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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°661055

Passage aux 1 607 heures : "Nous voulons passer en douceur" pour ne pas "créer de tensions" (P. Adrien-Pinet, Créteil)

Conséquences de la crise sanitaire et des mesures du gouvernement sur l'organisation du travail, application des principales dispositions de la loi de transformation de la fonction publique de 2019… Où en sont les administrations, qui ont dû mener de front la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et l’application des réformes prévues par la loi Dussopt ? AEF info publie une série d’interviews de DRH de grandes administrations, ministères et collectivités locales. Cinquième entretien ce vendredi 29 octobre 2021 avec Patricia Adrien-Pinet, directrice générale adjointe chargée des ressources humaines à la mairie de Créteil (Val-de-Marne) (1). La priorité de la collectivité "est d’organiser en douceur le passage sur le temps de travail en privilégiant la concertation, car il ne s’agit pas de créer des tensions". Elle détaille également le dispositif de télétravail, formalisé en juin.

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Patricia Adrien-Pinet, directrice générale adjointe chargée des ressources humaines, à la mairie de Créteil Droits réservés - DR

AEF info : Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur l’organisation actuelle du travail à la ville de Créteil ?

Patricia Adrien-Pinet : Au début de la crise sanitaire, nous avons dû recentrer notre activité autour des missions essentielles de service public. Il a fallu faire preuve de réactivité, car nous n’avions pas alors développé le télétravail. Pour autant, avec l’appui de la DSI, les équipes ont été dotées de matériel informatique et ont bénéficié d’une formation sur le mode d’emploi du travail à distance.

J’ai été agréablement surprise par la facilité avec laquelle les équipes se sont approprié ce nouveau mode de fonctionnement, nouveau mode qui a été rendu possible aussi par le suivi en présentiel d’agents, de ces mêmes activités.

Si nous étions passés par une étape classique de télétravail, il y aurait eu beaucoup plus d’inquiétudes, certes légitimes, à mettre en place cette nouvelle forme de travail. Le contexte sanitaire nous a obligés à faire un bond en avant. Après, nous sommes donc allés à grandes enjambées pour mettre en place le télétravail.

 

"Notre idée était de ne pas démarrer le télétravail tant que des formations au management hybride n’étaient pas assurées, car cette nouvelle modalité hybride de travail a des impacts sur le rôle des managers."

 

Nous avons adopté un dispositif de télétravail, formalisé en comité technique au mois de juin. Notre idée était de ne pas démarrer le télétravail tant que des formations au management hybride n’étaient pas assurées, car cette nouvelle modalité hybride de travail a des impacts sur le rôle des managers qui doivent structurer et réorganiser les activités. Ils sont les garants de la cohésion de leur équipe. Notre difficulté est que le CNFPT ne peut nous assurer des formations que début 2022. Pour autant, pour répondre à cette forte aspiration à basculer dans l’environnement de télétravail, nous avons décidé de ne pas différer le démarrage du télétravail, ne serait-ce que pour alléger les déplacements.

Pendant les deux prochains mois, nous allons expérimenter le télétravail. Le nombre de jours autorisés est de trois jours par semaine, selon la charte que nous avons adoptée. Nous nous apercevons que les responsables démarrent le dispositif avec une journée par semaine. Les uns et les autres, agents et managers, apprivoisent le télétravail. Cela va nous permettre de nous roder et de faire apparaître les difficultés et les questionnements, qui vont enrichir la formation qui se déroulera en début d’année.

Sur la prise en charge des frais liés à la pratique du télétravail, la collectivité fournit bien sûr les ordinateurs, des doubles claviers si besoin, des sièges ergonomiques sur préconisation du médecin du travail, des casques… mais aucune autre prise en charge n’a été retenue. La charte, adoptée avec nos partenaires syndicaux, est déclinée via une convention signée entre l’agent, son responsable hiérarchique et l’autorité territoriale. Pour l’instant, nous avons reçu une vingtaine de demandes.

AEF info : Dix-huit mois après le début de la crise sanitaire, y a-t-il des sujets qui ont émergé en matière de risques psychosociaux ou de santé mentale des agents ?

Patricia Adrien-Pinet : Outre la protection sanitaire des agents en poste, la situation des agents qui nous a préoccupés a été, et est toujours, ceux placés en ASA du fait de leur vulnérabilité au Covid-19. Ils étaient environ 150. Ils ont été éloignés de l’environnement professionnel depuis le début de la crise sanitaire. Nous avons missionné la psychologue du travail pour les contacter par téléphone afin de prendre de leurs nouvelles, échanger avec eux et leur indiquer sa disponibilité.

Cela a été bien perçu par les agents et nous a permis de faire un retour en CT. Nous avons également pu faire part de ces échanges aux directeurs et chefs de service pour leur faire mieux comprendre la situation de ces agents et leur faire percevoir que leur absence du milieu professionnel ne résultait pas d’une mauvaise volonté, mais d’une fragilité au covid-19.

Il était important pour nous de limiter l’effet de fracture au sein des équipes. Actuellement, nous organisons leur reprise avec le médecin du travail, l’appui de la psychologue et, bien sûr, le manager. Ainsi, une quarantaine d’agents ont déjà repris le chemin du travail. Nous avons envoyé une lettre de relance à ceux qui n’ont pas encore réagi à notre première sollicitation.

AEF info : Où en êtes-vous de l’application de la loi Fonction publique du 6 août 2019 concernant la mise en œuvre des 1 607 heures ?

Patricia Adrien-Pinet : Nous sommes dans les clous dans le sens où le CT et le conseil municipal se sont prononcés en juin. Nous effectuons la deuxième partie du travail, en lien avec les organisations syndicales. Nous avons choisi d’allonger la durée journalière du travail de 30 minutes permettant ainsi de dégager des jours de RTT, solution qui a l’adhésion des agents.

Nous travaillons avec les différents services sur la base d’une large concertation engagée auprès des agents pour voir où est positionnée cette demi-heure dans la journée. Pour cela, nous avons défini trois principes : la qualité du service rendu, l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, et la qualité de vie au travail, qui passe par un respect des temps de pause.

AEF info : Comment la ville appréhende-t-elle la réforme à venir de la PSC ?

Patricia Adrien-Pinet : Actuellement, la collectivité assure une participation à la mutuelle et ce depuis quelques années. Nous prenons en charge 60 % de la cotisation, limitée à 30 euros. Sur les nouvelles dispositions applicables en 2023, c’est un chantier que nous allons ouvrir en 2022, en particulier sur la prévoyance.

AEF info : Où en êtes-vous de la mise œuvre de votre plan d’action égalité professionnelle femmes-hommes ? Le dispositif de signalement des violences sexistes et sexuelles, obligatoire depuis mai 2020, est-il installé à Créteil ?

 

"La loi du 6 août 2019 a ouvert énormément de chantiers en matière RH avec des exigences calendaires qui arrivent quasiment toutes en même temps. Nous devons les prioriser."

 

Patricia Adrien-Pinet : La loi du 6 août 2019 a ouvert énormément de chantiers en matière RH avec des exigences calendaires qui arrivent quasiment toutes en même temps. Nous devons les prioriser. Nous avons défini une stratégie en matière de ressources humaines, puis nous avons défini les lignes directrices de gestion puis nous avons travaillé sur les 1 607 heures.

Nous avons engagé la démarche pour l’adoption d’un plan d’action relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, mais, dans l’immédiat, le dossier des 1 607 heures nous accapare pleinement et nous avons dû provisoirement mettre entre parenthèses le sujet de l’égalité professionnelle. Notre priorité est d’organiser en douceur le passage sur le temps de travail en privilégiant la concertation, car il ne s’agit pas de créer des tensions. Et la concertation demande du temps, mais ce n’est pas du temps perdu.

Nous n’avons pas encore de process écrit en matière de dispositif de signalement, mais c’est bien l’objectif. Quand il y a des difficultés, il y a une grande proximité de la direction des ressources humaines avec les agents. S’il y a des soucis, je suis informée et nous menons des enquêtes administratives.

AEF info : Une autre réforme à venir est celle des instances consultatives prévues en janvier 2023 avec la fusion du CT-CHSCT en CST. Comment l’envisagez-vous ?

Patricia Adrien-Pinet : Le texte nous dit qu’à partir du 1er janvier 2023, et à la suite des élections professionnelles de fin décembre 2022, nous n’aurons plus qu’une seule instance. Nous appliquerons les textes. Aujourd’hui, le CT est la maison mère des questions relatives au fonctionnement des services et de celles relatives à la santé des agents. Le CHSCT est en quelque sorte une émanation du CT.

Cependant, nous avons décidé, et c’est l’un des axes de notre stratégie RH qu’est la prévention santé au travail, de continuer à disposer d’une sorte de commission déléguée du CHSCT, spécialisée en matière de santé sécurité au travail, pour l’associer aux différentes actions mises en place en matière de prévention santé. Nos représentants syndicaux sont des partenaires précieux, ils nous remontent des problématiques du terrain et nous collaborons pour construire conjointement les solutions aux problématiques rencontrées.

(1) Laurent Cathala est le maire socialiste de Créteil, qui compte environ 92 000 habitants. Fabien Séguineau est le directeur général des services.

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