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Covid : en France, l'ESRI n'a pas été considéré comme un acteur de la résolution de la crise (webinaire HCERES-AEF, 2/3)

Lors du 3e webinaire HCERES-AEF info sur l’impact de la crise Covid sur l’ESRI, le 15 octobre, quatre experts ont passé au crible le système d’organisation de la recherche : Émilie-Pauline Gallié, Igésr, Bruno Sportisse, PDG d’Inria, Franck Mouthon, président de France Biotech, et Sophie de Bentzmann, conseillère scientifique au HCERES et ancienne attachée scientifique de l’ambassade de France à Tokyo. Ensemble, ils reviennent sur l’absence de vaccin français, sur le déficit de coordination des moyens de la recherche et sur la place mineure du MESRI dans le dispositif de réponse à la crise. 

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En quoi la crise sanitaire a-t-elle révélé les forces et les faiblesses de la structuration de la recherche française ? L’Inserm et Pasteur se sont-ils assez coordonnés, et si oui, comment ont-ils fait ? Quels ont été le rôle et le fonctionnement des réseaux de recherche européens ? Quel bilan peut-on tirer de leurs coopérations et de leur coordination ? En matière de politiques gouvernementales, la coordination interministérielle entre les ministères de la Santé et de l’ESRI a-t-elle amélioré l’efficience et la performance des recherches en situation de crise ?

Voilà quelques-unes des questions dressées par Pierre Glaudes, directeur du département d’évaluation de la recherche du HCERES, en introduction du 3e webinaire co-organisé avec AEF info sur l’impact de la crise du Covid-19 sur l’ESR français. Lors d’une première table ronde, intitulée "Que révèle la crise des forces et faiblesses du système de recherche ?" et dont voici le replay, quatre intervenants ont posé leur diagnostic et proposé des pistes d’amélioration pour se préparer aux prochaines crises (lire sur AEF info)

É-P. Gallié (IGESR) : le MESRI n’a pas été considéré comme une solution à la crise

La place du MESRI en question. "Personne n’avait prévu une crise d’une telle ampleur, donc nous étions globalement peu préparés, en particulier dans le monde de la recherche", constate tout d’abord Émilie-Pauline Gallié, Igésr, signataire d’un rapport pour le MESRI examinant les "mécanismes de coordination des acteurs et des démarches en matière de recherche liée à la Covid-19", publié le 2 juillet 2021 (lire sur AEF info). "Un schéma national de crise sanitaire existait mais le MESRI n’y figurait pas en tant que contributeur à la résolution de la crise", souligne l’inspectrice. "Il y était, comme tous les autres ministères, mais n’était pas identifié comme pouvant participer à la résolution de la crise. Il n’a donc pas été intégré dans le centre interministériel de crise de cette manière-là."

Une absence de culture de crise dans la recherche. "Dans le monde de la recherche, on est sur du temps long, pas dans une optique d’urgence, donc il n’y a pas de culture de la gestion de crise", constate aussi l’Igésr, qui estime qu’il y a "un enjeu à former les chercheurs à la gestion de crise, et aussi à former les politiques aux pratiques scientifiques." "Certains acteurs avaient néanmoins cette culture, dans le domaine des maladies émergentes et infectieuses, et ils se sont mobilisés très vite, dès janvier 2020, via Reacting", note l’inspectrice. "Ils étaient préparés, mais pas pour une crise d’une telle ampleur. Et ils n’avaient ni les moyens, ni le mandat pour coordonner l’ensemble de la recherche. Au départ, ils avaient des moyens de 500 000 euros…" 

Un manque de coordination des moyens de la recherche. "Malgré le manque de préparation, il y a eu une mobilisation très forte, même exceptionnelle, des chercheurs, qu’il faut souligner", salue pourtant Émilie-Pauline Gallié. "Toutefois, il n’y a pas eu de mécanisme de coordination, alors que c’est essentiel en temps de crise : il faut aller vite, s’assurer que l’on développe les recherches prioritaires, éviter les doublons, et s’assurer qu’il n’y a pas de trous dans la raquette."

"Des dispositifs de coordination se sont donc créés en fonction des besoins, mais de manière décentralisée (territoriale ou thématique), ce qui a pu rendre encore plus complexe le système", déplore l’Igésr, qui pointe une "absence de pilotage de l’ensemble, malgré une cellule interministérielle mise en place entre le ministère de la Santé et le MESRI et qui a globalement bien fonctionné en biologie-santé". Mais comme cette cellule était "ad-hoc", elle n’avait pas le positionnement adéquat vis-à-vis du centre interministériel de crise, analyse-t-elle. 

 

"Il faut un schéma de gestion de crise national, avec un pilotage interministériel, la pérennisation des cellules d’urgence, et une coordination scientifique. Il faut les deux, de manière à faire tampon et éviter les pressions politiques sur les scientifiques."

Émilie-Pauline Gallié, Igésr

 

Les alliances ont-elles joué un rôle de coordination ? "Assez partiellement", répond-elle. "En revanche, elles ont soutenu les initiatives de coordination, en SHS ou en maths par exemple." Elle plaide pour s’appuyer sur l’expérience de cette crise : "À l’avenir, on espère que l’ANRS jouera un rôle crucial, mais ce n’est pas suffisant. Il existe aussi le Capnet, un conseil qui donne des priorités sur les essais cliniques, qu’il faudra conserver. Il faut également faire perdurer les coordinations thématiques, en élargissant leur sujet sur les crises."

"Mais au-delà de cela, il faut un schéma de gestion de crise national, avec un pilotage interministériel, la pérennisation des cellules d’urgence, et une coordination scientifique", conseille Émilie-Pauline Gallié. "Il faut bien les deux, de manière à faire tampon et éviter les pressions politiques sur les scientifiques." Elle insiste aussi sur l’importance de "faire des exercices hors temps de crise, pour que ce schéma soit connu et partagé". "Et il faut un mandat."

Les mauvaises conditions de travail des chercheurs. "Point crucial, il faut s’assurer que les chercheurs disposent des conditions de travail nécessaires pour produire des connaissances", ajoute encore Émilie-Pauline Gallié. "Des choses très bêtes n’ont ainsi pas été anticipées, comme l’accès aux prélèvements. De la même manière, on a regretté qu’il n’y ait pas plus de partages d’algorithmes et de modèles, avec parfois un peu trop de concurrence, ce qui fait que l’intérêt général n’a pas toujours primé…" 

Émilie-Pauline Gallié cite également une difficulté, pour les chercheurs et d’autres, "à identifier les bons interlocuteurs, pour présenter des résultats qui auraient pu être généralisés", ainsi que des "difficultés administratives" en parallèle d’un "épuisement des équipes" : "Quand une crise dure, cela devient compliqué physiquement", note-t-elle. "Il faut anticiper des procédures administratives de crise (accords entre établissements pour le prêt de personnels, les droits de propriété…), pour éviter les blocages administratifs dans la recherche."

Diversifier les financements. Enfin, sur les financements, l’inspectrice note qu’il y a eu "une mobilisation très forte des financeurs", via des "dispositifs agiles et réactifs", mais qu’ils "auraient pu être plus coordonnés". Les financements nationaux doivent "s’articuler avec d’autres appels à projets non nationaux", notamment au niveau local, analyse-t-elle : "Il y a eu beaucoup d’initiatives locales utiles. Une possibilité serait de les concentrer sur des fonds d’amorçage à petits budgets, pour obtenir de premiers résultats, avant de passer sur des appels à projets nationaux plus importants - même si l’appel à projets n’est pas l’alpha et l’oméga du financement de la recherche."

Enfin, elle estime qu’il faut aussi "diversifier les types de financement" : "Si un résultat est prometteur, comment passe-t-on rapidement à l’étape suivante ? Notamment sur l’industrialisation, où il faut des financements beaucoup plus importants - que les agences de recherche n’ont pas, et c’est normal car ce n’est pas leur rôle". Pour l’Igésr, cette absence de dispositifs "a pu être un frein au développement de la recherche". "Le continuum recherche-industrie a manqué", observe-t-elle.

Pas de vaccin français : les raisons de l’échec selon F. Mouthon (France Biotech) 

Franck Mouthon, président de France Biotech, est revenu quant à lui sur l’absence de vaccin français contre la Covid-19, malgré "la vingtaine de sociétés françaises qui développaient des thérapeutiques ou des solutions vaccinales", mais "sans avance technologique majeure par rapport à la compétition internationale". "Nous n’avons pas de vaccin français, mais il reste des acteurs très mobilisés aujourd’hui sur des technologies permettant d’élargir le spectre d’action des vaccins déjà sur le marché", fait valoir Franck Mouthon

Manque de maturité technologique. "Quand on regarde ce qui s’est passé entre mars et juin 2020, bien malin celui qui aurait pu savoir quel vaccin allait performer", reprend-il. "Je ne pense pas que ce soit un problème français. Sanofi a fait une proposition de vaccin, mais c’était difficile de savoir quelle serait la meilleure technologie pour répondre au problème…", dit-il. Quant aux plus petits laboratoires, ils avaient "un retard, en termes de capacités, pour aller plus vite sur le pivot des plateformes technologiques. C’est peut-être un défaut de moyens."

"Ailleurs, BioNTech ou Moderna avaient des plateformes technologiques très avancées, avec une maturité dans la technologie et dans la démonstration de sécurité clinique, et des expertises de parfois plus de 10 ans", met en avant Franck Mouthon. "En France, on n’avait pas cette maturité sur ce type de technologie. Cela prouve que notre écosystème nécessite de gagner en maturité technologique et d’avancement, et cela passe par des étapes de financement."

Un manque de financement de scale-up. Le président de France Biotech estime que la France a "un écosystème riche et diversifié", mais qu’il est "éclaté en termes d’actifs et d’innovation". "Il nous a manqué aussi des capacités de financement sur des étapes de scale-up, pour pouvoir déployer des innovations à très grande vitesse", reconnaît-il. Cependant, "il y a des projets qui vont dans le bon sens", observe Franck Mouthon, citant notamment "le dispositif de Philippe Tibi sur l’investissement de scale up" (lire sur AEF info), permettant à "des fonds d’investissement de collecter auprès des assurances et des parapublics des fonds pour opérer sur nos sociétés", ou encore "les trois stratégies d’accélération en santé, sur les biomédicaments, la personnalisation de la médecine et les maladies émergentes et infectieuses". 

BRUNO SPORTISSE, PDG D’INRIA : "UNE GESTION DE CRISE, C’EST D’ABORD DU MANAGEMENT"

Un très fort engagement de la communauté académique. "Le retour d’expérience d’Inria est humble car il ne concerne que la gestion numérique de la crise sanitaire, qui est un tout petit volet des enjeux", reconnaît de son côté Bruno Sportisse, PDG d’Inria. "Personne ne s’attendait à une telle crise et on n’était pas réellement préparé, ni sur le plan conceptuel, ni sur celui de l’organisation." Pour autant, il souligne lui aussi un "très fort engagement de la communauté académique", "qui n’a pas été perçu à sa vraie hauteur", avec une "vraie volonté d’impact". 

"À Inria, beaucoup de collègues se sont mobilisés et ont mis leurs recherches de côté", note-t-il aussi. Il rend également hommage aux "fonctions d’appui", qui se sont "beaucoup mobilisées" (informatique, juridique, etc.) et "ont permis que les projets appliqués" puissent être mis en œuvre. "Ce sont les vraies infrastructures de la recherche publique française", dit-il. "C’est un grand enseignement de cette crise : sans ces infrastructures, il est difficile de mener des projets."

40 projets appliqués menés par Inria pendant la crise. Sur l’action précise d’Inria durant cette période, Bruno Sportisse rappelle que les hôpitaux ont eu de "gros besoins d’outils de gestion numériques". "Nous n’avons pas répondu aux appels à projets pour pouvoir être agiles et avoir de l’impact sur nos projets. Nous avons assumé ce volet très appliqué des besoins : dès mi-mars, on a mis en place une mission dédiée, 'Inria Covid-19', avec des fonctionnements non standards, pour accompagner des équipes académiques à y répondre. Nous avons déployé au total 40 projets." 

Il cite en exemple "le tableau de bord de suivi des données Covid pour l’AP-HP, des applis de suivi des lits de réanimation dans les services d’urgence, des modèles de prévision en temps réel des entrées en réanimation sur la base des appels au Samu et au 15", ou encore la "saga Stop Covid puis Tous Anti-Covid", dans laquelle Inria a apporté son appui à la DGS. "La recherche publique a un vrai rôle à jouer auprès des politiques publiques, surtout quand il y a des enjeux de souveraineté", souligne-t-il.  

Des sujets qui n’avaient jamais été pensés en 20 ans. Il note d’ailleurs que la crise a "posé certains sujets, comme celui de la souveraineté des infrastructures numériques ou de l’utilisation des algorithmes", qui n’avaient "jamais été posés en 20 ans". "Il est donc difficile de le faire en trois mois dans un contexte de gestion de crise…" Pour lui, il faut "poser les termes de ce débat public en amont, et non pas à chaud", via notamment "de vraies plateformes d’échanges entre tous les acteurs, avec l’éclairage de la recherche publique." "C’est d’ailleurs un enjeu de la LPR, qui promeut le dialogue sciences et société", rappelle-t-il. 

Bruno Sportisse remarque enfin qu’en ce qui concerne les modes d’organisation, "là où l’on jouait déjà collectif, on a pu aller vite". "Il y a eu des suites aux engagements pris pendant la crise : une convention a été signée entre Inria et l’AP-HP, ainsi qu’avec l’Inserm. Paris Santé Campus, qui a vocation à être une action dimensionnante, va bénéficier de ce retour d’expérience", assure-t-il. Enfin, il estime "qu’une gestion de crise, c’est d’abord du management" : il faut donc "développer une culture managériale à tous les niveaux, et promouvoir l’agilité". 

vU DU JAPON, LA FRANCE A MANQUÉ DE COHÉRENCE (SOPHIE DE BENTZMANN)

 

En tant qu’ancienne attachée scientifique de l’ambassade de France à Tokyo (Japon), où elle était en poste pendant le plus fort de la crise, en 2020, Sophie de Bentzmann, actuellement conseillère scientifique coordinatrice au HCERES, est revenue sur son expérience des collaborations internationales en recherche.

Elle a notamment vécu de près la façon dont la France avait géré ses relations avec le Japon au moment où, en février 2020, une molécule commercialisée par une filiale du japonais Fujifilm, l’Avigan (un antiviral utilisé contre la grippe), a été repositionnée contre la Covid-19 après des études prometteuses sur son efficacité en provenance de Chine. 

"Fujifilm a reçu beaucoup de sollicitations du monde entier pour s’approvisionner de cette molécule", explique-t-elle, cependant que "l’exportation de son composé primaire, produit uniquement en Chine, était suspendue pour un temps". "La France a souhaité inclure cette molécule dans deux essais cliniques, mais l’ampleur de la demande mondiale a fait que ces essais n’ont pas pu démarrer aussi vite que prévu. L’Inserm a alors appelé l’ambassade France au Japon pour relayer une demande de mise à disposition gratuite de cette molécule de la part du ministère français de la Santé." 

 

"Il n’y a pas eu de centralisation de la demande française, et notre positionnement vis-à-vis du gouvernement japonais et de Fujifilm n’a pas été clair."

 

Mais, note Sophie de Bentzmann, "la demande globale française est arrivée postérieurement à celle des chercheurs français impliqués dans les essais cliniques auprès de la filiale de Fujifilm…". "Il n’y a pas eu de centralisation de la demande française, et notre positionnement vis-à-vis du gouvernement japonais et de Fujifilm n’a pas été clair", rapporte-t-elle. "On a sans doute perdu du temps pour les essais." 

Elle en tire comme leçon la "nécessité de travailler en réseau" quand on est dans l’urgence, "en activant tous les canaux possibles, de la manière la plus coordonnée possible". Et en associant notamment "les ministères de la Santé, de l’ESRI, mais aussi des Affaires étrangères et de l’Europe". 

"Un des enseignements de cette crise", reprend-elle, c’est aussi de "s’assurer de la complémentarité des efforts menés et de bien délimiter les sujets qui peuvent ne pas être couverts", ajoute-t-elle. "Une task force interministérielle serait un outil idéal de coordination, un outil de gestion, de réflexion et de décision rapide." "Depuis la crise, il y a eu la fusion de Reacting et de l’ANRS, au 1er janvier 2021, au sein de l’ANRS - Maladies infectieuses émergentes : les missions de cette nouvelle agence pourraient comprendre la coordination à l’échelle du territoire", imagine Sophie de Bentzmann. 

Par contre, elle "s’interroge sur la nécessité de travailler par appels à projets en temps de crise" : elle propose un "appel à la communauté scientifique", qui suppose "une cartographie efficace des forces françaises permettant de couvrir tous les sujets et d’éviter d’écarter a priori des équipes".

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Sarah Piovezan, journaliste