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Christian Bréchot : "L’impact de la France à l’international sur le Covid a été très limité" (webinaire HCERES-AEF, 1/3)

"L’impact de la France à l’international sur le Covid a été extrêmement limité. Et ce n’est pas un hasard", constate Christian Bréchot, virologue et président du Global Virus Network basé en Floride (USA), lors du 3e webinaire co-organisé par le HCERES et AEF info sur l’impact de la crise sanitaire, consacré au système de recherche français. "Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, les déficits structurels de l’organisation de la recherche française ont explosé pendant la crise, malgré l’engagement national et les résultats obtenus", observe-t-il. Voici le replay de son intervention.

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"Notre problème se situe au niveau des individus", estime Christian Bréchot, ancien patron de l'Inserm (2001-2007), de l’Institut Mérieux (2008-2013) et de l’Institut Pasteur (2013-2017), aujourd’hui président du Global Virus Network basé aux États-Unis (1), lors du webinaire HCERES-AEF info du 15 octobre 2021 consacré à l’impact de la pandémie sur le système de recherche français. "La différence avec d’autres pays, et pas seulement pendant la période Covid, réside dans le recrutement, dans les profils retenus, notamment dans leur dimension interdisciplinaire et dans le lien entre recherche fondamentale et recherche translationnelle. On a là une difficulté intrinsèque, et tant qu’on ne l’aura pas résolue, aucune coordination ne changera rien", alerte-t-il.

"les déficits structurels dans l’organisation de la recherche ont explosé"

S’il témoigne du "respect qu’il y a dans le monde entier, et aux États-Unis notamment, pour la recherche française, la médecine française, la santé publique et les sciences sociales", il déplore que "l’impact de la France à l’international sur le Covid-19 ait été extrêmement limité". "De mon point de vue, ce n’est pas un hasard : je pense qu’il y avait des déficits structurels dans l’organisation de la recherche française et ils ont explosé au moment d’une crise suraiguë, même si je ne méconnais pas l’engagement et les résultats obtenus au niveau national."

"Durant cette crise, on a aussi payé l’absence de liens entre le ministère de la Santé et le MESRI", poursuit Christian Bréchot lors de son analyse des difficultés rencontrées par le système hexagonal. "Il existe même une vraie rivalité : ainsi, jamais pendant la crise nous n’avons vu le ministère de la Santé et le MESRI tenir ensemble une conférence de presse, pour discuter de façon forte de l’innovation qui venait du pays, avec bien sûr le ministère des Affaires étrangères et de l’Europe. C’est très symptomatique", juge-t-il. "Aux États-Unis, on voit une meilleure coordination des efforts, et on ne voit pas cette rivalité que j’ai vécue dans mes différentes positions."

un "véritable fonds d’urgence" doit être "géré avec intelligence"

Christian Bréchot rappelle également "qu’aucun essai clinique d’envergure n’a eu lieu en France" (même si "Reacting a fait ce qu’il pouvait"), alors que dans le même temps, "un nombre aberrant d’essais ont été tolérés, aucun réellement significatif n’arrivant au bout". "Ça a été une force de plusieurs pays d’être capables de travailler beaucoup plus vite ensemble, on le voit très bien dans les productions scientifiques et cliniques", observe-t-il.

Revenant sur la pertinence du fonctionnement par appels à projets en temps de crise, le virologue indique qu’une des leçons à retenir des États-Unis, c’est l’existence d’un "véritable fonds d’urgence", qui doit être "géré avec intelligence". "On peut quand même faire des appels à projets, d’ailleurs les NIH en ont aussi lancés, mais ils étaient hyper rapides, on pouvait y répondre en trois pages !", rapporte Christian Bréchot, qui "ne voit donc pas de contradiction fondamentale entre un appel à projets sur un thème et de l’argent", mais estime qu’il faut "de l’argent, un fonds d’urgence, et avoir réfléchi à la manière de le gérer".

la sélection drastique a "une fonction normalisatrice qui tue beaucoup l’innovation"

Il souligne toutefois un "point sensible" fondamental : "NIH, NSF, Darpa, Barda… Tout cela forme un système à perte ! Vous mettez énormément d’argent, beaucoup de projets pas géniaux se retrouvent ainsi soutenus, mais comme vous en soutenez beaucoup, il y en a qui émergent… Nous, on est un plus petit pays, et la question de la sélection se pose de façon plus drastique. C’est là que l’Europe doit intervenir", estime-t-il.

"Mais c’est aussi sur le conservatisme qu’il faut agir : sur les techniques de diagnostic par exemple, des propositions ont été rejetées et c’était très dommage. Il faut accepter une prise de risques, avec des pertes, et évidemment cela demande des budgets et un fonds d’urgence, versus des sélections rigoureuses certes, mais qui à l’arrivée ont une fonction normalisatrice qui tue beaucoup l’innovation".

Dans le domaine des biotechs, Christian Bréchot estime que la France "n’a pas à rougir" de ses capacités, qu’il y a une vraie "volonté d’aider le développement précoce des entreprises", mais on reste avec "ce problème d’interface, de méfiance dans certains milieux, et de lenteur terrible qui nous pénalise beaucoup".

s’exprimer au nom d’un collectif et non d’un individu pour éviter les dérapages

En ce qui concerne le rapprochement entre scientifiques et politiques opéré durant la crise, Christian Bréchot considère que le dialogue "a été rétabli". "La question fondamentale, c’est d’avoir des décisions politiques 'science driven', ce qui n’a pas du tout été le cas aux États-Unis bien sûr !". Il ajoute qu’il y a "une nécessité de coordinations ministérielles, qui servent de tampons entre le politique et le scientifique".

"Ce que l’on a appris aussi avec cette crise, en France comme aux États-Unis, c’est que lorsqu’on demande uniquement à des individus d’exprimer leur point de vue sur un sujet, on est à la merci des ego et des dérapages. En revanche, si on leur demande de représenter un collectif, une communauté, ça marche mieux. C’est un problème très important car sinon, cela introduit des malentendus auprès du public et cela nous a posé énormément de difficultés, dans tous les pays, pas seulement en France."

quatre webinaires hceres-aef sur l'impact de la crise

 

La rentrée 2021 a été l’occasion, pour le HCERES et AEF info, de mener un partenariat inédit pour ausculter les premiers effets à moyen terme de la crise sanitaire du Covid-19 sur le système d’enseignement supérieur et de recherche français, après 18 mois de très fortes turbulences (lire sur AEF info). 

Vous pouvez retrouver les vidéos de ces quatre webinaires ci-dessous, ainsi que les synthèses écrites qui en ont été faites :

  • Session 1 : "Enseigner à l’aune de la crise sanitaire" (01/10/21) 

Partie 1 :  Quelles pédagogies dans l’après-crise Covid ?

Partie 2 : Formation, carrières, temps de service : de nouvelles perspectives pour la pédagogie ?

  • Session 2 : "Quelles conditions de vie et d’études pour les générations post-Covid ?" (08/10/21) 

Partie 1 :  Vie étudiante : l’impact multiforme de la crise renouvelle fortement les pratiques

Partie 2 : Précarité étudiante : une urgence à améliorer la coordination et à établir de meilleurs indicateurs 

  • Session 3 : "Quelles incidences de la crise sur la recherche ?" (15/10/21) 

Partie 1 :  Christian Bréchot : "L’impact de la France à l’international sur le Covid a été très limité"

Partie 2 : Covid : en France, l’ESRI n’a pas été considéré comme un acteur de la résolution de la crise

Partie 3 : "Ce n’est pas aux institutions de recherche d’être les arbitres des controverses"

  • Session 4 : "Quels effets de la crise sur la gouvernance et la GRH des établissements ?" (22/10/21) 

Partie 1 :  Comment les gouvernances universitaires se sont-elles adaptées durant la crise sanitaire ?

Partie 2 : Télétravail : quel effet sur le service rendu, les encadrants, les femmes ou l’usage des locaux ?


(1) Le GVN cherche à "trouver de nouveaux modes d’organisation", en regroupant 70 centres de recherche dans le monde sur la virologie, sans "questions institutionnelles ou sur la propriété intellectuelle", explique Christian Bréchot.

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Sarah Piovezan, journaliste