigés, à notre avis", résume Guy Wormser. En particulier, il estime que "générer de l’emploi précaire n’est pas la meilleure méthode pour résoudre les problèmes de la recherche". "Tous ces nouveaux contrats créés par la LPR, notamment les chaires de professeur junior (lire sur AEF info), ne vont pas créer un apport déterminant mais sont assez mal vécus et vont générer des tensions dans les laboratoires pour un bénéfice qui me paraît assez faible. Au moins notre message d’en faire peu a-t-il été entendu."

"VOIR LES COMMUNAUTÉS S’EFFILOCHER N’EST PAS ENTHOUSIASMANT"

Si Guy Wormser se montre plus clément envers les contrats de mission (lire sur AEF info), il n’en reste pas moins convaincu que "le problème, c’est cette tendance à l’emploi précaire". "Les chercheurs raisonnent en communautés, et l’idée de pouvoir s’insérer dans une communauté dynamique est très importante pour les vocations. Voir les communautés s’effilocher n’est pas enthousiasmant, même si l’on est mieux payé individuellement. Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin, c’est d’un élan et la politique de recherche doit passer par une politique d’emploi pérenne."

"On dépense une énergie folle à attribuer de l’argent à des projets à travers une agence comme l’ANR, ce que les organismes pourraient très bien faire en grande partie tout seuls. Une façon d’augmenter le temps de recherche, ce serait déjà de diminuer le temps consacré à devoir chercher de l’argent, et donc de pérenniser nos dotations et nos emplois."

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René-Luc Bénichou, journaliste