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Pour soutenir les antennes universitaires, le DSG comprendra désormais un volet territorial (A.-S. Barthez)

Malgré la dynamique des campus connectés enclenchée par le MESRI, plusieurs collectivités présentes lors d’un webinaire organisé par l’Avuf le 21 octobre 2021, jugent le soutien de l’État insuffisant pour le maintien de pôles universitaires présents dans les villes moyennes. Face aux inquiétudes sur le manque de moyens et de personnels dont disposent les universités de rattachement pour maintenir et développer ces pôles, Anne-Sophie Barthez (Dgesip) indique que le DSG comprendra, à partir de cette année, un volet territorial qui permettra d'ouvrir un "espace de dialogue" sur la question.

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Anne-Sophie Barthez, lors du webinaire sur l'avenir des villes moyennes, organisé le 21 octobre 2021 par l'Avuf. Droits réservés - DR


Si dans son discours prononcé le 7 septembre 2021 en clôture de la 4e rencontre nationale du programme Action cœur de ville, Emmanuel Macron a assuré que "développer des filières universitaires et de formation dans nos villes moyennes est essentiel" et que le gouvernement "accélérera" la dynamique déjà enclenchée par le MESRI (lire sur AEF info), les collectivités présentes lors du webinaire sur l'avenir des sites universitaires en ville moyenne, organisé par l'Avuf le 21 octobre 2021, font part, elles, d'un soutien qui reste insuffisant.

Des coûts additionnels "qu'on ne peut pas ignorer"

"J'ai des inquiétudes sur ce que seront à terme les budgets des universités centrales", indique Norbert Meler, maire de Foix, qui accueille un campus connecté ainsi que trois pôles d'enseignement sur sa commune où étudient 410 étudiants. Ses préoccupations sont partagées par Françoise Raynaud, vice-présidente en charge de la prospection économique, des relations avec les entreprises, de l’enseignement supérieur et professionnel de La Roche-sur-Yon, où se côtoient 7 900 étudiants. Car si les universités "ont la volonté de développer et maintenir des antennes universitaires" hors des métropoles, cette dynamique entraîne des coûts additionnels "qu’on ne peut pas ignorer", souligne Christian Robledo, président de l’université d'Angers et de l’Auref.

"Dans différentes réunions interministérielles, j’ai cru comprendre que les universités étaient pénalisées dans leurs budgets de fonctionnement lorsqu’elles créent des antennes dans d’autres villes. C’est un non-sens", estime le préfet Rollon Mouchel-Blaisot, directeur du programme Action cœur de ville. Pour contrer un effet négatif sur le budget des universités, Sylvain Tranoy, vice-président de la communauté d’agglomération de Cambrai, propose la prise en compte, dans le cadre de la rénovation du système d’allocation des moyens, du nombre d’étudiants inscrits dans des antennes situées dans des villes d’équilibre. "Cela pourrait être un appui apporté par l’État aux universités pour le portage de ces sites de proximité. Beaucoup de collectivités investissent et continueront de le faire, mais cela a ses limites, si on ne se sent pas soutenus par l’État de façon palpable." Une proposition partagée par Christian Robledo, pour qui le système d’allocation des moyens doit "tenir compte d’un certain nombre de paramètres, et pourrait être pondéré en fonction du nombre d’étudiants inscrits" sur ces sites, parfois issus d’IUT rattachés progressivement à des universités de tutelle.

Un risque de concurrence avec le privé

À Niort, un "double problème" se pose pour l’antenne de l’université de Poitiers, qui compte 3 200 étudiants : en plus des questions budgétaires, l’antenne ne propose que des formations au niveau master et peine à faire revenir à bac+3 les étudiants partis étudier à Poitiers, Bordeaux, ou Nantes. "Quand nous avons élaboré le schéma local, nous avons discuté de cette question avec notre université de rattachement qui a décliné, en nous expliquant qu’elle ne souhaitait pas dupliquer des formations à quelques dizaines de kilomètres de distance. Nous nous sommes tournés vers l’université catholique de l'ouest qui a accepté de venir développer une offre généraliste sur le territoire, et cela nous met en porte-à-faux vis-à-vis de l’université de Poitiers. Celle-ci voit d’un mauvais œil le risque de concurrence avec le privé", regrette Éric Persais, conseiller municipal et vice-président de Niort Agglo, chargé de l’emploi, de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Vue comme une manière de répondre au besoin de "densifier l’offre sur un territoire", l’implantation des institutions catholiques dans des villes moyennes – comme à Reims récemment (lire sur AEF info) – représente également pour François Rio, directeur général de l’Avuf, un risque d’aboutir à une "forme de privatisation de l’enseignement supérieur, parce que l’université n’arrive pas toujours à accompagner les attentes et besoins des collectivités". Au-delà de la question des moyens, maintenir une antenne suppose aussi, pour l’université de tutelle, de détacher du personnel et les universités n’y parviennent pas toujours, faute d’enseignants disponibles, souligne Françoise Raynaud (La Roche-sur-Yon).

Étape "intéressante" pour des étudiants n’ayant pas franchi le pas de s’inscrire dans une université située dans une métropole, certaines initiatives à l’image des campus connectés, restent insuffisantes pour Christian Robledo : "Nous accueillons les étudiants pour les faire réussir, et il y a une corrélation importante entre la réussite et la qualité de l’encadrement. Or, baser l’encadrement uniquement sur un suivi à distance n’est pas suffisant. Il y a la nécessité d’avoir cet encadrement de proximité et c’est tout le pari des campus que nous avons sur des sites hors des métropoles."

l’attractivité universitaire doit être le résultat d’une "politique globale"

Mais développer des pôles universitaires ne suffit pas pour rendre le territoire attractif pour des étudiants, encore faut-il qu’il s’accompagne du développement des services de vie étudiante tels que le logement ou la restauration, selon Éric Persais. Un point sur lequel le rejoint Rollon Mouchel-Blaisot, pour qui le développement de l’attractivité universitaire doit être le résultat d’une "politique globale", comprenant notamment le logement étudiant. Pour lui, il y a également une "priorité absolue" à remettre les établissements universitaires en plein centre-ville, et non en périphérie, comme il l’a observé dans "beaucoup de villes". "Il est quand même plus intéressant pour un étudiant de profiter de l’animation du centre-ville. Les conditions de vie de nos étudiants sont un enjeu d’une manière générale, mais aussi un atout exceptionnel pour nos villes moyennes."

"Le discours du Président est une feuille de route assez claire pour la prolongation du programme jusqu’en 2026 : le développement des pôles universitaires doit être un axe important du programme Action cœur de ville. Il nous faut maintenant industrialiser cette démarche, conforter l’attractivité universitaire, et cela passe par le logement, poursuit le directeur du programme. Dans les prochains mois, nous publierons un rapport de préfiguration du nouveau programme et je vais proposer au gouvernement que nous mettions ce sujet à l’agenda prioritaire."

le DSG comprendra désormais un volet territorial

D’ici là, pour soutenir le maintien de ces pôles universitaires, le dialogue stratégique de gestion comprendra, à partir de cette année, un volet territorial, indique Anne-Sophie Barthez, afin de "faire le point chaque année sur ce qui est fait". "L’État, comme la collectivité, donnera des moyens spécifiques sur ce volet-là si c’est nécessaire, pour déployer une antenne, la développer, etc. Cela permettra d’avoir ce temps de discussion, en plus du dialogue que nous avons, tous les jours, avec des collectivités, députés, ou universités qui viennent nous voir pour créer un IUT dans telle ville. S’il y a des fonds d’amorçage, nous les donnons – même si ce n’est pas automatique : il faut que ce soit porté par les établissements." Une proposition accueillie favorablement par François Rio, qui y voit "une solution", et "l’ouverture d’un espace de dialogue" dans une dynamique "d’agilité".

"Nous ne sommes pas dans une logique de planifier les choses, mais nous sommes dans une posture d’accompagnement", ajoute-t-elle. Encourager les regroupements d’établissements pour atteindre une taille critique, et assurer un maillage territorial du service public de l’enseignement supérieur n’est pas contradictoire, selon Anne-Sophie Barthez. "La réponse de l’État a été de créer des Pres, des Comue, pour qu’il y ait une organisation et une concertation, pour qu’on ne propose pas la même chose à un même endroit. Troyes a développé un ESR complémentaire sur des formations d’ingénieur, de design, pensé de façon collective sur le territoire avec des acteurs divers, des écoles, des entreprises, et cela fonctionne (lire sur AEF info)."

"On dit souvent qu’il y a de la place dans le pays pour avoir à la fois des grands champions et des universités plus proches des territoires. Cette façon de voir les choses n’est pas bonne. Les vraies bonnes universités font les deux", estime Anne-Sophie Barthez, citant l’exemple de Paris-Saclay, mais aussi de Pau "qui a un rayonnement international tout en ayant un rôle d’aménagement du territoire".

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