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Home| Social / RH| Protection sociale| Dépêche n°661146

"Nous voulons contribuer à éclairer les grands débats de société" (Florence Lustman, présidente de la FFA)

Deux semaines après la publication d’un livre blanc sur le système de santé (lire sur AEF info), la présidente de la Fédération française de l’assurance, Florence Lustman, revient dans un entretien avec AEF Info sur la volonté de la fédération de participer au débat public. Insistant sur le fait que les assureurs sont des acteurs essentiels du système de santé, Florence Lustman met en avant leur disponibilité pour éclairer les grandes questions de société, notamment dans le cadre de l’élection présidentielle, en formulant notamment des propositions allant au-delà des seules questions assurantielles. À ce titre, la présidente de la FFA critique la tournure très "réductrice" prise par les débats au sein du Hcaam sur l’articulation AMO/AMC. Florence Lustman indique aussi que le projet d’assurance dépendance universelle défendu avec la FNMF reste plus que jamais d’actualité.

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Florence Lustman, élue présidente de la FFA ce 18 juin 2019 par l'assemblée générale. DR

AEF info : Alors que les actuels travaux du Hcaam amènent à s'interroger à nouveau sur le rôle des complémentaires santé, comment voyez-vous la place et la contribution que les assureurs pourraient tenir dans notre système de santé ?

Florence Lustman : Une des idées centrales que je porte depuis mon arrivée à la présidence de la FFA, c'est la conviction qu’il ne faut absolument pas restreindre le champ de nos réflexions à la complémentaire santé ou aux seules dépenses de santé – qui serait une manière très réductrice d’aborder les choses. Pour moi, le seul sujet qui importe, c’est d’abord et avant tout celui de la santé des Français, et en parallèle celui de l’efficience de notre système de santé. À l’époque où j’étais responsable du plan Alzheimer (1), j’avais déjà acquis la conviction que dans un système plus ouvert aux partenariats public/privé, les assureurs auraient pu faire beaucoup plus au bénéfice de nos concitoyens.

En partant de cette vision globale, il paraît assez évident que les assureurs disposent d’atouts qui devraient leur permettre de contribuer aux réflexions du moment - réflexions qui doivent rassembler l’ensemble des acteurs du système de santé. Les assureurs sont en effet pleinement des acteurs de santé. D’abord bien entendu par leur rôle de solvabilisation des dépenses - rôle où l’on tente parfois de les cantonner - mais également par leur rôle essentiel en matière d’innovation et de services. Ces services se déploient tout au long de la vie de nos concitoyens et en complémentarité de la couverture qu’offre la Sécurité sociale quand ils sont souffrants. Là où la Sécurité sociale offre une même et unique couverture de base, les assureurs ont la possibilité d’adapter les contrats aux attentes et spécificités de chaque assuré - ou groupe d’assurés quand on parle d’assurances collectives et que sont pris en considération les besoins très différents de chaque entreprise.

 

"Financier de l’innovation permet aux assureurs de repérer de manière précoce certains services prometteurs qui pourront ensuite être proposés aux assurés dans le cadre des couvertures assurantielles."

 

Nos services contribuent aussi à sortir de la seule focale curative sur laquelle est centrée l’AMO pour proposer d’autres formes d’accompagnement en matière de prévention, pour aider nos assurés à maintenir leur capital santé, financer des bilans préventions, etc. Les assureurs se sont illustrés durant la crise par leur réactivité, notamment lorsque nous avons senti monter les besoins en termes d’accompagnement de la santé mentale, et que nous avons alors proposé de mettre en place de nouveaux remboursements pour les consultations de psychologie. Les assureurs contribuent aussi à rendre accessibles les innovations. Par le placement de l’argent des assurés, les assureurs sont également des acteurs de premier plan de l’investissement dans l’innovation en matière de santé. Fin 2020, les assureurs ont ainsi lancé un programme dénommé "Relance durable France", avec près de 800 M€ fléchés sur les entreprises innovantes dans le domaine de la santé. Ce rôle de financier de l’innovation permet aux assureurs de repérer de manière précoce certains services prometteurs qui pourront ensuite être proposés aux assurés dans le cadre des couvertures assurantielles. La concurrence entre acteurs joue ici pleinement son rôle de stimulation de l’innovation, bénéficiant in fine à l’ensemble des assurés.

L’ensemble de ces éléments explique pourquoi, dans les récents sondages, les Français se déclarent très attachés à ce partenariat entre la Sécurité sociale et l’assurance complémentaire.

AEF info : Vous avez récemment édité un livre blanc rassemblant vos propositions dans le domaine de la santé (lire sur AEF info). Comptez-vous aller au-delà de cette première contribution ?

Florence Lustman : Ce livre blanc constitue la première brique d’une plateforme plus globale que nous sommes en train de mettre en place dans la perspective de l’élection présidentielle. C’est la première fois que la FFA se dote d’un tel outil. Avec cette plateforme, nous voulons contribuer à éclairer les grands débats sociétaux qui préoccupent les Français et faire des propositions dans ce cadre. Même si nos propositions incorporent bien entendu des solutions assurantielles, nous comptons aller bien au-delà.

Le premier grand enjeu auquel nous sommes collectivement confrontés, c’est celui de la relance industrielle et économique de notre pays. Le second, c’est celui du réchauffement climatique et la nécessité de "verdir" notre économie c’est-à-dire de promouvoir une relance durable. Le troisième grand sujet, c’est le vieillissement de la population, un enjeu qui a également de multiples implications, notamment dans le domaine de la santé et de la dépendance. En France, l’espérance de vie est supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE, en revanche l’espérance de vie en bonne santé, en moyenne de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes stagne depuis plusieurs années et nous place 9e position des pays de l’OCDE - montrant ainsi les limites de notre système en termes de prévention.

C’est sur ces grandes problématiques que nous souhaitons apporter nos contributions. Derrière tous ces enjeux, il y a une notion de risque, et les professionnels du risque, ce sont les assureurs. Nous voulons donc éclairer les débats publics - notamment dans le cadre de la future campagne présidentielle - à l’aune de notre expertise et de nos savoir-faire.

AEF info : Au vu de votre souhait de contribuer au débat public, que pensez-vous donc de l’actuelle orientation des travaux du Hcaam sur l’articulation entre assurance maladie obligatoire et complémentaire ?

Florence Lustman : J’éprouve une certaine frustration quant à cette orientation, impulsée par la lettre de mission du gouvernement (lire sur AEF info), qui ne répond pas aux grands enjeux auxquels notre système de santé est confronté. Aujourd’hui, l’accès aux soins est extrêmement inéquitable, les parcours de santé relèvent bien souvent du parcours du combattant, la prévention reste marginale… Mais les actuels travaux du Hcaam n’abordent pas ces questions. Ils n’abordent que celle, extrêmement réductrice, de la répartition des dépenses de santé entre le régime obligatoire et les complémentaires. À ce stade, les mesures proposées via divers scénarios, très peu chiffrés d’ailleurs, ne dessinent pas une vision d’ensemble pour améliorer la santé de nos concitoyens ou l’efficience de notre système de santé.

 

"Pour que les assureurs participent pleinement à une amélioration de notre système de santé, la première chose à faire est d’alléger le carcan des contrats responsables"

 

On assiste en revanche à une focalisation de l’attention sur certains scénarios repoussoirs et très peu constructifs, à l’instar du projet de "Grande sécu". Ces scénarios qui font couler beaucoup d’encre font en réalité l’impasse sur de multiples problèmes. Où trouver les 40 Md€ de financement annuel nécessaire pour une telle évolution ? Que devient la médecine libérale en cas de mise en place d’une "Grande Sécu" ? Quid des dépassements d’honoraires ? Je vous rappelle que de récentes et nombreuses études ont montré l’attachement des Français à la liberté de choix de leurs praticiens (lire sur AEF info). De plus, ces hypothèses d’évolution paraissent contradictoires avec certaines des réformes que mène actuellement le gouvernement, notamment dans le champ de la fonction publique où se négocient en ce moment même les modalités de généralisation des couvertures complémentaires pour les agents publics.

AEF info : L’hypothèse d’une "désimbrication" des financements, évoquée récemment par la Cour des comptes et reprise dans le champ d’étude du Hcaam, vous semble-t-elle a contrario une piste d’évolution envisageable ?

Florence Lustman : En apparence, ce scénario semble aller dans le sens de certaines des propositions que nous émettons dans notre livre blanc. Mais dans les faits, et dans la manière dont le Hcaam pose actuellement la question, nous serions cantonnés aux seuls champs de l’optique, du dentaire et de l’audioprothèse. Cela ne permet pas de répondre aux enjeux de demain. Il faut construire un dialogue beaucoup plus large avec l’ensemble des acteurs du système de santé.

Et pour que les assureurs participent pleinement à une amélioration de notre système de santé, la première chose à faire est d’alléger le carcan des contrats responsables qui empêche d’élargir le champ des actes et prestations innovantes remboursées. Il faut aussi instaurer des boucles vertueuses pour maîtriser les dépenses de santé ou encore valoriser réellement les programmes de prévention que les assureurs ont développés.

AEF info : Pour développer une politique de prévention santé efficace et bien calibrée, il faut bénéficier en amont d’un accès aux données. C’est bien là d’ailleurs l’objectif présidant à la mise en place de la nouvelle plateforme nationale des données de santé. Comment les assureurs peuvent-ils contribuer à ce nouvel écosystème ?

Florence Lustman : C’est un sujet majeur mais il est encore un peu tôt pour vous donner une réponse détaillée. Nous sommes encore en train d’analyser ces questions dans le respect de la protection des données, notamment concernant la possibilité de requérir l’accès à cette plateforme pour améliorer nos propres programmes de prévention. Il reste encore beaucoup d’interrogations à lever.

AEF info : Avec l’abandon d’un projet de loi spécifique sur l’autonomie, n’est-il pas temps pour vous de relancer le projet d’assurance dépendance universelle initié il y a deux ans avec la FNMF (lire sur AEF info) ?

Florence Lustman : Notre projet a l’immense avantage d’être économe d’argent public et d’offrir une réponse immédiate pour nos concitoyens. Comme c’est un système qui fonctionne par répartition, son entrée en vigueur pourrait être effective dès sa mise en place législative ou réglementaire, permettant ainsi un effet immédiat pour les personnes qui entreraient en dépendance. Mais pour que ce modèle en inclusion dans des contrats santé fonctionne, il faudrait un allègement fiscal sur la TSA. Il serait en effet choquant que l’État retaxe un effort supplémentaire que font les Français pour se prémunir de ce risque.

AEF info : Jusqu’à présent, malgré la publicité faite autour de ce projet, ni les organisations patronales ni les organisations syndicales n’ont fait montre d’un grand enthousiasme vis-à-vis de cette idée…

Florence Lustman : Notre projet reste ouvert à discussion. La question qui s’est posée à un moment, c’est celle de la participation de l’employeur au financement de cette garantie dans le cadre des contrats de prévoyance d’entreprise. Doit-il abonder cette nouvelle garantie ? Cela fait justement partie des paramètres qui peuvent être ajustés. Encore une fois, nous proposons un schéma global qui est ouvert à la concertation.

Il ne faut pas oublier la problématique des taxes. Elles s’élèvent aujourd’hui à plus de 20 % sur les contrats non responsables et à plus de 13 % sur les contrats responsables quand elle est de 0 % en Allemagne.

(1) Entre 2008 et 2014, Florence Lustman, alors inspectrice générale des Finances et vice présidente de la Fondation de coopération scientifique du plan Alzheimer, a assuré le pilotage du déploiement interministériel de ce plan Alzheimer.

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